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 L'immortelle se fait habiller

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Lumina


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Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
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MessageSujet: L'immortelle se fait habiller   Jeu 1 Mar - 13:17

Une nuit bien douloureuse, seule, cela faisait déjà un peu plus d'un mois qu'elle ne l'avait pas été. Ses nuits étaient jusque là chaude, tendre, en sécurité dans les bras de son maître le Prince. Mais pas cette nuit, la veille s'était clôturé d'une façon très amère, son maître lui en voulait, il la punissait en maintenant la distance, faisant venir à lui la femme qui la détestait, qui voulait se réserver son maître. L'absence de son maître avait laissé le champ libre à ses démons, cauchemars et réveil en sursaut furent monnaie courante toute la nuit. Elle s'était retirée de la chambre de son maître calmement, ne cherchant pas à faire pitié davantage, ne cherchant pas à discuter sa punition, elle était méritée après tout et elle l'acceptait. Ses couleurs n'étaient pas revenues, du tout, un coup d'œil vers le miroir du fond et elle vit ses cheveux si proche du noir qu'elle en eut des nausées. La réaction de son corps était plutôt vive et ce n'était pas les raisons qui manquaient. Avant de disparaître derrière la porte de son maître, elle lui avait souhaité une bonne nuit, elle n'allait pas être là, au fond, une partie d'elle espérait que son maître la regrette pour la nuit. Mais elle avait assez causé du tort à Azzan, alors elle chassa cette pensée le plus loin possible, l'immortelle espérait à présent simplement que son maître la pardonne, qu'il ne lui en veuille pas trop longtemps, en fait, elle espérait déjà être pardonné. Mais son corps refusa de lui donner la réponse, probablement qu'il souhaitait la punir encore un peu, cela lui ressemblait bien.

Finalement, elle se releva, elle avait passé la nuit sur le sol, ou mieux dit avait fini par s'endormir à force de pleurer à même le sol. Son corps n'en gardait aucune trace, absolument aucune, normal, même triste elle ne parvenait pas à perdre cet aspect d'elle, elle devait rester aussi parfaite qu'il était possible de l'être et même ses teintes sombres ne changeaient rien à cela. Elles n'étaient qu'une manifestation de sa tristesse, une vérité que son corps exprimait comme bien d'autres. Lumina connaissait la solution à ce problème, elle ne pouvait pas se montrer aussi sombre devant des invitées de son bien-aimé maître, elle ne lui rendrait pas honneur et fit donc ce qu'il faut pour dissimuler cette vérité. L'immortelle plaça sa main contre le mur, elle choisit volontairement le mur qui n'était pas partagé avec celui de son maître et une fois placé, elle frappa. La douleur fut vive, violente, elle venait probablement de fracturer sa main, mais c'était là le but, la douleur fit disparaître cette sombre nappe qui l'entourait et laissa la place à ses couleurs ordinaires. Ses cheveux reprirent un bleu éclatant, sa peau sous les premières lumières du jour se mit à briller et ses extrémités étaient redevenues un bleu saphir tel un joyau nimbé d'étoile. Sa main prendra quelque temps à réparer ses os, ainsi elle aura le temps de peut-être surmonter cette épreuve avant que son corps n'exprime à nouveau cette tristesse qui la rongeait.

Comme d'habitude, il était inutile pour elle de soigner son apparence, ses cheveux se placèrent comme il fallait mais étaient étrangement plus lisses que d'ordinaire, Lumina s'habilla et caressa le collier de son maître. Elle lui appartenait toujours encore, il lui pardonnera son erreur... Probablement. Elle tenta de s'en persuader avant d'ouvrir la porte et prendre la direction de la salle du trône. Cependant, elle s'arrêta un bref instant devant la porte de son maître, vu l'heure, l'autre esclave devait être en train de préparer les vêtements de son maître, elle n'allait pas faire les choses comme elle, le repas allait certainement pas être déposé par elle, mais par les domestiques et la chambre de son maître sera alors à nouveau foulé par d'autre personnes que ses esclaves. Peut-être allait-il remarquer son absence, peut-être allait-elle lui manquer tout comme il lui manquait à elle. Non sans un soupire lourd de sens, Lumina reprit sa marche, se dirigeant cette fois sans faire la moindre halte vers la salle du trône.

Une fois là-bas, elle se mit à genoux à côté du trône, ce geste était devenu un réflexe, être seul ici même était curieux, bizarre même. Elle patienta le temps qu'il fallait, attendant cette couturière que son maître avait faite venir pour elle. Pour l'habiller, l'aurait-il fait si elle avait fauté un peu plutôt dans la semaine. La question était légitime, mais aucune réponse ne lui vint à l'esprit, une tenue chaude. Il était vrai que la saison arrivait sur sa fin et qu'elle laisserait bientôt place à l'hiver. Lumina se demanda à quoi ressemblait cette île paradisiaque en hiver, y neigeait-il ? Elle se surprit à être capable de rêvasser, mais d'un autre côté, la nuit avait été dure et bien que le sommeil lui manquait, elle en avait en réalité pas réellement besoin. Ce fut donc dans le silence total qu'elle attendit l'arrivée de cette dame, à genoux sur les coussins à côté du trône. Lumina tâcha de garder le plus loin possible toute pensée envers son maître, ne voulant prendre le risque que le sombre voile ne revienne. Comme pour éviter cela, elle serra sa main régulièrement dans son dos, ainsi la douleur garda au loin sa tristesse, en tout cas suffisamment pour qu'elle ne se traduise pas sur son corps.
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Marlène Elohia


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Ven 2 Mar - 20:08

La nuit avait été longue pour la jeune rousse qui n’avait pas trouvé le sommeil, elle n’avait cessé de tourner dans son lit, dans tous les sens, ne trouvant aucune position suffisamment agréable pour dormir. Ce mal être était dû au fait qu’elle eût reçu une missile la veille, donnée en main propre par un messager. Une missive qui, dès qu’elle eût terminé de la lire, lui avait donné des frissons dans le dos et une pression énorme sur les épaules. Elle, jeune couturière – presque – sans histoire, qui n’avait rien demandé à personne et qui tenait son commerce, devait se rendre le matin au palais pour confectionner une robe pour l’une des esclaves du prince. Cela lui suffisait amplement pour la rendre aussi tendue qu’il lui était possible de l’être. Aujourd’hui, ce n’était pas n’importe quel client qu’elle aurait aujourd’hui.

