AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Sam 14 Oct - 8:51

Bien des raisons peuvent pousser une esclave à se démener à sa tâche, lorsque celle-ci cherche à bien se faire voir par son maître, lorsqu'elle souhaite se faire pardonner, lorsqu'elle veut obtenir quelque chose... Nombre de raison peuvent expliquer qu'elles se donnent corps et âme dans un travail qui pourtant est assez banal. Pour Lumina les choses étaient différentes, elle ne cherchait jamais à gagner quelque chose pour elle, elle ne voulait rien obtenir de particulier, car tout simplement la seule chose qui pourrait l'intéresser ne peut être obtenu que par la perfection. C'est du moins ce qu'on lui avait enseigné et nombre d'expérience lui on prouvée que c'était belle et bien le cas.

C'est pour cela que lorsque son maître quitta la chambre, elle se mit de suite au travail, commençant par retrouver chaque endroit ou une fibre de son être avait pu couler. Pour ce qui touchait à la chambre de son maître, elle ne laissa rien aux mains d'une autre, nettoyant elle-même, rangeant elle-même. Elle en profita pour se renseigner sur son maître, son expérience lui avait permis de lire en les gens, tout comme son maître elle était douée pour savoir ce que les gens pensaient et surtout comment les satisfaire, chacun à leur façon. Cependant, là où il y avait certainement une grande différence, c'était dans leur capacité à étudier les objets, certes il savait comment combler, mais savait-il étudier quelqu'un à partir de ses objets ? Lumina était efficace, le travail qu'il avait demandé n'était pas si compliqué et surtout, n'était pas bien long à appliquer. Mais il avait ordonné que tout soit parfait, alors pour cela elle devait étudier ce qui était parfait pour lui.

Lumina alla à la porte et demanda à ce qu'on la laisse tranquille un moment dans la chambre, de toute façon, personne n'avait à y pénétrer. Elle ouvrit toutes les fenêtres, puis se déshabilla, c'était sa façon de pouvoir ressentir correctement toutes les choses présentes dans l'air. La température, l'humidité donnée par le jardin, la luminosité que donnait les fenêtres. Facilement elle put deviner quelle fenêtre était rarement utilisée et tout le temps fermé, quelle armoire n'était jamais ouverte. Elle se laissa aller à cette petite danse, s'émerveillant de peu, gardant ses sens en éveilles afin de rien rater. Elle déplaça même des meubles, discrètement, avec la plus grande délicatesse afin qu'aucune trace ne subsiste de ce qu'elle avait fait. D'une certaine manière on aurait pu dire que Lumina cherchait à violer la vie privée de son maître, hors, elle était sa possession, l'on cache-t-il un vase à son tableau ? Non, alors si son maître n'avait pas jugé bon de lui dire une chose, elle se dit simplement que c'était à elle de la découvrir afin de mieux pouvoir le servir.

Cependant, Lumina fut finalement attristé par ce qu'elle découvrit, une porte secrète, verrouillé, aucun objet rappelant réellement une marque de lui, comme si finalement cette pièce n'était qu'une chambre d'Hôtel. Dans le fond, c'était comme s'il n'avait alors aucune vie privée, à par cette Jasmine qui venait de le mettre dans l'embarras. Elle comprit un peu mieux pourquoi cela l'avait choqué à ce point, alors qu'elle perdait espoir de trouver quelque chose de spécifique à son maître, quelque chose de personnel, elle tomba sur un dessin. Il était assez bien fait, mais c'était clairement un dessin d'enfant, cela lui redonna le sourire. Elle fera un jour en sorte qu'un nouveau dessin de ce type se retrouve dans les affaires de son maître et qu'elle soit avec. Après tout, il restait une main de libre à ce jeune prince avec sa sœur.

Elle s'assura que rien ne laisse penser qu'elle aurait touché à quoi que ce soit, rangeant les papiers qu'elle aura survolés ou lut et s'assurant que tout retourne à sa place. Elle ouvrit bien en grand les fenêtres, se servant du peu d'information qu'elle aura pu récolter, il semblait aimer que sa chambre soit bien aérée et les laissa ouverte jusqu'à ce que le soleil tape trop fort, à cet instant elle referma la majorité des fenêtres sous le soleil afin de préserver la température. Lumina en profita pour s'hydrater et enfin sortie de la chambre habillée pour vérifier qu'aucune trace de sa précédente excursion dans les couloirs n'est été oublié, mais visiblement les domestiques faisaient un excellent travail. Avant de partir, elle s'était assuré que tout soit en place pour qu'elle puisse peindre cette après mid.

L'immortel finit donc par rejoindre l'une des terrasses privées en hauteur dans les jardins que lui avait montré Jasmine. Malgré une visite périlleuse, elle avait tout de même pu retenir ce que Jasmine lui avait dit et donc lorsque le soleil fut haut dans le ciel et qu'il ne tarderait pas à être midi. Lumina prévint les domestiques d'où se feraient le repas du Prince. Cependant, elle alla en cuisine, cette fois, ça serait elle qui cuisinera pour son maître. Mais ne sachant pas encore ce qu'il aime, elle commença par interroger les personnes en cuisine sur ce que son maître apprécie. Une fois chose fait, histoire de voir s'il remarque une différence elle cuisina le plat prévu pour midi mais à sa façon. Ayant sa propre façon de faire pour à peu près tout, sa façon d'assaisonner, de cuir le poisson et une fois chose fait elle fit tout emporter sur la terrasse.

Elle se plaça à genou à côté de la table attendant l'arrivée de son maître qui ne devrait plus tarder, souriante comme presque toujours.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Jeu 19 Oct - 13:30

Une matinée qui s’annonçait aussi problématique que la veille, mais qui s’était montrée résolument apaisante. L’hybride s’était montrée fidèle à elle même, et n’avait plus posé de problème. Au contraire, elle s’était montrée très affectueuse et n’avait plus fait une fausse note. Le prince lui avait donné des tâches simples, et ne s’inquiétait pas du résultat. Bien que… une simple visite du palais avait bien réussi à totalement dégénérée. Mais au moins, il serait rentré pour déjeuner. Pour des raisons diverses et variées.

Après son petit-déjeuner, Azzan signifia à son esclave qu’il devait y aller. Une fois qu’elle l’eut habillé comme il fallait, il lui accorda une simple caresse sur la hanche en guise d’au revoir. Nul mot supplémentaire suffisait. Il la savait très physique et sensible aux contacts. Cette attention en disait plus qu’un banal “à tout à l’heure”. Il la laissa dans ses appartements, seule. Ses esclaves personnels avaient libre accès à tout le palais lorsqu’ils avaient conquis la confiance du prince, et pouvaient même se permettre de donner des instructions aux serviteurs et aux gardes au nom du prince, tant que cela n’allait pas à l’encontre d’ordres directs donnés en amont, ou s’il y avait ambiguïté. Faute de liberté et de posséder des droits qui leur sont propres, ils étaient détenteur d’un certain pouvoir d’instruction indirect, qui les places au-dessus de certains de ses serviteurs et sujets.

Une fois sortit de la chambre, Azzan se dirigea immédiatement vers la salle du trône où devait l’attendre le chambellan. Ce dernier y était en effet, avec une planche et des documents dessus. La salle était déserte, hormi quelques gardes. Il était encore tôt, et il n’avait aucune visite de prévue. Après un rapide exposé de son emploi du temps Qasim se retira, et alla faire chercher l’escorte du prince. Aucune surprise. C’était des visites aux artisans spécialisés dans l'ébénisterie. Le bois étant en grande majorité importé afin d’éviter une déforestation massive de l’île, qui, il y a plusieurs siècle, avait commencé à perdre en volume lors des première grandes expansions de la ville, c’était généralement des artisans qui ramenaient leurs propres matières premières. Et il était toujours plaisant de voir la transformation de bois étranger. C’est donc avec une envie renouvelée qu’il partit en direction de la cité accompagné de son escorte personnelle.

Souriant et aimable, il saluait les badauds et marchands présents dans les ruelles. Il y avait de l’agitation. Le début des préparatifs n’était que dans deux semaines, mais les artisans et marchands qui étaient installés sur l’île de manière permanente s’y prenaient souvent à l’avance. Et le prince visitait ceux qui travaillaient pour lui. Le temps était parfait, la journée s’annonçait des plus agréable. Mais quelque chose le titillait. Il avait chaud. Chaud de l’intérieur. Cette sensation latente se rappelait soudainement à lui. C’était aussi agréable que dérangeant. Il commençait à avoir soif. Lors des premières visites, il était pleinement concentré. Mais plus cela allait, moins il arrivait à se focaliser sur ce qu’on lui disait ou lui présentait. Comme s’il était là uniquement pour jeter un coup d’oeil. Comme un vulgaire touriste. Il passait sa main dans sa nuque pour essuyer la sueur qui s’y trouvait… sauf qu’il n’y en avait pas. Lors de son parcours, il s’arrêta à une fontaine pour boire un peu d’eau, mais il avait l’impression que cela ne le réhydratait pas autant qu’il l’aurait voulu. Des enfants se trouvaient autour et le regardaient avec curiosité. Certains baissaient la tête comme pour s’incliner. Sûrement des citoyens de l’île. Les autres devaient être de passage. A contrecoeur, Azzan resta un quart d’heure avec eux à leur parler. A contrecoeur ? Oui, car cela bouleversait son emploi du temps. Et tout ça uniquement car il ne pouvait assurer d’autres entrevues ainsi. Il bu encore quelques gorgées, avant de donner quelques pièces aux bambins et de repartir. Ca se calmait un peu,mais c’était toujours présent. Il avait pris du retard et il avait horreur de ça. Mais il fallait faire bonne figure.
Après encore deux autres artisans, il se dirigea vers le palais. Il lui restait encore trois autres professionnels à rencontrer, mais il ne se sentait pas pouvoir les assurer. Sa respiration était différente. La chaleur ambiante et le soleil qui dominait Nil Arasin au fur et à mesure que les heures défilaient devaient aggraver ce phénomène. Azzan était très rarement malade, et n’était pas habitué à subir ce genre de symptômes. Mais sur le chemin du retour il se mit à chercher comment il aurait pu attraper ça. Et rapidement, il fronça légèrement les sourcils. Lumina. Cette chaleur était présente depuis ce matin. Depuis qu’il avait goûté sa rosée. Avec du recul, il se rendait compte qu’étrangement il avait pris énormément de plaisir à la “dévorer”. Son nectar devait avoir quelque chose de particulier. Jamais il ne s’était sentit ainsi. Maintenant qu’il y pensait, son esprit s’était embrumé à ce moment là, et il ne s’était posé aucun question quand à cette nouvelle particularité. Cette hybride lui avait caché quelque chose. Son jus n’était pas normal. Etait-ce une sorte de poison ou de drogue ? Non… Ce n’était pas cohérent avec ce qu’elle était. Il doutait de moins en moins de sa loyauté et commençait à l’appréhender assez pour ne pas envisager sérieusement une telle chose. Il n’en restait pas moins qu’elle lui avait caché quelque chose qui pourrait lui nuire.

Son visage affichait un fin sourire d’apparat. Un masque afin de ne pas révéler l’état dans lequel il était. Il fallait que cela disparaisse avant cet après-midi. Pour cela, il devait avoir une discussion avec Lumina. Il ne voyait pas ce que cela pouvait être d’autre. Et il savait où la trouver…
Azzan se dirigea immédiatement vers la terrasse privé qu’il avait indiqué à l’esclave le matin même. Des gardes étaient à l’entrée, mais cela s’arrêtait là. Une fois arrivé, il regarda aux alentours. Personne d’autre que lui. Et une jeune femme bleutée, à genoux à côté d’une table bien garnie. L’hybride était souriante. Elle avait l’air heureuse, sans se douter de ce qui tourmenter l’esprit de son maître à ce moment là. Son sourire disparu, et il fronça les sourcils. Son mécontentement était flagrant. Il se rapprocha sans plus attendre de l’esclave et n’examina pas davantage le repas qui l’attendait. Azzan ne se rendait pas compte qu’il n’agissait pas vraiment selon ce qu’il voulait. Son corps prenait le pas sur le reste. Une fois à sa hauteur, il prit l’esclave sous le menton, et d’un geste assez force, lui fait relever la tête assez fort pour qu’elle comprenne qu’elle doit se relever si elle ne veut pas avoir mal. Il respirait un peu plus fort. La chaleur interne couplée à celle ambiante n’arrangeait pas les choses. Et plaquant son corps contre celui de Lumina, cette dernière voyait sa croupe se presser contre le rebord de la table. Le prince la regardait dans les yeux.

-Il y a quelque chose que tu as oublié de me dire Lumina. Depuis que je t’ai libéré de tes tourmentes, j’ai l’esprit embrumé. Si tu savais que je serai que cela pouvait me nuire, tu as encore fait une erreur.

Sa voix était calme mais froide. D’apparence, il n’était pas énervé, mais quelque chose au fond de lui faisait que si. Était il énervé après Lumina ? Après lui même ? Après ces symptôme ou cette chaleur ? Son pouce, se mit à caresser tout seul le menton de l’esclave. Ses yeux vagabondaient jusqu’à lorgner sur les lèvres de l’hybride. De manière presque imperceptible, son bassin se pressait davantage contre celui de l’esclave. Il sentait la chaleur s’écouler en lui lorsqu’il s’imaginait embrasser les fines lèvres qui étaient à sa portée. Comme si la présence de l’esclave apaisait son esprit. Sa présence ou son corps… Sa main libre se posa sur la hanche de la méduse, avec une certaine force. Cette chaleur, cette attirance… Un aphrodisiaque ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Jeu 19 Oct - 21:00

Lumina attendait sagement à genou à côté de la table, son maître ne devait plus tarder et effectivement c'était le cas. L'esclave immortelle avait hâte qu'il arrive, qu'il goûte le plat qu'elle avait confectionné elle-même.

