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 Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]

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Zaphia


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MessageSujet: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Dim 14 Jan - 14:45

Je n’avais pas connu un franc succès sur le marché, sans doute mon côté trop humain qui faisait que les acheteurs craignaient des conséquences de mon hybridation trop légère, à leurs yeux. Le vendeur ne me laissait par avoir une arme, pour prouver mes compétences, bien que basique, dans le maniement de certaines armes. Il était certainement la dernière personne à me laisser utiliser mon talent de vocalise, jouant à imiter la voix des compagnons d’un acheteur le demander ou alors imiter la voix du vendeur, avec une bonne intonation, faisant assez rire les spectateurs. Le vendeur acceptait la mascarade, même si en cette fin de journée, il avait grommelé sur le fait que j’étais certainement un produit rare, mais que cela ne rendait que ma vente plus difficile. Il avait vite compris que je ne fuirais pas, bien que restant prudent en me laissant mes chaines. Il allait m’embarquer vers l’entrepôt quand un étrange individu se mit à l’interpeller, je vis qu’il n’était pas comme tous les acheteurs, l’attitude du marchand ayant changé à la vue de d’un élément qui était hors de mon champs de vision.

Le vendeur écoutait les demandes de l’acheteur, qui fut immédiatement dirigé vers ma personne. L’acheteur se mit à m’ausculter avec une certaine expertise, ses touchés étaient dérangeants des fois, mais il semblait savoir où toucher, palpant les muscles de mes bras et de mes jambes, donnant un petit gout d’index sur mon abdomen pour déceler la musculature dessous ou non. Il inspectait ma bouche, la dentition, mes yeux, mon plumage et demanda même à jouer un peu de mes cordes vocales, pour imiter une voix d’homme, de femme, qu’ils soient jeune ou vieux, avant de me demander de pousser la chansonnette. Cet acheteur était clairement bizarre, étant encore un peu gêné par l’expertise, n’étant pas habitué à en avoir un aussi poussé.

Vint le marchandage et malheureusement, l’acheteur semblait avoir une idée précise de mon utilisation, venant à appuyer sur les points faible de mon corps, mon âge, le manque d’information sur l’origine et le traitement avant. Tous les éléments trop imprécis furent utilisés, laissant le vendeur accéder à un prix qui semblait assez bas, préférant sans doute cela à devoir me céder pour une bouchée de pain.  
Il prit ma chaine, signant rapidement les papiers de vente, pour m’emmener au niveau du port, avec un pas qui se voulait assez lent. L’acheteur me signalait qu’il n’était pas mon maître, qu’il n’était qu’un médiateur pour acheter certains esclaves et produits sous la demande d’une personne. Il restait assez évasif sur qui était cette fameuse personne, sans doute une personne riche, pour avoir un marchand personnel. Il me fit monter sur un bateau, venant à lui dire que le milieu marin n’était pas un endroit amical pour moi.

L’acheteur fit un grand sourire en me disant que ce bateau était résistant et que ce n’était pas une ou deux vagues qui allaient le renverser. Il avait visiblement dit cela pour me rassurer, m’emmenant dans une des cabines et ne retirant les chaines à  mes jambes qu’une fois le bateau ayant quitté le port, pouvant constater que je n’étais effectivement pas trop fait pour la mer.  Il fut cependant content de constaté que je n’avais pas de nausée, juste une peur de l’eau profonde. Autant dire que la traversée ne fut pas une partie de plaisir pour moi, mangeant à peine ma part, me rabattant sur les quelques légumes présent. Le repas n’était pas aussi pauvre que je le pensais pour des marins, tout comme l’attitude à mon égard ne semblait pas hostile, j’étais un passager spécial, mais pas un parasite.

Je pus entendre d’autres voix et  les assimiler à mon répertoire, tout comme une légère différence d’usage de mot ou un très fin accent, signe que les membres de l’équipage ne devaient pas être originaires de l’Archipel Première. Je n’avais qu’une connaissance médiocre de la géographie, ne sachant pas combien de temps allait prendre le voyage par la mer et prenant donc mon mal en patience.  

Au lever du soleil, le marchand se mit à me chercher, je n’avais pas vraiment fermé de l’œil, le balancement du bateau me mettant trop sur le qui-vive, Il vint à me trainer hors de la cabine, pour me montrer le paysage de la nouvelle île où nous allions faire l’arrêt final. Je fus surpris devant ce lieu nouveau, l’air semblait plus chaud et plus sec.  Les architectures, ne serait-ce qu’au port, étaient différentes, mes yeux ne pouvaient stopper de regarder les moindres détails. Je me repris très vite, ayant certainement un visage identique à un enfant devant une montagne de sucrerie. L’acheteur semblait ravi de ma réaction, mais nous n’avons pas eu le contempler davantage, nous dirigeant vers l’immense bâtisse, qu’il disait être un palais. Dans la ville, il semblait y avoir un gros évènement en préparation, des marchands installaient leurs tentes, se chamaillaient sur la place que prenait les voisins, il y avait comme une sorte de grande foire qui semblait se mettre en place.  Je ne demandais pas plus d’information à l’acheteur, car je préférais me faire discret, mieux valait cela que de me faire passer pour un moulin à vent.  

Une fois la place passée, les gardes nous empêchèrent de passer un temps, avant que l’acheteur ne montre le fameux objet, qui m’était inconnu, mais qui eut comme effet de nous laisser entrer, une laisser-passer ? Je ne savais pas, mais les gardes semblaient dégager de la force sous leurs armures, cela n’était pas vraiment le cas sur l’Archipel Première. Il me menait dans des couloirs, l’intérieur du palais était richement décoré, plus par le coloris que par l’abus de mobilier, on pouvait sentir la grandeur par la taille des couloirs étiré dans la hauteur.  La stupéfaction et la fascination cédèrent place à un certain mal être, me rendant compte que j’avais atterrit dans un endroit inconnu, ne sachant pas comment les esclaves étaient traités, ne sachant pas trop comment j’allais devoir me comporter et les risques d’un manquement à mon simple statut.

L’acheteur se mit à attendre devant une immense porte, avant que celle-ci ne s’ouvre pour nous laisser entrer, une personne venant à énoncer l’identité de l’acheteur, confirmant qu’il était un marchand et que visiblement la personne qui nous firent face devait être important, devant la richesses qu’il avait sur lui. Le marchand se mit à faire une courbette, venant à l’imiter avec un peu plus de raideur, l’écoutant parler à cette personne, qui était un prince. Le terme prince était assez bizarre pour moi, était-il plus haut qu’un duc ? Je ne pouvais guère le savoir, mais il semblait être quelqu’un de très influent, ce qui voulait certainement dire qu’il était certainement mon maître.

Le marchand se mit à se relever, suivant le mouvement et me faisant introduire par le marchand. Il se mit à dire mon prénom, Zaphia, expliquant un peu mes caractéristiques comme mon âge, ma taille et mon poids, bien que je n’aime pas que l’on cite ce dernier poids, j’étais léger, cela se voyait à ma carrure.  Il se mit ensuite à dire que je respectais les consigne de se prince, ayant des rudiments dans l’arc et la dague, bien qu’il ne pouvait confirmer cela que par l’inspection de mes muscles, soulignant que mes bras étaient légèrement musclé, comme le suggérait la maîtriser de cette arme à distance, tout comme mes jambes semblaient souple.  Il fit par de ma race hybride, l’oiseau-lyre, un oiseau assez rare et qui avait la particularité de pouvoir imiter tous les bruits qu’il entendait qu’ils soient naturel ou non. Bien évidemment, il fit expliquait que ma nature d’hybride assez distillé, comprenant ce terme pour signaler que j’avais une hybridation légère, la capacité d’imitation était plus restreinte.

Le marchand vint à se taire, comme semblant attendre les paroles du prince, je fixais ce dernier. Je ne savais pas cette histoire de présent, ni à quoi ce prince attendait de moi. J’étais un cadeau, ça je l’avais compris, pour qui et pourquoi, cela restait un mystère. Tout cet endroit, cette contrée, transpirait de mystère, comme un lieu propice aux récits de conte pouvant durer mille et une nuits.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Lun 15 Jan - 15:36