L’heure approchait de plus en plus. Étrangement, le temps qu’il se trouvait entre deux cliquetis d’aiguilles de son horloge lui paraissait éternel. Elle enfila sa longue robe bleue, des arabesques foncés ornaient le jupon. De longues manches transparentes, dont le bout était évasé, couvraient ses bras qui passaient dans son dos pour serrer le ruban bleu qui maintenait fermé son bustier noir. Alors que le tissu dansait entre ses doigts, elle pensait. Elle ne pouvait pas s’empêcher de faire tourner en boucle cette missive dans sa tête, une missive qui ne lui donnait pas plus d’informations qu’elle aurait aimé savoir. Elle ne savait pas face à qui elle allait se retrouver, hormis le fait que c’était une esclave, elle ne savait même pas le prix qui avait été fixé – ce qui n’était pas vraiment un problème, tant qu’elle ne connaissait pas la robe qu’elle allait faire, elle ne donnait pas de prix puisque cela dépendait du temps qu’elle mettrait, des tissus et des accessoires. Quand son bustier fut bien serré, elle attacha ses cheveux avec un joli ruban noir, ses mèches orangées tombaient sur son épaule gauche en cascade.

Elle sortit de sa demeure pour se diriger vers le palais, là où elle avait le rendez-vous. La couturière avait prit la peine de prendre la missive avec elle, au cas où, on lui demanderait pour entrer ou prouver quelque chose. Avec elle, pendu à son épaule droite, un sac dans lequel se trouvait des accessoires qu’elle ne quittait jamais quand elle sortait, comme son carnet et ses crayons de charbon au cas où elle avait des inspirations en cours de route ou si elle devait montrer quelques croquis à ses clients, ainsi que quelques petits échantillons de tissus s’il fallait que ce fut nécessaire.

Durant sa marche, le palais grandissait de plus en plus. Il devenait de plus en plus grand, de plus en plus majestueux, devenant d’à peine visible à massif dans son champ de vision. Une vision qui augmentait la pression sur les épaules de la jeune femme qui avait la désagréable impression qu’elles étaient insupportablement lourdes. D’ailleurs, elle était tellement absorbée par la contemplation du palais qu’elle ne fit pas attention qu’elle bouscula quelqu’un, rapidement, elle se fit pardonner avant de reprendre sa route pour s’approcher de la porte d’entrer.

Arrivée, un homme semblait l’attendre. Quand il la vit, il la salua avec une très grande politesse. Immédiatement, Marlène en fit de même bien qu’elle présentait une grande gêne.

- Bonne journée demoiselle, je me présente : Qasim, je suis le chambellan du prince. Sa majesté s’excuse de ne pas pouvoir vous accueillir en personne mais il a un rendez-vous important. C’est donc moi qui vous conduira jusqu’à Lumina.

Lumina.
Marlène avait donc une nouvelle information qui venait à elle, sa nouvelle cliente, et esclave du prince, s’appelait Lumina. Rien qu’à l’écoute de ce prénom, elle se disait qu’elle devait certainement être une très belle jeune femme qui pourrait présenter un sourire rayonnant. Comme seule réponse, elle inclina la tête alors qui lui tournait le dos.

- Veuillez me suivre, ordonna-t-il, avec politesse et autorité.

Sans dire quoi que ce soit, Marlène entama le pas au chambellan, obéissante. Les mains crispées sur la anse de son sac en tissu, elle marchait la tête baissée, ne sachant que penser. Cependant, une fois qu’elle eût lever les yeux, elle ne pouvait s’empêcher de les garder sur son environnement, détaillant la décoration de tout le palais. Elle était éblouit par la beauté des lieux et les ornements, elle ne savait quoi penser, hormis le fait que le prince avait quand même bons goûts.

Après quelques temps de marche, ils entrèrent dans la salle du trône. Marlène écarquilla les yeux face à cette beauté, elle ne savait que penser. Elle se rendit compte maintenant que c’était la première fois qu’elle entrait dans un palais. Qasim la conduisit vers une jeune femme à genoux sur des coussins. Pour mieux l’observer, Marlène se décala d’un pas sur la gauche, elle vit une demoiselle d’une très grande beauté comme elle avait imaginé. Décidément, tout est magnifique ici… Le prince sait vraiment y faire… Je dois dire que je fais quand même tache au milieu, pensa-t-elle en roulant des yeux. Rapidement, Qasim fit les présentations entre les deux jeunes femmes. Or, Marlène était tellement absorbée par la beauté de l’esclave qu’elle ne put que hocher lentement la tête en guise de salut. Le regard, le physique et la beauté de cette jeune femme l’obligeait à se demander pourquoi elle avait été choisit elle. Ce n’était qu’une simple couturière comme les autres, sans exception, plus qu’ordinaire, le prince aurait pu choisir quelqu’un de bien plus compétent et de bien plus distingué.

Après ces rapides présentations, Qasim fit demi-tour et alla se placer à l’écart laissant les deux femmes face à face, seules, à quelques mètres l’une de l’autre. Marlène ne savait pas comment se comporter. Certes, c’était une esclave mais c’était l’esclave du prince. Délicatement, Marlène s’approcha d’elle délicatement, les mains sur la anse de son sac, la gêne en son sein et s’inclina pour la saluer.

- Bonjour, je m’appelle Marlène, je suis une couturière qui a été appelé pour venir vous confectionner une robe.