Cependant, bien rapidement elle remarqua que quelque chose n'allait pas, elle était radieuse et cela jusqu'au moment ou son maître fit relever son menton avec vigueur. Son sourire disparue, son regard des plus dures alors qu'elle se relevait des plus surprises par ce qu'il se passait. Elle était déjà entrain de réfléchir à ce qu'elle avait pu faire pour le mettre dans cet état, hors elle en avait pas la moindre idée. Mais son Prince et maître ne s'arrêta pas là, il la plaqua contre la table, ne pouvant plus rien faire d'autre que supporter ce regard dure envers sa personne. Lumina ne cherchait plus ce qu'elle avait pu faire, ni arrivant plus, par réflexe elle écarta légèrement les cuisses alors qu'elle sentait son corps brûlant contre elle. L'immortelle avait eu ce réflexe avec le temps, lorsqu'elle avait peur elle serrait les cuisses, mais lorsque son maître se montrait anormalement brutal, elle avait tendance à faire l'inverse. Cela la préserva de nombreuses fois de blessures inutiles. Malgré que son regard n'osait quitter celui de son maître, Lumina rentra légèrement la tête entre les épaules, le stress la gagnant lentement, sans pour autant lui faire perdre pied. Mais afin de montrer son entière soumission elle garda les bras dans son dos, se montrant donc sans défense aucune.

Son maître finit par prendre la parole alors qu'elle était entièrement coincée entre son maître et la table. Elle avait oublié de lui dire quelque chose ? Sur le coup elle ne comprit rien à rien, mais il expliqua la situation et ce qu'il disait lui semblait totalement inconnue, mais d'un autre côté, cela lui rappela l'une des nombreuses fois où elle avait été punie pour avoir soi-disant gardé une faculté de son corps secrète. Hors, bien souvent ce n'était pas le cas, son corps étant toujours en train d'évoluer, elle était très souvent elle-même surprise de certaine de ses réactions. Cette fois, on l'accusait d'avoir troublé l'esprit de son maître, il est clair qu'elle fit des yeux ronds de surprise sur le coup.

Finalement, les réactions de son maître expliquaient eux-mêmes la situation dans laquelle son maître se trouvait actuellement. Rien qu'en le regardant, analysant ses réactions précédentes et actuelles elle comprit plus précisément ce qui se passait. Certes Lumina était souvent surprise de ce que son corps faisait. Cependant, elle connaissait les comment elle fonctionnait, comment son corps procédait pour accomplir bien des choses, une sorte de savoir génétique, c'est ce qu'elle pensait. Elle comprit facilement que c'était ses propres hormones qui l'avaient plongé dans cet état et que son excitation et le fait qu'il boit ses fluides en son les déclencheurs. Le pouce de son maître commença à caresser son menton, lui qui pouvait aisément la fixer de longues minutes vint la contempler avec avidité. Elle remarqua bien rapidement qu'il appelait à l'embrasser, en même temps, elle était totalement coincée, ne pouvant que subir ce qu'il lui infligerait et dans tous les cas elle ne se protégerait pas. Mais il voulait savoir ce qu'il lui arrive et découvrir si elle était en faute. Sans vraiment le vouloir, son corps agit de lui-même, la situation avait quelque chose qui plaisait à Lumina, voir Azzan son maître animé de cette bestialité était nouvelle.

Il était évident que son maître n'arrivait plus à être maître de son corps, sa main agrippant sa hanche en était qu'une preuve de plus, tout comme la force qu'il mit à la tâche. Elle eut ce pincement de sa lèvre inférieure si significatif, prouvant se désir qui était entrain de naître en son sain. L'immortelle releva sa cuisse, accompagnant la main de son maître. Ainsi le contact du genou de son maître contre son intimité était encore plus forte. C'était plus fort qu'elle, son maître la désirait et il la voulait réellement. Mais il voulait aussi des réponses, alors elle prit son courage à deux mains, rouvrant la bouche pour y faire défiler quelques mots :

- Je n'ai pas oublié maître, je l'ignorais, vous savez comment sont les hommes avec leur désir et à quel point j'en suis un bon centre d'attraction...

Elle décrocha ses mains de son dos, l'une tentant délicatement d'aller vers la joue de son maître tendit que l'autre recherchait simplement un appui contre la table :

- Je pense que vous subissez mon désir de ce matin, vous avez bue mon feu et il c'est un peu imprégné en vous.

Elle approcha son visage lentement de celui de son maître, ses yeux ne quittant pas ceux de son maître, elle semblait animé d'une confiance assez particulière. Pas celle qu'on une esclave qui sait ce qu'elle fait, mais une naturelle, une si naturelle et à la fois si différente de celle qu'on voit d'ordinaire que le prince aurai pu être en droit de se demander si elle même n'était pas sous l'effet de cette drogue. Ses lèvres s'ouvrent lentement alors qu'elle s'approche encore et encore :

- Je pourrais vous aider à vous soulager...

Ces quelques mots sortirent peu avant qu'elle vienne embrasser son maître avec désir, à la fois sauvage et doux. Une puissante passion animant chaque mouvement de l'esclave pour son maître, mais aussi une maîtrise par le talent et l'expérience. Un guerrier expérimenté sait utiliser de sa colère afin d'en faire une arme, sans perdre le contrôle, pour Lumina c'était la passion, le désir, qu'elle maîtrisait et elle en faisait ce qu'elle voulait. Elle finit par se décrocher de ses lèvres après un ballet endiablé et intense. Lumina le fixait à nouveau :

- Vous serez soulagé si vous déversez votre feu en moi maître...

Comme si ces mots n'avaient pas été assez clair, elle se mordilla à nouveau la lèvre inférieur et attendait la suite. Elle se montrait envoûtante, telle la sirène amenait le marin à tomber de son navire pour la rejoindre. Lumina amenait son maître Azzan à se laisser porter par le flot et tomber dans une décadence sans limite. Cependant, à la fin, elle était là pour montrer la direction afin de pouvoir remonter, mais on oublie jamais vraiment le jour ou on c'est laissé emporter.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Sam 21 Oct - 22:19

L’hybride se montrait aussi docile que craintive. Il y avait de quoi. Azzan avait horreur qu’on influe sur ses perceptions et sa concentration, surtout lorsqu’il devait avoir des entretiens importants. Et surtout, qu’il perde le contrôle de son comportement et de ses sensations. Cela n’avait rien de naturel, rien de voulu. Même cette intimité voulu ce matin sur cette terrasse n’était au final qu’une demande inhérente à son état. Une esclave n’avait en rien le droit de s’insinuer dans la tête de son maître. Le plus énervant, c’est qu’il avait envie d’elle. Lorsqu’elle ouvrit subtilement ses cuisses, il se retrouva directement en contact avec l’entrejambe de la méduse. Il ne la quittait pas des yeux, sauf pour lorgner de temps en temps sur ces fines lèvres se dessinant délicatement sous son nez.
Il sentait qu’elle se montrait quelque peu craintive malgré tout. Mais surtout, surprise. Au fond de ses yeux, il pouvait clairement percevoir qu’elle n’y était pour rien. Ou du moins, que ce qu’il s’était passé était indépendant de sa volonté. Si tel était le cas, elle n’avait aucune raison d’avoir peur. Quoique… Lui même commençait à peine à se rendre compte de son comportement. Azzan s’était laissé emporter, et il le savait maintenant. Cet énervement passager commençait à s’estomper. Il la croyait quand elle disait ignorer ce phénomène. D’ailleurs, il n’avait jamais vraiment pensé qu’elle aurait été fautive de quoique ce soit. Ils commençaient à se connaître. Bien que cela faisait peu de temps, il estimait l’avoir vite cerné. Elle n’était pas une esclave belliqueuse ou fourbe, capable d’agir à l’encontre de son maître. Non, elle semblait surtout aimante et attentionnée.
Cependant, elle n’arrangea en rien les choses avec les termes employés. Les hommes ? N’était il qu’un “homme” parmis tant d’autres pour elle ? Il était bien plus, et cette esclave le mettait au niveau de tous les autres. Pourtant il lui avait montré à maints reprises que justement, il était au-dessus des autres. Que ses envies et désirs il savait les contrôler. Tout comme il pouvait se réfréner et agir selon ses envies, et non selon les envies de son corps. Il lui faudra donc lui montrer à nouveau à quel point elle fait erreur. Et les occasions ne manqueront pas…

L’excitation et la montée de libido au contact et à la vue d’une belle esclave n’était en rien atypique. Mais cette chaleur et ces envies non contrôlées, il n’en était pas familier. Des aphrodisiaques il en avait déjà usé, par jeu, sur des esclaves. Lui, n’en avait pris que deux fois dans sa vie lui-même, et il savait à ce moment là ce que c’était, et les effets que cela allait produire. Il était préparé et dans un contexte qui s’y prêtait. Pas cette fois. Il avait été pris par surprise, et pendant qu’il était en visite pour un événement important. Impossible de savoir si ce n’était au final pas contre lui qu’il était énervé. Ne pas avoir su se contrôler, ne pas avoir fait le rapprochement plus tôt ou ne pas avoir fait attention. Là où un homme d’esprit qui prône la perfection et une pleine maîtrise des chose est sous l’effet de produits qui influe de manière physique, son raisonnement est biaisé et un certain sentiment de surestimation de ses capacités est flagrant. Penser que la volonté peut briser n’importe quelle drogue ou poison était l'apanage des hommes tel qu’Azzan. Et il en était conscient.

Cependant, ce constat ne fit que calmer son hostilité injustifiée envers son esclave. Mais pas le désir qui s’était insinué en lui. Son emportement l’avait piégé. Il était trop près d’elle. Il était en contact avec elle, et sentir cette peau si douce au creux de ses mains faisait de lui un idiot qui s’était jeté sur un piège à loup en voulant l’attaquer sous l’impulsion du moment. Il savait commençait elle réagissait et son attrait pour la chose charnelle. Elle ne devait pas être dupe. Lumina avait déjà pu voir Azzan lorsqu’il était sous le joug de son envie. A l’exception près, que cette fois, sa maîtrise était biaisée, handicapée. Il n’était même plus sûr de pouvoir en faire usage. Après tout, quel mal y avait il à vouloir son esclave lorsque l’envie nous prend ? Cette interrogation aurait pu trouver une réponse simple. Mais pas en ce qui concerne Azzan. Lui, hésitait, uniquement par fierté. Car il ne l’avait prévu, pas voulu. C’était frustrant.
Lorsque que la méduse posa délicatement sa main sur la joue du prince, la mâchoire de ce dernier se serra. Il se retenait. Ce contact, cette envie, cela l’énervait intérieurement. Mêmes les paroles de son esclave. “...vous subissez mon désir de ce matin…”... Ce n’était pas à lui de subir. Et encore moins de se laisser prendre à un jeu qu’il avait lui même commandité. C’était ça sa récompense pour avoir voulu libérer et gâter son esclave ? Au moins, il avait la légère satisfaction d’avoir touché juste. Elle en avait fait la même conclusion que lui. Mais au regard de sa surprise, si vraiment elle ignorait que son nectar avait cet effet là, c’est qu’elle n’avait pas dû recevoir ce genre d’attention auparavant. Ou du moins, pas autant. Qu’importe. Désormais, il allait devoir subir les effets. Combien de temps cela allait il durer ? Depuis ce matin, cela ne s’était pas estompé, et ce avait même été exacerbé par d’autres éléments. Et cette hybride de malheur ne semblait pas décidée à ménager sa fierté, et à l’aider à ne pas succomber à des désirs qu’il ne considérait pas comme étant les siens. Au contraire, toute sa peur avait disparue et laissait place à une confiance totale. Comme si Azzan ne s’était jamais énervé, comme si il l’avait même encouragé. Etait-ce son comportement ? Elle était lubrique, et rien d’étonnant à ce qu'elle profite de l’état dans lequel il se trouvait. Le visage bleuté s’approchait lentement du sien, et bien que les yeux de Lumina appelait à s’y noyer, ceux de son maître dérivèrent et fixèrent la bouche affriolante qui s’entrouvrait. Cette vision était comme un appel. La respiration du prince se fit plus lente, comme dans l’attente d’un impacte. En d’autres circonstances, il aurait été aisé pour lui d’éviter cela. Mais il en était incapable cette fois. Et la limite entre son esprit et ses désirs corporels étant brisée, il n’arrivait pas à savoir si c’était parce-qu’il était sous le joug du nectar enivrant, ou s’il en avait réellement envie.
Le ton qu’elle employait était enrobant. Elle cherchait clairement à appuyer cette situation, alourdissant la chaleur ambiante. Agissait-elle ainsi, espérant combler les ardeurs de son maître pour son bon plaisir, ou pour éviter sa colère ? Une telle prévenance n’était en rien… Impossible de réfléchir davantage. Il avait essayé de se soustraire à tout cela en faisant comme toujours: analyser. Tout analyser était pour lui la meilleure façon de tout décortiquer, et de comprendre ce qui lui plairait, le gênerait et comment faire le tri entre chaque chose pour mieux les maîtriser. Ainsi, il pensait avoir une maigre chance de se soustraire à cette attirance croissante. Mais des lèvres envieuses et avides lui arrachèrent les derniers lambeaux de résistance qu’il lui restait. Sa poigne sur sa hanche s’affirma nettement, alors que la main qui s’était emparée du menton de la jeune femme était descendu pour l’attraper à la gorge. Cette pression était forte au départ, sous le coup de l’ardeur qu’il mettait dans ce baiser. Elle l’avait cherché, et il ne l’épargnerait pas. Il y répondait avec une passion décuplée par cette envie qui s’était développée depuis le début de la matinée. Complètement plaquée contre elle, les fesses de Lumina devait être enfoncée par le rebord de la table. Le temps que dura cet échange, il s’était totalement laissé plonger, chuter dans cette passion surnaturelle. Mais elle fit une erreur. Elle avait voulu attiser un feu que lui s’employait à éteindre avec grande difficulté, et arrachait ses lèvres ensuite à celles qui s’y étaient abandonnée sans retenue. Ces lèvres avaient tout pouvoir sur elle. Et la frustration était surement la dernière des choses qu’il fallait qu’elle anime en lui. La culpabilité de l’esclave dans ce qui se passait n’avait pas été pleinement admis par le prince, et la frontière entre son innocence et la fatalité d’une coïncidence source de plaisir était ténue. Alors qu’il relâchait doucement la pression au niveau de sa gorge, elle avait rompu le contact pour s’adresser à nouveau à lui. Intervention orale inutile… La question de savoir si oui ou non il allait prendre possession de son corps, qu’importe la manière, n’était déjà plus d’actualité. Et elle en était la principale fautive. Elle parlait trop. Il la fit taire en retournant à cette échange, plus éphémèrement. La fin fut marquée par une morsure appuyée et gourmande sur la lèvre arrogante qu’elle s’était arrogée le droit de malmener plus tôt. Il tira légèrement dessus avant d ela libérer et de la regarder dans les yeux. On pouvait voir qu’il ne se contrôlait plus vraiment. Mais avec les tensions depuis et la fatigue depuis un moment, il n’était pas impossible, qu’il s’y soit volontairement fait chavirer. Mais il était plus simple pour lui de remettre cette faute sur l’hybride.

