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 Faute et absolution

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Lumina


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Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
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MessageSujet: Faute et absolution   Mer 28 Fév - 16:31

Il faisait bon, le soleil frappait durement, mais l'humidité des jardins rendait le tout supportable voire même agréable. Tout se passait plutôt bien, l'esclave testé était visiblement à la hauteur, en tout cas c'est ce qu'elle put en voir jusque-là. Lumina testait les aptitudes de l'esclave comme on lui avait demandé, une petite épreuve de tir à l'arc dans les jardins dans un coin isolé. Il y avait probablement des endroits plus adaptés, certes, mais Lumina n'y avait simplement pas pensé et de toute façon, tant qu'elle ferait attention que personne n'arrive il ne devrait pas y avoir de problème. De plus, cet esclave était doué, nul doute qu'aucun de ses tirs ne manquera sa cible, en tout cas pas de beaucoup.

Cependant, ils furent coupés par un garde qui se saisit aussi de suite de l'arc, Lumina trouva cela plutôt louche et visiblement le garde avait été envoyé par son maître. Les choses se confirmèrent lorsqu'il s'adressa à elle et lui ordonna de la part du Prince de le rejoindre dans ses appartements. C'était la première fois qu'elle se faisait ainsi convoquer et le stress ce lis de suite sur le visage de l'immortelle. L'esclave fut emmené pour être ramené dans la chambre qui lui était certainement réservée et elle s'en alla pour rejoindre son maître. Rapidement, la peur la tiraillait, elle réfléchit à ce qui pouvait bien avoir poussé son maître à la faire chercher ainsi, peut-être qu'elle n'avait pas fauté et qu'un simple imprévu venait de se produire. Cette option n'était pas impossible, mais une curieuse impression au fond de son cœur lui inspira qu'elle était à côté de la plaque. À part les gardes habituels et celui qui la surveillait en permanence personne ne la suivaient. Si elle avait été carrément escortée jusqu'à sa chambre là elle aurait craint le pire. Mais le garde qui lui avait transmis les ordres n'était déjà plus là. Sans même s'en rendre compte sa démarche changea, elle se pressa à rejoindre son maître, elle ne comprenait pas, pourquoi l'avait-on coupée dans ses activités pour la faire rejoindre son maître. Peut-être qu'elle se trompait totalement, si ça se trouve il était arrivé quelque chose à son maître et il l'avait fait chercher. Son cœur se serra de suite à cette idée, non ça ne pouvait être cela, elle l'avait quitté il y a peu et la sécurité autour de son maître était bien trop importante pour que quoi que ce soit n'arrive.

Elle arriva finalement devant la porte des appartements de son maître, Lumina avait pressé le pas bien plus qu'elle ne l'avait imaginée, elle en était pas arrivée à courir, mais l'immortelle fit au plus vite tout en maintenant une certaine grâce dans ses gestes. Elle souffla un bref instant et entra dans la chambre. D'habitude elle était toujours là avant son maître, elle n'avait donc pas besoin de frapper, mais il l'avait fait appeler, son maître attendait donc son arrivée dans les plus brefs délais. Bien que la pièce n'ait rien de différent par rapport à d'habitude, elle avait l'impression que l'atmosphère y était plus lourd, son maître attendait sur le balcon et alors que l'immortelle s'approchait d'un pas léger, elle se rassura de voir qu'il semblait en bonne santé.