Instinctivement, elle plongea la main dans son sac pour sortir la missive qu’elle eût reçu. Elle voulait se préparer à ce qu’elle lui demande de prouver la raison de sa présence, même si elle pensait qu’elle n’avait plus vraiment à se justifier avec Qasim.

- J’ai la missive si vous souhaitez la voir.

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Lumina


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Sam 3 Mar - 10:11

Le silence, voilà déjà un moment qu'il était présent, elle n'aimait pas cela, mais ce n'était pas tout. Elle se trouvait dans la salle du trône pour la première fois toute seule, ne comptant même plus les gardes présents, d'ordinaire son maître était là, lorsqu'une telle situation se produisait et qu'il n'y avait donc personne. Il s'autorisait de petite liberté malgré qu'ils n'étaient pas dans la chambre du Prince, sa main venait effleurer sa joue, ses doigts s'entremêlaient dans ses cheveux et elle s'amusait à le caresser subtilement comme si ses cheveux agissaient tout seul. Tout cela lui manquait déjà, pourtant, cela ne faisait qu'un peu plus d'un mois qu'elle était présente, qu'il était à ses côtés. Une solitude pesante lui rappela des souvenirs merveilleux qu'elle avait partagé avec son chère maître.

Alors que la tristesse risquait à nouveau de poindre le bout de son nez, la chance lui sourit, la solitude fut brisée par l'arrivée de Quasim, lui-même suivi par une jeune femme. Elle ne la vit pas très bien et cela jusqu'au moment ou elle se décala légèrement. Ainsi, chacune des deux put détailler l'autre en attendant de se retrouver face à face. Elle était belle, pas une beauté à couper le souffle, mais elle appréciait ses cheveux, sa démarche, mais surtout ses yeux. Elle semblait émerveillée, tout comme elle la beauté de cet endroit semblait presque lui couper le souffle. C'était agréable à regarder, cela la rassurait, cette dame ne posa pas sur elle un regard froid, dure et dominateur comme à l'époque ou elle se faisait concevoir des vêtements. Se n'était pas la première fois que l'un de ses maîtres lui faisait faire des vêtements sur mesure, bien que d'ordinaire, le style vestimentaire était bien différent. A cette époque, c'était un homme le couturier et il n'avait pas été très agréable avec elle, en fait, c'était tout le contraire et cela avait même fini en jeu pervers avec son maître. Au moins une chose était certaine, ici, rien de tel pouvait lui arriver.

Après que Quasim est faite les présentations, cela dit sommaire, il recula et disparue dans un coin de la pièce. Le petit hochement de tête de cette femme fit sourire Lumina et elle y répondit de la même façon comme pour la détendre. Enfin ''seule'' la dame de présenta à nouveau, elle voulue même sortir la missive pour justifier sa présence, mais Lumina réagit de suite. L'immortelle se releva avec grâce, aucun geste superflu et ses cheveux se mirent légèrement à bouger comme si une légère brise venait de souffler, hors, cela n'avait pas été le cas. L'observant avec une tendresse presque gênante, la méduse lui sourit avant de s'incliner dans une révérence exquise qui aurait pu faire rougir la plus sévère des nobles et prit ensuite enfin la parole :

- Vous n'avez pas besoin de me montrer la missive, je suis enchantée de vous rencontrer Marlène et comme vous devez sans doute le savoir, je m'appelle Lumina.

Maintenant qu'elle avait bougé, son corps se mit à scintiller une mère lors d'une nuit étoilée. Le soleil glissant sur sa peau si absente d’imperfection qu'une poupée se serait retrouvé éclipsée. Lumina avança sa main bleutée, indiquant ainsi la direction à suivre et reprit la parole de sa voix douce et respectueuse. Malgré sa beauté irréelle, elle semblait être absente de malice et d’orgueil :

- Veuillez me suivre je prie, nous allons aller dans ma chambre, certaine chose me son interdite en dehors de celle-ci.

Elle y avait réfléchie, rester dans la salle du trône pour faire cela lui semblait surfait, elle n'était pas le Prince et lui seul a à utiliser celle-ci pour ses rencontres. De plus, se laissé toucher dans une pièce ou d'autre personne pouvait arriver n'était pas vraiment une bonne idée et risquait de poser problème par la suite. La seule autre option était finalement sa chambre, là-bas, à l'abri des regards, personne ne pourrait les gêner. Si tout ce passait comme Lumina l'avait prévue, alors elle déambulerait au côté de la couturière dans les couloirs, marchant à une vitesse raisonnable afin de lui laisser le temps d'observer le palais et si elle le souhaite, poser des questions. Lors de la marche, en fonction du soleil le corps de Lumina prenait une teinte légèrement plus sombre ou plus clair, comme si son corps absorbait la lumière pour qu'il magnifie l'esclave. Alors que les deux femmes venaient de prendre la route, Lumina s'autorisa une petite question sur un ton amical :

- Vous ne semblez pas venir de l'île, je peux vous demander d'où vous venez ?

Elle l'avait regardé en lui posant la question, elle était une esclave et ne se permettait pas de parler sans regarder la personne à qui elle s'adressait. Cependant, elle s'autorisait à la regarder dans les yeux, en tout cas le temps de poser la question, puis elle baissa à nouveau la tête. Elle demeurait une esclave et sans autorisation de la par de Marlène, elle ne se permettrait pas de changer cela. Le regard de l'immortelle témoignait d'une certaine fierté, mais aussi de respect. Sa beauté irréelle n'était de loin pas sa seule qualité et comme pour ses yeux d'une profondeur sans limite, Lumina semblait disposer de nombreuses facettes. Mais l'une d'elle semblait bien plus présente que les autres et c'était visiblement sa soumission naturelle. Malgré qu'elle l'est regardé dans les yeux, malgré qu'elle prenne les devants et invite une femme libre à la suivre. L'immortelle semblait jamais prendre position, se sentir offensé par elle devenait absurde tant sa pureté contrastait avec l'humanité.
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Marlène Elohia