-Tais toi.

Ces deux mots simples sortirent entre ses dents. Non pas par colère, mais parce-qu’il avait déjà choisis de succomber, et les choses tardaient trop. La gorge de Lumina fut libérée, mais il l’attrapa par un bras et la retourna, plaquant le dos de l’esclave contre le torse vêtu de son maître. Les mains de ce dernier allèrent immédiatement trouver une place qui conviendrait à ses pulsions et ses desseins. L’une d’elle agrippa un sein avec force, le pressant presque, alors que des lèvres impatientes vinrent s’épancher de manière appuyée à l’encolure du cou et de l’épaule de la méduse. La main libre alla chercher le ventre découvert de cette dernière, et glissa jusqu’à son entrecuisse, mais cette fois sans la langueur dont il avait toujours fait preuve auparavant. Elle fini par s’arrêter sur le tissus gênant de l’esclave. Il écarta les pans de tissus bleus et fin, pour aller chercher le dessous encore plus fin qui se cachait là.

-Me soulager ? Je compte bien repartir de cette terrasse complètement libéré de l’emprise de ton nectar. Etant la source du problème, tu en seras également la panacée.

Il lui susurra cela à l’oreille, la prenant ensuite entre ses dents et tirant juste assez dessus pour lui faire tourner la tête. Puis d’un mouvement rapide, il attrapa le dessous à pleine main, et l’arracha, dispersant les perles d’or qui maintenaient ce qui conservait la pudeur de l’esclave. Ses doigts allèrent direction retrouver l’humidité de son antre alors que sa poitrine fut libérée, le temps que la main du prince alla chercher le dos de Lumina. Il appuya avec force dessus, la plaquant violemment sur la table. La poitrine et la joue de l’esclave se retrouvèrent contre le bois richement décoré de la table garnie, à quelques centimètres d’un plat de saumon feuilleté. Il écarta à nouveau les pans de tissus du bas de Lumina, libérant sa croupe, qui désormais exposait une magnifique vision au prince. Ce dernier se baissa pour mordre dedans. Et d’une main, il retira une attache très simple, et baissa son saroual. Sa virilité à l’air, la main dans le dos glissa jusqu’en bas de l’échine de Lumina. Son envie était présente. Et maintenant que tout était en place, ses ardeurs se calmèrent davantage. Il savait qu’il pourrait s’épancher en elle. Il ne redoutait rien, même pas ses propres réactions. Il était à nouveau paisible. Mais il n’oubliait pas le rôle que l’hybride avait joué dans tout ça. Cependant ses agissements n’était en rien pour la punir, mais simplement une réactions à cette situation, et à ses envies. Il ne la blâmait plus. Ce qui arriverait, était entre lui et elle, et il userait et jouerait d’elle comme il l’entend. Si elle restait ainsi, à attendre, il lui suffirait de simplement se vider en elle. Azzan frotta son membre entre les deux formes généreuses. Son autre main remonta le long de la colonne vertébrale de l’hybride, jusqu’à sa nuque.Elle remonta un peu, et il lui caressa les cheveux, délicatement. Une douce caresse semblable à une caresse du cuir chevelu. Mais alors qu’une excroissance rigide comme du bois commençait à se former et venait caresser l’antre à plaisir de l’esclave, il se saisit de ses cheveux. Ces cheveux étaient vivants ? Qu’ils se défendent...Et il tira légèrement dessus, afin de lui relever la tête. Elle l’avait cherché. Elle avait poussé Azzan à s’abandonner à cet appel à l’extase qu’avait été sa rosée. Elle cherchait à le pousser à se laisser aller ? Il irait plus loin que ça. Elle voulait qu’il use de son corps. Et c’est ce qu’il ferait. Le dos de Lumina s’étendait devant lui. Et il sourit. Une fois encore, il reprenait le contrôle, bien que son corps était le premier responsable. Il se lécha deux doigts avant d'aller humidifier l'orifice le plus étroit de l’esclave. L’annonce était faite. Il la prendrait. Et il comptait bien exploiter le corps de Lumina comme il lui semblerait bon.

De nombreux mets s’étalaient sur la table en bois où désormais demeurait une hybride bleuetée plaquée non loin. Rien de ce qu’il faisait n’était guidé par une quelconque bellicosité. Il avait envie d’elle. C’était la seule chose qui comptait. Et cet… aphrodisiaque, inhibait sa maîtrise. Cette fois, il se laisserait tenter, et agirait selon ses instincts. D’une main, il lui écarta une fesse, et plaça son membre tout contre l’orifice de Lumina. Et d’un coup sec, et suite à une lubrification partielle et faite rapidement, il la pénétra d’un coup sec. Une main agrippant ses cheveux, et l’autre la hanche, il entamait de vigoureux va et vient en elle, relevant sensiblement la tête, sentant toute cette chaleur s’écouler dans son geste. Il était bien. Et il prenait un plaisir monstrueux à pénétrer son joyau...


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Dim 22 Oct - 10:39

Son maître semblait de plus en plus décidé à s'abandonner et cela au grand plaisir de Lumina. Cependant, elle n'était pas idiote, elle savait exactement ce qui l'attendrait en retour et qu'il n'allait pas du tout l'épargner. L'instinct de l'immortelle ne se trompait que très rarement, la main qu'il avait placée sur sa gorge n'était qu'un signe préventif de ce qui allait arriver. D'une certaine manière, Lumina avait hâte de voir son maître dans tous ses états, cela lui permettait d'en apprendre davantage sur lui, d'apprendre à le connaître sous influence et ainsi peut être découvrir certaine chose qu'il tentait de cacher en tant normal.

Puis l'ordre fusa, elle avait ouvert la bouche une fois de trop, visiblement il n'aimait pas qu'on lui parle d'évidence, mais voulait constamment que tout reste du concret. Elle en prendrait note et ferma la bouche pour ce qui était de la parole. S'en suivit la libération de sa gorge, il se calmait, du moins ne serait-ce qu'un instant, mais cela ne dura pas plus, d'un geste vif et sans conteste elle retrouva dos à son maître, plaqué contre son torse dont elle sentait le cœur battre. Il battait fort, très fort, peut être les effets du narcotique. Mais ses pensées furent bouleversé par la force de l'étreinte de son maître, sa poitrine se voyant livré à des caresses puissantes. Cela la fit frémir, lui arrachant une plainte qui était presque une provocation à le lui infliger à nouveau cette violence. Lorsque son maître alla loger son visage dans son cou, Lumina se mordit à nouveau la lèvre et laissa sa tête tomber lentement vers l'arrière. Ainsi elle se reposait contre l'épaule de son chère Prince, mais celui-ci ne tenait plus en place, il n'y aurait plus de place pour de la douceur, pas cette fois, elle le savait et pressait sa croupe contre la verge à peine protégé de son maître. Elle y sentait déjà sa verge dure attendre avec impatience de pouvoir se nourrir de sa chair.

Finalement, son maître quitta son cou pour aller lui susurrer quelques promesses à l'oreille et en réponse, comme pour le narguer elle lui sourit pleinement. Sa réponse fut rapide, son oreille fut la proie de ses dents qui la poussèrent à tourner son visage. Mais ce n'était que le début, d'un geste brutal il arracha son cadeau à sa personne, libérant sa poitrine aux yeux du soleil. Un bref couinement de surprise se fraya un chemin entre ses dents et avant qu'elle n'eut le temps de reprendre son souffle suite à cette surprise, elle sentit les doigts de son maître s'insinuer en elle. Cela lui arracha un nouveau gémissement alors que rapidement elle trempait ses bas. Sa main après avoir dévoilé sa poitrine au grand jour n'alla pas les retrouver, non elle la sentait passer dans son dos et déjà elle se prépara à l'impact. Cela elle l'avait vu venir, sur ces choses-là un maître reste un maître, elle avait mis à mal sa supériorité et avait taquiné le nom des hommes et donc le sien au passage. Du moins c'est ce qu'elle avait pu constater, à présent il devait se réaffirmer et quoi de mieux que de lui rappeler qu'elle est la femme et lui l'homme. De plus, ensemble ils étaient bien plus que cela, elle était l'esclave et lui le maître, sa domination devait lui être imposé à nouveau, mais c'est ce qu'elle avait cherché.

« Montrez moi maître qui vous êtes »

Il lui montra sans attendre, la main bien placé dans son dos, elle ne résista pas, ne voulant pas lui montrer qu'elle pouvait résister, comme tout le temps en finalement, mais son être était faite pour être asservie. Elle se retrouva donc le visage plaqué à quelque centimètre du plat qu'elle avait préparé elle-même, sa poitrine pressée contre la table avec force au point qu'elle sentit un délicieux coup de jus lui traverser le corps. Oui elle aimait cette violence, la recherchait même tant elle lui manquait, pourtant d'ordinaire elle tentait de l'éviter, peut être avait-elle assez confiance en son maître à présent pour chercher à rencontrer le meilleur comme le pire. Elle ne voyait pas clairement ce qu'il faisait, elle sentait par contre, ainsi elle savait la vision de son intimité et de ses fesses dévoilées à ses yeux. Sentait la chaleur s'échapper alors qu'il libéra sa verge du tissu gênant. Elle savait à présent que la suite serait pour bientôt, se préparant déjà à sa violence naturelle pour ce qui est de la première pénétration. Lumina serra les dents en prévision du déchirement à venir, sa virginité une nouvelle fois sera prise, elle ferma les yeux, légèrement craintive, même si elle connaissait cette douleur, elle était le prix à payer à chaque fois pour prendre du plaisir, enfin, presque à chaque fois.

Le maître caressa son bijou bleuté, parcourant son dos, le lui électrisant au passage au point de même lui provoquer de légers tremblements. Cependant, ce n'était pas de peur, mais d'excitation, elle savait ce qui allait suivre et tout son corps était en état d'alerte à l'approche de l'échéance. Sa fleur sera à nouveau déchirée. Lumina senti la verge de son maître glisser si près, lentement l'ivresse la prit, les joues rosies et le regard remplit d'un éclat lumineux telles des étoiles dans la nuit. Elle tentait de retrouver les yeux rassurant de son maître, jusqu'à présent à chaque fois qu'il usait de son corps, d'elle, ses yeux étaient là et elle pouvait les contempler afin de se rassurer. Bien que quelque fois animé par un besoin vicieux, ils demeuraient source de réconfort pour l'esclave. Cependant, elle ne put continuer à tenter de les chercher, une douleur telle un fouet lui arracha un cri alors qu'elle se faisait tirer les cheveux en arrière. Elle n'avait pas réalisé les caresses précédentes, trop prise dans sa recherche et dans l'attente de sentir cette verge s'amusant à caresser les portes de son antre aux milles plaisir.

Par réflexe ses cheveux enlacèrent la main de son maître, mais ne tentèrent rien à son encontre, elle subissait et relâchait des plaintes de douleur via de petits gémissements très aisé à interpréter. Cependant, si la douleur était là, la peur elle était loin, elle savait ce qui suivrait, du moins c'est ce qu'elle pensait jusqu'au moment ou elle senti son autre orifice être légèrement lubrifié. A ce moment-là elle eut un instant de panique et ses mains comme la première cherchèrent de quoi s'accrocher. Elle attrapa les bordures de la table et s'en servi comme s'ils étaient des menottes alors que sa respiration gagnait de la vitesse. Très faiblement, elle murmurait de petites plaintes suppliants son maître de l'épargner, mais ce n'était là que son corps qui parlait, la forçant à subir cette peur pour la pousser à de tel tentative désespéré. En agissant ainsi, elle le savait, elle ne faisait que donner davantage d'envie de brutalité à son maître. L'immortelle avait appris que supplier n'était pas un appel au secourt, mais un appel à la violence, c'était ainsi que fonctionnait les maîtres, si elle voulait de la douceur, elle ne pouvait que l'obtenir par la délicatesse de ses actes, une chose qu'une fois brisé elle ne pouvait que réparer après avoir subi la violence. Elle le savait, pourtant elle le faisait, une idiote ? Non, une esclave, esclave de son maître, son propre corps lui imposant la volonté silencieuse de son maître. Décrivant ses désirs secrets, il avait beau se mentir en se disant qu'il ne faisait que se vider, se soulager afin de se libérer de cette impuretée qu'elle avait découlée en lui. Il était vexé, au plus profond de lui il avait été vaincu par le corps de son esclave. Il avait baissé sa garde et avait fini par tomber dans la luxure et l'ivresse du désir charnel. L'esclave n'y était pour rien, elle était ignorante, mais depuis quant à ton besoin d'une raison pour en vouloir à une esclave, elle était là pour subir sa frustration et ainsi pouvoir se dire qu'il est le maître, qu'il n'avait pas été vaincu alors qu'en agissant ainsi il ne faisait que se plier à cette vérité qu'il tâchera de garder silencieuse même pour sa propre personne.