Le troisième jour du Marché Doré battait son plein. Nul doute à avoir sur l’attrait conséquent de cet événement à travers les archipels. Les rues fourmillaient en permanence de visiteurs venant d’ici et d’ailleurs, pour des raisons toujours plus variées. Chacun espérait y trouver quelque chose. C’était l’occasion de réaliser des envies, des rêves, des ambitions. Nil Arasin était de ces cités qui permettait autant de finaliser certaines aspirations que d’en créer. Et c’était dans cet esprit commun que les badauds, nobles, commerçants ou simples visiteurs d’origines plus insolites, vivaient depuis maintenant plus d’une semaine pour la plupart d’entre eux.
Comme à son habitude, le prince se leva vers les six heures du matin. Réglé comme une horloge, depuis tout petit il n’avait jamais eu besoin qu’on le réveille. Il avait toujours compris qu’une journée se devait d’être entamée tôt afin de se plier à la volonté de celui qui veut la maîtriser. Le prince était de ceux qui voulait que tout se passe selon sa volonté. Non pas dans une optique de démonstration de supériorité, mais parce-qu’il n’aimait pas laisser les choses se passer au hasard. Ce qu’il était ne le lui permettait pas.
Allongée contre lui, frottant doucement sa joue contre son torse, Lumina attendait comme chaque matin le réveil de son maître. Lorsque ce dernier ouvrit les yeux, l’hybride réussit à l’anticiper, et elle posa son menton juste devant son visage. Une façon pour elle d’être la première vision que le prince aurait en se réveillant. Un acte qu’Azzan prenait pour un petit plaisir qu’elle s’accordait, et qui ne lui déplaisait guère. Elle reçu son léger baiser, ce qui eut pour effet de la faire se redresser afin de laisser son maître pouvoir faire de même. Levée une heure avant lui, tout était prêt. Il ne restait plus à Azzan qu’à se laisser habiller et à manger. Le rituel ne changea en rien. Sur le balcon, le maître des lieux huma les effluves émanant de son jardin, tout en dégustant ses ftaïrs, la jeune femme bleutée assise sur ses genoux, blottit comme un animal affectueux. Le repas terminé, Lumina finalisa de le préparer, il sortit enfin de ses appartements. Tout était en place. Les nobles et ses hôtes étaient déjà presque tous présents. Les audiences en salle du trône pour les accueillir se faisait donc plus rares en ce troisième jour. De mémoire, son planning était donc allégé, ce qui ne lui déplaisait pas. Il pourrait s’accorder quelques instants de détente dans les Jardins Ascendants, avec le loisir de pouvoir converser avec ceux qui profitent également de ces trésors verdoyants.
Arrivé dans l’immense et fastueuse salle, il retrouva Qasim, le chambellan, qui lui fit un rapide rappel sur l’emploi du temps et sur les rendez-vous qu’il avait aujourd’hui. En effet, les choses se calmaient. Mais un visiteur l’interpella. Visiblement, un des chasseurs de tête avaient envoyé un message comme quoi il arriverait dans la matinée avec une trouvaille correspondant à l’objet de sa mission. Une nouvelle qui le fit sourire. Une bonne nouvelle. L’anniversaire d’Ishaï arrivait à grand pas, et il pensait devoir se ranger sur un autre genre de cadeau. La cheffe Acaïn s’étant déclarée, elle était officiellement devenue une de ses prétendante. En plus d’être une alliée d’importance dans le désert de Thin, elle était une des rares personnes de son entourage qui se rapprochait le plus de ce qu’il pourrait appeler une “amie”. Ce qui consistait en réalité d’une connaissance plutôt longue de la jeune femme, de rencontres moins protocolaires qu’à la normale et de libertés dans les propos que d’autres ne pouvaient se permettre. Une pure guerrière que son père avait initié à d’autres arts en la faisant régulièrement venir ici, ou grâce au précepteur de Nil Arasin que Casnar at-Aswala avait envoyé dans la tribu du Vent des Ages, en signe d’amitié. L’art et la guerre. Voilà deux choses qu’il voulait réunir, afin de lui prouver qu’il avait bien saisi la nature de sa personne. Quelque chose de beauté et de fort. Ce genre de lyrisme dans sa façon d’appréhender les choses ou les gens était quelque chose qui lui était commun. Il ne pouvait lui offrir n’importe quoi. Et il espérait que son agent trouverait un diamant avec du potentiel. S’il était brut, il lui suffirait de le tailler comme il le souhaiterait.
Une fois cela fait, il prit position sur son trône, l’hybride méduse à sa droite, à genoux sur un coussin.
Les visiteurs s’enchainèrent, avec parfois des petits écarts, qui permirent à Lumina d’obtenir quelques attentions de la part de son maître, et ce dernier semblait tantôt pensif, tantôt plus généreux dans ses attentions. Mais agissait principalement distraitement, n’accordant que peu son regard à l’esclave. Azzan faisait clairement la part des choses, imposant un comportement à chaque endroit et envers chaque personne, ne laissant à Lumina que ses appartements pour agir avec plus de spontanéité.
Lors d’un creux, Qasim se présenta à nouveau à lui et lui annonça l’arrivé du marchand Taher, avec sa trouvaille. Azzan acquiesça et Qasim alla faire mander le dit Taher. Une fois qu’il fut annoncé. Les deux nouveaux venus approchèrent, mais s’arrêtèrent à distance respectable. Son envoyé fut le premier à saluer respectueusement son prince, l’hybride à ses côtés l’imitant. Ce dernier semblait moins assuré, mais rien d’étonnant au regard de sa situation, et de l’endroit dans lequel il était. Un palais n’était un lieu que le commun des mortels peut aisément visiter au moins une fois dans sa vie.

-Bienvenue au palais Marchand Taher. Je suis ravi de vous revoir ainsi accompagné.

La voix du prince était chaude, chaleureuse presque. S’il n’était prince et à cette place là, on pourrait croire qu’il était un ami. Malgré cela, quelque chose dans son intonation et son regard érigeait un mur. Quelque chose d’indescriptible donnait un aspect d’ensemble plutôt inédit pour un profane. Azzan était plus que conscient de ce qu’il représentait, et n’essayait pas de se baisser pour se mettre au même niveau que les autres. Mais il aimait donner l’illusion à son interlocuteur qu’il pourrait être proche de lui. Et ce simple “pourrait” était suffisant pour influencer la vision d’un homme qui regardait un prince.
Alors que l’exécutant énonçait toutes les caractéristiques de l’hybride, Azzan le détaillait. Mais surtout, c’était ses yeux qu’il voulait capter. Toujours souriant, le prince at-Aswala avait appris depuis les enseignements de son père, qu’on pouvait en apprendre bien plus dans un regard que dans des paroles. Les yeux ne pouvait pas mentir, comme la majorité du corps. Ce contact était également une manière de jauger, et voir les flux de la vie et des réactions de l’autre. S’il avait toujours exigé qu’en privé ses esclaves le regarde dans les yeux, à l’inverse de la plupart des maîtres connus, c’était pour cette raison. Il voulait capter et assimiler ce qui lui appartenait.
Zaphia. Ce petit oiseau semblait curieux mais calme. Une pointe d’appréhension se lisait, mais aucune peur. Peut-être était il un habitué de ce genre de chose. Ses origines n’avaient pas été citées, mais à son teint on pouvait deviner qu’il ne venait pas d’un endroit chaud. Son physique androgyne était des plus appréciable, car cela rajoutait au côté unique. C’était donc une pièce de qualité. Il n’espérait pas autre chose.
Une fois la longue tirade du marchand arrivée à son terme, Azzan hocha légèrement la tête, signifiant son contentement.

-Marchand Taher. Vous avez répondu à toutes les exigences, et votre trouvaille est agréable à l’oeil. Je reconnais personnellement votre efficacité. Je vous invite donc à retrouver Qasim afin de récupérer une récompense digne de votre réussite.

A ces simples mots, il attendit que le marchand le salut convenablement et s’en aille. Une fois cela fait, il ne restait, plus que les deux hybrides et le prince. Les gardes semblaient faire partie intégrante du décors. Il déposa sa main dans les cheveux de Lumina, et lui caressa la tête distraitement.

-Bienvenue au palais Zaphia. Je suis le prince Azzan at-Aswala, et tu te trouves sur l’Île aux Saphirs. Tu as la chance d’être promis à un avenir auprès d’une grande dame, à qui je t’offrirai d’ici quelques jours, si tu es à la hauteur du présent que j’aspire à offrir. Tu passeras cette journée auprès de Lumina, mon trésor le plus inestimable. Elle te jaugera, t’évaluera, et en fonction, fera de toi un esclave parfait. J’ai toute confiance en elle. Si elle me dit que tu n’es pas à la hauteur, tu ne me serviras plus.

Toujours souriant, il avait l’air affable même avec les mots qui finirent son discours. Il retira sa main de la chevelure bleue de son esclave, comme pour lui retirer une entrave. Tout du long, il n’avait pas quitté le rossignol des yeux.

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Lumina


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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Lun 15 Jan - 19:43

Lumina avait passé une bonne nuit, comme à chaque fois, tout ce passait parfaitement bien. Son maître lui donnait un ordre, elle remplissait sa tâche et à chaque fois, il n'y avait rien à redire. Sa perfection pouvait sembler gênante, ennuyante, mais Lumina savait si bien ce qu'elle faisait qu'elle pouvait se montrer surprenante et ainsi faire disparaître tout signe d'ennuie. Son maître actuel, le Prince Azzan, était à sa façon, lui aussi parfait, en tout cas pour Lumina c'était le cas. Il aimait la perfection, était exigeant, mais aussi juste. Il la savait immortelle, il la savait capable de guérir des pires blessures, pourtant jamais la violence n'a été un outil entre ses mains et au-delà de cela. Il la protégeait, un garde voir plusieurs gardes la surveillaient constamment lorsque le Prince n'était pas à côté d'elle. Tout le palais avait des directives particulières à suivre la concernant, on ne pouvait la toucher, elle ne pouvait toucher, pourtant elle était plus forte qu'un homme adulte, plus solide que ce Palais. Mais rien n'y fait, elle était le joyaux de son maître, son trésor qui sera légué à sa dynastie, un jour elle rencontrera les petits enfants d'Azzan, tout comme les leurs et ainsi de suite, si le malheur n'en décide pas autrement. Elle pensait souvent à tout cela et d'autant plus au petit matin, lorsqu'elle se réveillait bien avant son maître. L'immortelle préparait la table, les vêtements de son maître, elle goûtait à l'avance tout ce qui constituera le repas afin de s'assurer qu'il n'était pas empoisonné. Elle m'était d'autant plus de cœur à cette pratique depuis qu'elle avait apprit les circonstances tragiques qui avaient conduit Azzan à perdre son père. La méduse s'assurait que tout soit à sa place et que la première chose que son maître voit en se réveillant soit elle. Elle se savait plus importante pour lui que n'importe quelle autre babiole, alors autant lui donner la plus belle des images dès le réveil.

Le reste se déroula comme d'habitude, un levé, un repas, la prise de connaissance de ce qu'il aura à faire dans la journée. Comme il commençait à en faire une habitude, son maître la fit rester auprès d'elle toute la matinée durant. Il n'y avait pas grand monde et lorsque personne n'était présent, elle recevrait une caresse de son maître, chose qu'elle affectionnait beaucoup. Ses cheveux comme à chaque fois emprisonnait les doigts de son maître dans un océan de caresse, sans pour autant l'empêcher de retirer sa main si l'envie lui prenait.