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Dim 4 Mar - 11:55

Lumina avait levé les yeux vers la jeune femme rousse qui ne pouvait que contempler, plus encore, la beauté émanent de ce regard bleuté que, jamais, elle n’eût l’occasion de voir auparavant. Marlène, désemparée, ne put réprimer la sensation désagréable que l’on ressentît lorsque les mauvais souvenirs revenaient à la surface, détruisant comme un ras-de-marée tout la bonne humeur que l’on pût ressentir avant son terrible arrivée. La profondeur du regard de cette esclave lui rappelait la mer qui, de fils en aiguilles, lui rappelait son père et plus précisément l’abandon qu’il eût fait et qui fut rapidement suivit de cette insolation qui l’avait clouée au lit pendant plusieurs jours. Heureusement que sa pauvre mère, maintenant décédée, avait été là pour prendre soin d’elle jusqu’à son rétablissement. Allons ma vieille, ce n’est pas le moment de flancher, on se réveille et on y va !

Marlène fut plus ébahie encore par la grâce et la fluidité des mouvements de l’esclave. Elle ne pensait que seules les reines pouvaient se déplacer de cette manière mais, visiblement, elle se trompait. Il ne fallait pas oublier qu’elle était l’esclave du prince, il était donc moins étonnant qu’elle possédât une telle légèreté dans agissements. En tout cas, ce n’était pas elle, simple couturière, qui serait capable de faire une chose pareil. À l’égal de son regard, la voix de Lumina était somptueuse, une véritable mélodie. Cette constatation étira un sourire sur les lèvres de Marlène. Décidément, le Prince Azzan At-Aswala avait de très bon goût et savait très bien s’entourer. Ou presque.

- Vous n'avez pas besoin de me montrer la missive, je suis enchantée de vous rencontrer Marlène et comme vous devez sans doute le savoir, je m'appelle Lumina.

La jeune femme rousse eut un large sourire rayonnant, sans réellement en connaître la raison.

- Oui, je connais votre prénom, on m’en a parlé. Je dois avouer qu’il est à la hauteur de votre beauté, dit-elle en rangeant la missive dans son sac.

La couturière fut éblouit par le scintillement de Lumina, tout en elle rappelait les étendues d’eau qu’étaient les océans. C’était la première fois que Marlène voyait cela dans sa vie, si bien qu’elle se demandait bien de quel furry Lumina était hybride. Instinctivement, la jeune femme prolongea la main de Lumina par son regard, observant la direction qu’elle lui montrait.

- Veuillez me suivre je vous prie, nous allons aller dans ma chambre, certaine chose me sont interdite en dehors de celle-ci.

Marlène opina du chef avant de se retourner pour regarder derrière elle Qasim avait quitté la pièce, les laissant seules en compagnie de quelques poignées de gardes qui surveillaient la salle. Des gardes qui, par ailleurs, étaient tellement discret qu’elle ne les vit pas immédiatement. Elle fit ensuite de nouveau face à l’esclave pour la suivre dans les longs et interminables couloirs du palais. C’était la première fois qu’elle voyait pareilles merveilles, il s’en fallut dire aussi que c’était la première fois qu’elle rentrait dans un palais. Longtemps elle eût rêvé de tels palaces, s’imaginant, lorsqu’elle était enfant, des pièces plus grandes les unes que les autres, un atelier de couture avec les plus belles étoffes qui furent sur ces terres mais jamais elle n’aurait songé, ne fusse qu’une seule fois, qu’un jour ses rêves deviendraient réalité.

Autant la salle du trône était somptueuse avec ses pierres sur lesquelles se reflétaient la lumière, ses légères dorures qui donnait un aire éclatant et les tapis qui donnaient des couleurs, autant les couloirs était plus épurés mais toujours aussi majestueux. Ce qui lui plaisait le plus était la lumière qui entrait, une lumière qui, à chaque rencontre avec la peau de Lumina, la rendait plus jolie encore. Marlène était absorbée par ces détails, avec une femme comme telle, elle allait pouvoir faire tellement de chose.

- Vous ne semblez pas venir de l’île, je peux vous demander d’où vous venez ?

Leur regard se sont croisés. Pourtant alors que Marlène gardait ses yeux ordinaires vers Lumina, l’esclave baissait les siens. La couturière fronça légèrement les sourcils et plissa son regard pour contempler plus encore le visage de cette jeune femme. Elle semblait être une personne qui se soumettait naturellement. Elle n’a dû connaître principalement que ça...  Rapidement, le sourire jovial de la couturière lui revenait.

- Non, je ne suis pas de cette île. Je viens de Kahoran dans l’Archipel Première. Si je suis ici c’est parce que le Prince At-Aswala est venu me sortir d’un gros problème que j’ai eu avec la justice. S’il ne serait pas intervenu à temps, je serais certainement entrain de croupir dans une prison en attente d’une sentence. Je lui dois beaucoup et notamment ma liberté alors je suis venue sur l’Île au Saphir.

Alors qu’elle parlait de ce souvenir, un sourire lui vint sur les lèvres. Heureusement qu’il était intervenu à temps, vraiment. Grâce à lui, elle pouvait sauver les esclaves qu’elle avait longtemps caché au fin fond de sa cave et, enfin, vivre dans un endroit sûr pour eux. Lumina semblait être quelqu’un de doux et gentil, heureusement pour elle qu’elle était tombée sur le prince pour s’occuper d’elle.

- Je pense que c’est une bonne personne, ajouta-t-elle en offrant un sourire à Lumina.

Une partie d’elle était en adéquation avec ce qu’elle disait mais une autre ne l’était pas. Souvent, les personnes aussi riches et puissantes, jouait un double jeu. C’était sûrement l’une des catégories de personne dont Marlène se méfiait le plus, elles pouvaient tout faire sans qu’on leur demande quoi que ce soit.

- Et vous, vous avez une petite idée de la robe que vous souhaitez avoir ?