« Elle payerait pour sa faiblesse, ainsi les choses demeureront comme elles doivent, l'esclave subit son maître. »

Cette pensée la rassura un instant, mais qu'un instant seulement, la poutre de son maître se frayant un chemin tout tracé à travers son petit orifice et sans le moindre désir de douceur. L'esclave hurla sous la violence de son maître, grimaçant de douleur, elle savait comment l'accueillir, avait facilité son entrée, mais cela ne changeait rien à ce que son corps lui imposa comme sensation. Son corps vivait, lui infligeant sa volonté, si elle devait avoir mal, il la pousserait à avoir mal et aggraverait une sensation déjà éprouvante. Mais la douleur ne s'arrêta pas là, son maître ne l'épargnerai pas, il commença son assaut sans retenu. Si son intimitée était étroiteil avait l'avantage d'être lubrifié avec abondance, ce qui n'était pas du tout le cas de son autre orifice qui lui subissait pleinement chaque pénétration. La douleur vive l'empêchait de se détendre, resserrant la verge comme dans un étau. Les yeux voyant déjà les premières larmes perler, redonnant à ces pupilles cette teinte légèrement rouge. Ses lèvres ne parvenaient plus à se refermer, gémissant à chaque secousse, à chaque mouvement de son Prince, la douleur parcourant ses cheveux exacerbé par la violence des coups de reins de son maître rendait la scène terriblement douloureuse pour l'hybride violenté. Elle l'avait cherché, voulait le découvrir et savait à présent que la violence l'habitait comme tous les Hommes. Les larmes ne l'attendriront pas, ses gémissements de douleur n'y changerons rien, mais elle aimait au fond elle cette violence. Cette douleur signe de son asservissement était une chose dans le fond rassurante et lorsque cette douleur est continue, lentement elle se transforme en plaisir.

Lumina n'était pas maso, mais trouvait quelque chose de positif à la violence et la douleur. Elle usa de ses jambes pour enlacer son maître, étant toujours encore plaqué contre la table à subir ses coups. Ses cheveux toujours encore tiré, l'obligeant à montrer son visage tordu par la douleur. Elle ne put alors pas dissimuler que ses traits devenaient moins dure, moins crispé par la douleur, son visage se transformait lentement, mêlant douleur et un plaisir certain. Ses jambes ainsi disposés pouvaient l'aider, lui donnait discrètement de la force, car bien que son maître soit animé par la violence, il ne demeure pas moins qu'il n'a rien dans l'estomac et qu'il a passé la mâtiné à bouger. Subtilement Lumina l'aidait à la dominer, à la punir, à la faire hurler. Cependant, même en l'aidant, cela ne changeait rien au fait que Lumina avait mal, souffrait malgré son visage afficha un plaisir subtile, ses fesses ne relâchaient rien, ne laissait aucune place cherchant à comprimer autant que possible la verge propriétaire de cet orifice.

Lentement, mais sûrement, Lumina se sentait épousé d'une folie enivrante, jamais elle n'avait été violentée par un homme d'ordinaire doux, elle voulait le pousser. D'une certaine manière, il le désirait, elle ne faisait rien qu'il ne souhaitait pas et se décida de prendre légèrement les choses en main. Ses cheveux reprirent possession de leur vie, glissant, bougeant dans tous les sens cherchant à déconcentrer son maître. Il n'était pas encore arrivé au bout, mais savait que lentement le plaisir commençait à bouillonner en lui et à cette cadence il allait exploser rapidement. Puis elle relâcha son étreinte qu'elle s'était employée à faire avec ses jambes pour le bloquer dans ses coups. Elle savait que cela lui plairait pas du tout et que rapidement il se montrerait violent. Elle ne perdit alors pas de temps et se retourna avec agilité pour se retrouver sur le dos sans que sa verge n'est à quitter l'étreinte chaleureuse de ses fesses. Il lui avait ordonné de se taire plus tôt, alors elle ne dirait rien, elle déplaça ensuite ses jambes sur le torse de son maître remontant telle des marches vers ses épaules. Ainsi elle pouvait voir ses yeux, elle garda ses genoux pliés, comme une invitation à les saisir et à les plaquer contre son ventre. Ainsi son intimité dégorgeant de liquide lubrifiait la belle verge à demi sorti et lui permettrait de continuer avec légèrement plus d'aisance. Les mains de Lumina épousaient sa poitrine, mais ne si attardèrent pas, glissant rapidement vers le bas et finalement se poser contre le ventre d'Azzan.

Lumina ignorait totalement la suite des événements, allait-il se calmer suite à ses gestes ou plutôt la gifler pour son impertinence ou tout simplement rien changer et retourner à la violence qu'il avait fait preuve depuis ce midi. L'immortelle se contenta de le regarder, aimante, les yeux légèrement rouge et les joues humides par ses larmes. Une belle vision d'abnégation malgré la violence qu'elle subissait.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Lun 23 Oct - 17:51

Sa violence se maintenait à un niveau stable, sa virilité enserrée dans cet étroit étau, inconsciemment, cela signifiait que les puissantes décharges de plaisir étaient du à cette dite violence. Le prince releva subtilement le menton, admirant le dos immaculé de son esclave. Elle était à sa place. Baissée, fesses en arrières, jambes écartées. En cet instant, elle n’était qu’un objet qui servait à soulager son maître. Il en avait besoin, et elle était là pour ça.
Au départ, ses suppliques discrètes et ss gémissements de douleur ne lui firent aucun effet. Pas un seul instant il ne s’était imaginé que cela se ferait sans souffrance. Elle payait pour ce qu’elle était. Non pas le fait qu’elle soit si aisément un objet de désir, mais le fait que son corps l’ait exhorté, lui, un prince, à se soumettre à des pulsions non souhaitées. Chaque friction entre son membre et les parois étroites du derrière accueillant de l’hybride était un plaisir qui ne demandait nulle fin. Il ressentait chaque vibration, chaque tremblement du corps de la méduse, et la chaleur qui se dégageait d’elle. Il ne faisait aucun cas du visage qui le cherchait pour une fois. Ses yeux se rivèrent sur les fines tentacules qui prirent possession délicatement de sa main. Sa poigne se radoucit, en réaction aux caresses prodiguées, mais cela ne ralentit en rien son ardeur. Le corps du prince était possédé par ses pulsions. Des pulsions primitives, naturelles, et incontrôlées. Ce qui dénotait totalement de ce qu’il prônait et représentait d’ordinaire. Il avait pris de plein fouet le revers de son avidité pour la découverte, en s’épanchant à pleine bouche entre les cuisses de l’hybride. Mais au final, c’était elle qui en subissait les conséquences.

Cet intense désir qui n’avait fait que gonfler en lui commençait à s’amenuir. Comme si cette chaleur s’écoulait à chaque pénétration, le soulageant un peu plus à chaque fois. Il fini par entièrement relâcher les tentacules qui se montraient de plus en plus câlins malgré la brutalité dont le prince faisait preuve, pour aller chercher l’épaule de Lumina. Cette descente avait permis une caresse le long de la nuque bleue. Une caresse brève, mais qui apporta son lot de conséquence. Une simple caresse lui rappelant la douceur de la peau de l’esclave, et ce geste qui le ramenait peu à peu à la réalité. Son visage n’avait plus rien d’animal, et nul énervement, qu’importe la nature, ne s’y lisait. Seule une avidité et une réelle volonté de se satisfaire de ce qu’elle possédait restaient. Enfin. Ce qu’il possédait.
Les gémissements de douleur de l’hybride ne lui semblait pas s’éteindre. Habité précédemment par une certaine sauvagerie, il ne s’était pas rendu compte de l’ampleur du cri. Et désormais, il remarquait surtout que cela restait. Une souffrance persistante qui ne touchait qu’elle. L’avait-elle mérité ? Oui. Sans aucun doute, oui. Pour ce qu’elle était, pour avoir ignoré une telle chose qui aurait pu causer du tort à son maître, et pour son manque de discernement dans sa manière d’évoquer son maître. Chaque coup de boutoir était mérité. Mais il s’attarda enfin sur le visage de la belle esclave. Alors que la main qui agrippait la hanche de Lumina commençait à s’adoucir au point de donner de furtives caresses du pouce, afin de profiter de la douceur de sa peau, il vit que la douleur n’était pas la seule chose qui habitait sa victime. Si victime il y avait. Car le plaisir se lisait dans ses yeux, la bouche entrouverte, laissant filtrer les fameux gémissements. Cela satisfaisait le prince. Elle pouvait tout encaisser et savait apprécier la moindre chose que pouvait lui offrire ou exiger son maître. Elle aurait pu subir, tout simplement. Surtout qu’il était flagrant qu’Azzan n’était plus dans son état normal. Elle aurait pu craindre n’importe quelle réaction de sa part, ne mesurant plus ses gestes, qui étaient au combien contrôlés avec soin, et empreint d’une certaine subtilité à l’égard de l’esclave, n’ayant jamais voulu la blesser. Mais non. Il sentit les jambes de l’hybride l’enserrer, et accompagner le mouvement de manière envieuse. A nouveau, un sourire apparut sur le visage du prince.

Alors qu’il sentait l’extase arriver, il se retrouva bloqué. Son membre palpitait au plus profond de l’antre étroite, mais son bassin réclamait beaucoup plus. Azzan était à nouveau maître de lui même, et désormais ce qu’il faisait, il le voulait. Là, c’était elle, ses fesses, qu’il voulait. Et elle voulait l’en priver ? Il n’était plus question qu’elle se batte contre les pulsions du prince, non, elle s’opposait à sa volonté. Cela n’avait aucun sens. Il la savait capable d’agir sur le fil du rasoir. Toujours à l’extrême limite entre ce qu’elle se savait interdit de faire, et ce qu’elle pouvait tenter pour faire assez plaisir au prince pour qu’il en oublie qu’elle outrepassait ses droits. Etait-ce réellement le moment de tenter le diable ? Alors que justement il avait reprit ses esprits ? Alors qu’il tenta de prendre du recul pour la pénétrer à nouveau, il vit les cheveux bleus danser dans les airs en un ballet envoûtant. Amateur de belles chances, cela n’était en rien pour déplaire Azzan, d’autant que ce spectacle était inédit. Admirer une chevelure aussi fine prendre vie et animer un tableau avec beauté et précision, faisait partie des privilèges qu’ont les puissants d’avoir accès à des visions uniques au monde. Mais rapidement, ses besoins le rattrapaient. Il reporta son attention sur le minois de Lumina, afin d’y voir un début d’explication. La respiration du prince était forte et rapide. Il avait été coupé dans son élan, et ses yeux arboraient à nouveau un mécontentement flagrant. Mais uniquement ses yeux. Le dirigeant la savait intelligente. Et au fond de lui, il était excité. Plus seulement physiquement. Mais aussi piqué par la curiosité. Elle ne devait pas agir ainsi pour rien. Et lorsqu’il avait à faire à une nouvelle surprise de l’esclave, il ne le regrettait pas. Même la dernière en date réussissait au final à lui porter un minimum d'intérêt. Mais une fois encore, il se devait de lui montrer qu’elle ne pouvait agir ainsi sans une bonne raison. Son regard était très net. Il était lucide, et la suite avait intérêt à justifier un tel acte, qui attisait sa frustration au fil du temps. Et la réponse ne tarda pas.

D’un mouvement rapidement, il sentit sa taille se libérer, et deux fines jambes élancée passèrent devant ses yeux. Durant cette acrobatie, Azzan sentit sa verge être stimulée à nouveau, son fourreau tournant de lui-même, alors qu’elle ne le l’avait quitté une seule seconde. Les mains posées de part et d’autres du corps de l’esclave ne maintenèrent pas leur prise, et se retrouvèrent écartées. Toujours contre elle, il la regardait, en fronçant subtilement les sourcils, intrigué, alors qu’il sentit de légers contacts sur le bas de son ventre. On aurait dit deux plumes qui se déplaçaient le long de son torse. Instinctivement, cette étrange sensation aurait poussé le commun des mortels à baisser les yeux, pour voir si c’était réellement des pieds qui se mouvaient ainsi. Mais quelque chose d’autre capta son regard. La belle esclave le regardait droit dans les yeux. Et ce qu’il vit marquera un tournant quant à sa relation avec elle. Elle posait sur lui des yeux aimants, encadrés par des perles de larmes silencieuses. Son sourire discret souligna le tout, montrant qu’elle était prête. Prête à tout par amour pour son maître. Tout ce qu’elle avait fait malgré la colère injuste du prince à son égard, malgré cette douleur qui aurait pu lui être évitée s’il avait choisis de gâter son membre ailleurs, malgré sa condition… Elle l’accompagnait dans ses décisions, même si c’était à son encontre. Elle le soutenait, et semblait aller jusqu’à aimer cela. Comme une femme aimant sans conditions, avec pour unique peur que ne pas réussir à satisfaire. Et douter d’elle était indigne de ce qu’elle était. Son interruption soudaine avait pris tout son sens. Il n’était plus entrain de gâter un orifice, mais il sodomisait désormais une belle femme bleue qui le regardait avec tendresse, dans une position bien plus appréciable. Il en oubliait sa propre fierté, et se dit qu’il avait eu tort. Tort de penser qu’elle avait cherché à lui nuire, qu’elle avait délibérément dissimuler des caractéristiques de son corps. Et il réprima l’immense frustration au fond de lui de s’avouer cela.

Ne quittant pas le regard de la méduse, il lui offrit un magnifique sourire. Machinalement, ses mains allèrent à la rencontre du haut des cuisses de l’esclave, les pans de sa robe courte lovant de chaque côté et ne couvrant plus rien, à la frontière de ses hanches. Il les remonta en longue caresse jusqu’à mi-cuisse, mais l’une d’elles remonta davantage, pour aller se saisir d’une cheville. Le prince écarta la jambe de son épaule, et déposa un unique baiser sous la plante de son pied, doucement, avant de le remettre à sa place. Un silence s’installa quelques secondes, alors que sa virilité ne perdait en rien de sa vigueur, toujours demandeuse. Mais l’esprit du maître dominait en cet instant. Et une certaine violence s’installa en lui. Un conflit viscéral. Il y avait des mots qu’il avait envie de dire, tout autant qu’il abhorrerait les dire. Ses pouces se mirent en action pour effleurer la surface lisse des jambes de l’hybride lorsqu’enfin il se décida.

-Navré, mon trésor.