La matinée se passa sans surprise jusqu'au moment où ces deux individues arrivèrent. Un semblant de déjà vu la fit baisser les yeux un instant, revoir cette scène, mais de l'autre côté la rendit nostalgique. Elle aussi avait été emmené auprès de d'Azzan son maître via un intermédiaire, la seule différence était les conditions, elle semblait être une simple marchandise acheté pour être livré à son nouveau maître, Azzan le Prince. Là où elle semblait avoir eu droit à un marchand visiblement tendre avec elle, Lumina avait eu droit à un groupe de mercenaire qui l'avait pourchassé à travers le monde. L'immortelle en sourit légèrement, si elle avait su qui était Azzan à cette époque, elle aurait sauté dans les bras des mercenaires et supplié d'être livré au plus vite. Elle observa ensuite la scène avec intérêt, elle ne semblait pas se retenir d'observer, nullement obligé à baisser les yeux dans cet endroit. Elle évitait simplement le regard du marchand, mais observait sans gêne l'esclave. Un homme, bien que son physique semble assez mixte, une pensée envers ses attribues lui effleura l'esprit, mais elle oublia bien vite cela lorsque la main de son maître revint à elle. Le marchand parti et il ne restait plus que son maître, ainsi que les esclaves. Lumina sourit, heureuse de la moindre attention de son maître pour elle. Elle avait bien comprit qui était cette esclave, ou mieux dit, à qui elle était destinée, Ishai, la prétendante de son maître. Ishai est une femme forte du peu qu'elle en a vue, une amie de longue date, qui avait connu son maître lorsqu'ils étaient encore que des enfants. Lumina ne fut pas surprise en entendant son maître expliquer la journée qui l'attendait auprès de ce jeune esclave. Elle savait que cela arriverait et s'était préparé à respecter les ordres de son maître. Elle devait le tester, l'étudier, il était vrai qu'en matière d'esclave il n'y avait probablement pas de personne plus connaisseuse qu'elle-même. Mais les compliments de son maître lui firent chaud au cœur.

Lorsque la main de son maître la quitta, elle se releva lentement et alla déposer ses lèvres sur la main de son maître. Un léger baisé, doux, délicat et cela simplement en remerciement. Elle avait entendu ses mots et voulait lui montrer qu'elle en serait digne, comme toujours. Elle recula ensuite de plusieurs pas en arrière avant de se retourner pour rejoindre l'esclave. Une fois à sa hauteur, elle se tourna à nouveau pour se mettre face à son maître. Elle attendait de voir s'il avait encore une chose à dire avant qu'elle ne l'emmène. Lumina regardait son maître, ils n'étaient que tous les deux, les gardes ne comptaient pas et l'esclave n'était qu'un objet. Pour l'immortelle cela revenait à être seule et elle se permit de le regarder dans les yeux. Elle vit le sourire de son maître et il finit par hocher la tête :

- Maître...

Sur ce geste, Lumina s'inclina, le dos bien droit, le regard bas, penché à quatre-vingts degré, avec une main à l'avant recourbé et une dans le dos. Elle resta ainsi jusqu'à ce que Zaphia en fasse autant et ira jusqu'à lancer un regard sur le côté vers lui en fronçant les sourcils s'il n'est pas assez rapide. Une fois cela fait, elle se redressera en souriant à son maître. Cependant, Lumina ne le regardait plus dans les yeux, cela n'avait été qu'une petite fantaisie de sa par avant de le quitter. Elle regarda ensuite du coin de l'œil Zaphia et ajouta d'une voix basse :

- Suis-moi.

Puis elle commença à quitter la pièce d'un pas rapide tout en continuant d'être imprégnée de cette élégance naturelle. Tout en marchant ses mains allèrent dans son dos, elle regardait droit devant elle semblant totalement ignorer le jeune esclave à ses côtés. Lumina aura continué d'ignorer le jeune hybride tout du long et cela jusqu'à sa chambre. Elle n'y avait jamais mis les pieds à par lorsqu'on lui montra. Depuis tout ce temps, elle n'avait jamais dormi autre par que dans le lit de son maître, sa vie se résumait à son bien être. Lumina sourit au garde présent à côté de sa chambre et ouvrit la porte pour y entrer. Elle même découvrait presque cette chambre, plutôt grande, même très grande pour une esclave, elle se situait non loin de celle de son maître. Mais même ainsi, elle ne se sentait pas chez elle ici, non, pour elle sa chambre sera toujours là où dormait son maître. Elle se tourna pour regarder l'esclave :

- Entre n'est pas peur et referme derrière toi.

Sa voix était claire, sûr et calme. Elle transpirait la confiance, mais pour l'instant s'était presque sa propre curiosité qu'elle souhaitait assouvir. Elle voyait les quelques meubles, bien qu'inutile, le lit qui avait plutôt l'air confortable, beaucoup de coussin et cela plut à la belle hybride. Il y avait un cercle de coussin dans un coin de la pièce et alla s'y asseoir pour ensuite fixer le jeune homme. Elle lui sourit après quelques instants et ajouta :

- Vient asseoir et parle moi de toi.

Dit-elle tout en lui montrant un tas de coussin en face d'elle.
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Zaphia


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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mar 16 Jan - 1:35

J’observais le marchand se mettre à partir, je me doutais que je ne devais pas bouger, le marchand avait visiblement fini son travail et allait se faire payer pour m’avoir ramené.  Je ne pouvais de toute manière pas bouger, le prince la femme à côté de lui semblant me regarder. Est-ce que soutenir le regard était une bonne chose ? Ils ne semblaient pas d’en offusquer et si je me faisais réprimander pour cela, je n’aurais qu’à m’adapter aux prochaines rencontre. L’homme se mit à parler de lui. Azzan at- … Il allait falloir que j’apprenne cette identité par cœur, sans quoi je risquais d’avoir des ennuis. Le nom de l’île était facile à retenir, étant celui d’une pierre précieuse. Le nom de l’île aurait dû être Rubis, pour aller avec les pierres qui ornaient sa tenue. Il me fit miroiter une vie d’esclave sublime, sans doute avait-il l’habitude d’en faire des tonnes pour me donner de l’importance ou tenter de flatter un égo qui était peu présent.  Il me parlait d’une femme dont je serais le cadeau dans les jours à venir. Ainsi c’était visiblement une maîtresse que j’allais servir, le « si » venant à mettre un peu de  noirceur au tableau blanc qu’il me peignait précédemment. S’en suivit une description de ma journée, cette jolie femme, répondant au doux nom de Lumina, allait être mon épreuve, ce qui montrait qu’il était très sélectif et souhaitait un présent « parfait ». J’eus du mal à retenir un sourire amer devant ce terme. S’il existait un esclave parfait, j’étais bien loin de cela, même si j’avais donné mon maximum pour mon ancienne maîtresse. Au moins était-il clair si je venais à ne pas atteindre ses espérances.  La revente ou certainement la mort, il avait beau paraître un maître aimant, il ne devait pas avoir d’état d’âme pour les outils défectueux. Je me devais de faire attention à ne pas agir imprudemment avec cette esclave, le terme « trésor » voulait tout dire sur l’attention que ce prince avait pour elle.

Je ne pus qu’avoir un pincement au cœur et une légère jalousie envers ses deux êtres, mon ancienne maîtresse aurait certainement été aussi prévenante à mon égard, si elle n’avait pas rejoint le Passeur. Mais je ne pouvais me permettre d’avoir de la colère envers le prince et son esclave, ma maîtresse aurait certainement été contre le fait que sa fille de substitution ait ce genre de comportement.  Mon esprit avait un peu divagué et c’est en voyant le regarde de la femme, que je m’exécutais, tentant de refaire la posture, montrant ma souplesse. Je devais faire plus attention, j’avais certainement eu de mauvais point. Je suivais l’esclave, devant un peu forcer mon pas, elle devait me dépasser de vingt-cinq centimètres, sans doute un peu plus, l’écart se faisait surtout au niveau de la longueur de ses jambes. Je ne pouvais nier le fait que cette Lumina était une esclave très belle, sachant d’avance que je ne pourrais atteindre un tel niveau de beauté, mais comme ma maîtresse me disait, il existe autant de forme de beauté que de perle dans l’océan.  Le changement d’attitude était perceptible, comme les deux faces d’une pièce, devant la suivre sous peine de me perdre dans les dédales du palais. L’attitude froide me rappelait un peu mon ancien maître, sauf qu’ici il n’y avait pas vraiment d’hostilité à mon égard, juste  … de l’indifférence ? Elle stoppait devant une porte, qui me semblait identiques aux autres, si ce n’était la présence de garde, sans ce détail j’aurais sans doute continué tout droit, si j’avais été seul.  Je me mis à regarder les soldats, ils semblaient irradier de puissance comme ceux à l’entrée de palais. Je me doutais que cette garde devait pouvoir repousser aisément toute attaque, au moins pourrais-je fermer l’œil plus sereinement.

