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 Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]

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Edward Wulfert


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MessageSujet: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Mar 2 Jan - 15:14

Je suis crevé. Ouais, comme si c’était particulièrement surprenant, c’est pas comme si j’étais rentré hier soir, après le marché avec un nouveau jouet. Juste le temps de bien l’analyser, l’observer de forger un ou deux modèles pour m’habituer à la forme, aux subtilités, avec un peu d’acier restant. Enfin, le temps que je m’amuse à faire tout ça, il était déjà bien tard, et même si j’ai quand même pris soin de me coucher quelques heures, ce n’est pas franchement suffisant pour récupérer de toute l’énergie dépensée. Bien entendu, au réveil, je me suis tout de même offert corps et âme à mon entrainement habituel, tapant contre mon coin de mur rembourré avant de sortir courir un peu sur la plage que j’avais déjà eu le temps de repérer. Je rentre ensuite, m’offre un brin de toilette, attrape la convocation que Ramsa m’aura filé lors de notre rapide entrevue de la veille, avant de bondir hors de chez nous. Je prends la route du palais à l’avance, mais comme je connais pas bien le dit coin, je me suis dit qu’il valait mieux attendre sur place que faire attendre le prince. Génie ou non, si je suis pas capable de respecter un horaire, il va pas me prendre sous son aile longtemps. Et ça, ce serait con. Je n’ai pas non plus particulièrement envie de m’attirer les foudres de Ramsa après lui avoir filé pareil faux espoir. J’en viens donc à débarquer devant le palais, présentant le document afin qu’on me guide jusqu’à une pièce ou je me vois accueilli par le chambellan. Celui-ci me demande de patienter et s’en va annoncer ma présence, ou voir tous les détails avant mon entrée. Vu l’heure, je me doute de ne pas être le premier visiteur. En soi, je suis aussi en avance. Je m’installe donc là ou on me l’a indiqué, avant de patienter calmement, dans mon esprit, j’ai largement de quoi m’occuper. Tenter d’étudier la lame que j’ai encore parfaitement en mémoire par exemple. Je m’y suis tellement pris que le chambellan à du s’y prendre à deux fois pour me tirer de mes pensées. Une fois fait, je prends donc soin de le suivre jusqu’à la salle du trône que je traverse donc jusqu’à ce que l’on me fasse signe de stopper mon ascension, je m’incline donc comme la veille, assez pour présenter mon respect, mais assez aussi pour garder ma personnalité. Avant de me relever.

-Bonjour prince At-Aswala, merci de m’accorder cette entrevue

Je prends soin d’examiner la pièce, chose que tout artisan ferait sans doute. Observant les richesses affichées. A mon sens, un souverain avisé doit afficher du beau matériel, tout en restant « sobre ». Pour moi, tout doit se jouer dans la qualité et le style des ouvrages présents et non dans l’encombrement de dorures inutiles. Je prends un instant, visiblement à fond dans mon délire. En même temps, je suis dans un palais, hein, vous vous attendiez à quoi ? Je ne sais pas si j’aurais souvent l’occasion de faire ce genre d’analyse, donc autant que j’en profite dès que je peux. Bien entendu, je reste attentif à ce qui m’entoure. Dans le fond, maintenant que j’y pense, je prends conscience que je ne sais pas réellement de quoi on va causer. Je ne peux que spéculer. Là-dessus, il me semble évident qu’il doit m’avoir convoqué pour me proposer du boulot. Sans doute pour me mettre à l’épreuve. Si je vois juste, il risque de m’avancer des conditions et précisions. Peut être me questionner un peu sur mon domaine de manœuvre actuel, financièrement ou non. Il m’a offert un don pour me soutenir. Avec du recul, celui-ci devrait amplement suffire à forger la lame pour cette cliente félinement étrange, mais c’est bien beau d’avoir l’argent, si je n’ai pas d’endroit ou me fournir en matériaux de bon prix. Il faut quand même, au final, que je rentabilise au minimum ma vente, je reste un « marchand » en plus d’être un artisan. Même si cet aspect sort souvent de mon esprit, ma présence sur le marché à fini par me le rappeler. Je finis en tout cas par représenter entièrement mon attention au prince. En soi, je ne penses pas avoir mal agi, je me trompe peut être, mais quoi qu’il en soit, ces pensées sont bien loin de mon esprit. Je n’ai pas été éduqué pour être présenté à un prince, me direz-vous. Mais bel et bien pour m’intéresser aux dorures et aux culs que je pourrais botter. Sans mauvaise pensée. Pas tous les artisans ne peuvent se vanter de participer à de telles créations, pas beaucoup plus de pouvoir les étudier. L’ebenisterie et les décorations ne sont pas les domaines que j’ai pu le plus travailler, mais si on me laisse un peu de temps et qu’on me file une idée à rattraper, je suis sûr de pouvoir en boucher plus d’un coin, si vous voyez ce que je veux dire.

-J’aurais quelques questions à vous avancer. Mais je suis votre obligé, je vous écoute. Pardonnez mes manières si elles peuvent sembler… étranges. Je n’ai pas l’habitude de ce genre de… cérémonies.

Je présume que Ramsa aurait pu me filer quelques conseils, mais occupé comme il l’a été, je ne vais pas le blâmer. Il ne me reste plus qu’à attendre les premières paroles du prince.