Son ton était calme, mais n’était pas empreint de la douceur qu’auraient mérités de tels mots venant de lui. Dans ses yeux on pouvait voir qu’il était vraiment sincère. Mais pas uniquement… Jamais, il ne s’excusait ou montrait qu’il pouvait avoir tort. Cependant, montrer ses faiblesses devant une esclave personnelle, était signe d’une grande confiance. Et lui présenter un simulacre d’excuses, était quelque chose de fort. Azzan voulait clairement donner du poids à sa déclaration. Marquer ce moment.
Puis son sourire revint. Il semblait paisible, bien qu’au fond de son regard, et à la sensation de son membre gonflé en elle, il était aisé de deviner qu’un feu brûlait toujours en lui. Mais il conservait en lui une pointe d’énervement d’avoir dit cela. Énervé après... Personne. C’était sûrement le plus frustrant.
Ses mains glissèrent de haut en bas le long des cuisses, de manière appuyée, afin de ramener encore davantage la croupe de l’hybride contre lui, avant de les maintenir plus fermement. Il tourna brièvement la tête, embrassant la cheville de l’esclave, mais ne rompant pas le contact visuel avec elle. Son bassin prit un peu de recul, lentement. Il y allait avec plus de douceur, conscient cette fois. Et plus apte à ressentir avec plus d’intensité les sensation entre ses jambes. Il faillit fermer les yeux une seconde, de plaisir. Ses pénétrations reprirent. Cette fois, il n’infligeait plus son ardeur à l’esclave, mais il la partageait.

Au bout d’un moment, sa passion précédente ayant déjà bien amorcée la chose, c’est le souffle enflammé et les muscles tendus qu’il se cambra une ultime fois avec force, laissant s’échapper sa semence en elle. Puis il resta ainsi quelques secondes, la regardant ainsi allongée devant lui.Seule sa fleur était visible, lui permettant de laisser ses yeux vagabonder le long de son corps, simplement pour en apprécier les formes, connaissant déjà ce qui se trouvait sous chaque centimètre de ses riches étoffes. Mais il finit par enfin se dégager, déposant les jambes de chaque côté de son corps. Il s’était enfin épanché, et se sentait libre de ses pulsions. Azzan jeta un rapide coup d’oeil à l’intimité dégoulinante de Lumina, puis la regarda.


-Passe moi un verre de vin, puis tu me nettoieras. Tu t’occuperas ensuite de ce qui coule long de tes cuisses, et donc sur ma terrasse.

Il parlait avec douceur, tel le prince et maître qu’elle pouvait connaître d’ordinaire. Son corps était encore bouillant au touché, et son souffle reprenait constance, mais lentement. Il reçu la coupe entre ses doigts avec plaisir, la fraîcheur de l’argent lui faisant un bien fou après cette matinée qui s’était déroulée sous le signe de l’incandescence. Et lorsqu’il porta le breuvage à ses lèvres, son torse se bomba de plaisir. Un plaisir subjugué par l’arôme délicat glissant sur son palais, et par la douceur de la langue qui tâchait de répondre à l’injonction, lui procurant de fines décharges. Une fois le travail terminé, lui caressa distraitement la joue pour lui signifier son contentement, et alla s’asseoir de profil sur le rebord de la terrasse, le temps qu’elle réponde à sa dernière injonction. Il bu une deuxième gorgée, plus fine, ne profitant de cette ambroisie que pour son goût, et non pour s’enivrer. La plénitude l’envahit. Il contempla son trésor verdoyant, puis finit par jeter un oeil à l’esclave. Voyant qu’elle avait enfin terminé, il la rejoignit, passant devant elle en l’effleurant, avant d’aller s’asseoir, et de regarder les mets qui se présentaient à ses yeux, dont certains étaient éparpillés, et d’autre renversés, mais c’était minime. Mais il reporta son attention sur Lumina. Une fois debout, son bas dissimulait son intimité qui n’avait plus de quoi la protéger d’éventuelles brises.

-Tu en as une autre dans ta chambre. Tu iras la chercher après le repas avant de rejoindre mes appartements pour entamer la tâche dont je t’ai parlé ce matin. En attendant, sers moi. Je ne peux me permettre d’être en retard cet après-midi. Déjà qu’avec l’épisode de ce matin...

Il soupira, ne finissant pas sa phrase, ne voulant pas y penser davantage. C’était passé. Seule chose à en retenir, c’est que ce genre de récompense, il ne l’accorderait que très rarement, et uniquement lorsqu’il pourrait se le permettre.

-Rejoins moi. Et mange. Je te veux pleine de vitalité pour pouvoir apprécier la vue que tu devras me présenter ce soir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 25 Oct - 9:34

Elle voyait en lui une certaine incertitude, tout cela était normal, il n'en croyait pas ses yeux, d'ordinaire une esclave avait peur d'agir pour son maître même si celui-ci l'encourageait. Mais là elle venait de bloquer ses ardeurs afin de lui permettre d'en profiter davantage, mais ce n'était pas à elle de décider en temps normal, pourtant, c'est ce qu'elle venait de faire. Le risque en soit était énorme, mais la surprise dans son regard se transformait peu à peu. Lumina comprit à son regard que dès le moment où il saurait pourquoi elle avait fait cela, il déciderait de sa punition si cela en valait pas la chandelle. Elle aurait pu se mentir, mais en réalité elle n'avait pas la moindre idée de la réaction qu'il allait avoir.

Elle effectua ses quelques mouvements subtil sous le regard remplit de curiosité de son maître évaluant peut être déjà la teneur de sa punition. Elle se retrouva ainsi rapidement face à lui, le regard droit dans ses yeux. Lumina s'attendait à bien des réactions, hors elle n'avait pas envisagé celle-ci, il semblait en conflit, disputé entre plusieurs réactions peut être, en tout cas elle ne parvint plus à le quitter des yeux. Elle ignorait ce que son geste signifiait réellement pour lui, mais chose certaine, était que cela l'avait affecté bien plus que ce qu'elle avait envisagé. Le doute persista quelque temps, puis vint la certitude, un sourire magnifique apparu, elle sentit les mains délicates de son maître se poser à nouveau sur elle. Elle soutint son regard avec conviction, elle était à son maître corps et âme quoi qu'il puisse faire d'elle. Ses caresses le long de ses cuisses la firent frémir légèrement avant d'appliquer ce petit pincement des lèvres si significatif. Elle sentait en même temps en elle, la virilité de son maître pleine de vie, rien n'allait arrêter, cela allait peut-être juste un peut changer. Finalement, l'une des mains remonta bien plus allant rejoindre sa cheville. Le prince pouvait la manipuler sans sentir une once de résistance à son encontre et lorsqu'elle sentit ses lèvres se poser sous la plante de son pied. Lumina ne put que rougir devant cette attention, elle rougit mais ne quitta pas ses yeux tout comme lui le faisait.

Son pied retrouva sa place, mais un trouble encore plus dur semblait saisir le prince, cette lutte avait prit un tout autre niveau. Elle y voyait un vrai conflit, d'un côté cela l'attrista de le voir ainsi, mais il ne semblait pas pour autant mécontent, alors elle se contenta de pencher légèrement la tête sur le côté et de lui sourire, aimante comme elle était, elle espérait que si le problème venait d'elle cela le réglerait. Elle sentit ses pouces recommencer à effleurer sa peau, lui donnant de petite caresse qui réanimèrent son corps lui rappelant vivement la situation.

Elle arrêta de sourire sur-le-champ lorsque ces quelques mots sortirent de sa bouche, il était calme, il ne s'excusait pas d'une chose qu'il s'apprêtait à lui faire, mais pour une chose qu'il avait fait. Le sérieux derrière ses mots la poussèrent à l'être tout autant. A nouveau elle avait cet effet miroir en fonction de l'état émotionnel de son maître. Entendre un maître s'excuser pour ce qu'il avait fait était une chose rare, très rare et venant d'un homme tel que lui, le Prince. Si elle l'avait pu, elle l'aurait enlacé amoureusement pour le remercier de tel mot. Il fallut quelques instants, mais il finit par réagir à nouveau, affichant son sourire ravageur, elle put se détendre elle aussi, mais n'oublierai pas ses mots.

Lumina se sentit alors ramener encore davantage contre son maître, la verge de celui-ci glissa un peu plus en elle ne manquant pas d'arracher un léger gémissement à l'esclave. A nouveau s'en suivit un baisé contre sa cheville, mais leur regard ne fut pas pour autant entravé. Puis il recommença, lentement, cherchant à rendre le moment plus plaisant pour chacun de nous et c'était réussi. La douceur ayant prit la place de la violence, il n'en fallut pas beaucoup pour pousser ainsi Lumina à l'extase. Celui-ci vint encore plus vite que celui de son maître, se contractant complètement après un instant, Lumina poussa un délicieux petit cri plaisir. Son souffle totalement perturbé, elle eut du mal à s'en remettre avant que son maître n'expulse sa semence en elle et la remplisse. Lumina ne l'avait pas épargné, son orgasme avait rapidement eu raison des résistances de son maître. Son organe totalement opprimé, elle fut servie niveau contenue et après un instant ou Lumina s'était oublié pour rêver d'un baisé de la par d'Azzan, il se retira.

Ses jambes furent déposé et à nouveau un peu plus libre, elle sentit le regard de son maître observer son état avant d'en revenir à elle. Une succession d'ordre tomba, la pause était terminée et elle ne tarda pas à se redresser. Il était redevenu normal, tendre et doux dans ses mots et la façon de les dires. Elle prit la coupe de Vin qui par chance n'avait même pas débordé et la déposa entre les doigts de son maître en y ajoutant un léger baisé sur l'index. Puis sans attendre elle passa au nettoyage à sa manière, rien n'était mieux que sa langue pour laver son maître. Elle passa sa langue sur toute la longueur de la verge qui avait perdu de sa superbe. Mais ce bref passage suffit à stopper sa déchéance, elle s'amusa à user uniquement de sa langue et non pas la prendre en bouche. Souhaitant dans le font uniquement le titiller légèrement, mais pas raviver son désir pour autant. Sa langue passa et repassa sur chaque mini mètre de la verge de son maître, puis s'occupa de ses bourses avant de finir par un baisé sur le bout verge.

Lumina ne s'occupa guère de ce qui coulait le long de ses cuisses, l'absorbant à travers sa peau alors que son maître finit par se déplacer vers la table et s'asseoir, le tout non sans un regard à la table pour y regarder l'état de la nourriture. A nouveau quelques ordres lui fut donné, cette fois elle brisa le silence pour lui répondre avec calme :

- Entendu maître...

Elle en fit de même, évitant d'en rajouter sur l'épisode de ce matin et alla le servir de suite avant d'avoir une hésitation. La voulait-il à genou et câline ou alors assise à une chaise afin de manger comme demandé. Lumina avait pour habitude de manger par terre, alors à cet instant elle réfléchie un bref instant cherchant a lire les désirs de son maître.

Finalement, l'immortelle opta pour la troisième possibilité et se faufila sur ses genoux non sans un petit sourire légèrement amusé. Lumina lança de petits coups d'œil à Azzan comme pour savoir s'il acceptait, mais fit mine d'être passé inaperçu dans cette recherche de proximité avec son maître. Elle remarqua rapidement que ses genoux allaient être sa place si elle n'avait rien à se reprocher, celle-ci semblait lui être accessible du moment qu'il n'était pas mécontent au grand bonheur de Lumina. Le Prince aura déjà pu remarquer la faible quantité de nourriture que son bijou semblait avoir besoin pour vivre. Cependant, pour une fois elle semblait attendre quelque chose, une remarque et c'était bien normal, après tout elle l'avait cuisiné elle-même et attendait une petite réaction. Mais si celle-ci tardait à venir elle ignorera son petit caprice. Pendant le repas, Lumina s'amusera à piocher quelques morceaux et les apporter elle-même à son maître, voulant le nourrir et s'il semble apprécier le geste elle continuera sinon arrêtera. Il était visible que tout comme lui, elle l'étudiait, cherchant à connaître ce qu'il aime, ce qu'il se passe dans son esprit, voulant devenir comme une ombre se mouvant comme lui, dans son dos, à jamais.

Le repas se termina ainsi, Lumina quitta les genoux de son maître au premier signe annonciateur de sa volonté de se lever. Mais en attendant cela, elle sera restée malgré avoir terminé bien avant lui de manger et cela à cause de la faible quantité qu'elle a mangé. L'immortelle sera donc restée blottit contre le torse de son maître jusqu'à échéance, savourant le moindre instant à son contact ou à ses côtés. Puis elle descendra assez rapidement pour ne pas le ralentir et ira se mettre à genou à côté de lui. Elle ne bougera pas sans contre ordre, attendant que son maître ne reparte pour son travail. Elle l'écoutera en silence, avec un sourire joyeux sur le visage, pleine de vie elle fermera légèrement les yeux lorsqu'il lui caressa la joue en partant. Elle le suivra du regard jusqu'à ce qu'il disparaisse, à ce moment-là elle se relèvera pour quitter le balcon. L'esclave prévint les domestiques de tout ranger et de s'assurer qu'il ne reste aucune trace sur la terrasse. Lumina tâchera de bien faire attention tout du long en marchant, n'ayant plus que quelque fin tissu pour cacher sa pudeur dont elle s'en fichait, mais son maître voulait garder dissimulé certain aspect de sa personne.

Lorsque finalement, elle finit par rentrer dans la chambre du Prince, elle trouva sans mal ce dont son maître lui avait parlé un peu plus tôt, l'enfilant afin d'être à nouveau plus libre de ses mouvements. Puis elle s'en alla au balcon princier, elle avait déjà tout préparé dans la matinée et pouvait à présent se mettre à la tâche. L'immortelle avait tendance à voir ses talents à la baisse, ainsi elle s'assurait de ne pas décevoir ses maîtres lorsqu'il lui demande de faire une chose particulière, cette fois ce fut peindre. Le bijou des mers se préparait à faire un chef d'œuvre, mais elle savait que ce que son maître voulait vraiment, c'était en découvrir plus sur elle et elle pensa que faire son premier bijou le jardin sous les traits que lui donnait Lumina serait une bonne idée. Elle n'allait donc pas se contenter de refaire une copie conforme de ce qu'elle avait devant elle.