Bien que la joie de voir son maître fût présente, elle fut de courte durée et en un instant elle comprit alors que la seule autre raison qui expliquait sa présence ici était qu'elle avait faite une bêtise. Sur le moment, le rythme de ses pas ralentis et alors qu'elle voulait rejoindre son maître avec le sourire, celui-ci disparu et elle se mit à genoux à un bon mètre. Lumina demeura silencieuse jusque-là et alors qu'elle voulue ouvrir la bouche pour s'annoncer, elle n'en fit finalement rien. Lumina baissa un peu la tête et ses yeux tombèrent sur le sol. Bien qu'elle sût qu'elle allait certainement passer un sale quart d'heure, elle n'en perdit rien de sa beauté, ses couleurs étaient toujours aussi vives et éblouissantes. Sa position, à genoux, les mains dans le dos, la poitrine mise en avant, Lumina patienta. Elle aurait pu rester ainsi bien des heures, bien des jours, qu'importe, elle attendait que son maître se décide à agir. Cependant, malgré ce masque de beauté, on pouvait aussi lire sur son visage, sur son corps et sur ses gestes, la honte d'avoir fauté. Pourtant, rien n'avait encore été dit, elle ignorait tout des raisons de sa présence et qu'elle avait bien pu être son erreur.

L'immortelle avait déjà envie de s'excuser, mais elle n'osa plus ouvrir la bouche, pour elle rien n'était pire que la faute. Commettre une erreur était quelque chose pour les autres esclaves, mais elle, elle était différente, elle n'en faisait pas, jamais et même si c'était le cas s'était calculé, subtile, la plupart du temps ses erreurs n'étaient que des réussites incomprises. Pourtant, cette fois, elle avait l'impression qu'elle avait faite quelque chose d'idiot et sa honte en fut que plus importante. Lentement, mais sûrement, son corps la flagellait déjà, elle reconnue ce picotement, cette sensation qu'elle n'avait pas ressentie depuis des siècles. Une chose qu'elle n'avait pas subie depuis ses trente-six ans. Une réaction de son corps que Lumina avait en horreur, mais pour l'instant rien n'était visible, tout cela n'était qu'une sensation imperceptible à l'extérieur.
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Azzan at-Aswala


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MessageSujet: Re: Faute et absolution   Mer 28 Fév - 21:07

L’entrevue avec la baronne de Sombreterre était terminé. Voilà une autre rencontre majeure. Décidément, les trois premiers jours du Marché Doré avaient leur lot de surprises. C’était parfait. Bien que les choses soient impactantes et d’un intérêt majeur, c’était également divertissant. Depuis un certain temps, les choses stagnaient dans le monde. Les politiciens et grands restaient chez eux à jouer ou à parler de la pluie et du beau temps. Bien qu’Azzan ne soit en rien pour la guerre, ce sursaut récent avait fait se découvrir de nouveaux protagonistes. Et même parmi les moins marquants. Certains s’élevaient par leurs actions, et s’inscrivaient dans l’histoire. Bien que pour la moitié d’entre eux ceux sont des idiots, les ambitieux sont ceux qui apportent au final le plus d’intérêt à ce monde. Le changement, s’il est bien géré, peut être très profitable, et donner l’impression de vivre, de participer à quelque chose, ou d’en avoir été témoin. Et depuis son île, le prince at-Aswala était était bien heureux d’être un observateur qui pouvait participer lorsqu’il le souhait.

Durant ce rendez-vous, il reçut une missive discrète pour demander la permission à Lumina d’octroyer un arc à l’esclave dont il avait le matin même fait l’acquisition. Cela devait être pour tester les capacités guerrières de l’esclave. Soit. Après tout, il devait être un présent pour la cheffe Acaïn, et il ne se voyait pas lui offrir la beauté de la rose sans les épines. Une métaphore parfaite qui la résumait elle même. Après s’être déclarée prétendante officielle, il ne pouvait ignorer ce qu’elle mettait en avant pour atteindre son but. Chose fort plaisante, et qui méritait une attention particulière de sa part.
Le prince s’excusa auprès de la baronne du dérangement, et lui accorda un sourire sincère. Être dérangé lors d’entrevues importantes était clairement une chose dont il avait horreur. Mais il pouvait se considérer comme fautif. Il pensait que la rencontre avec une dirigeante d’une baronnie de l’importance de Sombreterre était en soi au moins assez important pour qu’on ne vienne pas l’ennuyer avec autre chose. Visiblement non. Mais si cela n’avait pas été une requête de Lumina, sûrement que le message aurait attendu. Certains apprendront après cet épisode à mieux comprendre et évaluer l’ordre d’importance des priorités princières. D’un hochement de tête, il signifia qu’il donnait son accord. Après tout, il avait confiance en elle, et si elle réclamait cela, c’était qu’elle s’était assurée que personne d’autre ne s’entrainait dans la salle d’arme.