Je ne vis la chambre que partiellement, venant à entrer après la demande de Lumina, fermant délicatement la porte, si bien que l’on aurait à peine entendu le cliquetis du système. La demeure de ma maîtresse avait aussi ce système, ce qui me disait que ce n’était pas une contrée si inconnue que ça. Je me rendis ensuite compte de l’espace affreusement grand, il y avait tout le nécessaire pour un esclave, mais l’espace offert était la chose qui me marquait le plus. Etait-ce parce qu’elle était le trésor du prince ? Je ne savais pas, mais je me sentirais mal à l’aise d’avoir une telle chambre, ayant appris à me contenter de peu. Je vis la femme se mettre à s’installer dans un coin garnit d’objets que je ne connaissais pas, c’était tout petit, on ne pouvait pas dormir dessus et cela semblait remplacer des chaises, de plus la façon de se mettre était aussi assez bizarre, mais je n’allais pas critiquer, il me fallait au contraire apprendre. Elle se mit à m’inviter à m’asseoir, ce que je fis, bien qu’étant un peu embêté par le manque de stabilité, venant à plier mes jambes sur le côté, les deux membres se suivant en parallèle. Cette posture était une de mes préférées, bien que cela ne permette pas tellement de bouger en cas de besoin.  Il fallait à présent parler de moi … je n’aimais pas parler de mon passé et de ma maîtresse, mais je devais me forcer un peu, pour éviter les ennuis.

- J’ai été acheté tout bébé par un groupe de marchand. J’ai été éduqué par ses derniers de deux manières différentes, mon maître souhaitant avoir un esclave capable de faire quelques tâches physiques, ma défunte maîtresse souhaitant avoir une fille de substitution.

Je fis une petite pause, pour voir si cela l’étonnais ou la dégoutait.   Ce n’était pas tous les jours que l’on travestissait un esclave, d’autant que je ne savais pas si la religion ici voyait malsain cet acte. Percevant la réponse, je vins à continuer mon récit, même si ma gorge se resserrait de plus en plus. Je n’aimais vraiment pas parler de ma maîtresse.

- Ma maîtresse a toujours été très douce à mon égard, ce qui n’était pas le cas de mon maître. Fort heureusement ce dernier n’était pas souvent dans la demeure, partant tout le temps pour des affaires. Ma maîtresse m’enseignait tout  ce qu’il fallait pour être file de substitution.  Ma défunte maîtresse n’a jamais pu faire son deuil et elle avait été si bonne avec moi, que je pouvais bien jouer le rôle qu’elle souhaitait. J’ai appris à utiliser l’arc et la dague pour défendre ma maîtresse quand le maître n’était pas présent, mais il a fini par découvrir que sa femme m’habillait en femme. Comme je vous l’ai dit, mon maître n’a jamais été tendre, encore moins en voyant ce qu’il désignait comme une immonde mascarade.

Un autre silence vint, mais cette fois ce n’était que pour me calmer, voulant éviter de voir que j’avais du ressentiment envers mon ancien maître.

- Mon éducation aux armes fut gérée par mon maître, me donnant un instructeur aussi dur que lui, à défaut d’avoir appris à mieux maîtriser l’arc et la dague, j’ai appris à pouvoir résister aux insultes. J’ai toujours fait de mon mieux, afin que ma maîtresse soit contente et d’avoir ma reconnaissance de mon maître. Cependant …

Mes mains se mirent à trembler. Nous arrivions à cet instant qui était la plus marquante de ma vie.  Je ressentais autant de la tristesse que de la rage.

- L’automne dernier ma maîtresse est tombée malade, mon maître n’étant pas là, je me suis occupée d’elle, jusqu’à sa mort. Mon maître ne vint qu’un jour plus tard. Lui qui n’avait jamais montré de la compassion pour ma maîtresse, malgré le nombre de fois que je lui ai dit que ma maîtresse se sentait seule et qu’elle avait besoin de lui. Ce fut le seul moment où il se rendit compte de son manque de temps avec ma maîtresse. S’il était venu plus tôt, je pense que ma maîtresse aurait davantage luttée contre la maladie.

Je baissais la tête, ma voix perdant en puissance, devenant presque un murmure.

- Nous avons fait le rituel du Passeur, j’ai chanté pendant tout le temps où je pouvais voir la barque à l’horizon, venant  à blesser ma gorge et perdre ma voix pendant trois jours. C’est tout ce que je pouvais donner comme offrande à ma maîtresse.  Mon maître quant à lui ne donna rien, en plus des préparations du rituel.  

Je pris de profondes inspirations, pour me calmer.

- Le maître fini par faire son deuil en me haïssant, venant à me vendre. Il m’a promis que si je venais lui adresser la parole, il me tuerait. Je suis assez content d’être sur une autre île, car il serait tout à fait capable de tuer cette fille de substitution qu’il doit désigner comme étant la source de la mort de sa femme, alors qu’il s’agit du contraire.  Ma maîtresse a été heureuse jusqu’à ses derniers instant, venant à divaguer d’avoir sa vraie fille, acceptant de jouer ce rôle une dernière fois pour elle.  

La fin de la mon histoire se fini par une longue expiration, venant à reprendre un visage normal, comme si rien de ce que j’avais dit ne m’avait affecté.  

- Si je ne réponds pas aux attentes, je peux faire de mon mieux pour les atteindre. Je ne peux promettre d’y arriver, car la perfection est une illusion. Si je dois être puni pour un manquement, je ne reculerais pas, ne chercherais pas d’excuse, tant qu’elle est justifiée.  Je ne mange pas de viande, préférant le poisson, les légumes et le miel.  Je n’apprécie pas que l’on tire sur mes plumes. Je déteste les punitions injustifiées, surtout sur un autre esclave, ce qui pourrait amener à recevoir les coups à la place de l’esclave innocent.  Enfin, j’ai une grande fierté dans le maniement de l’arc ou le fait de pouvoir imiter une femelle.


Je ne pensais pas avoir oublié des choses. Cachant tout de même mon masochisme, ce n’était pas quelques choses de naturel, j’en avais conscience et il était hors de question de permettre à cette nouvelle maîtresse de me punir physiquement, sous prétexte de chercher à me faire du bien.
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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mar 16 Jan - 10:41

Lumina observa le jeune homme dès l'instant ou elle s'était assise, à genou comme à son habitude sur les coussins. Pour elle cette position était simplement naturelle, s'asseoir autrement ne lui viendrait pas en tête même si elle était seule. Lorsque finalement il la rejoignit Lumina eut son premier froncement de sourcil, mais préféra ne pas relever pour l'instant. Certes il n'était pas en présence de son maître, mais elle ne lui avait jamais dit de se mettre à l'aise pour autant, cette positon adopté était donc d'après Lumina nullement adapté à la situation. Mais elle n'était pas pour autant désagréable à l’œil, elle garda donc pour elle ce qu'elle vit.

Il ne fallait pas être devin pour remarquer que parler de son passé lui était pénible, en fait, cela Lumina pouvait le comprendre, après tout, en matière de passer elle était la championne toute catégorie. L'immortelle écouta donc le jeune homme, comment et pour quelle raison il avait été acheté. Pour le maître elle ne vit rien de particulier, cependant, pour ce qui était de la maîtresse, cela pouvait poser problème. Rien ne la dégoûtait à cela, elle avait vus mainte chose tout aussi bizarre et des choses aussi épouvantables, ayant été acheté pour être disséqué pendant des décennies et torturé. Rien ne pouvant plus l'étonner dans les choix d'achat d'un maître. Mais ce qu'elle craignait à cela, était la différence, maître ou maîtresse, il ne voyait probablement pas les deux du même œil, l'une l'ayant trop bien traité, trop aimé et elle savait que l'amour d'un maître pouvait être dur à perdre. Elle imaginait sa douleur dans ces épreuves de la vie, la main lourde du maître, la caresse d'une mère qui ne l'était pas. Même si les caresses devaient être rassurant, cela lui posera problème, il lui faudra s'assurer qu'il ne voit pas chaque maîtresse comme des mères de substitution. Elle avait déjà une fois vu cela, sauf à inversement, une jeune fille était la maîtresse et son père lui avait donné une mère de substitution. Cela avait été terrible pour l'esclave lorsque la jeune fille comprit qu'elle n'était qu'un objet et non sa mère.

Elle observa le jeune esclave lorsqu'il prit une courte pause, elle ne semblait nullement dégoûté, elle l'écoutait avec attention, ses yeux d'un bleus irréelles, son dos droit avec les épaules reculées légèrement et ses mains sur ses cuisses. La chaleur ne semblant pas lui faire perler la moindre goutte de sueur. Lumina finit par sourire très légèrement au jeune homme, cela dans l'unique but de le rassurer, lui faire comprendre qu'il peut continuer. La méduse trouvait cela intéressant, ce jeune homme pouvait donc jouer le rôle de la femme et cela lui donnait de la valeur. Pouvoir jouer les deux rôles, savoir effectuer les tâches de l'un comme de l'autre sexe pouvait être pratique, surtout lorsqu'elle pensait au caractère de Dame Ishaï.

L'esclave continua son récit, mais elle remarqua un léger changement de voix, rien d'incroyable, mais s'était comme s'il était légèrement en apnée. Quelque chose semblait le déranger, il montrait ses émotions, pour cet esclave, visiblement le passé était assez lourd pour l'affecter. Elle garda pour elle à nouveau ce qu'elle voyait, ne souhaitant le couper dans son récit, d'une certaine manière elle aurait voulu le féliciter pour sa dévotion envers sa maîtresse, mais elle n'acceptait pas la façon qu'il avait de parler de son maître. Sans forcément s'en rendre compte, elle remarquait que l'esclave avait tendance à être plus dur dans les mots qu'il choisissait lorsqu'il s'agissait de son maître. Il prenait le partie de sa maîtresse, hors un esclave est un objet, il ne prend pas partie, il avait donc comme elle le craignait, apprit à ses dépends à choisir.

A nouveau le silence tomba, elle s'y était attendu, Lumina se contenta de fermer les yeux durant ce temps, les difficultés d'une vie d'esclave peuvent être des plus complexes des fois. Pourtant, cette fois-si le problème était simple, mais provenait d'un environnement compliqué. Finalement, il reprit et Lumina rouvrit les yeux pour observer le jeune homme. Elle ne fit pas grand cas des insultes, cela elle connaissait bien et c'était même une chose courante pour un ou une esclave. Le fait que son maître le Prince est demandé un esclave qui sache se battre ne l'étonna pas, Dame Ishaï étant une guerrière aguerrie, s'il y avait à nouveau conflit dans ses contrés du désert, il lui faudrait un esclave capable de la suivre.