Lumina se plongea dans son imaginaire, se promenant dans ce jardin ressemblant à celui de son maître, mais transcendé par sa rêverie :

« Lumina se balada sous le soleil, désormais haut dans le ciel, qui poursuit les ombres courant sur le Jardin, soulevant ça et là des nuées de vapeur s'effilochant dans l'air humide sous les pins. Ainsi dévoilant le bleu lumineux des jacinthes sauvages et le jaune d'or de petites fleurs étoilées fragiles et sages. Désormais des oiseaux chantent à tue-tête et donnent un air de fête à ce Jardin imaginaire, qui, peu à peu, prend naissance dans cet esprit plein de joies. Une lumière colore le jardin d'une blondeur de miel et la rosée jette ses feux dans l'air qui fleure. Les arbres se réveillent tardivement et déclenche une vague de protestation de leurs petits habitants, toutes sortes de volatiles lançant leurs chants au soleil déjà haut pourtant. Des milliers de fleures s'étendaient en harmonie et aucune ombre ne pouvait se dissimuler dans un recoin, car il n'était que couleur vivace et beauté. Le soleil ne s'était arrêté de repousser les ombres que lorsqu'ils avaient entièrement disparue. Lumina était là elle aussi, entouré par les oiseaux chantants et observé depuis le balcon par son maître demeurant de dos à la vision de cette rêverie que fut celle de l'immortelle. »

Lumina reprit conscience, elle s'était abandonnée à la rêverie et pu contempler avec fascination ce qu'elle avait peint. En relevant les yeux vers le ciel, elle ne put que constater que le soleil avait bien décliné entre temps, même énormément. Puis se fut la surprise totale...

Son maître était déjà là, elle entendit sa voix dans son dos, lui demandant si on accueille plus son maître. L'immortelle se retourna sur-le-champ et vit son sourire et remarqua que le ton n'était pas celui du reproche. Sa surprise était visible et la panique du moment s'évapora immédiatement à sa vie alors qu'elle s'approcha légèrement pour finir à genou à ses pieds :

- J'étais dispersée par la tâche que vous m'aviez donnée, je m'en excuse maître, mais votre tableau est terminé.

Dans sa voix nulle peur, cela était principalement pour ne pas laisser la question de son maître sans réponse. Ses excuses étaient certes sincère, mais elle savait que les prendre trop à cœur ferait commencer la soirée sur une base que son maître ne réclamait point :

- Mon maître à passé une bonne après-midi ?

Elle sourit en penchant légèrement la tête sur le côté, plus aucun son ne sorti de sa bouche, ne voulant pas paraître trop bavarde. Elle attendit sagement la suite, curieuse de ce que son dirait concernant ce qu'elle avait peint.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Ven 27 Oct - 23:40

L’ordre donné, il la vit le rejoindre, toute frétillante, sur son genou. Cela le dérangea autant que cela le surprit. C’est à dire pas du tout. Les yeux rivés sur les mets présents à table, il ne fit qu’écarter pour la laisser s’y poser. Une fois l’esclave en place, il la laissa le servir. Son regard ne quitta pas ce qui se présentait pas lui, mais cela ne l’empêcha pas de déposer un baiser sur le poitrail de Lumina. Servit, il commença à manger, son bras gauche ceinturant presque l’hybride pour pouvoir user du couvert. D’un rapide coup d’oeil, il avait pu analyser chaque plat présent. Comme à l’accoutumé, il y avait assez pour au minimum six personnes, et le choix était varié. Il ne mangerait pas tout, et pas de tout. Il repéra le saumon en croute et une purée d’olive, qu’il se laissa servir par Lumina, qui le fit avant même qu’il ait pu ouvrir la bouche. S’il ne la connaissait pas, il aurait pu croire à une coincidence. Mais il savait que Lumina était perfectionniste, et qu’elle cherchait constamment à plaire à son maître. Il en déduit aisément qu’elle eut dû se renseigner afin de connaître son plat préféré? Peut-être n’était elle pas étrangère à la présence de ce dernier à table. Toujours est il qu’il entama une première bouchée, sentant un regard posé sur lui. Il logea ses yeux dans deux de l’esclave. Elle semblait soit attendre quelque chose, soit simplement elle le regardait par envie. Cela importait peu. D’autant que le plat était excellent. Il y avait quelque chose de changé dedans. Comme si la purée d’olives était un peu plus forte, et le saumon directement et légèrement assaisonné de l’intérieur. D’un haussement de sourcil et d’une légère moue, il était aisé d’y voir un mélange de surprise et de contentement. Il fera sûrement passer un mot aux cuisines afin de faire une remarque au sujet de ce changement, afin de garder tel quel la purée, mais ne reprendre la cuisine du saumon en croûte comme avant, le tout, en les félicitant de leur audace réussie.

Tout en mangeant, il remarqua le faible appétit de la jeune femme. Etait-ce parce-qu’elle n’avait pas faim ? Parce-qu’elle n’osait pas ? La réponse en soit n’avait pas grande importance. Il la savait difficilement périssable et ne s’en faisait donc pas. Il la réprimanderait fortement cependant si sa beauté et sa vitalité en souffraient. Car sa timidité il s’en fichait. Ses ordres étaient clairs, et ce genre de considération n’avait nul lieu d’être entre eux.
Le prince accepta chaque bouchée qu’elle lui porta directement aux lèvres de temps en temps. Elle le faisait avec élégance, sans en mettre partout, et ne forçait la chose, ne lui présentant la bouchée que de temps en temps lorsqu’elle sentait le moment propice, et qu’elle pensait que cela serait apprécié et la bienvenue. Petit à petit, il ne se posait plus vraiment de questions sur si elle serait capable ou non de faire telle chose. Sur où elle se plaçait, pourquoi, si il devait la guider ou autre. Non, certaines précisions devenaient inutile, obsolètes. Elle savait quoi faire, où se mettre et à quel moment. Et à la moindre erreur, Azzan saurait le lui faire une remarque. Elle faisait sa place dans le quotidien du prince, en douceur. Les fausses notes du départ n’étaient en rien dues à ses compétences en temps qu’esclave, mais suite à des imprévus. Le temps de s’adapter.

Lorsqu’elle arrêtait de mettre à disposition sa nourriture, elle se blottissait contre lui, tel un animal affectueux. C’était comme une chaleur et un douceur appréciable qui se lovait naturellement, n’étant en rien gênant. Azzan s’y faisait rapidement. Trouver déjà cela normal, comme si cela avait toujours été ainsi, aussi vite, avait son lot de désagréments. Le premier d’entre eux étant le fait que lorsqu’elle ne sera pas là, cela risquait de créer un vide. Le prince se savait apte à en faire fî. Mais lorsque l’on prend à quelque chose, même s’il n’est en rien nécessaire, on ne peut s’empêcher de le vouloir encore et encore. Les prémices d’une dépendance. Mais le prince en était encore loin. Son pragmatisme a toujours su le préserver de la moindre dépendance, jugeant chaque chose pour ce qu’elles sont, ce qu’elles peuvent être, et ce qu’elles peuvent paraître. Et pour le moment, il voyait Lumina comme un piédestal sur lequel sa dynastie pourrait monter pour aller encore plus haut.

Une fois repu, il s’essuya la bouche avec une serviette. A cette instant, l’hybride compris que le repas s’arrêtait là pour lui. Elle descendit avec grâce des ses genoux au moment même où il se leva, sans avoir à dire un seul mot. A chaque fois, s’ancrait un peu plus une osmose, une coordination, plus ou moins parfaite. Azzan se massa la nuque alors que Lumina se mit à nouveau à genoux à ses côtés. Il était l’heure d’y aller s’il voulait se laisser assez de temps pour s’attarder dans d’éventuelles négoces ou stands qui se démarqueraient. Un dernier regard à son jardin avant de baiser les yeux sur son joyaux.

-Je rentrerai un peu plus tard ce soir. Cela t’accordera plus de temps pour travailler ce que je t’ai demandé.

Nul besoin de davantage de précisions. Il lui caressa la joue, lovant la joue de l’esclave dans la paume de sa main, avant de se diriger vers la sortie.

Le repas avait été fort riche. Autant gastronomiquement qu’au niveau des sensations. Il ne se lassait pas de cette jeune femme bleue qui avait rapidement réussi à s’adapter aux exigences du prince. Il se savait exigeant, et avait des demandes très particulière par rapport au commun des maîtres. Il demandait à ses esclaves une autonomie non négligeable, et qu’ils sachent anticiper ses besoins avant même que lui n’y prête attention. Qu’ils sachent le surprendre, mais toujours comme il faut. Et Lumina rassemblait ces qualités. Bien qu’elle était déjà la source de nombreux troubles ces derniers jours, il ne s’était pas ennuyé. Et il ne s’en lassait.
Retournant à la salle du trône où l’attendait son escorte, le prince eut une pensée pour son amie. Il avait essayé de ne pas y penser depuis le fameux aveu. Il avait été dur dans sa réaction et le savait. Seulement, il lui était impossible à ce moment là d’avoir les idées assez claires pour opter pour la meilleure position à prendre. Il tenait énormément à elle. Elle représentait son enfance. Enfance qu’il ne vit pas passer, car s’amuser était le lot des roturiers, pas des princes disait son père. Ses seules sources de joie enfantines étaient avec Jasmine. Si pauvres soient elles, il en eut quand même. Et il avait peur de la perdre. Ainsi que ce qui faisait de lui un homme bien. Un homme proche des hommes. Une des rares personnes qui voyait le véritable sourire d’Azzan derrière celui qu’il présentait à tous. Mais il n’était pas encore prêt à aller la voir. Il n’avait même pas le temps d’attarder ses pensées dessus avec les prochaines festivités de l’île.

Arrivée dans la fastueuse et immense pièce, il avisa Qasim, et avant qu’il puisse ouvrir la bouche, il lui prit sa tablette avec le planning de l’après-midi qu’il regarda rapidement, tout en marchant vers la sortie.

-Tu feras commander une robe de chez Marlène Elohia, style kahorannais, vert émeraude avec des brodures d’or. Et tu y feras emmener Jasmine de ma part, afin que Marlène prenne ses mensurations.

N’attendant aucune réponse, il lui rendit sa tablette, pressé. Rien n’avait changé. La présence de Qasim et de sa tablette n’avait eu aucun intérêt, le prince ayant retenu par coeur son emploi du temps.
Généralement, il allait à Nil Arasin avec plaisir, espérant toujours être impressionné par ce que les artisans et marchands de la cité, et même ceux venant de provinces éloignées, avaient à proposer.Mais cette fois, il avait hâte de se débarasser de cet après-midi. Il avait assez peu d’espoir quant à ses trouvailles, les préparatifs officiels ne commençant que dans plus d’une semaine. Et l’ajout d’entretiens suite son écart de la matinée, cassait son rythme. Sa manie de la perfection.

Le soleil déclinait. Le ciel commençait à se teinter d’un mélange de rose, d’orange et de jaune pâle. Le crépuscule amorcé, le prince finit sa dernière entrevue, et quitta le sculpteur avec un sourire ravi… bien qu’il ne trouva rien d’extravagant. Il était habitué à la qualité et à la beauté, ce qui au fil des années, le rendait de plus en plus exigeant, et nettement plus difficilement impressionnable. Néanmoins, il pu constater que la ville accueillait toujours des professionnels de grand talent.
Saluant certains passant qui faisaient preuve d’une grande déférence, Azzan arriva néanmoins assez rapidement au palais. Comme à son habitude, il s’enquéra des dernières nouvelles auprès de Qasim. Il lui donna au passage un ordre d’autorisation exceptionnelle, afin de fournir du bois de l’île à un ébéniste de la cité. Ce dernier avait réussi à lui vendre un projet de lit sculpté, en utilisant uniquement du bois local. Il était probable que c’était principalement pour prôner un chauvinisme qu’il pensait sûrement plus attrayant pour le prince. Mais il était tellement rare qu’il accède à ce genre de demande, qu’il accéda à sa demande, curieux d’en voir le résultat. Une oeuvre pratique qui pourrait servir au palais dans une des chambres qui accueille les hauts dignitaires, pourrait être un plus subtil pour lui. Un détail futil pour certain, mais un détail efficace pour lui.

En traversant le palais afin de regagner ses appartements, il croisa certains invités avec qui il se dut d’engager une conversation polie et faussement intéressée au départ, jusqu’à ce qu’il apprit que l’un d’eux avait pour projet d’installer un de ses artisans privilégiés afin d’avoir une vitrine dans la cité marchande. Le prince promit à ce riche négociant d’Emid une rencontre pour en rediscuter. Une fois arrivé à l’étage des appartements princiers, il jeta un coup d’oeil dans la direction de la chambre de sa soeur. Avant d’aller ouvrir la porte de ses propres appartements.
Le passage ouvert par les gardes, le prince entra, s’attendant à retrouver son esclave à genoux, l’attendant, comme elle le faisait depuis son arrivée. Mais… rien. Cela ne l’inquiéta pas pour autant, n’ayant eu jusque là presque que de bonnes surprises lorsqu’elle n’était pas exactement là où il l’attendait. Mais visiblement, cette fois, cela n’avait rien à voir. Il l’aperçu sur le balcon.

-Tu n’accueilles plus ton maître Lumina ?

Tout en parlant, il s’avança dans la pièce principale. Elle semblait totalement absorbée par ce qu’elle faisait. Devant elle était planté une grande toile, n’avait plus rien de vierge. Son ton manifestait davantage de la curiosité quant à la raison de sa question que du reproche. Il n’arborait qu’un très mince sourire, vestige de son sourire d’apparat qu’il avait abandonné à l’entrée de sa chambre. Nul besoin de se montrer faux ici. Il n’y avait qu’elle, et inutile de montrer un visage factice à une esclave qui se devait de se dévouer corps et âme à son maître.
Dans l’instant, il la vit surprise et paniquée, mais elle se reprit rapidement, vint se mettre à genoux devant lui. Il la regarda faire, mais reporta immédiatement son attention sur l’oeuvre qui trônait plus loin, illuminée par la pâle et rose et lumière du soleil déclinant. Azzan ne lui accorda qu’une brève caresse sur la joue, et la dépassa pour rejoindre le fruit du labeur de l’esclave, sans s’attarder sur les excuses de Lumina, qu’il jugea clairement justifiées et nécessaires. Mais rapidement, elle posa une question, somme toute banale, mais appréciée.

-Longue. Plus longue ce qu’elle aurait due être.