Après l’entrevue, il s’apprêta à se diriger à son bureau afin de noter certaines informations importantes, et de se renseigner sur d’autres, stimulé par les nouvelles pièces qui venaient de se mettre en place. Mais on vint encore une fois à sa rencontre pour lui soumettre une information, qui était le début des ennuis pour le trésor du prince.
Un garde, qui pour beaucoup aurait paru zélé, avait jugé bon d’informer le prince que l’esclave avait utilisé les Jardins Ascendants comme terrain d'entraînement pour le nouvel esclave. Et elle y était encore. Le visage du prince exprima quelque chose que sûrement jamais personne n’avait vu. L’utilisation d’une arme dans ses jardins ? Là où tous ses hôtes aimaient se prélasser ? Cela ne pouvait être du fait de Lumina… Elle ne pouvait être idiote à ce point. C’était impossible. Il devait manquer une donnée. Un facteur qui expliquerait cet erreur qui n’avait point eu son pareil depuis l’épisode de l’escapade de sa soeur.
Immobile, tentant d’assimiler l’information, il finit enfin par froncer les sourcils, et ordonna au garde d’aller retirer l’arc des mains de l’esclave, de le renvoyer dans une chambre prévue pour ceux de sa condition, et de faire venir Lumina dans ses appartements. Le prince habituellement souriant et jovial, avant donné ses ordres sur un ton qui ne laissait aucune place à la moindre réflexion. Il s’attendait à être obéit, et rapidement.

D’un pas nettement plus preste qu’à l’accoutumée, il se dirigea vers ses appartements, non sans se demander qu’est-ce qui avait bien pu se passer encore. La dernière bévue de l’esclave avait été commise suite à une révélation importante concernant sa seule véritable amie. Et qui lui avait valu un bon moment de réflexion, et une légère tourmente qu’il n’avouera jamais. Pour cela, elle avait été puni. Mais ça restait une histoire interne. Une histoire de respect, et de relations privées qui n’impactaient que l’homme et son amie. Non le prince et ce qui l’entourait. Là, c’était totalement différent. Des esclaves faisant du tir à l’arc dans les jardins… Qu’est-ce que ses hôtes penseraient en voyant ça ? Qu’il était devenu fou ? Que la légendaire sécurité que les at-Aswala garantissait n’était plus d’actualité ? Tss. Il lui avait trop donné. Beaucoup trop donné. Il avait eu la faiblesse de croire à une perfection absolue, et à ce qu’il pensait être un lien qui permettait à Lumina d’anticiper les pensées, les besoins et les exigences qu’il pourrait avoir. Visiblement, il s’était trompé. Laisser trop de liberté à un esclave, et cela devient n’importe quoi. Il ne pensait pas que cela arriverait avec Lumina… Cela faisait un peu plus d’un mois qu’elle était présente, bien peu il est vrai. Mais il avait misé énormément sur elle. Leur relation avait beaucoup évolué, et il s’était laissé emporter. Il devra se montrer plus prudent à l’avenir…