Dernière édition par Edward Wulfert le Ven 5 Jan - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Jeu 4 Jan - 21:38

Le réveil princier se fit des plus agréables, comme toujours. La méduse s’était occupée de tout, comme à son habitude. Repas, vêtements… C’est vers les six heures du matin que le prince ouvrit les yeux. Depuis quelques temps l’hybride avait prit l’habitude de venir se blottir contre lui en attendant qu’il émerge. Cela ne déplaisait pas à Azzan qui savait apprécier les petites choses qui n’apportaient aucun inconvénient. Ouvrir les yeux sur une belle femme, comme l’on ouvrirait les yeux sur un beau tableau. La première vision de la journée pouvait avoir sa propre influence même si minime, sur le tempérament de la dite journée. Après un simple bonjour, et le contact bref mais plus rituel qu’autre chose, de ses lèvres sur les siennes, il se redressa. Lumina se leva immédiatement, et se prépara à le servir. Les premières pensées du maître des lieux allèrent sur rien d’autre que ce qu’il avait prévu pour aujourd’hui. A moins que Qasim ait eu des changements entre temps, il savait déjà à quoi cela allait se résumer: matinée de rendez-vous et après-midi de visite dans la cité.

Jusque là, chaque visite avait eu son lot de bonnes surprises, et il espérait que chaque journée saurait le surprendre agréablement. Il ne devait pas laisser cette année se faire supplanter en grandeur par la précédente. Les artistes et artisans d’autrefois avaient des talents uniques, et nombre d’entre eux se sont perdus. Mais les nouvelles générations étaient comme lui: ivres de surpasser leurs prédécesseurs. L’ambition et la fierté. Voilà un moteur éternel qui empêchait Azzan de s’inquiéter quant à la qualité et au renouvellement des produits lors du Marché Doré.
L’esclave sur les genoux, encore contre lui, il mangea calmement, observant ses jardins, autres acteurs de sa sérénité matinale. En se sustentant sans empressement, il annonça à Lumina son emploi du temps de la journée, qui ne se résumerait qu’à une seule activité, terminer de préparer Rozenn, car il comptait passer la soirée avec elle le soir même. D’un ton toujours calme, il lui fit comprendre que deux jours étaient amplement suffisants, et qu’il n’attendait rien d’autre que des résultats plus que satisfaisants en rentrant. Il finit par lui rappeler en la regardant dans les yeux, qu’il n’attendait rien d’autre qu’elle se montre à la hauteur de l’estime qu’il a pour elle.
Habillé et préparé par ses soins, il allait lui dire au revoir d’une caresse sur la joue, mais on frappa à la porte. C’était Qasim. Visiblement, il y avait une invitée surprise, et cela mit Azzan de bonne humeur…

* * *

-La suite avec Ishaï et Lumina-

* * *

Après une visite aussi agréable que surprenante, il enjoignit Lumina de rester à ses côtés afin qu’elle s’habitue à prendre place à ses côté lors de rendez-vous importants. Les rendez-vous qui suivirent n’avaient pas été reculé, seul celui qui avait été lésé a été reporté, afin de ne mécontenter qu’un seul visiteur. Les rendez-vous se succédèrent, et apportèrent leur lot de protocole, de grandiloquence, mais également de contenus aux finalités souvent intéressantes.
Entre chaque visite, il glissait distraitement ses doigts dans la chevelure de l’hybride, trouvant la caresse de ses filaments apaisante. Mais c’était tellement discret que c’était invisible à l’oeil nu, les mouvements étant amorcés par la main qui s’y mouvait.

Puis vint l’heure du rendez-vous du jeune Wulfert. Il fut annoncé et Azzan le regardait s’avancer depuis son trône. Nulle expression de supériorité sur son visage, uniquement un sourire passif, celui d’un homme satisfait, conscient de la place qu’il occupait. Il observa le jeune homme s’incliner et faire preuve du respect requis en ce genre de circonstance. Mais rapidement, son attention fut absorbée par le faste de l’immense salle. Cette absence momentanée ne fut pas interprétée comme un manque d’intérêt pour sa personne, mais plus comme une flatterie personnelle pour son palais de part sa réaction. Un jeune artisan nullement habitué à être accueilli dans un palais… Ce serait comme dire à un paysan d’aller à la plage et de ne pas s’émerveiller devant l’océan.
Lui accordant ce petit flottement, il voulu ouvrir la bouche lorsqu’il en sortit, mais le visiteur ne semblait pas enclin à le laisser le saluer. Azzan le laissa donc terminer. Décidement, la chose publique et le protocole n’était pas encore familier au poulain de Ramsa. Et à son peut-être futur artisan. Et tout cela fut confirmé par ses dires. Le prince hocha la tête, ne relâchant en rien son sourire lui ajoutant de micros variations, le rendant encourageant et avenant.

-Bonjour monsieur Wulfert. Ravi de vous accueillir en mon palais, et qu’il vous plaise autant. Quant à vos manières, elles sont pardonnées. Tout le monde ne peut s’être prêté à l’exercice bien particulier que représentent les convenances, je vous l’accorde. Sachez pour la prochaine fois que l’entretien doit être ouvert par votre hôte.