La réponse était distraite, car il commençait déjà à analyser ce qu’il avait sous les yeux. Il lui était inutile de regarder plus en avant pour comparer la peinture et son jardin. Il connaissait ce dernier par coeur.
En s’avançant, il avait déjà pu voir les choses dans son ensemble. En faisant fi des formes et de ce que cela représentait, de loin, les couleurs étaient harmonieuses et plaisantes à regarder. Mais de là où il était, il serait plus critique. Il reconnaissait chaque détails pour ce qu’ils étaient, marque que le coup de pinceau était précis, net et qu’elle visualisait parfaitement ce qu’elle couchait sur la toile. Les couches étaient claires, permettant un relief très fin, faisant ressortir certains détails, donnant l’illusion qu’une feuille dépassait. Les impressions de lumière et la profondeur étaient parfaites. Un véritable travail d’artiste peintre. Et enfin, il vit vraiment la peinture. Ce qu’elle représentait. C’était… clairement l’expression d’une scène idyllique. En soit, cela n’avait de réaliste que la réalisation elle même. Trop de détails féériques. Le jardin en soit n’était le même que dans les grandes lignes. Mais deux personnages étaient présents: le prince et son esclave. En soi, il pouvait déjà voir une interprétation rien qu’avec leur présence à eux deux. Mais ce qui l’interpella, c’est qu’il semblait la regarder. Mais était-ce vraiment elle ou le jardin ? Il gagerait que c’était elle. La tableau qu’elle avait peint ressemblait davantage à une scène qu’elle aimerait vivre ou qu’elle avait imaginé qu’à ce qu’il lui avait vraiment demandé. Sûrement une scène idyllique pour elle, la représentant elle, son trésor, au milieu de son autre fierté qu’était son jardin. Mais c’était vraiment le fait qu’elle le dessine la regardant. Lui y voyait de la hauteur comme un symbole de domination, exprimant le lien du maître et de l’esclave. Quelqu’un d’autre pourrait y voir un homme qui lorgne sur un bien, le convoitant. Et un romantique y verrait un homme qui admire la beauté d’une femme qu’il aime au milieu du paradis. Et c’était cette troisième hypothèse qu’il choisit comme interprétation de ce qu’elle avait en tête lorsqu’elle peignait.

Cela aurait été injuste de dire que cela ne ressemblait en rien à ce qu’il désirait. Car il lui avait bien dit de peindre la vue depuis sa terrasse. Mais elle y avait incorporé bien trop de fantaisie à son goût. Néanmoins, il y vit une autre déclaration de l’hybride, montrant bien qu’elle était consciente de l’importance qu’elle revêtait à ses yeux, ou alors était ce uniquement une autre marque d’amour.
D’un simple sourire et d’une main tendue, il invita Lumina à prendre cette dernière. Lorsqu’elle le fit, il l’amena jusqu’au rebord et lui désigna l’étendue à la vos verdoyante et colorée en contrebas.

-Regarde mon paradis vert Lumina. Admire cette vue extraordinaire. Est-ce vraiment ce que je peux voir lorsque je regarde ton oeuvre ?

En disant cela, il lâcha sa main et se tourna vers elle. Son expression était presque entièrement neutre. Un sourcil subtilement dressé signait son interrogation dont la réponse était évidente. A cela, la méduse ne pu qu’avouer son incapacité de bien reproduire à l’identique quelque chose qu’elle voit, le tout, avec une timidité qui ne lui échappa pas, comme si elle comprenait qu’il y avait une critique derrière cette question. Le prince commença à rentrer, sans un autre regard pour la toile.

-Ce n’était pas ce à quoi je m’attendais. Tu as davantage présenté ton imaginaire que la majesté de mes jardins. Qu’à cela ne tienne. Je devrai donc me passer de cette vue couchée sur une toile. En attendant, va nous servir deux coupes.

Il avait été curieux de voir ses talents artistiques, et il avait eu un résultat. Pas celui qu’il attendait certe, mais un résultat prometteur. Elle était douée. Très douée. Et ses talents pourraient servir à l’avenir. Cependant, si elle était incapable de reproduire cette vue, il lui serait compliqué de l’avoir. Car personne ne pourrait venir dans les appartements du prince.
Pendant qu’elle s’exécutait, il regardait un tiroir d’un meuble, avant de se redresser et de repartir pour la terrasse, prenant la coupe d’argent au passage.
Assis sur le rebord, il admira à nouveau son jardin, et sans regarder l’esclave, il lui fit signe de le rejoindre. Pour lui, rien ne valait un instant à son balcon pour se détendre le soir. Après quelques instants, il tourna la tête en direct de l’hybride.

-Un jour, je t'emmènerai te promener avec moi dans mes jardins. Je compte bien t'y apprendre les nombreuses subtilités et t'y présenter mes autres bijoux.

Ceci dit, il bu une gorgée. Il partageait de plus en plus de chose avec elle. Mais pour qu’elle réussisse à pleinement le comprendre, il lui faudrait capter le moindre recoin de ses désirs, de ses plaisirs, de ses considérations… Hors, les “Jardins Ascendants” faisaient partie des choses les plus importantes à ses yeux. Mais pourquoi une telle admiration pour un assortiment de plantes à perte de vue ? Il lui donnerait l’occasion de le découvrir.

-En attendant, dis moi pourquoi tu as peint cette vue ainsi. Trouves tu ta représentation plus belle que ce que tu as sous les yeux ?

Le ton employé était calme et intéressé. ll appréciait les bonnes conversations, mais n'avait que rarement l'occasion de pouvoir en pratiquer, surtout en privée, et lorsque cela n'avait aucun rapport avec ses fonctions. Peut-être que Lumina saurait le combler un jour de ce côté là. Il la savait intelligente et assez entreprenante pour le surprendre. D’une main posée sur sa cuisses, il l’encourageait à être honnête. Il n’en attendait pas moi de la part de son saphir de chair. Sa réponse allait-elle être satisfaisante ?


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Dim 29 Oct - 9:48

Lorsqu'il se remit à se mouvoir il lui donna cette caresse sur sa joue qu'elle affectionnait tant, une simple marque d'attention qui devenait de plus en plus naturel. Il pourrait se contenter de vague salutation, voir même d'en donner aucune, pourtant il se donnait la peine d'être tactile comme elle aimait cela.

Cependant, son attention fut vite captée par son œuvre, elle ne lui reprocha pas, après tout c'était la raison de son manque d'attention et ce qu'il lui avait demandé. Elle espérait que cela lui plairait, qu'il serait satisfait de son œuvre. Il semblait l'examiner, sans même le voir elle savait quel regard il avait en ce moment même, ce regard qu'il avait posé sur elle il y a de cela quelques jours. Son esprit critique en éveil devait analyser le moindre détail, alors qu'elle s'était contentée de rêver pendant que ses mains agissaient d'eux-mêmes afin de reproduire ce qu'elle voyait. C'était là sa principale difficulté, si elle parvenait à retirer l'aspect idyllique à ses songes, alors elle serait susceptible de reproduire une chose dans l'exactitude à partir du moment où elle est capable de se l'imaginer exactement.

Elle le vit se tourner légèrement vers elle en lui tendant la main, il n'en fallut pas plus pour qu'elle se relève rapidement pour la lui saisir avec douceur. Comme elle s'y attendait il l'emporta dans son sciage et la déposa sans la lâcher pour autant en face de la toile et du jardin qui se trouvait juste derrière. Du doigt il lui désigna son majestueux jardin et s'en suivit une question tout a fait naturel, mais qui ne faisait que mettre en évidence sa propre imperfection sur-le-sujet. Elle sentit la main de son maître se dérober, elle la relâcha un bref instant après lui, comme pour lui montrer qu'elle aimait la lui tenir, mais pas suffisamment pour lui donner l'impression qu'elle ne voulait pas le laisser repartir. Lumina regarda son maître dans les yeux alors qu'il lui posa la question qu'elle avait vu venir dès le moment ou il avait pointé du doigt le jardin. Elle rougit très légèrement, une légère honte la prenait à chaque fois que l'on découvrait l'une de ses imperfections et cela la rendit quelque peu timide. L'immortelle répondit d'une voix claire, mais empreint d'un léger sentiment soumission plus intense que d'ordinaire :

- Je m'en excuse maître, je ne parviens jamais à reproduire une chose à la perfection...

Elle n'en dit pas plus, mais le regretta immédiatement, elle aurait dû s'expliquer, lui donner les détails afin qu'il comprenne pourquoi, peut-être saura-t-il lui enseigner comment passer outre, la première chose que son nouveau maître lui apprendrait, sa première marque qui restera pour les âges qui suivront celui-ci et que peut être les propres enfants du Prince pourront profiter.

Le Prince reprit le chemin de la chambre quittant la balcon, elle remarqua que la toile ne l'intéressait plus du tout, elle eut une envie folle de la jeter pour le coup, si elle ne plaisait pas à son maître elle n'avait aucune utilité. Elle écouta ce qu'il dit, le simple fait qu'il devra se passer d'une chose car elle avait été incapable de lui donner ce qu'il recherchait avec exactitude la chagrina, mais elle parvint à dissimuler celui-ci derrière un visage neutre qui était en soit la preuve de son chagrin. Elle s'inclina légèrement avec une lenteur qui donnait l'espace d'un instant l'impression qu'elle venait de ralentir le temps afin de marquer cette vision dans l'esprit de son maître. Puis elle se redressa et les choses reprirent leur rythme naturel, elle se dirigea vers la bouteille qui avait été apporté par l'une des domestiques dans l'après midi et remplit deux coupes d'argent de son breuvage. Elle retourna ensuite en direction de son maître qui avait les yeux vers le meuble où elle avait trouvé des vêtements pour les esclaves, en tout cas si c'était bien cela qu'il regardait. Il reparti cependant en direction du balcon prenant en passant l'une des coupes, celle qu'elle avait volontairement mis en avant pour lui.

Il s'assit sur le rebord du balcon, elle n'aimait pas qu'il soit si proche du bord et sans même avoir besoin de s'approcher discrètement pour sa sécurité il lui fit signe de venir. Chose qu'elle fit rapidement afin de se placer assez proche de son maître pour pouvoir le rattraper en cas de perte d'équilibre. Elle se mit comme son maître sur le rebord du balcon, assez proche, si proche qu'il pouvait la toucher et inversement avec aisance. Elle ne but rien, attendant qu'il le fasse en premier, pourtant s'il regardait bien il verra qu'elle en a déjà bue, au moins un petit peu, mais pourtant il ne l'avait pas vue faire. En toute logique elle avait dû le faire alors pendant qu'il regardait ailleurs, discrètement comme si elle voulait lui cacher.

Son maître était entré dans une sorte de contemplation de son jardin, elle savait l'importance que celui-ci revêtait pour lui, mais ne saisissait pas vraiment pourquoi, mais d'un autre côté elle reconnue légèrement ce sentiment qui l'habitait elle a sa manière. Son premier maître la voulait parfaite, ce sentiment la poussa par la suite à chercher à le demeurer le plus possible, cherchant toujours plus à palier la moindre imperfection. Elle savait qu'à l'époque o elle était venu dans ce palais, ce jardin n'était encore rien du tout, il avait donc été fait par la suite, peut être un proche de son maître. Elle eut un sourire différent que d'ordinaire et se sourire fut renforcé par les mots que son maître prononçait à présent.

Elle le regarda dans les yeux dès le moment ou celui-ci tournait son visage vers elle, ce besoin du regard elle commençait à l'avoir tout comme lui, son corps s'adaptait déjà à ses désirs. Ce contact visuel la rendit heureuse et triste à la fois, ayant pour le coup l'impression que ce qu'elle venait de penser était vrai. Cet amour pour ce jardin était une sorte d'hommage, un sentiment, un sentiment ravivé car celui-ci, ce jardin, lui rappelait cet être aimé. Elle avait déjà vaguement entendu parler de la mort de son père, mais jamais de sa mère. Peu importe, elle n'avait aucun moyen de prouver ses pensées, à par si son maître décidait de lui répondre, devinant ses pensées. Lumina baissa légèrement le regard remarquant se sourire qu'elle eut pour son maître, reprenant un air plus normal avant de relever à nouveau les yeux pour lui, pour son maître. Elle lui répondit, simplement, la vérité transparaissant dans chaque mot, chaque souffle et chaque regard :

- J'en serais ravis mon maître.

Elle sentit des larmes lui monter, mais les arrêtas immédiatement leur refusant même d'atteindre ses yeux, ne voulant pas qu'il devienne rouge, son corps le lui permit pour cette fois, jugeant peut être tout comme elle que ce n'était pas le moment. Elle vit son maître prendre une gorgée de ce délicieux nectar et en fit tout autant ensuite sans arrêter de regarder son maître.

Son maître reprit la parole, lui demandant cette fois des explications sur pourquoi elle avait peint de cette façon son jardin. Elle en fut heureuse, cela lui donnait l'occasion de lui expliquer, de mettre en avant une imperfection qu'il avait déjà découverte, mais pas forcément comprit et donc de peut-être résoudre le problème. L'immortelle sentie la main de son chère maître se poser sur sa cuisse, elle afficha un nouveau sourire dès que sa main rentra en contact avec elle, Lumina hocha la tête et prit la parole :

- Je ne la trouve pas plus belle que ce que j'ai sous les yeux, deux raisons en son la cause...

L'immortelle pencha légèrement la tête sur le côté et ses cheveux bougèrent tout seul pour se remettre derrière ses oreilles tout en laissant quelques mèches sur son visage. Puis elle se redressa, elle n'avait pas quitté les yeux de son maître et reprit, cet instant semblait lui être nécessaire, comme pour faire le point elle même sur ce qu'elle allait dire :

- Pour commencer la première est la plus simple et logique de toutes les raisons, jamais la réalité ne doit être moins belle que ses songes. La deuxième raison, c'est que je ne suis pas encore certaine de vos sentiments concernant cette œuvre.

Elle appuya ce dernier mot en montrant le jardin de la main et reprit :

- On ne peint pas uniquement avec les yeux, dans mon cas c'est même tout l'inverse, je peins avec mon imagination et mon imagination me montre souvent des désirs ou une interprétation d'un moment. Bien souvent les deux sont identiques, mais pour en revenir à ce que j'ai peint, sachez que je n'ai pas une seule fois ouvert les yeux dès le moment ou le premier coup de pinceau à été appliqué. Je voulais vous voir me regarder, moi et ce jardin magnifique, deux choses qui ne sont pas faites pour dépérir. Le reste n'est que superflus, mon esprit cherchant à me montrer un monde où je n'aurai pas l'impression d'y être qu'une invitée.