Une fois dans ses appartements, l’espace d’une demie seconde, il s’était attendu à voir Lumina à genoux, attendant au milieu de la chambre, prête à l’accueillir. Mais rapidement il se rappela ce pourquoi il était là si tôt, et la raison de la futur présence de Lumina.
Petit à petit, sans trop de difficulté, un sentiment qui ne lui pas particulièrement familier commençait à monter en lui. La colère. Oui, il était en colère contre elle, contre lui. Il ne voulait même pas s’enquérir de l’état du jardin, savoir on les avait vu, s’il y avait eu des problèmes. Lumina répondrait à ses questions. Malgré tout, il avait encore une considération pour elle qui faisait qu’il ne la pensait pas capable de lui mentir. Leurs échanges avaient noué un lien qu’il ne pouvait entièrement expliquer, mais qu’il ne pouvait nier ou refouler. Cela aurait été stupide, puéril, et simplement revanchard. Ce qu’elle avait fait, était une erreur. Une énorme erreur. Le bon sens lui avait terriblement fait défaut. Du moins, c’était ce qu’il se disait. Pour lui, cette explication était sûrement la moins préjudiciable pour l’image qu’il avait d’elle.
Un instant il regarda en direction du bureau de ses appartements. Il pouvait tout aussi bien faire ce qu’il souhaitait faire ici. Mais l’envie n’y était pas. Ni la concentration. C’était trop important pour être fait comme “passe temps” en attendant l’arrivée de l’immortelle fautive. Il ne lui restait qu’un endroit qui pourrait l’apaiser. Le balcon.
Le prince ne trouva aucun soulagement à s’enivrer, alors c’est sans une coupe qu’il posa ses mains sur la balustrade en pierre du balcon. La vision de son jardin et les effluves qui en émanaient, restaient encore le meilleur moyen de l’apaiser. Ne pouvant néanmoins s’en empêcher, il scruta les jardins à la recherche d’un dommage quelconque. Bien qu’il n’avait aucun soucis visuel, il n’était pas archer ni tireur. Son oeil était exercé à voir les subtilités et les défauts, mais était incapable d’aussi loin de percer le voile d’une profondeur aussi lointaine. Dans son orgueil, il s’était dit qu’il connaissait tellement ses merveilles qu’il pourrait y voir la moindre fausse note due à une erreur des deux esclaves, car oui, il mettait les deux dans le même panier, mais il devait se rendre à l’évidence. Certaines choses lui faisaient défaut. Lui rappelant qu’il restait un homme… Ce qui n’était pas pour calmer son humeur déjà bien fleurie. Il ferait inspecter cela demain. Et par Lumina elle même. Hum… Demain il avait prévu autre chose pour elle. Et en y repensant, cela tombait mal. Mais tant pis. Désormais, il ne lui manquait qu’une chose: l’entendre.

Peu après, son arrivée sur le balcon, il entendit la porte de ses appartements s’ouvrir. Aucune annonce. On ne frappa pas. Cela ne pouvait être qu’elle. Il se concentra entièrement sur le frisson des poils des tapis pour deviner l’avancée de l’hybride. Plus rien. Elle s’était donc arrêtée. Et non loin. Il lui aurait suffit de se tourner pour la toiser, qu’elle comprenne en un instant. Mais il préféra regarder encore ses jardins. Afin de se calmer. Les choses devenaient plus passionnelles lorsqu’il s’agissait de son paradis vert ou de son image. Et elle avait mis en péril les deux. Mais ils avaient vécu de instants qui les avaient énormément rapproché. Lié. Sans aucun retour possible. Il se devait à lui même et à ce lien qui devait lui survivre, de se calmer avant. De redevenir le prince pragmatique et objectif qu’il était en toute circonstance. Pour cela, il se concentra sur le fait qu’elle devait expliquer pourquoi elle avait agit ainsi. Qu’avant d’avoir cette information, il ne pouvait savoir s’il y avait une raison transcendante qui lui échappait. Pourquoi pas ? Après tout, elle était pleine de surprise. Mais au fond de lui, il en doutait.

Doucement, il se tourna vers elle. Le regard vers le bas, elle était en position d’attente. Une posture parfaite. Là dessus au moins elle était irréprochable. Une chose qu’il attendait d’elle en toute circonstance. Mais peut-être l’avait il surestimé…
Son regard était neutre, son visage fermé. Le prince arborait toujours au minimum un fin sourire. Mais pas cette fois. Une annonce bien peu encourageante. Mais ce n’était d’être rassurant qui le motivait en cet instant. Il voulait voir si quelque chose pouvait excuser une décision aussi stupide.