Nul reproche. Le ton est simple, semblant presque amical, mais quelque chose dans sa voix donnait l’impression contradictoire qu’il y avait un mur infranchissable. Comme si même son statut était marqué malgré l’intonation employée. Une petite leçon offerte gracieusement, bien que l’on essaie de se préparer au préalable lorsqu’on obtient ce genre d’entretien.

-Tout d’abord, sachez que vous êtes ici car j’ai remarqué votre talent, et que j’envisage de faire de vous un de mes artisans. Que vous travailliez sous l’emblème des at-Aswala. Mais vous vous en doutez.

Il marqua une petite pause, et l’observa, puis d’un simple geste encourageant de la main:

-Si vous avez des questions avant que nous parlions plus en avant des caractères de cette proposition, je vous écoute.

_________________
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Edward Wulfert


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MessageSujet: Re: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Ven 5 Jan - 14:57

Observer le décor apporte beaucoup de choses pour jauger son interlocuteur, il faut dire qu’un maître des lieux, surtout de son envergure, ne dois qu’afficher fierté pour sa demeure et la richesse affichée. Certains ont tendance à offrir un trop plein d’orgueil en pleine poire, le genre à poser leurs couilles sur la table pour montrer qui est le patron. C’est subtil, comme façon de faire, mais relativement efficace. On pourrait prendre exemple de deux artisans voulant construire le bâtiment le plus haut, ou la plus belle lame. Pour un prince, je n’ose qu’imaginer à quel point cette idée et notion doit finalement compter. « Le meilleur, pour le plus grand ». Nous n’avons que ce que nous méritons. Puis, il y à ceux qui sont encore plus subtils, souvent calculateurs. Il faut que tout ai une place précise, même dans un désordre ambiant. Ceux qui apparaissent comme les plus sages mais qui sont souvent les plus dangereux. C’est l’impression que cet endroit m’inspire. L’endroit est immense et l’éclairage est agréable, Le sol se veut confortable. Recouvert de tapis vraisemblablement de très bonne facture, il donne envie de retirer ses chaussure pour en profiter de la texture, peut être même plus qu’un bon parquet de bois, ce qui de ma vision des choses, veut en dire beaucoup. L’ambiance de la salle règne sous un amas de Bleu et de vert émeraude. On pourrait s’interroger sur ce mélange, mais il s’avère que le tout est bien dosé et présenté, de façon assez surprenante, d’ailleurs. L’accompagnement est servi par un peu de verdure, littéralement et de nombreuses dorures disséminées ici et là. En fait, l’endroit est tellement vaste, éclairé et éclatant que l’on en oublierai presque le silence ambiant. Pas de musicien pour distraire l’assemblée, pas d’assemblée, en fait. Après tout cela, il ne reste plus qu’à poser les yeux sur l’unique représentation. Celle qui signe et marque tel le fer rouge sur l’esclave « cette demeure est mienne ». L’emblème de la famille du prince. Je l’observe en détail, comme pour en graver chaque tracé dans mon esprit. Ce n’est pas compliqué en soi, celui-ci demeurant assez spécial, si je peux dire. Je ne peux cela dit m’empêcher de me voir fasciné par cette réalisation, trônant fièrement derrière le prince. « Un demi-Soleil couché au dessus de l’eau, cinq plumes bleues entourant le soleil, comme pour en dégager son rayonnement ». On pourrait l’annoncer à voix haute, fermer les yeux, et définir la scène.

J’affiche un fin sourire en reportant mon attention sur le Prince, aucun doute, celui-ci semble faire partie de la seconde catégorie. Un homme dangereux. J’avance ma pensée en l’appuyant par deux raisons. Premièrement, toute sa salle inspire sérénité et calme. L’envie d’aller m’installer dans un coin, m’étendre et me détendre quelques heures avant de retourner travailler à été l’une de mes premières impressions. Quand l’abri d’un homme de puissance dégage le calme et la chaleur avant de dégager la puissance, c’est à mon sens que cet homme sait ou il faut mettre l’accent pour maîtriser les foules. Et quelles foules ? Ses gardes ne sont sans doutes là que pour la forme, on aurait presque honte de vouloir tâcher de son sang ses beaux tapis. La seconde raison demeure la scène qui vient de se dérouler. Je n’ai pas réfléchi aussi loin, en réalité, trop absorbé par ce qui m’entoure, je n’ai pu m’empêcher de briser ce silence bien trop ambiant pour moi qui suis habitué au tintement quasi-constant du métal à la forge ou au raclement des tanneries. J’ai donc en soi commis une erreur. Infime me direz vous pour la majorité des gens, mais tout de même suffisante pour qu’un prince s’en agace. Pourtant, il s’est montré aussi doux que simplement dur pour m’offrir une leçon semblant parfaitement amicale. Tellement qu’il m’est, en plus de ma mémoire, simplement presque impossible de l’oublier à l’avenir. Je sais qu’elle me restera en mémoire et que la prochaine fois, je resterai simplement silencieux en attendant ses mots. Voilà la seconde raison qui me pousse à l’avancer comme tel. Ai-je réellement besoin de raison supplémentaire ?

J’hoche effectivement à ses mots suivants, c’est effectivement la raison la plus logique amenant ma présence. Ça m’as suffisamment traversé l’esprit pour ne plus que ce soit un doute. Je peux donc enlever, face à la certitude offerte, le reste qui pouvait en planer. Il m’invite ensuite à avancer mes questions. Des questions ? Ah, oui, c’est vrai que j’ai dit quelque chose dans ce genre. Je prends une minute pour reprendre mes esprits, ou en tout cas, les remettre à leur place, mettre de côté ce qui m’entoure et mon envie d’examiner plus en détail, et me reconcentrer convenablement sur la conversation présente. Le tout me prend un court instant, suite auquel je finis par prendre la parole à mon tour.