Marlène entrait dans le vif du sujet. Il fallait préciser qu’elle n’était pas venu ici pour prendre du thé mais pour confectionner une robe.

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Lumina


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Lun 5 Mar - 10:46

La belle immortelle ne manqua pas cet instant où Marlène semblait troublée par des souvenirs du passé, s'il y avait bien une chose qu'elle connaissait mieux que quiconque c'était cela. Combien de fois la nostalgie s'emparait d'elle pour lui infliger le douloureux souvenir du passé. Encore cette nuit elle en avait fait des cauchemars, c'était bel et bien pour cela qu'elle ne releva pas et même si l'envie de lui demander si tout allait bien lui avait effleuré l'esprit, elle n'en fit rien. Quelques fois, les humains libres préféraient le silence lorsqu'on leur posait une question, elle prit soin alors de garder le silence.

Lorsque la jeune femme lui répondit et souligna sa beauté, Lumina ne put que sourire et lui montrer sa gratitude. Réflexe, l'esclave qu'elle était ne pouvait ignorer un compliment, pourtant, ce n'était de loin pas la première fois qu'un tel compliment lui était fait. Sans réelle surprise, alors qu'elles marchaient dans les couloirs, Lumina put entendre les pas du garde qui la suivait partout, même si son maître l'avait puni pour ses bêtises, cela ne changerait rien au fait qu'elle était son trésor et qu'elle était en constante observation. La méduse aimait les yeux de Marlène, celle-ci semblait si facile à émerveiller et cela devenait rare. Pourtant, elle ne la croyait pas innocente pour autant, rare était l'être vivant qui pouvait vivre sans que la réalité sur ce monde ne lui soit envoyée en pleine figure.

Lumina ne manqua pas de remarquer à quel point Marlène semblait l'observer, elle m'était cela sur le compte de la couturière, elle faisait son travail et ce devait de bien retenir les détails de son corps. À sa question, Marlène finit par répondre, mais la réponse perturba quelque peu Lumina, Kahoran, problème, prison et sentence. Bien des mots qu'elle connaissait et savait Kahoran capable de bien des choses et même les plus horribles qui soient. Elle ne connaissait certes pas le dernier dirigeant, mais savait que comme les précédents, il la faisait chercher et comme pour Marlène, elle avait été sauvée par son maître, le Prince Azzan. L'immortelle n'avait certes pas trouvé la liberté sur l'île au Saphir, mais pour elle, c'était une maison sûre et un maître comme elle en avait jamais rencontré. Un terrible frisson vint prendre la belle hybride, ses cheveux tels des serpents qui venaient de se réveiller venaient de trembler l'espace d'un instant. Pourtant, il n'eut aucun courant d'air, Kahoran la terrorisait, cela était si clair qu'un imbécile l'aurait remarqué. Cependant, lorsqu'elle ajouta ses pensées concernant son maître, qu'elle disait penser qu'il était une bonne personne et y ajoutant même un délicieux sourire. Lumina ne put que sourire à son tour, son corps se calmant et à son tour elle répondit d'une voix pleine de gratitude :

- Il semble que nous avons des points communs concernant le rôle de mon maître et je ne peux que confirmer votre pensée. Le Prince Azzan est réellement une bonne personne.

Elle se freina, ne voulant pas partir dans de long discourt, Lumina se savait facilement empreint à la parole lorsque son maître en était le sujet. Son sourire était revenu, le calme de son corps en fit de même et cela fut retranscrit sur son visage rayonnant. Lumina ne répondit pas de suite à la question de Marlène, elle prit un instant pour y réfléchir, bien qu'elle y ait déjà songé plus tôt et lui répondit avant de s'arrêter devant la porte de sa chambre :

- Je sais que la robe devra être plus épaisse que ce que je porte actuellement, celle-ci sera porté pour cet hiver, même si je gage ne pas être très frileuse, il ne faudrait pas que je tombe malade.

Même pour une information si banale, Lumina continuait de parler avec une douceur infinie, à croire qu'elle craignait de faire fuir la belle Marlène. La chambre se trouvait juste à côté de celle du Prince, il était facile de le deviner grâce aux deux gardes présents à la porte. Lumina et Marlène étaient arrivées de l'autre côté, on aurait presque pu croire que l'hybride avait fait exprès un détour pour ne pas avoir à passer devant celle-ci. Elle ouvrit ensuite la porte et invita la couturière à entrer. Lorsque celle-ci sera rentrée, Lumina emboîtera le pas et laissera au garde qui suivait le soin de refermer après être lui-même entré. L'immortelle rejoignit la jeune femme et l'invita à s'asseoir sur les coussins disposés en cercle sur la droite de la pièce. Celle-ci était assez aéré, beaucoup de lumière y entrait et beaucoup d'eau semblait à disposition de Lumina. Cela pouvait éventuellement trahir ses origines d'hybride aquatique, mais cela n'était pas réellement un secret. Une fois qu'elles auront prit place, la belle esclave à genoux sur l'un des coussins regardera Marlène, mais comme à chaque fois, elle gardera les yeux assez bas sans se permettre de la regarder dans les yeux.

Lumina, avec une légère gêne apparente, prit la parole, avouant certaines choses qui était assez évidente et cette légère honte se sentait dans sa voix, mais celle-ci demeura plutôt mélodieuse :

- Je vous prie de m'excuser, mais j'avoue ignorer quel genre d'information vous avez besoin, mais je tâcherai de répondre à chacune de vos questions.

Elle regarda un instant le garde, sans même avoir à regarder Marlène, Lumina devina que celui-ci ne devait pas la mettre très à l'aise et elle ajouta alors d'une voix bien plus assurée :

- Pour ce qui est du garde vous pouvez l'ignorer, lorsque vous devrez prendre des mesures je lui demanderai de sortir.