-Sais-tu pourquoi je t’ai fait convoquer ?

Même son ton semblait vide de toute émotion. Car si un métal froid la caressait, sans raison, sans chercher à la blesser, ni l’aider. Une simple morsure qui cherchait à accrocher quelque chose, à faire ressortir une vérité qui elle seule pouvait avoir une chance de changer ce métal.
Lorsqu’elle releva les yeux pour lui répondre, il pu y voir de la tristesse. Elle savait donc. Elle savait qu’elle avait fauté. C’était donc qu’elle n’avait aucune explication qui pourrait un temps soit peu amoindrir sa faute. Et sa réponse ne fit que le confirmer. Elle argua que c’était en rapport avec l’autre esclave, mais savait pas quoi exactement. En erreur, était sûrement l’explication la plus légère qu’elle pouvait donner. Oui, c’était une donnée du problème. Mais la fautive, c’était elle. Entièrement.
Le prince garda les mains jointes dans son dos. Son regard devint un peu plus sévère, mais le ton resta le même.

-Je vais te raconter une histoire Lumina. C’est l’histoire d’une esclave aimée de son maître, qui avait réussi à obtenir de lui une confiance totale. Cette esclave décida d’emmener un autre esclave, encore inconnu, dans l’endroit qui était le plus cher à son maître. Ce même endroit où les gens qui posaient un regard régulier sur lui se promenaient pour se détendre, car cet endroit était sa fierté, symbole de faste, de sérénité et de sécurité dans ce monde violent. L’esclave chérie, arma son compagnon, et l’incita à tirer en ce lieu si important pour son maître, au péril de ce qui l’entourait, et sous les éventuels regard d’hôtes effrayés.

Il marqua une pause, afin qu’elle assimile bien chacune de ses parole. Enoncer le faits ainsi lui permettait de tout remettre en ordre dans son esprit. Il voulait qu’elle voit sa vision à lui, qu’elle comprenne ce qui lui était reproché. Mais il voulait lui aussi se rendre compte de sa propre vision de la faute.

-Dis moi Lumina, que penserais-tu de cette esclave si tu étais son maître ? Le maître lui aurait il fait trop confiance ? L’a t’il trop aimé ? Peut-être a t’il fait l’erreur de trop croire en elle, de la penser parfaite en toute circonstance. J’aurai besoin de tes lumières pour ce dilemme.

Son regard ne lâcha pas celui de l’hybride. Il semblait parfaitement calme. Mais il ne la pensait pas stupide. Il savait qu’elle verrait le rapport avec elle, et que peut-être elle comprendrait son erreur. Mais comprendre, était la chose la chose la plus aisée et la plus douce qui pourrait lui arriver ce soir...
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Lumina


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Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
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MessageSujet: Re: Faute et absolution   Mer 28 Fév - 22:10

Elle n'avait pas besoin de voir son visage, inutile et totalement superflue. Son maître était en colère, elle le sentait et sa colère était dirigée vers elle, celle-ci ne fut qu'accentuer ses picotements, cette sensation si désagréable était en train de se renforcer. Mais son maître ne resta pas ainsi, il la regardait, son regard était devenu froid, terriblement froid et cela fit chuter la température de l'immortelle.

Lorsque finalement il brisa le silence pour lui poser cette question, elle ne sut plus où se mettre, elle avait honte, terriblement honte d'elle et elle était triste. Lumina ne supportait pas faillir, sa bêtise avait visiblement beaucoup ennuyé son maître et cette idée l'assombrie. Elle osa relever les yeux pour lui répondre, elle savait qu'elle se devait de le regarder dans les yeux pour répondre et c'est ce qu'elle fit :

- Cela doit être en rapport avec l'autre esclave...