-Je ne l’oublierai pas, prince At-Aswala. Pour ce qui est de mes questions, je présume qu’elles sauront trouver réponses comme la première d’entre elles à su en trouver. En tout cas, dans leur grande majorité. Pour l’instant, je n’en ai plus qu’une à avancer : Les termes de l’accord que nous pourrons signer.

Tiens, je me surprends en allitération en é ? Assez fier de ma tirade, cela dit, je ne le soulève pas plus que ça, visuellement. J’ai toujours aimé causer, trouver de belles phrases, et agacer Ramsa en taquineries. Rien de bien surprenant en soi. Des années de pratique qui paient finalement leurs fruits aujourd’hui. Mes mots peuvent se présenter comme une marque de mon intérêt ou de mon empressement. Mais il demeure vrai que mes questions reposent principalement sur l’aspect technique de ce possible accord. J’étais sans doute même prêt à en demander confirmation, n’étant certain de rien. Maintenant que la raison de ma présence est claire, je me décide à prendre chaque chose en leur temps. C’est bien mieux ainsi. Il semble habitué à ce genre de choses, il mettra sans doute le doigt sur la grande majorité des choses pouvant me pousser à questionner. Autant essayer d’éviter de me montrer impoli à nouveau, même de façon infime. Dans mon observation, quelque chose inéluctablement par attirer mon regard : La tenue des gardes ou en tout cas, leur ornement. Je ne pense pas que cela demeure très solide en cas d’affrontement, mais je comprends rapidement l’utilité de leurs ornements. Représenter les plumes visiblement si importantes à l’image de la famille démontre l’intérêt de rehausser leur présence. Tel un rappel à semi-décoratif qu’ils sont bien plus qu’une simple présence dissuasive. Ils font partis de ce mélange se voulant rassurant imposé par la prestance des lieux. Le visage rassurant et présent, démontrant, ou en tout cas, le souhaitant, que le prince demeure le maître des lieux, et que la sécurité qu’il tente à offrir se veut sans appel. Ils sont bien plus présents qu’on pourrait le penser de prime abord. Assez pour surprendre, mais sans en imposer.

Je finis par lever le nez dans sa direction, bien que discrètement, observant les quelques personnes présentes. A la position de la seule femme visiblement présente, j’en déduis que celle-ci n’as pas délogé à la condition d’esclave. Plutôt belle femme, l’afficher ainsi doit participer à représenter la fierté du dit-prince face à son assemblée. Je ne peut cela dit m’empêcher de penser que chaque geste n’as pas nécessairement de valeur d’affichage. En tant que statue, elle aurait bien moins de valeur que bien d’autres femmes, son trait est spécial et son charme étrange, bien que réellement présent. Il s’agirait donc d’une affaire de goût affirmé. Outre la position du prince, il me semble rationnel de penser qu’il peut là tout simplement s’agir de sa favorite, ou d’une quelconque autre appellation, qu’il apprécie simplement à garder près de lui. Peut être que je me trompe, mais cette impression demeure, sans décoller de cette impression de perfection omniprésente. En parlant de perfection, il suffit de l’observer plus en détail pour remarquer que le souci se projette jusqu’à sa propre tenue. Celle-ci est légère, faite de simples voiles enchevêtrés et colorés de façon à faire ressortir le charme de la jeune femme, nous affirmant que même le plus spécial des charmes peut s’avérer exacerbé par de bons autours. Cette notion me parle parfaitement. Une lame un poil moins bonne, mais parfaitement sertie aura tendance à se vendre facilement. Bien qu’ici, le but soit différent, il ne s’agit pas de vendre, mais d’imposer.

L’homme un peu trop penché sur le membre plutôt que sur l’observation pourrait penser que le prince tente d’être dépeint par la présence d’une si belle femme. Mais c’est sans prendre soin de détourner légèrement le regard dans sa direction. Celui-ci demeure naturellement bel homme, nul besoin d’avoir des penchants douteux pour le dire, et dégage une réelle prestance. Bien assez pour faire comprendre sa place sans que l’on ai besoin de s’y tordre le cervelet. Sa tenue, identique à celle portée la veille réhausse le tout, ainsi que sa propre supériorité en rapport à l’endroit. Sans avoir besoin de le décrire, il suffit de croiser son regard pour le comprendre. De là, une ultime question demeure. Qu’inspire ce regard ? A mon sens, la réponse est simple : Il se présente comme l’entité veillant sur cet endroit. Assez dur pour ne pas être pris de haut, mais assez avenant et chaleureux pour donner envie de s’investir parfaitement. Ce simple échange entre nos deux personne, déjà bien loin d’être terminé, me motive à retourner à l’atelier enchainer quelques nuits blanches comme je le fais déjà très bien tout seul. Je l’ai déjà remarqué lors de notre première entrevue, quelque part, cet homme est mon homonyme. Là où je suis né pour fabriquer et bidouiller, il est né pour diriger. Je suis un génie, je ne m’en targue en rien, c’est un fait. Qu’il en soit un ou qu’il en soit devenu un à force d’acharnement, ce dont je doute, je pense pouvoir le reconnaitre comme tel.