Elle ponctua le tout d'un sourire radieux, curieusement, la présence du garde dans sa propre chambre ne semblait pas du tout surprendre Lumina, ni la déranger et il était donc évident qu'elle attendrait le plus longtemps possible avant d'avoir à le faire sortir. À présent, l'immortelle patienta en se montrant disponible à Marlène, si elle lui demandait de la regarder dans les yeux ou simplement qu'elle lui disait qu'elle était libre de le faire, Lumina ne se fera pas prier et le fera. Depuis qu'elle était dans la chambre, les habitudes que sont maître avaient commencé à lui inculquer, comme le fait de regarder dans les yeux, devenait tentantes et contrairement à il y a quelques mois, cela était devenu naturel. Pourtant, elle se gardera d'en montrer une quelconque envie.
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Marlène Elohia


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Mer 7 Mar - 10:14

Marlène n’avait pas cessé d’observé l’esclave, en tout cas suffisamment pour remarquer que lorsqu’elle avait prononcé le nom de Kahoran, celle-ci s’était mise à frisonner. Intriguée par telle réaction, la couturière fronça les sourcils et intensifia son regard en direction des yeux de sa cliente. Avait-elle aussi vécu des choses qui aurait pu avoir des impacts négatifs sur cette douce personne ? Bienveillante de nature, elle sourit à la jeune femme qui marchait dans les couloirs en sa compagnie. Elle serrait la anse de son sac avec ses deux mains, des mains qui voulaient aller se poser sur l’épaule de Lumina pour lui porter réconfort. Cependant, elle ne pouvait le faire, notamment par le fait qu’un soldat les suivaient. Bien qu’il semblait que les gens avaient une meilleure mentalité quant aux esclaves dans ces terres, Marlène étaient toujours sur ses gardes. Depuis sa plus tendre enfance, elle avait apprit à les cacher et les protéger, ce n’était pas en un claquement de doigt qu’on changeât les bonnes – ou mauvaises – habitudes. Le terreur qui pouvait se lire que le visage de Lumina fendait le cœur de la jeune rousse qui avait peur de faire mal si elle agissait avec elle comme elle faisait avec ses esclaves.

Aussi, elle tentât comme elle pût de la réconforter en lui précisant qu’elle pensât que le prince devait être une bonne personne. Un geste qui, malgré la distance présente entre les deux, semblait apaiser les craintes et les peurs de la jeune femme de la mer et de la terre. Elle semblait aimer son maître, elle semblait avoir un bon lien avec lui, ce qui, quelque part, sans même les connaître, semblait apaiser Marlène. Combien de fois avait-elle vu des esclaves se faire battre pour des raisons qu’elle, jeune personne très ouverte d’esprit, trouvait complètement idiote ? Cela se voyait qu’elle aimait son maître, notamment par le fait qu’elle semblât se forcer à s’être arrêté en plein milieu de son discours. Elle allait sûrement continuer de parler pendant de long moment – sûrement – mais elle s’était arrêté. Un léger sourire, mêlant satisfaction et amusement, se peignit sur le visage doux de la jeune couturière.

Cependant, elle attendait tout de même une réponse à sa question mais Lumina n’y répondit pas immédiatement. De par son métier qu’elle eût commencé – vraiment – très tôt, elle eût acquis une grande patience. Elle ne répondait pas tout de suite, ce n’était pas grave. De toute manière, elle aurait tout le temps d’en discuter par la suite.

Les pas de la couturière ralentirent petit à petit pour finalement s’arrêter au niveau d’une grande porte. Celle d’à côté était surveillée par deux gardes, droit et immobile, il regardait l’horizon qui n’était autre que le mur du couloir. Marlène arqua un sourcil, se demandant comme des personnes pouvaient rester toute la journée comme ça. Ce fut alors que la belle esclav décida d’enfin répondre à sa question. Immédiatement, elle posa son regard noisette dans celui de sa cliente et modèle. La couturière observa la tenue de l’esclave tout en sortant son carnet et son crayon de charbon. Elle voulait noter les exigences de Lumina, voulant coller au maximum à ses attentes.

Alors qu’elle était entrain de noter la première exigences, Lumina ouvrit la porte, laissant une ouverture sur une magnifique chambre à en faire pâlir les nobles de Kahoran. La seule réaction de Marlène fut d’arquer les sourcils et de sourire avant de replonger le nez dans son carnet dont elle marqua la page avec le fil doré rattaché à sa côte avant de le fermer. Lorsqu’elle vit l’eau, ses doutes sur l’origine de l’esclave ne fut que confirmer : elle venait bien de la mer. La jeune femme rousse entra à son tour après Lumina et avant le garde qui referma derrière elle. Marlène fit volte-face pour le regarder, elle fronça les sourcils d’incompréhension alors qu’il se plaçait à côté de la porte, droit comme ses deux comparses devant la porte d’à côté. Après quelques secondes de contemplations du garde, elle finit par se rapprocher de la jeune esclave et d’adopter la même position qu’elle, à genoux sur les coussins présent dans la salle. Oui, c’était bien la première fois qu’elle était accueillie de la sorte. Habituellement, elle avait des chaises ou des fauteuils, les gens venaient même dans sa boutique directement. Il fallait, de toute manière, qu’elle s’habituât à son nouveau style de vie.

- Je vous prie de m’excuser, mais j’avoue ignorer quel genre d’information vous avez besoin, mais je tâcherai de répondre à chacune de vos questions.

La couturière lui présenta un large sourire amical qu’elle voulait rassurant. Elle avait l’habitude de ce genre de personnes et elle savait que ce n’était pas évident de se faire commander de nouveaux vêtements. Surtout quand c’était un tiers qui le faisait commander.

- Ne vous inquiétez pas pour ce point, vous ne serez certainement pas première personne qui se verrait démunie face à cette situation. Bien des personnes me passent commande sans réellement savoir les informations dont j’ai besoin, sans compter sur le fait que d’un artisan à un autre, les informations attendues peuvent être différentes..