Sa réponse ne lui plaisait pas, si c'était vraiment le cas il ne serait pas autant remonté contre elle, pourtant elle ne voyait pas ce qu'elle avait fait de mal, pas vraiment. Sans surprise, Lumina remarqua que sa réponse ne plus pas du tout à son maître, au contraire, son regard devint plus sévère encore et la tristesse finit par poindre le bout de son nez. Ses yeux rosir, les larmes voulurent apparaître, mais elle les retenue, elle n'allait pas larmoyer devant son maître pour supplier sa clémence. Bien au contraire et son maître n'en resta pas là. Il débuta une histoire, le ton était bien plus calme qu'elle ne l'aurait crue, mais elle le savait capable de se maîtriser dans presque toutes les situations. Au fil que l'histoire poursuivit son court, elle comprit, effectivement, raconté ainsi elle venait réellement d'être une pauvre idiote. Elle ne s'était jamais entraînée, elle n'avait jamais cherché à savoir où s'entraînait les gardes et ainsi de suite. Non, toutes ses pensées avaient toujours été orienté vers son maître et son entourage. La cuisine pour lui faire des repas, Lumina ignorait rien de tout ce qui pouvait lui être utile, mais elle n'avait jamais porté la moindre attention au garde. Son univers se résumait au Palais, mais surtout, au jardin, le trône et la chambre de son maître. La cuisine entrait légèrement dans le lot, mais cela s'arrêtait là et cela alourdie son erreur. Comme une réaction à son état d'esprit actuel, son corps la punissait, mais pas uniquement, il traduisait sa peine et comme à chaque fois, la rendit visible.

Son maître poursuivit, lui demandant ce qu'elle en pensait, sa façon de parler ne laissait place au doute, il lui demandait des explications, cherchait à comprendre ou était son erreur, mais il se trompait lourdement. Lumina brisa le lien visuel et baissa la tête. Ce geste fut accompagné par un phénomène qui ne s'était pas produit depuis des siècles, quelque chose qu'elle craignait, qu'elle n'aimait pas du tout et pour bien des raisons. Ses couleurs devinrent plus sombre, comme l'océan bleu lors d'une nuit étoilé. Ses extrémités se voilèrent d'une nappe plus sombre que d’accoutumé et même sa chevelure semblait suivre cette voie. Elle releva ensuite les yeux vers son maître pour s'y accrocher, elle était sérieuse, mais triste. Cependant, sa honte avait disparus, sa voix ne témoignait pas de la même neutralité que son maître, elle était plus faible, plus lourd comme si le poids de ses regrets y était accroché :

- Vous n'avez rien fait de tout cela, j'ai été stupide, j'ai oublié que le Palais ne se résumait pas à ce que j'ai vue et qui vous entoures. Votre esclave à perdu ses repères dès lors ou il était question d'une arme. Elle a oublié que ceux-ci peuvent détruire, abîmer, blesser, contrairement à ce qu'elles peuvent faire à elle...

Elle s'arrêta là, elle s'était blâmé totalement, Lumina ne voulait surtout pas que son maître croit avoir fait une erreur en lui faisant confiance et sur le moment, elle n'arriva pas à s'en empêcher de finalement poursuivre :

- Maître... Je vous ai déçue et je m'en excuse. Mais qu'importe l'époque ou la situation, j'aurai faite la même erreur, je ne la referais jamais plus.

Lumina s'inclina totalement, son visage finit contre le sol et elle implora silencieusement son maître d'accepter ses excuses. Le long de sa prise de parole, Lumina était parvenu à maintenir une voix claire, mais lourd, ainsi que faible. Sa résistance ne faillit pas et aucune larme ne coula. Cependant, ses yeux étaient bel et bien rouge et humide. Elle retenait ses larmes, mais s'était comme si elles avaient été là. Elle se sentait idiote, tellement idiote et à présent que son visage se trouvait à même le sol, ses larmes... Tombèrent. L'immortelle s'en voulait, l'une de ses mains s'écarta légèrement du reste de son corps, mais s'arrêta avant d'atteindre le Prince et recula. Elle voulait s'accrocher à lui, mais elle en avait pas le droit, après tout, elle avait commit une terrible erreur. Lumina ne voulait pas perdre son amour, non, en fait elle savait qu'elle ne le perdrait pas. Mais elle ne supportait pas l'idée qu'il puisse lui en vouloir, qu'elle l'est déçue et cela lui fit mal. Tel des coups de poignard en plein cœur, elle saignait, de l'extérieur ce n'était pas du sang, mais des larmes qui coulèrent.
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Azzan at-Aswala