Un fin soupir traverse mes lèvres, discret, alors qu’une question simple m’assaillit, mon visage s’assombrissant sans doutes un peu. Est-ce que mon père serait fier de moi si je participais à l’amélioration ou la construction d’un tel endroit, ne serais-ce qu’en posant une pierre à l’édifice, en permettant au tout de briller un peu plus ? Si mon masque trônait, là, quelque part, dans un coin de la pièce ? Quelque part, je ne peux qu’en comprendre la difficulté, même pour moi. Mais je me résous à la refuser. Je suis un génie, hors de question que je m’attarde en doutes futiles. Je sais ce que je vaux mieux que quiconque, ma présence ici n’as dont rien de fortuite. Le prince, que j’estime déjà au moins en tant qu’égal sur le plan psychologique, -pour le reste, je connais mon rang en rapport au sien, hein- m’as invité en ces lieux pour parler de la possibilité que je rejoigne le rang de ses artisans. Parmi les meilleurs artisans au monde, donc. Cette pensée ne m’apporte que deux choses : La possibilité d’améliorer ma technique grâce à leur travail acharné. L’observation et l’apprentissage constant sont primordiaux. Grâce à ce que je pourrais apprendre, je pourrais me surpasser et donc, en arriver à la seconde chose : Prouver que je suis et resterait le meilleur. Rapidement, un fin sourire traverse mes lèvres alors que je reprends de ce rayonnement d’énergie qui m’est propre, comme si je venais de chasser les pensées et les doutes qui m’avaient assailli. Scène sans doutes bien étrange et pouvant peut être faire naître un semblant de curiosité. Tout ceci était en mon sens dorénavant très clair, mes bases et impressions sont posées. Je fais donc attention à ne pas le couper ou le déranger, avant d'avancer:

- Pardonnez-moi, mais une autre question me vient. Quelle que soit le résultat de cette réunion, je souhaiterais avoir l’occasion, prochainement, de pouvoir venir ici pour examiner les œuvres présentes plus en détail. Je ne peux m’empêcher de m’émerveiller devant cet endroit. Moi qui ne suis qu’un humble campagnard.

Je souris un peu plus, relevant l’aspect humoristique de ma tirade, parfaitement respectueux. Comme si ce long instant d’observation et de calcul m’avait permis non seulement de jauger mon interlocuteur mais aussi d’affirmer ma vision des choses et donc, mon comportement. Je me présente comme plus sûr et je ne peux dissimuler le respect envers sa personne qui vient de naitre en moi. Pour l’instant, l’air est aussi rafraichissant qu’attrayant. Nous verrons si la chanson suivra cet air. Seul le temps pourra l’affirmer. En tout cas, tout ça ne peut que me rendre encore plus curieux envers le prince. Parler simplement avec lui autour d’un simple thé pourrait s’avérer drôlement intéressant, si je ne me trompe pas sur son compte.
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MessageSujet: Re: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Ven 5 Jan - 16:02

La belle Lumina avait apprécié sa rencontre avec la cette cheffe de tribu Ishaï et alors qu'elle se voyait déjà retourner à ses occupations, le Prince en décida autrement. Cela ne fut pas pour la déplaire, bien au contraire, à cette annonce elle lui sourit largement et osa même un petit bisou sur sa joue. Comme à son habitude et d'autant plus depuis certain événement, elle se montrait des plus tactiles.

Bien que les rendez-vous étaient pour la plupart très peu intéressant, en tout cas pour l'Immortelle, elle était tout de même heureuse de pouvoir partager un peu plus de temps auprès de son bien aimé maître. De plus, cela garantissait d'autant plus d'attention de la par d'Azzan, qui de son côté n'hésitait pas à venir se perdre dans ses cheveux entre deux rendez-vous. Discrètement, afin d'éviter de se faire gronder par son maître, elle faisait en sorte que sa chevelure caresse sa main. Enlaçant ses doigts, emprisonnant légèrement sa main dans cet abîme de douceur, mais irrémédiablement, il finissait par la retirer à l'approche du prochain rendez-vous. Quant à elle, Lumina faisait en sorte de dissimuler sa frustration à chaque fois. Par chance, elle espérait que tout cela finisse par frustrer son maître à son tour, si elle continuait de se montrer ainsi câline peut-être qu'il sera plus joueur une fois le soir venu.

La plupart des personnes qui débarquaient n'attirait que peu l'attention de Lumina, celle-ci demeurant presque hermétique à leur présence. Au mieux elle avait répondu d'un sourire léger à l'un des hommes qui s'était un peu trop attardé sur elle. Bien sûr, elle avait fait cela dans l'unique but de le déstabiliser devant le prince et le faire ainsi baisser sa garde. Mais elle n'avait pas retenu qui s'était, ce qui n'était pas le cas du suivant « Monsieur Wulfert » si sa mémoire ne lui jouait pas des tours et c'était très rarement le cas, s'était le jeune homme sous la protection de Ramsa. Elle ne l'avait jusqu'à présent presque jamais rencontré, mais le peu qu'elle avait entendu lui suffisait. Un jeune marchand, plutôt novice et pourtant doué. Sur le moment, elle eut envie de se taper sur le front, c'était pas bien malin, ce n'était pas parce qu'il était jeune qu'il était novice, trop souvent son immortalité lui faisait dire que la jeunesse et novice revenait au même. Hors elle se serait trompée avec lui ou pas. Lorsqu'elle l'entendit prendre la parole après s'être incliné d'une façon un peu limite, Lumina retint un soupire. Lumina avait appris les convenances à un niveau quasi égal au Prince et remarqua de suite son erreur. Pourtant, du coin de l'œil elle trouva cela plus mignon qu'autre chose et se contenta d'un léger sourire qu'elle garda pour elle.