Il ne fallut à Lumina qu'un regard sur ses mains pour comprendre qu'on arrivait au moment ou les choses on dégénéré. Elle joignit ses mains, les gardant tout de même sur ses cuisses, Lumina compatissait d'avance, mais savait sa mission plus importante que ses sentiments à l'égard du petit. La mort, un moment compliqué à gérer dans la vie d'un esclave, une mort tragique certes, mais là il montrait clairement ses émotions à vif. Il jugeait, donnait son avis sur son maître, se permettait de croire savoir, mais il oubliait là son statut d'objet et parlait comme la fille de substitution.

Je jeune homme perdit sa voix, devenant qu'un murmure elle du tendre légèrement l'oreille pour l'entendre à nouveau plus clairement. La peine, la tristesse, un esclave en bien mauvais état d'un point de vue psychologique et cela d'autant plus car elle avait déjà deviné la suite. Lumina avait apprit que les maîtres géraient la perte d'une façon bien à eu, celle-ci n'a rien à voir avec la façon de faire des esclaves. Les esclaves se déchirent la voix, donne de leur personne, mais les maîtres, pleur en silence ou explose. Elle l'écouta terminer son récit, la haine, la colère et la promesse d'une mort. Ce maître-là avait choisis d'exploser, sa rancœur dirigée envers la chose qui lui rappelait le plus sa défunte femme. Du moins, c'est ainsi que Lumina préféra voir les choses, le maître a raison, l'esclave a tort, c'est un fait que le jeune homme semble oublier. Elle savait à présent que cet esclave sera prêt à mentir à son maître pour son bien ou mieux dit pour faire ce qu'il croyait être bien. Mais un esclave n'a pas à réfléchir à ces choses-là, enfin, un esclave normal, il n'avait selon Lumina pas l'expérience pour pouvoir être impartiale dans un tel choix.

Il vint sur la fin de son récit, il reprit une attitude plus serein, mais il pouvait montrer un visage aussi naturel qu'il le souhaitait, ses émotions avaient déjà explosé à vif. Cependant, le jeune homme continua, mais il ne parla pas de son passé, mais simplement de lui-même, pour le coup, elle le laissa finir, les infos étaient toujours bonnes à prendre. Il commença par parler des attentes et il était clair qu'il aurait des efforts à faire. Lumina ne put que sourire lorsqu'il parla de la perfection, que celle-ci était une illusion, elle qui avait passé sa vie à être parfaite, elle comprenait ou il voulait en venir, mais cela ne changeait rien au fait que cela doit être un objectif qu'elle pouvait se vanter de plutôt bien remplir. Même son propre corps ne lui laissait pas le choix de toute façon. La suite par contre fit froncer les sourcils à la belle Lumina, ce joli jeune homme esclave semblait se donner le droit de décider si une punition est méritée ou non, si elle était justifiée ou non. Donner ses préférences concernant la nourriture, dire qu'il n'aimait pas une ou l'autre chose et semblait même aimer ou détester des choses concernant les maîtres. Pour un culot, on pouvait dire qu'il en avait se dit-elle sur le moment.

Lorsque l'esclave eut terminé, Lumina poussa un long, très long soupire trahissant l'immense travail qui semblait lui incomber à présent. Au même instant la porte se rouvrit et un garde rentra avant de refermer la dite porte. Il resta alors positionné de telle façon à pouvoir les observer. Sur le moment, Lumina eut un léger sourire amusé et préféra rajouter :

- Ne fais pas attention à lui Zaphia, fait comme s'il n'était pas là, il est là simplement pour ma protection.

Dit-elle en lui souriant légèrement avant de finalement se redresser :

- Tu veux un verre d'eau ?

Tout en lui posant la question elle partie vers une table haute qu'elle vit un peu plus loin, dessus se trouvait une carafe d'eau, elle prit aussi deux verres qu'elle remplit. Que sa réponse était négative ou positive elle lui ramènerait le verre d'eau et le déposa devant lui. Elle se rassit ensuite en face de lui dans la même position. Elle l'observa de la tête au pied, oui il serait clairement facile de le faire passer pour une femme si madame en avait l'envie. Mais ce n'était pas la priorité, elle savait que le marchand avait dû faire les vérifications d'usage concernant son corps, mais elle devrait elle aussi le faire, comme pour tout, elle n'avait confiance qu'en elle et son maître pour ce genre de choses, comme pour tout en fait. Après un court instant de méditation elle finit par regarder à nouveau l'hybride dans les yeux :

- Nous allons avoir du travail, mais avant de commencer je pense qu'il est nécessaire que tu saches certaines choses sur moi, mon maître et t'as future maîtresse...

Elle conclue ce passage avec un sourire avenant, puis poursuivit :

- Comme tu le sais déjà, je me nomme Lumina, la grande majorité de mon histoire est un secret, je ne puis te le divulguer, mais je peux te dire que mon expérience dépasse ce que tu peux croire et je compatis à la mort de t'as maîtresse. Mais je crains qu'elle ne t'a pas rendu service, par chance tu as eu un maître violent, cela te permettra de t'adapter. Pour commencer sache que notre maître actuel n'est pas violent, il n'utilisera aucune punition corporelle sur toi, enfin, normalement il n'y a pas de raison. Par contre, ne te mêle jamais des punitions des autres et ne t'avise jamais plus de critiquer un choix de notre maître ou de qui que ce soit qui n'est pas esclave. J'espère avoir été assez clair.

Sur le moment, son sourire disparue, visiblement cela était une chose qui lui avait beaucoup déplus, mais en même temps il y avait une réelle crainte dans ses mots. Elle ne semblait pas du tout garantir sont bien être s'il venait à le faire. Elle enchaîna ensuite :

- Pour ce qui est de la nourriture tu n'as pas à t'en faire, mais si tu es ouvert au conseil... Alors sache que la meilleure chose à faire est de te débarrasser de ce genre de pensée, laisse cela aux maîtres. Toi, tu aimes ce que t'as maîtresse aime, voilà tout et sache qu'on ne refuse jamais un verre ou quoi que ce soit qui vient d'un maître. Ensuite, sache que notre maître actuel, le Prince, souhaite qu'on le regarde dans les yeux dans l'intimité, tu ne dois avoir aucun défit dans le regard, simplement être toi-même mais oublie ton passé, en tout cas essaie.

Sur le coup Lumina elle-même semblait pas vraiment confiante concernant le passé, elle-même n'était jamais parvenu à l'oublier, mais son passé était aussi sa force, contrairement au jeune homme qui d'après elle sera hantée par celui-ci s'il n'arrive pas à tourner la page :

- Dit toi que c'est un nouveau départ, tes précédents maître importe peu à tes nouveaux maître, je vais maintenant te dire les autres choses qui mon déplus dans tes propos ou geste. Je dis uniquement tout cela dans le but que tu réussisses parmi nos maître, si les choses se passent comme dame Ishaï le souhaite, nous serons amené à nous voir souvent. Pour commencer je ne t'ai pas dit de te mettre à l'aise, assit-toi sur les genoux, dans l'idéal fait comme moi et n'est que deux positions, à genou lorsque tu attends sur place ou debout avec les mains dans le dos lorsque tu sais que tu risques de te déplacer rapidement à nouveau.

Elle attendit qu'il le fasse et froncera les sourcils s'il prend trop de temps avant de reprendre un visage souriant. Contrairement à son maître, elle ne souriait pas dans le but d'afficher un masque, son sourire était clairement sincère, elle voulait réellement aider l'esclave :

- Tu dois apprendre à enfouir tes émotions, la seule chose qui doit transparaître de toi est ton bonheur, t'as douleur, ton plaisir. Le reste ne doit pas exister, je sais que la tristesse est difficile à cacher, mais tâche de le cacher du mieux que tu le peux, mais s'il ne doit rien qu'un peut être visible, alors montre le clairement. Je ne te demande pas d'aimer, mais ne ment jamais sur tes émotions, ne ment même jamais à tes maîtres. Je sais que je donne l'impression d'être contradictoire dans ce que je dis, pourtant, je ne me trompe pas, toutes les esclaves que je croise pense croire qu'être esclave consiste simplement d'écouter et se soumettre. Hors, ce n'est pas le cas, tu ne dois pas être un esclave ordinaire, l'ordinaire ne coûte pas autant que tu as dû coûter à mon maître.

Comme d'habitude, Lumina montrait ses émotions clairement, mais ce qu'on voyait était simplement la dévotion à son maître, elle parlait comme si tout ce qui venait de son maître était parfait, unique et c'était clairement ce qu'elle demandait à l'esclave. Elle leva le doigt comme pour attirer son attention avant d'ajouter :

- A présent, si tu as bien compris on va commencer le travail, tu peux m'appeler Lumina, mais vois moi comme t'as maîtresse pour l'instant, comporte toi comme si je l'étais afin que je puisse t'évaluer et te donner des conseils.

Elle le laissa analyser, prendre le recule nécessaire et se mettre en condition avant de reprendre. Lumina savait clairement quoi faire et avait déjà décidé de la suite des événements. En même temps, elle était curieuse, il semblait moins soumis que Rozenn, peut-être pourra-t-elle faire de lui quelque chose un peu plus vite qu'avec elle. Le fait qu'il soit moins passif était d'après Lumina un plus, même si elle ne lui avouera certainement pas. Après cette courte pause elle se releva sans quitter des yeux l'esclave :

- A présent je vais t'examiner, déshabille-toi entièrement.