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MessageSujet: Re: Faute et absolution   Jeu 1 Mar - 11:23


Dans un premier temps, la réaction de l’esclave était prévisible. Azzan ne s’était pas attendu à ce qu’elle se défende, qu’elle nie ou encore qu’elle conteste la vision qu’il avait de sa faute. Quoiqu’il arrive, il savait qu’elle aurait toujours tendance à se remettre en question, plutôt à émettre un doute sur lui. Ce qui était la perfection même aux yeux de bien des maîtres, mais Azzan y voyait une imperfection. Un esclave se devant de servir son maître, doit lui permettre de voir ses erreurs, et non de le laisser en commettre. Mais cette fois, ce n’était le cas. Elle était fautive.
Mais une chose nouvelle se produisit. Lumina changea de couleur. Ou du moins, de teinte. Sa première réflexion fut que c’était l’expression de la colère. Le clair de sa magnifique peau bleutée devint bien plus sombre, ainsi que ses tentacules. Les sourcils du prince se froncèrent. Si c’était bien là l’expression de sa colère, alors il s’était entièrement fourvoyer sur elle, et il ne pourrait plus la laisser agir à sa guise. Contester ses réprimandes, surtout lorsqu’elles étaient justifiées, annihilait tout ce qu’ils avaient construit ensemble. Mais c’était sur la nature de ce changement qu’il se trompait. Lorsqu’elle leva les yeux vers lui, c’était de la tristesse qu’il y vit.
Quelque part, au fond de lui, la voir ainsi le gênait. Il n’aimait pas voir son trésor malheureux. Son visage lorsqu’elle souriait était bien plus agréable, et l’inspirait davantage. Mais comme elle fut récompensée pour tout ce qu’elle avait accompli avec brio, il fallait qu’elle subisse la réalité du châtiment qui est infligé.

Azzan écouta ce qu’elle avait à dire, essayant de mettre de côté sa curiosité sur le phénomène qui s’était produit. La chose ne manquerait pas d’être discutée, et si la situation avait été autre, la discussion aurait déjà eu lieu. Mais il se concentrait surtout sur ce qui allait suivre.
Son explication était qu’elle n’avait retenu que son quotidien, sans s’intéresser à plus. Au palais, à ce qu’il s’y passait, à qui y était. A cette endroit qui était son foyer, et ce, pour l’éternité. Ici qu’il l’avait accueillit, qu’il lui avait offert plus qu’aucun autre esclave ne pouvait espérer. Non, ses sentiments pour lui avait estompé sa perfection. Elle avait omis de considérer le palais de son maître comme étant partie intégrante de sa vie. Sa perfection lui avait fait défaut.
Mais c’était surtout son choix. Ses actions au final qui rendaient le prince perplexe. Pourquoi les jardins ? Pourquoi amener une arme dans ce lieu si précieux pour lui ? Il lui aurait suffit de questionner un garde, afin de lui demander où elle pourrait faire usage de l’arc avec l’autre esclave. Mais ça, c’était dans le cas où elle hésitait, ou ne savait pas où aller. Donc les Jardins Ascendants étaient un choix délibéré. La beauté, les parfums… Il pouvait comprendre. Mais c’était une décision irréfléchie, voir égoïste. Et le mot qu’il avait du mal à associer à Lumina était stupide. Plusieurs fois, il avait vu en elle quelqu’un qui l’aiderait à aller plus loin dans ses réflexions. C’était pour ça qu’il ne comprenait pas ce qu’elle avait fait… Et ne pas comprendre l’énervait encore plus.