Il semblait très curieux et ajouta bien rapidement qu'il ne connaissait pas tellement les coutumes lors de telle situation. Elle eut un peu peur qu'il subisse une réprimande de la par de son maître, mais celui-ci sembla d'une humeur amicale. Elle comprit alors qu'il était pleinement déjà conscient des possibles erreurs qu'il ferait. Sur le moment, Lumina se dit même qu'il avait dû le faire exprès, voulant peut-être commencer la conversation par un conseil et ainsi mettre Ed dans une position d'homme redevable. Mais elle se dit aussi que si Edward était un homme extrêmement malin, il aurait pu prévoir le coup. Après tout, son geste était dans le font une erreur en soit, mais qui apportait bien plus que s'il avait agi convenablement dès le début. L'immortelle avait un jour entendu dire, que le meilleur moyen de s'approcher d'une personne n'était pas de lui rendre service, mais de le pousser à nous donner quelque chose et dans ce cas si, se serait ce conseil. Grâce à cela il met Azzan en confiance, mais à ce moment-là elle se dit que se raisonnement était logique dans presque tous les cas, mais que celle-ci était l'exception. Après tout, mettre en confiance un Prince... Comme si Azzan n'était pas déjà en confiance.

Elle demeura alors ainsi, à genou à côté du Trône de son maître, les mains dans le dos et le buste en avant. Un visage rayonnant, aucun doute qu'elle soit heureuse en cet instant tout du moins. Elle observa ensuite le jeune homme qui lui en faisait autant avec la pièce, c'est vrai qu'elle avait eu la même réaction lors de sa première fois ici. Cet endroit était impressionnant, mais peu de nouveaux arrivant observait comme lui le faisait. Mais d'un autre côté, pour un artisan cela devenait bien normal. Mais après un temps à observer la pièce, il finit par poser le regard sur elle, sur le moment elle ne réagit pas, continuant de le regarder du coin des yeux, mais elle avait l'impression qu'il l'analysait. Cette même impression que lui donnait si souvent son maître et sur le coup elle tourna son regard pour lui faire face. Elle le regarda dans les yeux un bref instant, mais suffisamment pour elle, il semblait terriblement inoffensif. Non pas qu'il soit faible, non, mais simplement qu'il n'avait pas l'air mauvais, le genre d'homme à ne pas faire mal à une mouche. Même si vu son âge et son visage, elle le trouvait capable d'assez beaucoup de sérieux alors que son aspect semblait très enfantin. Lumina ne su donc quoi en penser à par qu'il ne lui inspirait aucune crainte. L'hybride baissa à nouveau les yeux après avoir détourné le regard, elle ne voulait pas en faire plus et espérait que si son maître la remarqué qu'il n'en conclut rien de fâcheux.

Cependant, elle en doutait, à présent sa confiance envers son maître était totale et savait que l'inverse était de mise. Mais elle écouta la suite de la conversation avec attention et sourit légèrement vers le jeune homme des suites de sa belle tirade. Sur le moment, elle le croyait trop campagnard pour déballer ainsi des mots d'un tel niveau de langage, mais elle revint rapidement à nouveau dans sa position initiale.
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Azzan at-Aswala


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MessageSujet: Re: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Jeu 11 Jan - 8:50