Lumina garda dans un coin de son champ de vision le garde, elle savait ce qu'elle avait le droit de faire et ne doutait pas que le garde l'empêcherait de faire quoi que ce soit de plus. Son maître recevra en plus un descriptif détaillé de tout ce qu'elle fera avec l'esclave, elle espérait avoir bien tout interprété comme il fallait.
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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mar 16 Jan - 14:42

J’entendais la femme se mettre à pousser un soupir qui était assez … clair. Visiblement j’allais devoir bosser dure pour arriver à  ses attentes. Mon regard se portait immédiatement sur le soldat qui entrait dans la pièce, venant à tourner la tête et un peu les épaules. J’avais eu un geste assez vif, cela m’avait surpris et je m’étais tendu, comme un arc.  Les propos de Lumina ne me plaisaient déjà pas beaucoup, le prince avait-il peur que je fasse du mal à son esclave ? Je savais que j’étais un étranger, mais il fallait être complètement idiot pour tenter de la prendre en otage, alors qu’il y avait des soldats de l’autres côté de la porte.  J’eus la proposition de l’eau, venant à la regarder.

- Avec grand plaisir.

Il était vrai que pendant le trajet en bateau, j’avais eus beaucoup de mal à m’alimenter et surtout à boire, d’autant que cette contrée était plus chaude. Je devais faire attention à bien m’hydrater, si je ne voulais pas tomber dans les pommes. Je pris délicatement le verre qui m’était destiné, venant à prendre une petite gorgée, laissant le liquide rafraichir mon corps de l’intérieur.  Elle se mit à m’observer, peut être cherchait-elle quelques chose sur moi ? Je n’étais pas pudique et le fait d’être la source de regard, ne me dérangeais pas, tant que ce n’était pas pour me piquer une de mes plumes. Je me mis à avoir un air interrogateur sur le fait qu’elle commence à se confier sur elle, le prince et ma future maîtresse, venant à donc écouter attentivement. Elle parlait au début par énigme. Ce que je pouvais comprendre c’est qu’elle ne faisait pas son âge, n’ayant pas une bonne connaissance de la biologie animale, je ne pouvais savoir à quelle espèce, elle était liée. Je ne comptais pas demander son âge, cela ne se faisait pas pour une femme et je ne désirais pas fouiller dans sa vie, devant le respect des ainés.

Quand elle se mit à critiquer mon ancienne maîtresse, je ne pus empêcher un léger tic de mes yeux. Elle par la suite que le prince n’était pas comme mon ancien maître, avant de me conseiller vivement de ne pas agir contre les décisions d’une personne qui n’étais pas esclave, ayant un nouveau tic. Je pris la décision de répondre, profitant pour répondre.

- je tâcherais de faire attention.


Ce n’était pas une réponse clairement définie, je ne pouvais promettre une telle chose. C’était comme dire à un carnivore de ne manger que des légumes. Je n’étais pas un esclave qui avait peur de me faire taper par mes propriétaires, j’avais pleinement conscience que s’opposer à ses maîtres étaient une chose dangereuse pour un esclave et j’en assumais les responsabilités. Je pourrais tenir un moment, mais s’il y a trop d’injustice autour de moi, je n’allais laisser ma rage me ronger de l’intérieur jusqu’à devenir une simple bête. Lumina se remit à parler, cela ne pouvait me laisser indifférent, mon mode de vie était totalement changé, devoir avoir la bequeté en devant faire mine d’apprécier, cela n’était pas dans ma nature. Je me rendais compte que cette esclave et le prince attendaient certainement bien trop de ma part.  J’avais l’impression de devoir tout réapprendre et je ne pouvais accepter d’oublier les enseignements de mon ancienne maîtresse. Le travail allait être très difficile, si je voulais atteindre un niveau convenable à leurs yeux. Elle se mit à me parler de mon regard et du prince, s’il était une mauvaise personne, cela risquait d’être difficile de ne pas le défier du regard. J’avais limite l’impression qu’elle me disait de me taire et de refouler tout sentiment à l’égard de ce prince. Par contre quand elle se mit à parler d’oublier mon passé, d’être moi-même, je ne pouvais qu’avoir un geste de ma main libre, le resserrant fortement.

S’ensuivit une phrase qui sonnait vrai. Pour un nouveau départ s’en était un, avec une marche si haute que j’avais l’impression d’avoir des boulets aux pieds.  Elle se remit à critiquer ma défunte maîtresse, ce que je n’appréciais vraiment pas, elle méritait un minimum de respect. Elle me fit la morale sur la posture, venant à la corriger dès qu’elle expliquait comment se mettre quand on était assis. J’enregistrais cependant la posture debout, cela était nouveau, d’autant que si je portais un carquois, cela n’allait pas être aisé, même si je doutais qu’on me laisse armer dans l’enceinte du palais. Lumina était troublante, dure et chaleureuse  la fois, je ne savais vraiment pas trop quoi penser de cette esclave, sa langue fourchu m’irisait des fois les plumes, mais son visage était apaisant.

S’en suivit d’autre conseil, comme cacher mes sentiment, n’en laisser filtrer que certains. Pour le reste c’était assez déroutant de se faire dire de ne rien montrer ou laisser le sentiment complètement apparaître. Je ne voulais pas embêter les autres avec mes sentiments, ne désirant pas la pitié ou d’autres choses aussi déplaisantes. Une autre chose que j’étais cependant d’accord, c’est sur le fait d’aimer, je n’allais certainement pas aimer un maître immonde. Ne pas mentir était aussi une chose que je comprenais, même si j’eus un peu de mal à comprendre l’intérêt d’enfouir ses sentiments et de ne pas mentir dessus. Un sentiment caché pour moi était tout de même un mensonge, car on ne le laissait pas s’exprimer, retardant le moment de sa sortir. Lumina fit une comparaison avec les autres esclaves et j’avais une grande différence avec eux, car je savais me rebeller aux décisions de mon maître, même si plus elle parlait, plus cela semblait devenir une leçon de plus en plus trouble.  Elle vint à parler de l’argent que j’avais coûté et que ce n’était pas celui d’un esclave ordinaire, hormis quelques différences, je ne voyais as en quoi j’étais un esclave particulier.  

Elle semblait par la suite se mettre à vouloir me tester. Voir Lumina comme une maîtresse, une part de moi ne l’aimait pas, une autre n’était pas contre le fait qu’elle soit une maîtresse temporaire. Elle avait été rude dans ses propos, mais cela était pour convenir à la vraie future maîtresse. Je mis de côté les mauvais sentiment, pour ne garder que les bons et pouvoir être un esclave content. Restant dans ma posture, je vins à répondre.

- Comme vous voudrez, maîtresse Lumina.  

Elle se mit à me donner l’ordre de me déshabiller. Venant doucement à me relever, usant de mon agilité pour ne pas avoir de geste brusque. Je ne savais pas comment elle agirait en tant que maîtresse, préférant agir donc avec prudence, afin de jauger sa réaction.  Comme elle avait dit de me déshabiller entièrement, je vins à commencer par retirer le ruban tenant ma tresse, venant à la défaire pour laisser les cheveux voler librement.  S’en suivit les chaussures de cuire, les chaussettes, les gants, le short, la chemise et le sous-vêtement. Je ne fus pas brusque dans mes gestes, mon ancienne maîtresse m’avait dit qu’une femme se devait d’être gracieuse en toute circonstance, même si je ne savais pas si Lumina allait apprécier cela.

Cette dernière pouvait constater les sept petites plumes au bas de mon dos, que mes cheveux ne pouvaient recouvrir intégralement, tout comme le fait que de me mettre à nu ne me dérangeais pas plus que cela.
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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mar 16 Jan - 16:27

Décidément, il allait donner du fil à retordre à Lumina, au plus elle parlait, au plus elle sentait la colère qui enflait facilement en lui. Il était bien un homme, ce sentiment, cette fierté, il ne se rendait pas compte qu'ici il n'y avait de place pour les héros. Les esclaves sont des objets, leur sacrifice, leur valeur, leur sentiment, tout cela n'avait de valeur que si leur maître décidait d'y prêter attention. Elle en connaissait un rayon, son existence n'avait jamais eu autant que depuis qu'elle avait rencontré Azzan. Le Prince était bon, de ce que Lumina avait vu, Ishaï semblait être une bonne maîtresse, dure mais sincère et juste. La vraie crainte de l'immortelle n'était pas qu'il y est une injustice devant le jeune homme et qu'il cherche à s'interposer, mais simplement qu'il ne comprenne pas qu'ici, l'injustice n'avait pas lieu d'être. Ce n'était pas à lui de décider si une chose était injuste, les esclaves sont des objets de valeur, mais des objets tout de même.

Lumina conclu rapidement que critiquer son ancienne maîtresse était une mauvaise idée et elle n'était pas très intéressée de le voir tenter une quelconque confrontation. Elle nota cependant comme il réagit lorsque le garde pénétra dans la chambre. Il avait effectivement de bons réflexes, mais se devait d'être plus discret. Son regard aussi était bien trop expressif, on y lisait la moindre émotion comme dans un livre et elle n'était pas aussi douée que son maître à ce jeu-là. Il était plus que certain que son maître remarque immédiatement cette colère ou frustration qu'il semblait avoir en lui. Pour le reste il semblait plutôt obéissant, mais restait méfiante, elle ne savait pas encore vraiment comment le prendre, mais n'était pas du tout craintive le concernant.