Marlène sentit que le regard de sa cliente n’était pas posée sur elle. Aussi, elle se tournait vers le garde aussi. Le prince devait sincèrement tenir à elle pour qu’elle fût protéger continuellement de la sorte. L’ignorer ? Cela risque d’être assez difficile, contrairement à Lumina, Marlène n’a jamais vécu avec des gardes qui la suivait continuellement. D’ailleurs, comment pouvait-on vivre comme ça ? La jeune femme grimaça rapidement avant de se tourner vers Lumina, après tout, elle était chez elle, elle devait se soumettre à ses volontés et non pas faire comme, elle, elle le voudrait.

- Soit, j’avertirais quand il faudra prendre vos mesures, dit-elle en se tournant vers elle.

Elle ne savait toujours pas comment se comporter. Bien qu’elle se montrait de plus en plus amicale, elle faisait en sorte à ce qu’elle paraisse tout de même distante. Un équilibre qui pouvait lui être assez difficile pour elle, qui avait l’habitude de travailler avec des personnes qu’elle connaissait. Cependant, le sourire radieux de sa compagnie lui donna aussi le sourire, sa mère, avant qu’elle ne disparût définitivement, lui avait toujours dit qu’il fallait sourire continuellement car la bonne humeur se transmettait et les gens préféraient être de bonne humeur.

- Bon, évitons de perdre du temps. Je ne voudrais pas vous déranger ou déranger le prince, si jamais il aurait besoin de vous auprès de lui.

Lentement, elle attrapage de nouveau son carnet. Avant de montrer les différentes échantillons qu’elle eût prit pour venir ici -même si elle ne les avait pas tous, elle voulait prendre d’autres informations sur la robe qu’elle voudrait.

- En dehors du fait qu’il faut qu’elle soit plus chaude que celle que vous portez, vous avez d’autres idées ? Notamment la couleur, la forme, les accessoires ? Si vous ne savez pas, ce n’est pas grave ! C’est juste pour savoir si vous avez déjà des idées, si ce n’est pas le cas, on trouvera ensemble, je suis là pour ça, non ? demanda-t-elle sur un ton rassurant.

Elle avait bien compris qu’elle se trouvait face à une esclave, automatiquement, elle risquerait de se sentir mal à l’aise si elle ne parvenait pas à avoir les réponses aux questions qu’on lui posait. Elle avait fait l’expérience plus d’une fois durant ses longues années de couture. Toujours être agréable et s’adapter à son interlocuteur sont les deux règles d’or pour tisser un lien avec sa clientèle. À genoux sur les coussins, le carnet dans une main et le charbon de bois dans l’autre, elle restait sage et attendait les réponses de Lumina, attentive.

- Sachez qu’en ce moment, je ne vous considère pas comme une esclave mais comme étant une cliente habituelle, vous n’avez pas à vous sentir mal avec moi et vous pouvez me considérer comme votre égale.

Elle s’était sentit obligée de lui dire, elle s’était obligée de l’avertir pour la rassurer sur ses intentions.

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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Jeu 8 Mar - 7:51

Cette femme semblait à l'aise avec les esclaves, mais pas dans le sens habituel, en fait, elle se comportait avec une certaine facilitée sans pour donner l'impression de cautionner cela. Lumina avait déjà vue cela et bien des fois. Pour elle, il ne faisait aucun doute qu'elle faisait partie de ceux qui n'aiment pas l'esclavage. L'immortelle avait vu de ses propres yeux la révolution des humains et des furry. Elle avait donc bien connu des personnes comme elle. Pourtant, elle semblait se garder de tout jugement et semblait même confuse. La belle couturière était coincée et ignorait visiblement quel comportement adopter. Lorsqu'elle rappela que le temps continuait de filer, Lumina se ravisa et reprit le travail. Il était vrai qu'elle ignorait si son maître voudrait au moins la voir aujourd'hui, mais au fond, elle espérait que se montrer disponible lui donnerait envie de la revoir.

Alors que la belle hybride était déjà des plus souriantes, la simple allusion de son maître la poussa à montrer un lancer un regard tendre vers le balcon donnant sur les jardins. Mais cela ne dura pas très longtemps, rapidement la Dame lui présenta des échantillons. Lumina prit le temps d'observer chaque échantillon et se permit même de les toucher afin de se faire une idée de leur douceur. Finalement, après une légère hésitation, l'immortelle se décida pour le Satin et présenta l'échantillon à Marlène avec un sourire amusé :

- Je ne suis pas sûr de ce que c'est, mais j'aime bien celui-là, vous en pensez quoi ?

Lumina écouta alors soigneusement ce que la couturière lui disait et essaya de répondre au mieux aux différentes questions qu'elle lui posa. Le ton rassurant qu'elle avait employé parvint à la détendre suffisamment pour qu'elle accepte de se laisser le temps de bien réfléchir. D'ordinaire, Lumina aurait répondu à l'instinct, son corps étant si expérimenté que ce qui lui venait à l'esprit était toujours exactement ce qui était désiré. Cependant, cette fois elle ne pouvait jouer sur cela, la question concernait ses propres envies et bien sûr, les envies de Lumina étaient les envies de son maître. Même si ce processus était automatique pour elle et ne collait pas exactement avec ce qui était demandé, pour Lumina ses désirs étaient ceux de son maître. La première question qu'elle se posa était évidente et elle commença alors à exposer ses pensées en tentant de les ordonner, ce qui bien sûr fut un échec. Bien que sa voix était assuré et calme, elle ne parvenait pas à trier ses pensées lorsqu'il s'agissait d'elle-même :

- En fait, j'ignore si c'est robe que je souhaite ou quelque chose de... Différent vous voyez ? Pour ce qui est de la couleur je pense qu'il est important qu'on voit l'appartenance à mon maître. Les couleurs devront donc coller avec ceux des At-Aswala. Pour le reste...

Lumina grimaça légèrement, elle semblait un peu agacé et elle avoua une chose des plus simples mais assez logique venant d'une esclave comme elle :

- En fait, pour être sincère je suis bien plus à l'aise nu et je sais que je peux pas me déplacer ainsi. Mais regardez-moi, vous pensez que c'est bien de cacher ma peau sous du tissu ?