Le comportement du jeune artisan était intéressant. On aurait dit qu’il avait besoin d’analyser chaque surface de l’endroit, un besoin pathologique presque. A le regarder, on pouvait se demander s’il n’avait pas oublié où il se trouvait. La fascination pour la beauté et le travail des lieux était compréhensible. Mais petit à petit, Edward négligeait le fait qu’il était en présence d’un prince. Un prince dont le temps valait réellement de l’or. Mais la chose n’eut pas besoin d’être pardonnée, car, même s’il n’y avait nulle durée précise à l’attente pour faire preuve de négligence vis à vis de la correction due à une entrevue princière. Il arrivait à faire acte de “présence” juste avant que cela puisse être prit pour de la désobligeance.
Parfaitement conscient de l’espace et des personnes en présence, il ne se concentrait que sur Edward. Son esclave et les gardes alentour n’étaient que des apparats. Bien que Lumina soit également là pour l’habituer à un quotidien qui ne saurait tarder d’ici deux semaines environ. Au regard des progrès qu’elle faisait, elle faisait presque partie du palais et de sa vie de manière parfaite. Une assimilation qui ne souffrait aucune résistance. Et c’était également ce qui attendait le jeune homme dans un contexte nettement différent. Comme il l’avait fait avec d’autres artisans, comme mademoiselle Elohia ou encore dame de Wiraa, Edward allait pleinement s’adapter à sa cité. Il avait fait comme les autres. Tenter de l’impressionner afin de profiter de sa notoriété et des autres avantages inhérents au fait de travailler sous l’emblème at-Aswala. C’était donc un ambitieux. La preuve en était faite qu’il était un peu comme lui. Chaque prince de l’Île aux Saphirs se doit de faire encore mieux que le prince précédent. Ne voulant pas effacer le nom précédent, mais simplement inscrire le sien. Et lors de sa première rencontre avec lui, il n’avait pas évoqué la renommée de son père, ne faisant ensuite allusion qu’à d’éventuels talents qu’il aurait acquis qui viendraient de lui. Finement joué pour écarter le regard que l’on pourrait posé sur son ascendance, et ne voir en lui qu’une copie, un individu qui ne fait qu’imiter des talents déjà connus de ce monde. Son cas était intéressant, et sa curiosité une bonne chose.
Enfin il posa ses questions. La première allait bien évidemment trouver réponse. Et c’était même le prochain point qu’il comptait aborder. Il n’était pas en audience avec un noble avec qui il devait faire alliance ou négocier un traité mille fois vu et revu pour atterrir à des résultats on ne peut plus prévisible. Mais avec un potentiel futur employé. Donc inutile de perdre du temps en banalités mondaines.
Le “futur” n’était que pour la forme, Azzan aimant être précis dans ses réflexions Mais la chose serait entendue sans nul doute. Ramsa lui avait fait comprendre que c’était clairement son but depuis son arrivée. Le marche pied qui lui permettrait de percer.
La deuxième interrogation fut un peu plus curieuse, sans pour autant être extravagante.Ou vide de sens. C’était rare, mais cette demande avait dû déjà être formulée quelques fois. Du temps de Casnar, pas depuis qu’Azzan était au pouvoir.
La tirade du visiteur fit s’élargir un peu plus le sourire du prince, afin de marquer la réception de ce qu’il voulait faire passer comme effet, malgré le trait d’esprit assez simple. D’un geste de la main, il l’invita à s’avancer un peu. Ce n’était en rien une manière de créer une intimité, une proximité plus importante entre eux, mais simplement pour donner le ton d’une entrevue entre deux personnes qui doivent parler affaire, qui doivent conclure quelque chose où les deux partis ont le droit à leur mot. Car telle était l’image que cela devait donner. Mais en soi, ce qui serait proposé à Edward serait la même chose qui a été proposé à tous les artisans et commerçants précédents, avant de travailler sous l’emblème at-Aswala.

-Bien, vous avez le sens des priorités. L’accord que je vous propose vous permettra de travailler sous l’emblème des at-Aswala, et de faire partie intégrante de mon empire commercial. Vous bénéficierez de la renommée de mon nom, qui est gage de qualité, vous aurez également accès à des fournisseurs traitant directement avec le palais. En ce qui concerne l’annulation de la taxe d’habitation dans la cité vous n’êtes pas concerné car vous logez chez monsieur Kerran. Pour ce qui est de vos obligations à mon égard, vous devrez me reverser quinze pour cent de votre chiffre d’affaire tout les mois, et chaque fois un responsable du commerce viendra vérifier la qualité de vos marchandises. Vous comprenez que le gage de qualité inhérent à mon emblème se doit d’être appuyé par une indéniable vérité.

Le prince marqua une brève pause afin de permettre au jeune artisan d’assimiler toutes les informations. Le pourcentage. Voilà un point intéressant de l’accord. Car il permet en cas de mauvais mois de ne pas être ruiné par un prix fixe trop élevé, mais si le profit réalisé était important, dans ce cas la somme remise au prince le serait tout autant. Une sécurité pour l’artisan, et uniquement un gros avantage pour le prince. Ce dernier misait sur la réussite de ceux comme Edward. Les véritables talents. Au fond, Azzan pariait sur sa capacité à dénicher des artisans et commerçants de qualité. Des génies dans leur domaine. Jusque là, il avait fait très peu d’erreur. Certains étaient plus rentables que d’autres, mais ce n’était en rien une surprise. Les produits et l’activité n’étant pas toujours les plus fructueuses financièrement.

-Pour ce qui est de venir examiner les oeuvres ici présentes, je n’y vois aucun inconvénient si c’est dans le cadre d’un projet. Bien entendu, cela devra être prévu à l’avance, que Qasim vous laisse entrer.

La salle du trône étant utilisée régulièrement, il ne pouvait laisser un artisan en tourisme durant les audiences. De plus, il fallait que cela cadre avec son emploi du temps. Edward n’avait pas besoin de la présence du prince, et les Ailes Bleues sont là en permanence.

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MessageSujet: Re: Une entrevue... princière [PV Azzan/Lumina]   Sam 13 Jan - 0:40