Lorsqu'elle lui ordonna de se lever pour déshabiller, il le fit sans hésitation. Elle nota qu'il bougeait avec une certaine élégance, cherchant à paraître féminin et dans le fond, ce n'était pas pour déplaire à Lumina. Il était efféminé, il se devait donc d'agir ainsi, c'était tout à fait logique pour Lumina et elle décida de le faire remarquer. Elle avait après tout critiqué sa maîtresse sur certaine mauvaise habitude qu'elle lui avait donnée, elle ferait l'effort de faire remarquer les bonnes choses aussi :

- Je remarque que t'as maîtresse t'as apprit de bonne chose, je n'en doutais pas, ce que je critique concerne plus la manière dont-elle avait de te voir, mais dans le font, tu n'as fait que la servir comme elle le souhaitait. Alors, retient simplement que je ne suis pas t'as mère de substitution et que contrairement à tes vrais maîtres, je suis ton objectif et ton soutien. Si tu as une question, pose-là moi en demandant le droit de parler comme tu le ferais avec ton maître.

Elle s'approche, le regardant de la tête au pied sans aucune gêne, elle appréciait qu'un esclave ne fasse pas preuve de pudeur. Lumina finit fasse à lui et murmura à l'oreille de l'esclave assez bas pour que le garde ne puisse entendre :

- Ne t'inquiète pas, ce garde serait-là si j'étais avec n'importe qui d'autre que lui-même, il ne me quitte jamais.

Elle lui sourit avant de reculer légèrement, la méduse posa sa main sur l'épaule de l'hybride, sa main n'avait rien d'humain. On pouvait avoir un doute lorsqu'on la regardait, bien que les extrémités soient teintée de bleus, sa peau elle, lorsqu'on la touchait ne laissait place au doute. Sa peau était anormalement douce, trop parfaite, une absence totale d'imperfection qui pouvait être troublant. Une véritable poupées en porcelaine. Pourtant, le bout de sa main, ses doigts, ses longs ongles pointus sont recouverts d'un bleu océan, cependant, à cet instant elle changeait de nuance de couleur, brillant, tirant légèrement le rouge. On pouvait voir que ses nuances se produisaient à cause de la lumière ambiante. L'immortelle déposa son autre main sur l'autre épaule, puis elle serra légèrement, vérifiait la teneur en muscle, leur robustesse, puis elle laissa ses mains glisser le long des bras avec douceur. Lumina en faisait volontairement beaucoup, elle voulait en passant voir si le jeune réagirait d'une quelconque façon. Elle pelota, vérifia tous les muscles le long du bras jusqu'à ramener ses deux mains sur la main droite du jeune homme. Elle releva la main pour en voir les ongles, voir les traces dû à l'usage de l'arc au niveau des doigts. Elle en profita pour voir si ses mains étaient rugueux ou au contraire doux au touchées.

Le visage de Lumina exprimait une certaine satisfaction, elle ne cachait nullement ce qu'elle ressentait, pensait, en fait elle était un véritable livre ouvert, mais on voyait que c'était totalement volontaire. Ses yeux, jusque-là étaient concentrés sur ce qu'elle faisait, mais elles revinrent se planter dans ceux du jeune homme et un large sourire apparue :

- Tu es finement dessiné, moi j'aime bien et toi comment me trouves-tu ?

Elle tira chaque main sur le côté, les relevant pour les placer à l'horizontale puis les relâchas légèrement, si les mains retombèrent elle les rattraperait pour les replacer :

- Gardes les bien écarté comme ça, essaie d'anticiper mes envies, ma volonté, je suis ton maître actuellement.

Elle fit un petit clin d’œil au jeune homme suite à ses mots, elle se montra volontairement légèrement aguichante, mais en coin elle gardait la verge du jeune à l’œil. Après-tout, elle devait s'assurer que toute la marchandise fonctionne, même si elle en arriverait pas à le toucher à cet endroit. Lumina craignait que le geste soit mal interprété et qu'elle tout comme lui reçoivent la foudre d'Azzan son maître. Elle n'avait jamais commit de telle erreur et ignorait donc comment il prendrait la chose. Elle plaça alors ses mains sous ses épaules, en passant elle voulait voir s'il était chatouilleux, elle laissa ses mains glisser avec délicatesse tout du long, elle faisait preuve d'une sensualité particulière. Elle se montrait attentionné, souriait, se montrait intéressé, pourtant elle demeurait très concentré sur ce qu'elle faisait. La méduse s'arrêta au niveau de la taille et décala ses mains vers l'intérieur. Lumina les reposaient contre le nombril du petit, de ses doigts agiles et fins elle dessina chaque muscla de son ventre et finit par remonter lentement jusqu'à la base du cou :

- Tu es mignon, tu as bien raison de ne pas avoir honte de ton corps, bien qu'il m'appartient en ce moment.

Elle regarda ses yeux, comme pour chercher une infime étincelle de rébellion . Si s'était le cas elle se contenterait de froncer légèrement les sourcils, mais ne dira rien. Puis elle contourna le jeune homme, passant dans son dos. Sa main passa sur toute la longueur de la chevelure :

- Un bain te sera nécessaire, tu n'as pas eu l'occasion de t'occuper correctement de tes cheveux depuis un moment je présume. Je te demande pas si tu sais t'occuper de toi, je pense que là-dessus je n'ai pas à m'en faire. En tout cas tu fais bien de les attacher.

Elle souleva la longue tresse pour la passer par-dessus l'épaule du jeune homme et ainsi avoir le dos bien découvert. Elle vit alors les plumes dont il aimait pas qu'on les touches. La remarque qu'il avait fait donna envie à Lumina de justement y toucher. Elle dessina à nouveau tous les muscles, l'immortelle semblait avoir une pratique digne d'un véritable maître, elle passa ses doigts partout comme si cela lui révélait le moindre détail, la moindre imperfection. C'était le cas, Lumina poussait son sens du toucher au maximum, ressentant le moindre friction, cela était telle qu'elle même en avait le souffle légèrement plus rapide, comme si elle était devenue super sensible.

Après cette examination du dos elle donna une petite claque sur la fesse gauche tout en ajoutant :

- Cela rien qu'à l’œil je vois que tu les entretiens.

Lumina n'avait pas tapé fort, assez pour que le bruit claque, en fasse couiner une de surprise, mais elle était curieuse de savoir comment l'homme réagirait. Elle s'était montrée si douce jusque-là, cette douceur avait dû sensibiliser le corps du jeune homme. Baisser sa garde avant de frapper, nul doute qu'il allait être surpris.
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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mar 16 Jan - 19:15

Lumina se mit à être un peu plus respectueuse avec ma maîtresse, venant à dire des choses qui me firent réagir. Si je considérais ma défunte maîtresse comme une mère, je ne souhaitais pas en avoir une autre, pour moi Lumina n’était pas une représentation maternelle, juste une maîtresse, rien de plus, rien de moins. Elle me fit part de la méthode pour poser les questions, devant demander le droit de parole, ce que je n’avais fait qu’avec mon ancien maître. Il allait falloir réapprendre à demander pour parler, même si je n’aimais pas tellement me voir restreindre ma parole. Mais si je voulais atteindre les attentes de Lumina, j’allais devoir faire de mon mieux. Ma maîtresse temporaire se mit à s’approcher et me regarder à nouveau, venant à frémir en sentant le souffle de l’esclave frôler les plumes derrières mes oreilles. Elle me dit que ce garde la suivait, comprenant qu’elle était constamment surveillée.

Mon regard fut attiré par la main de la femme, voyant la magnifique teinte bleuté se mettre à changer de couleur, selon l’inclinaison. Je trouvais cela très joli, même si je ne savais pas quel animal pouvait avoir une peau aussi agréable à regarder. Je vins à frémir sous la main, je ne sentais aucune résistance, comme s’il s’agissait d’un vêtement lisse qui glissait sur mon épiderme, cela était très surprenant. Je sentis l’autre main se poser sur mon autre épaule et les doigts se mettre à se resserrer, je ne devais certainement pas bouger et essayait de me détendre. Cette pression n’était pas une chose à laquelle j’étais habitué, d’autant que cela n’était pas très agréable, un peu douloureux, sachant qu’avec mon masochisme, cela allait certainement me mettre dans une situation compliqué, venant à essayer de ne pas trop avoir les joues que rougissent. J’avais les bras légèrement musclé, par la pratique de l’archerie, mes gants servant justement à effacer un peu cette fine musculature. Lumina semblait regarder l’état de mes mains. Ils n’avaient rien à voir avec un homme archer, prenant soin de porter une bague conçue pour l’activité, ayant aussi opté pour un tir méditerranéen, pinçant les flèches entre deux phalanges. Combiné avec la bague, cela permettait de ne pas trop abîmer mes mains. On pouvait sentir une certaine douceur, mais pas celle d’une personne ne pratiquant pas d’art martial. Lumina se mit à me complimenter, venant à demander ce que je pensais d’elle. Il y avait-il vraiment besoin de parler pour dire qu’elle était très belle, nul ne doute que de nombreuses femmes devaient envier sa beauté.

- Vous êtes très belle, maîtresse Lumina. Le terme « trésor » par le prince ne peut que vous aller à merveille.

Elle prit mes bras pour les écarter, comme je suspectais que l’inspection allait continuer, je pris la décision de les maintenir. Ses propos me firent prendre une teinte rouge aux joues. L’attitude de cette maîtresse n’aidait pas à me calmer, rougissant en sentant que mon corps trahissait mon état. Il y avait clairement eu une allusion sexuelle et je devais avouer n’avoir que peu de connaissance sur le domaine, après tout ma défunte maîtresse n’avait pas prévu ce genre de chose dans mon enseignement. Je me sentais quelque peu honteux et essayait de me calmer, craignant que cette réaction ne soit mal prit par Lumina et me traite de personne lubrique ou que sais-je encore. Heureusement, elle se mit à essayer de provoquer un rire, sans doute pour tester ma sensibilité aux chatouilles. Malheureusement, elle n’eut comme réponse qu’un léger frisson, cela chatouillait un peu, mais pas suffisamment pour me faire rire, juste des frissons qui remontait le long de ma nuque.