Sur ses mots elle leva la main pour la placer en plein dans un rayon de soleil qui avait reflété sur un miroir. La lumière étant donc plus intense, celle-ci brilla sur la peau de Lumina et prouva indéniablement que sa peau était tout à fait hors norme. Une vraie peau de porcelaine légèrement transparente, mais si brillante sans être éblouissante qu'on ne pouvait pas non plus voir au travers. Des nuances de bleu se battaient, se mélangeait et donnait un étrange mélange en constante évolution. Lumina retira ensuite sa main et sourit à la couturière avant de reprendre sur un ton calme apaisant :

- Mon maître m'a demandé que je vous aide à faire une tenue pour l'hiver, mais je ne veux pas que celle-ci retire ou dissimule ses choses qui font de moi ce que je suis. Mon maître dit que je suis son plus beau trésor, j'aimerai que ce que vous allez confectionner ne fait qu'attiser la curiosité concernant mon corps, elle devra donc être envoûtante, mais pas une tenue de noble. Je suis une esclave, un trésor et si possible, j'aimerai que ces deux points se voient.

Lumina se demandait si ce qu'elle avait dit avait le moindre sens et elle hésita de longue seconde sans bouger. La dame avait dit qu'actuellement elle n'était plus une esclave, mais sa cliente et elle comprit pourquoi elle l'avait dit ainsi. Cependant, il était impossible pour Lumina de voir qui que ce soit comme elle, les esclaves lui étaient inférieurs et les personnes libre comme la couturière lui était supérieure. Les choses s'arrêtaient là. Mais elle en avait comprit le sens et c'était pour cela qu'elle tenta de lui expliquer ce qu'elle voulait. Elle ne savait pas la forme que les vêtements devaient prendre, mais savait ce qu'ils devaient exprimer.
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Marlène Elohia


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MessageSujet: Re: L'immortelle se fait habiller   Aujourd'hui à 15:22

Marlène le remarquait tout de suite. Elle remarquait le regard tendre que l’esclave avait lancé sur le balcon, bien qu’il ne s’éternisait pas. La couturière ne disait rien et ne fit aucunes remarques, de toute manière ce n’était pas son métier. Elle était venue ici uniquement pour faire des robes et rien d’autre. La jeune femme rousse restait silencieuse, assise devant l’hybride esclave qui observait les échantillons qu’elle lui eût proposé. Elle restait silencieuse, les yeux rivés sur les carrés de tissus, préparant à l’avance les éventuels tissus qu’elle pourrait lui proposer.

Brusquement, elle levait les yeux vers le visage de Lumina avant de les rabaisser sur le tissu. Oui, elle savait que le client était roi mais elle savait aussi qu’elle ne pouvait pas laisser un client faire n’importe quoi, elle donnait conseils mais elle ne pouvait pas obliger les clients à choisir ses idées. Elle prit le carnet contenant des carrés de tissu de toute sorte.

- C’est du satin, se contenta-t-elle de dire.

Après quelques questions, elle attendait les réponses de Lumina. Comme à son habitude, Marlène préférait rester silencieuse, laissant la personne faire ses choix et imaginer une tenue dans son esprit, prêt à donner une aide si besoin. Calepin en main, elle fixait l’hybride qui semblait réfléchir. Pendant qu’elle parlait, Marlène écrivait ce que lui racontait l’esclave, elle se notait dans un coin de sa page qu’elle devait rencontrer le prince pour savoir quelles couleurs le caractérisaient.

Lorsqu’elle releva la tête de son écriture ronde, elle vit la grimace de Lumina. Marlène, crayon au-dessus de la page de papier, attendait les explications de l’esclave.  La couturière suivait du regard sa main. Cette main. Une main aux particularités incroyablement époustouflante, il était vrai qu’il serait dommage de cacher cette beauté. Tout en continuant d’écouter ce qu’elle disait et noter, elle songeait déjà à différentes tenues qu’elle pourrait confectionner.

Sans même lever les yeux vers Lumina, elle remarquait qu’elle ne bougeait pas. Peut-être dans l’attente d’une réponse ? Marlène relisait ses notes un instant et prit l’échantillon de tissu qu’avait choisi l’esclave.

- Je suppose que vous vouliez que la robe soit brillante pour faire écho à votre robe mais si je peux me permettre, c’est une mauvaise idée, dit-elle en levant les yeux vers elle, le satin est un tissu vraiment trop brillant pour votre peau, si vous venez à être dans un rayon de lumière, votre robe et vous, vous serez illuminé et ça fera trop, beaucoup trop. On aurait un gros bloc brillant sans délimitation et ça ne serait pas agréable, ajouta-t-elle en cherchant de nouveaux échantillons de tissus. Vous êtes très belle, avoir une robe trop brillante atténuerait ce détail et ça serait dommage. En revanche, si vous voulez restez dans la brillance j’ai quelques tissus à vous proposer qui sont aussi brillant mais éviterait que vous vous confondiez avec votre robe, ce qui n’est pas le but.

Après quelques recherches dans ses échantillons, précisant tout de même qu’elle pouvait avoir de nouvelles couleurs de certains tissus, elle lui présentait des tissus bien moins brillant que le satin. Le premier tissu était le tissu chantoung, une soierie d’épaisseur moyenne et de texture grenue dont le tissage restait simple mais à l’aspect irrégulier. Le second tissu qu’elle présentait, était un échantillon de [/url]soie sauvage, ce tissu présente des inégalités mais qui pouvait être très joli. Le troisième et dernier tissu qu’elle présentait était du taffetas qui était un bon tissu au niveau esthétique avec sa grande régularité, doux et un aspect lustré qui lui donnait un air brillant. Malheureusement, c’était un tissu fragile, cassant et qui se froisse facilement.

Lorsqu’elle eût finit ses présentations, elle attendit les réponses. Elle voulait que ce soit elle qui choisissent.
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