Défiance, Loyauté, curiosité, surprise… ? Bonne question, peut être un petit mélange subtil. Je n’avais pu que remarquer que la jeune femme près de son maître se contenter de me garder en vue du coin de l’œil, rien de particulièrement bien folichon, une façon de faire comprendre qu’elle n’as d’yeux que pour l’être assis un peu au dessus d’elle. Une esclave, en somme. Mais ce regard, bien que bref, en apprenait assez long. Assez pour satisfaire ma curiosité en tout cas, sur le coup. Peu d’esclaves pouvaient oser lever les yeux vers quelqu’un. Quelque part, cela peut pousser à croire qu’elle est assez fière de sa position. Ce qui confirme mon idée précédente, il doit s’agir là de la favorite du prince. Son léger sourire n’échappe en rien non plus à mon regard, qui n’a pour effet que d’agrandir faiblement le mien en réponse. Une marque de satisfaction face à la présence de réaction devant mon jeu de mots. Plus ou moins au même moment, le prince m’invite à m’approcher, ce que j’accomplis. Je présume qu’il n’est simplement pas du genre à aimer balancer des informations si sérieuses en haussant la voix de façon démesurée à l’autre bout d’une pièce. Je l’écoutai donc, sans perdre le fin sourire au coin de mes lèvres. Je l’écoutais avec une attention certaine, parfaitement concentré sur ses mots. Mon cerveau ne tarda en rien à relever les informations qui étaient susceptibles de m’intéresser plus que le reste, triant directement l’utile de l’accessoire. Donc, Sous l’emblème de sa famille, Fournisseurs, quinze pourcents. Bien. Sur le coup, je suis assez surpris. Quinze pourcent seulement ? J’aurais imaginé une marge plus… drastique. Trente pourcent au moins ? Voilà qui est intéressant. En somme, il en est à un stade ou ceux qui bossent sous son nom fructifie assez pour pouvoir être réellement gagnants au change. J’en déduis que je c’est sans doutes l’une des meilleures chances que je pouvais effectivement posséder en ce bas monde. Même en comptant le prix des matériaux, je devrais être capable de dépasser les 50% de bénéfice brut. Intéressant, surtout si le tout me permet d’obtenir plus de travail, selon je ne doute pas, tout comme la qualité des matériaux que je pourrais obtenir de ses fournisseurs. En somme, je viens de gagner de nombreux niveaux d’un coup. Après une réflexion et analyse très rapide, je réponds, une sorte de flamme ayant pris soin de s’allumer dans mon regard. Ma passion semblant peu à peu grignoter dans le tas.

-Quelle sont les limites matérielles ? J’entends, dans quelle mesure puis-je récupérer du matériel auprès des fournisseurs et surtout, dans quelle marge de prix ?

Je marque une pause, avant de continuer, je suis calme, bien que mon débit de parole à sans doutes légèrement augmenté.

-Quelles sont mes obligations concrètes au niveau de mes produits ? Hormis leur qualité, détail ne m’inquiétant vraiment en rien, aurais-je à… par exemple glisser votre emblème quelque part sous le produit, ou ma simple griffe habituelle sera-t-elle suffisante ?

Je ralentis la cadence, il semble que j’ai fait le tour des questions pour l’instant. Aucun doute que le prince m’indiquera déjà bien assez tôt ou trouver les fournisseurs, et ce genre de choses. Je semble réfléchir un instant supplémentaire, mes questions sont sorties presque instinctivement, tellement que la question visant à savoir si je compte accepter ou refuser est pour l’instant bien loin. Je n’ai jusque là visiblement aucune raison de refuser. De plus, si j’avais eu à me méfier de lui outre raison, Ramsa m’aurait sans doute informé du sujet. Je finis cela dit par ajouter, pris d’une réelle curiosité, bien que différente, en un sens.

-Quinze pourcents, donc ? Je dois avouer que je m’attendais à plus. C’est sans doute l’un des arguments les plus… frappants dans tout ce que vous venez d’avancer. Non pas frappant dans le sens ou l’argent est ma première motivation. Sans doute est-ce d’ailleurs la raison de ce « choc ». Bien que les raisons sur ce taux puissent être parfaitement déductibles, j’aimerais tout de même avoir votre… vision sur cette idée.

Oui, le sujet dévie sur mes pensées précédentes, ma curiosité quant à la personne avant le rôle ou les détails liés. Mais je me recadre rapidement, comprenant parfaitement que cette question n’as probablement pas lieu d’être en un tel lieu, je lui offre donc la possibilité de pouvoir dévier subtilement de celle-ci en prenant soin d’ajouter, pour répondre à sa tirade suivante.

-Plus que dans l’idée d’un quelconque projet, sauf si quelqu’un en vient à m’en passer une quelconque commande, il s’agit surtout d’une curiosité pure et simple. J’aime à amasser le plus de connaissances et de maîtrises diverses et variées. Dans cette mesure, autant voir plus que de venir jeter un œil à vos biens déjà établis, j’aimerais savoir si il m’est possible d’obtenir l’adresse d’autres artisanats travaillant pour vous. Je dois avouer que leur expérience et maîtrise m’intrigue et intéresse grandement. Vous savez sans doutes tout aussi bien que moi que l’observation apprends autant, si ce n’est part plus que la simple pratique.

Là, je pense avoir fait le tour de tout ce que je pouvais bien souhaiter avancer. Pour l’instant, tout du moins. Je me contente donc de sourire à nouveau à direction du prince, prenant à nouveau la main sur cette flamme qui s’était allumée bien malgré moi, trahissant à nouveau mes difficultés en ce qui s’agit de la gestion d’une conversation. Je parle bien, mais je m’enflamme facilement. C’est le cas de le dire. L’une des principales raisons de mon isolement quasi-constant se trouve d’ailleurs dans le fait que je m’enflamme facilement tant sur le domaine de mes passions, que physiquement, face à une situation pouvant l’exiger. Il ne me reste en tout cas pour l’instant plus qu’à attendre sa suite de réponses de mon interlocuteur.
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