J’avais la sensation qu’elle palpait chaque muscle de mon corps, même ceux que je pensais pourtant assez profondément dans ma chair. Lumina vint à renouveler les compliments, rajoutant que ce corps était à elle, je ne pouvais pas y redire, elle avait raison et je me doutais que si je me montrai peu coopératif, elle allait encore fait son regard noir. Je ne us m’empêcher de tourner la tête, pour voir ce que faisait Lumina dans mon dos, la sentant toucher ma tresse, elle était tellement bien faite, que même retirer le ruban n’avait pas permis à cette dernière de se défaire. Dire qu’au début je n’arrivais pas à croiser efficacement les mèches. Elle avait cependant raison sur le fait qu’un bain ne serait pas de refus, mes cheveux avaient besoin d’un peu de soin, depuis la mort de ma défunte maîtresse, j’avais un peu laissé ma tresse de côté. Je sentais ma maîtresse la saisir pour la bouger et exposer mon dos, venant à continuer son inspection. Je n’avais vraiment pas l’habitude d’être palpé de cette manière, sans compte que cela avait un effet désagréable sur mon corps, venant à montrer que je restais sensible à ce genre de chose. Je ne savais pas si elle pouvait percevoir quelques ancien hématome sur mon dos ou encore la marque d’ancien coup de mon maître, qui n’étaient plus visible en surface. Mon corps avait tout de même assez morflé, surtout avec cet instructeur qui n’hésitait pas à frapper le bas du dos avec un bâton en bois. Je n’avais pas eu de grave séquelle, mais cela avait rendu les plumes à cet endroit très sensible à la moindre caresse et encore plus quand on venait à les tirer, comme pour les arracher.

Je ne pus retenir un sursaut et une contraction du fessier, avec un petit cri de surprise, venant à rougir furieusement devant cette action qui m’avait pris au dépourvue et ce cri de pucelle que je n’avais pu contrôler. Autant dire qu’en l’espace de quelque secondes je venais de me montrer en spectacle et montrer un point faible important, pour un esclave de mon âge. Je perdis rapidement toute assurance, venant à bredouiller, le visage devant me trahir au combien.

- Maîtresse Lumina, c’était nécessaire de me faire ça ?


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MessageSujet: Re: Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]   Mer 17 Jan - 0:14

Lumina inspecta dans les moindres détails le corps du jeune homme, il était une montagne d'information et bien trop souvent les gens demeuraient aveugles à ce qu'il avait à révéler. L'immortelle faisait partie de ses gens doués pour lire au travers des marques, des formes, elle connaissait le fonctionnement du corps comme personne. Les raisons d'une telle maîtrise n'était autre que la complexité de son propre corps, défiant toute imagination. Elle apprit qu'il était fort, en tout cas plus que le laissait penser sa petite taille, mais aussi très soigné. Il faisait attention lorsqu'il travaillait, ses doigts, ses mains semblaient avoir été épargnée par les mauvais traitements. Cela montrait aussi qu'il était du genre à subir les coups et ne cherchait pas à se protéger avec les mains. C'est en tout cas ce qu'elle en conclue lorsqu'elle termina d'étudier les mains et les bras. Son ventre qu'en à lui, fin et finement sculpté était plus fragile, sans être pour autant sans défense. L'esclave semblait résistait au chatouille, c'était une chance, il éviterait l'une des pires lubie que pouvait avoir certain maître, mais elle soupçonnait que ce n'était qu'une affaire d'endroit. Si elle cherchait bien, elle trouverait probablement son point faible, mais pour l'instant ce n'était pas dans ses projets. L'examen du dos fut bien plus complexe et cela du fait qu'il avait été le théâtre de bien des événements. Principalement des coups, on visait ses reins, on le frappait donc là ou cela se voyait pas, Lumina en conclue qu'ils voulaient certainement épargner la maîtresse de ces atrocités. Sur le moment, elle félicita cette petite considération, mais n'était nullement certaine que c'était bien cela la raison.

Lumina avait demandé comment il la trouvait, sa réponse fut bien formulé, elle avait apprécié le compliment. Cependant, elle savait bien qu'il allait répondre positivement à sa question, cela retira pourtant nullement au charme de sa réponse. Même si elle savait qu'elle avait apprécié, car il avait relevé le surnom que son maître lui avait donné. Il était vrai qu'elle était son trésor, ainsi dit, cela pouvait que lui plaire. Il semblait sensible au caresse qu'elle lui donnait, son visage était même très légèrement teinté, mais pas suffisamment au regard de Lumina. Elle voulait le voir rouge comme une tomate, mais voulait aussi voir cette verge se dresser. La méduse se demandait où il était sensible, comment il allait réagir lorsque son corps trahirait ses pensées. Le jeune homme n'avait certainement pas du être souvent utilisé dans ce sens-là, après-tout on ne prend pas une fille de substitution pour la prendre dans sa couche ensuite. Tout comme elle doutait que le maître le prenne dans son lit, il ne l'aimait pas, avait une femme, bien que la possibilité qu'il aime les deux sexes ne soient pas à exclure, elle doutait qu'il se serait montré si violent s'il avait eu quelconque sentiments à son égard.

Elle passa à la vitesse supérieur, Lumina fit exprès de se montrer douce et cela dans l'unique but d'éveiller les sens du jeune esclave. Ainsi, lorsqu'elle arriva sur le bas du dos et que ses yeux se posèrent sur les fesses magnifiquement formés de l'esclave, elle put se montrer légèrement cruelle à son encontre. La claque ne fut pas si forte, mais sans prévenir, sans crier garde et alors que son corps était en éveil. La claque le fit sursauter au grand plaisir de Lumina, mais ce ne fut pas tout, il poussa un léger crie de surprise, elle trouva cela étonnamment mignon et chercha rapidement à voir son visage. Voilà, c'était cela qu'elle voulait, il rougissait enfin, mais curieusement il ne semblait pas aussi dégoûté qu'elle ne l'aurait crue. Cela ressemblait plus à de la frustration, c'était-il trahis d'une quelconque façon ? Elle ne put le dire, mais il fit une grave erreur, il confirma qu'il y avait quelque chose de particuliers derrières ce geste car il brisa le silence de lui-même.

Elle fronça les sourcils en arrêtant tout ce qu'elle faisait pour revenir en face de lui. Elle le fixait droit dans les yeux, comme elle s'y était attendu il fit l'erreur de débutant. Elle s'était montrée gentille, l'avait légèrement complimenté et déjà il oubliait qu'elle lui avait bien précisé qu'il devait demander la parole avant de dire quelque chose. Elle hésitait, hésitait sérieusement et semblait à deux doigts de se décider à faire une chose. Sans arrêter de le fixer droit dans les yeux, elle aurait pu lui lancer des éclaires lorsqu'elle brisa à son tour le silence :

- Tu me demandes si c'était nécessaire ? Vraiment ?

Sa voix était un peu plus dure que d'ordinaire, elle n'avait jusque-là uniquement froncé les sourcils et n'en était pas encore arrivé à durcir le ton. Elle soupira légèrement en reculant, visiblement pas très heureuse d'en arriver là, Lumina lui fit comprendre dans par sa gestuelle qu'elle n'était pas heureuse d'en arriver là. Elle lui tourna le dos sèchement et alla jusqu'à la table où elle tira une chaise. L'immortelle la tourna vers lui et prit place :

- Pour avoir prit la parole sans l'autorisation et en plus pour poser une question qui n'avait pas lieu d'être tu vas recevoir une série de fessée. Juste punition étant donnée que c'est suite à ce geste que tu as commit la faute.

Sa voix était moins dure à présent, mais détaché, comme si elle avait fait taire ses sentiments pour faire ce qu'il fallait. Elle ne le quittait pas des yeux et attendit qu'il s'approche. Finalement, elle ajouta qu'il est commencé à s'approcher ou non :

- Tu vas t'allonger sur mes cuisses, le ventre en appuis pour recevoir t'as punition et pour ton bien je te conseils d'éviter de protester. Tu ne nous rendrais pas service et tu compteras après chaque fessée.

Lumina attendit alors qu'il vienne, s'il ne le faisait pas de lui-même elle se serait relevée pour le tirer de force à se mettre en position. Si on contraire il venait docilement, Lumina lui accordera un bref sourire de compassion avant de le laisser prendre place. L'immortelle passa ensuite sa main en douceur sur les plumes dans le bas de son dos, mais son geste fut d'une extrême délicatesse. Elle voulait en passant vérifier ses dires, voir s'il était si sensible que cela ou s'il avait exagéré. Une fois cette courte liberté, Lumina caressera tendrement les fesses du jeune homme. Comme avant, elle acclimatait le corps de l'esclave à une certaine douceur, rendait sensible à ses caresses cette partie du corps. Le corps de Lumina était d'une température inhabituelle, là encore elle ne semblait pas humaine, son corps était plus fraie que la normal. En fait, par rapport au climat de l'île, elle était rafraîchissante, pourtant ses mains lorsqu'elle était encore entrain d'examiner le corps du jeune homme avait été à température normal. Les vêtements de Lumina étant principalement composée de voiles, pour le bas cela ressemblait à un enchevêtrement de légers voiles, qui donne un aspect fendu au niveau de l'avant de la cuisse droite. Pour le haut, même principe, mais cela ne recouvrait que la poitrine, libérant son ventre de la moindre cachette, tout comme le dessus de sa poitrine. Rien de transparent. Le tout est bleu, avec des broderies dorées sur les bords. Lumina avait décalé les voiles de ses cuisses sur le côté afin que le jeune esclave se retrouve contre sa peau.
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Un oiseau dans la contrée des sables [PV Azzan at-Aswala & Lumina]

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