Une promesse. Bien sûr qu’elle ne referait plus cette erreur. Là-dessus, il n’avait aucun doute. Mais ce n’était pas ce qu’il recherchait. Il ne voulait plus qu’il en fasse du tout. Les quelques fois où il l’avait tenté, ou avait joué subtilement avec la situation pour voir si elle commettrait une faute, c’était dans des situations qui ne portaient pas à conséquence. Afin de voir si des détails lui échappaient. Afin de lui administrer de petites punitions uniquement pour lui montrer qu’il pouvait être bon, mais qu’il resterait juste, et qu’il punissait les erreurs. Jusque là, elle n’en avait eu qu’une, mineure. Et le lendemain, elle avait été plus que gâtée. Mais là, cette faute aurait pu lui coûter beaucoup plus. Il tenait à ses jardins, certes, mais c’était surtout le fait qu’on ait pu les voir tirer à l’arc dedans. Elle ne se rendait sûrement pas compte à quel point elle aurait pu lui nuire. Il fallait donc l’obliger à réfléchir plus amplement la prochaine fois. Qu’elle se pose toujours cette question: vais-je lui nuir ? Et non plus: m’aimera t’il toujours ? Cette dernière question pouvait être inhérente à l’autre. Et dans l’absolu, inutile.

Le prince marqua un instant de silence, à l’observer, presque à plat ventre par terre. Il était indéniable qu’elle était mal. Que simplement savoir qu’elle avait fait une erreur et qu’il soit énervé après elle aurait pu suffir. Mais pas pour Azzan. Il fallait punir. Une punition physique n’aurait aucun sens. De la cruauté pure qui n’aurait servit qu’à se défouler. Et encore. Azzan n’aurait pris aucun plaisir à la blesser, à la torturer. Tout ce qu’il voulait, c’était qu’elle voit sa déception. Que cela la marque assez pour qu’elle ne réitère pas une autre erreur qui pourrait avoir des conséquences plus graves.
Lorsqu’elle avança sa main vers lui, il resta mains jointes dans le dos. Elle n’aurait pas ce réconfort.

-Regarde moi.

L’ordre était clair. Mais pas sec, ni violent. Il y avait presque… une certaine tristesse dedans. Facilement imputable à la déception. Ce qui était le cas. Encore une fois, ça lui était tombé dessus. Malgré son attrait pour les surprises que lui apportait l’hybride, lorsque cela touchait à son empire, c’était différent.
Une fois qu’elle se fut exécutée, il la regarda droit dans ses yeux larmoyants. Les visage d’Azzan n’avait rien de dur. Elle pouvait clairement voir l’homme derrière. Et il choisit bien ses mots, en la regardant au fond de ses yeux, lui donnant un accès entier aux siens, afin qu’elle y voit la profondeur de ses paroles.

-Le trésor en qui j’avais toute confiance, m’a profondément déçu.

Sur ces mots, il se retourna, et se dirigea vers le balcon sans un regard pour elle. C’était ce genre de phrase qu’elle devait craindre. Confiance et déception. Les deux éléments qui faisaient parties du lien maître et esclave. Mais dans leur cas, tout était exacerbé. Tout était plus fort. Autant la confiance, que la déception qui allait avec.

-Demain matin tu attendras dans la salle du trône, et tu accueilleras la maîtresse couturière Marlène Elohia. Elle te fera une tenue sur mesure. Je pense pouvoir te faire confiance quant à la guider pour une tenue d’hiver qui te servira en extérieur.

La neutralité avait à nouveau pris place dans sa voix alors que ses yeux accrochait les formes multicolores en contrebas, lui faisant toujours dos.

-Tu dormiras dans ta chambre cette nuit, et me fera mander Elysia. Sa punition est levée. Tu peux disposer.

Le verdict avait été rendu. Un autre l’aurait sûrement fouetté, torturé, insulté au moins. Mais Azzan savait que savoir qu’elle l’avait déçu à ce point, était bien plus douloureux pour elle qu’une lame enfoncé dans le ventre. Mais dans les deux cas, il n’y prenait aucun plaisir.
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Faute et absolution

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