Elle détourna les yeux pour contempler le jardin, puis revint à son maître, une question aux lèvres qui demandaient réponse :

- Maître, puis-je vous poser une question indiscrète ?

Son maître hocha la tête, un léger sourire apparut avant de disparaître, elle savait sa question un peu limite, demandant à son maître de se rappeler d'une chose douloureuse si elle avait bien deviné les raisons de son amour pour son jardin :

- Je me trompe peut-être complètement, mais je souhaite et recherche la perfection de ma personne, afin d'être l'esclave idéal, mais ce besoin n'est pas tombé du ciel, je l'ai comme un hommage à mon premier maître, puis son désir est devenu le mien. Et vous... Pourquoi aimez-vous tant ce jardin ? J'ai le sentiment qu'il représente plus que des fleurs et des plantes, je puis saisir sa beauté, mais je gage qu'il y a plus derrière. Si vous m'expliquez, je pense pouvoir vous donner une œuvre qui reflétera peut-être un peu plus ce que vous désirez vraiment.

Dans le fond de son cœur, elle n'était pas certaine que se placer au cœur de ce jardin est été sa meilleure idée. Si une autre occasion de peindre lui était à nouveau donné, elle étudierait mieux, se donnerait du mal afin d'en mémoriser chaque détails depuis se balcon. Finalement, ce qu'elle voulait le plus en cet instant était de peindre le rêve de son maître.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mar 31 Oct - 21:28

Le prince fut rapidement rejoint par l’esclave, et ne manqua pas de remarquer qu’elle se posait au plus près de lui. Cela ne le surprit nullement. Il n’y vit aucun signe de tendance protectrice, mais une énième démonstration de son affection, Lumina semblant très tactile et recherchant sa proximité depuis son arrivée. Il prenait l’habitude de la gratifier d’un simple contact physique, pour bien des raisons. Un encouragement, un remerciement, une récompense ou alors une simple petite attention pour lui faire plaisir. Cela ne lui coûtait rien, mais il savait que cela avait de la valeur pour elle. Bien que trop gâter un esclave soit une erreur, lui montrer qu’il compte palie à cette objéification que force l’esclavage. Mais Azzan l’utilisait également pour d’autres raisons en fonction de l’esclave. Et Lumina revêtait une importance particulière. Elle serait un héritage. Un symbole. Elle serait beaucoup pour la dynastie. Mais c’était à lui de la préparer à ce destin. Il était le pionnier. Elle n’était qu’esclave et n’avait aucun droit sur elle même et son avenir. Mais il comptait bien en faire une esclave aimante. Aimante envers lui, envers sa dynastie. Mais également envers elle même et ce qu’elle allait devenir. Qu’elle se sente heureuse de sa condition et ait l’impression d’être dans sa famille. Car c’était également ce qu’il lui offrait. Une famille. Azzan se savait mortel. Mais aspirait à rendre sa dynastie immortelle. Et Lumina sera la compagne éternelle de cette famille. Cette réflexion lui arracha un sourire plus appuyé.

Il regarda à nouveau Lumina pour lui poser la question. Peut-être trouvait elle réellement sa toile plus belle que le jardin. Cette dernière avait peut-être une signification particulière pour elle. Chaque chose possédait la valeur qu’on lui attribuait à travers un prisme personnel. Son jardin avait une valeur inestimable alors que d’autre n’y verraient qu’un regroupement de plantes et de fleurs plutôt joli. Mais au-delà de ce que représentait les Jardins Ascendants pour lui, il appréciait tout particulièrement les choses réalistes. Il trouvait cela nettement plus mystique une beauté extrême existante, qu’une simple fable. Car l’imagination ne connaissant aucune limite, la beauté n’en connaissait aucune en théorie dans ce domaine. Alors que la voir en vraie était tout autre chose. Comme la présence de Lumina en attestait. Azzan a rencontré et côtoyé nombre de jolies femmes. Et des esclaves toutes plus belles les unes que les autres. Mais lorsqu’il vit Lumina, ce n’était pas qu’une simple victoire, mais également une surprise. La surprise de trouver quelque chose d’encore plus beau. Voir de belles choses était son quotidien depuis qu’il est né. Il était donc dur de l’impressionner. Mais c’était pourtant ce qu’il recherchait. Lumina lui apportait chaque jour depuis son arrivé ce qu’il lui fallait de surprise. Elle comblait un ennui latent, que ça soit dans ses erreurs ou ses perfections.
Cette interrogation sembla la mettre en joie. Peut-être était-ce parce-qu’il lui donnait l’autorisation de s’exprimer librement, qu’elle avait l’impression que sa vision comptait. Mais qu’importe la raison, il l’écoutait attentivement. Mais comme à la normale depuis qu’elle était sienne, rien ne restait banal. Même en cet instant, cette simple conversation était magnifiée par le soleil couchant. Ce dernier illuminait de ses dernières forces l’hybride d’une lumière d’un orange rosé, dans laquelle les fines tentacules qui composaient la chevelure de Lumina s’y baignèrent le temps de se cacher timidement derrière les petites oreilles pointues de cette dernière, après s’être empourprées d’un beau magenta. Le faste et la beauté. Elle incarnait à merveille son idéal.

Pas un seul instant il ne la coupa. Il en apprenait également davantage sur elle en même temps qu’elle s’expliquait. C’était une rêveuse. Et après tout, c’était logique. La perfection ne peut stagner. Elle se doit aller chercher plus loin. Ce qu’il y a de vicieux, c’est que si c’est parfait, il n’y a rien à changer, des changeable. Alors seule l’imagination peut tenter de trouver une solution. Mais au final, elle avait seulement divergé de ce qu’il lui avait demandé. Elle ne lui avait pas dit qu’elle était incapable de dessiner avec exactitude quelque chose de réel,et avait préféré faire quelque chose qu’elle aimait elle. Une scène qui lui plaisait. Il se rendit compte qu’il y avait des situations dans lesquelles il était moins rude avec elle. Si elle s’était arrêtée au fait qu’elle voulait simplement le représenter entrer de la regarder, il l’aurait réprimander. Car cela aurait été l’expression d’une volonté de faire ce qu’elle voulait en faisant ouvertement fi des ordres du prince. Et ça, il ne pouvait le laisser passer, même si elle pensait lui faire plaisir. En certaines circonstances, les initiatives de sa part sont appréciées. Mais pas cette fois. Seulement, c’était sans compter sur la fin de son explication. “... mon esprit cherchant à me montrer un monde où je n'aurai pas l'impression d'y être qu'une invitée”. Cette dernière phrase le bloqua. Il laisserait passer pour cette fois… Car il cherchait justement à lui montrer qu’elle avait sa place dans ce monde, auprès de lui, auprès de sa famille. Au lieu de la réprimander, et de lui faire comprendre qu’elle avait perdu son temps, ainsi que de la peinture, il lui accorda une discrète caresse du pouce sur la surface lisse de sa cuisse. Une fois de plus, sur un détail, elle s’en sortait. Loin de ses précédentes réflexions, il arborait un sourire fin, léger. Cette peinture devait lui tenir à coeur, alors que pour lui c’était principalement une distraction afin de voir ce qu’elle savait faire en peinture. Qu’importe au final. Il la ferait recommencer. Après tout, la prochaine fois, si au moins elle ouvrait les yeux, y’aurait déjà un progrès certain. Mais il se montrerait moins conciliant. Sa curiosité avait été satisfaite. Il attendrait des résultats. L’imperfection. Les défauts et faiblesses de la méduse étaient assez mal acceptés de la part d’Azzan. Son amour pour elle était en partie dû à cette perfection latente dans ce qu’elle entreprenait.

Puis elle s’arrêta pour contempler le jardin. Il fit de même. L’horizon était magnifique, rendant cette scène irréelle. Une telle splendeur… Peu peuvent se vanter d’avoir déjà vu tel spectacle un jour. Azzan était entièrement détendu, serein. Au point que si son esclave faisait une erreur, il la renverrai simplement dans sa chambre, en attente d’une punition dont il ne déciderai de la teneur que le lendemain. Et il doutait tellement que cela arrive, que cette simple pensée ne vint en rien assombrir son esprit. L’apaisement était total.

Mais la plénitude et le calme du moment fut brisé par la voix de Lumina. Il était rare qu’elle demande ce genre de chose. Et surtout, il se demandait ce qu’elle appelait “indiscrète”. Elle était sûrement une des rares personnes à qui il n’avait rien à cacher. Azzan tourna la tête en sa direction et remarqua qu’elle le regardait. N’ayant aucun envie de troubler davantage ce calme, il hocha simplement la tête en lui accordant un bref sourire.

Il laissa chaque parole de Lumina couler sans troubler ce témoignage où elle glissa sa véritable question. Sa coupe se hissa jusqu’à ses lèvres, et il prit une mince gorgée avant de poser le breuvage sur le rebord. La main du prince glissa de la cuisse de l’hybride jusqu’au genou, où il s’y arrêta. Pourquoi il aimait son jardin ? Il ne s’était jamais posé la question, car il n’en avait pas besoin. Mais en quoi cela l’aiderait à peindre les jardins ? Que voulait elle faire de cette information ? L’utiliser pour interpréter le jardin à sa manière à partir de ce qu’il lui dira ? Ce serait une erreur de plus, même si cela partait d’une bonne intention. Néanmoins, cela ne coûtait rien de lui répondre.

-Le savoir ne t’apporterait rien pour faire ce que je t’ai demandé Lumina. Tu as peint ce qu’il te plaisait voir, et non ce qu’il y avait sous tes yeux. Il te faudra déjà les ouvrir. Utilise ton oeil comme un cône de verre grossissant. Regarde la vue d’ensemble, admire les proportion, imagine les limites que tu veux donner. Imprime le dans ton esprit, puis commence à regarder les détails un par un. Même une couleur est un élément de ce que tu vois. C’est le vrai. Nombre d’artistes ont peur de reproduire la réalité. Peur de ne pas réussir à faire honneur à ce qu’ils ont sous les yeux. ALors ils subliment avec leur imaginaire. Regarde ces jardins… Mes jardins. Savoir d’où me vient cet amour pour eux, ne changera pas son apparence.

Le prince posa sa main libre sur la joue de l’esclave, s’appuya très légèrement sur le genou sur lequel reposait déjà l’autre, et lui sourit. Et elle lui répondit de la même manière. C’était exactement la réaction souhaitée.

-Tu vois, ton sourire. Tu es bien plus belle quand tu souris. J’ai fait apparaitre quelque chose de beau. Je ne l’ai pas imaginé. Je n’ai pas envie d’imaginer ton sourire. Ni de le voir coucher sur une toile si ce n’est pas celui que je vois actuellement. Je veux le voir tel quel.

Il s’éloigna relâchant sa joue, et retira allongea sa main afin de donner une ample caresse sur sa cuisse, cherchant à gâter toute la surface, avant de revenir au genou, lâchant un petit soupire.

-Voilà ce que je te demande. La beauté. Pas telle que tu la vois. Pas telle que je la vois. La beauté telle qu’elle est. Pour toi, ça sera sûrement plus dur, car tu aimes voir les choses selon ton prisme de beauté, cherchant à embellir par ton imaginaire. Mais la tâche que je t’ai demandé. Que je te demanderai demain. C’est de me montrer ce jardin tel que n’importe qui pourrait le voir. Et chacun pourra comme toi, y voir la beauté qu’il veut. Les Jardins Ascendants ont ça d’exceptionnels qu’ils peuvent animer bien des choses chez les gens, et tous n’y voient pas la même chose. Toi y as vu un endroit où tu avais ta place, avec moi.


Il se saisit encore de la coupe, qu’il porta à ses lèvres. Ses yeux se portèrent à nouveau sur l’étendu vert. Oui, c’était exactement ce qu’il voulait.

-Pour ce qui est de ta question… Je te répondrai bien que j’ai toujours été ainsi. Que cette passion m’est venue toute seule. Que le fait que chaque plante soit unique, belle, qu’on puisse y trouver une harmonie visuelle, olfactive ou encore sensitive, m’a toujours plu. Mais il y a bien une origine à cela. Nanine, ma mère, a épousé mon père par intérêt. Un choix de son propre père. Elle n’était pas malheureuse, mais Casnar pour la séduire ne cessait de vouloir lui offrir des présents. Sauf que c’était une femme simple. Alors un jour elle décida sur un coup de tête de réclamer des plantes, un jardin, au prince de l’époque. Au départ, c’était simplement pour canaliser sa générosité à son égard. Mais elle finit par tomber amoureuse. Jamais elle n’avait eu de jardin. Et chaque fois, mon père lui en offrait de nouvelles. C’était une découverte sans cesse renouvelée pour elle. Calme, plaisant, beau. Et me transmis ce même amour pour ces jardins, que j’ai continué d’embellir, même alors que je n’étais que l’héritier. Elle est morte à la naissance de ma soeur, et malheureusement, Kiara n’a pas eu la chance de la connaître. Je ne pense pas aimer ces étendues colorées en hommage à ma mère. Je ne considère même pas qu’elle m’ait transmis ces jardins. Mais elle m’a transmis pour son amour pour lui. Indirectement, je pense qu’elle a ancré cela en moi. Et c’est tout ce qui me reste d’elle. Comme toi avec ton premier maître.

Terminant sa phrase, il se tourna vers elle, toujours souriant. Un sourire sincère, naturel. Il lui avait parlé avec douceur, comme l’on parlerait à une amie proche, une confidente. Azzan était désespérement seul. Jasmine s’étant déclarée, il craignait de la blesser et ne savait si leur amitié retrouverait son éclat. Quant à Kiara… Malgré son amour pour elle, il pensait qu’il l’avait déjà perdu. Mais il savait qu’il pouvait avoir confiance en Lumina. Une esclave… Un objet. Peut-être était-ce le lot des puissants de subir la solitude en contrepartie du pouvoir et de la richesse. Il soupira et s’allongea de tout son long sur le rebord, et posa sa tête sur le genou de Lumina, observant le ciel. Il avait agit sans la moindre peur.

-Ta place n’est pas au palais. Elle n’est même pas sur cette île, ou encore n’importe où ailleurs. Ta place est auprès de moi. Et de ceux qui me succèderont. J’ai confiance en toi Lumina. Et sache que ce que tu me demandais le soir de ton arrivée, tu l’as désormais.

Ses yeux se fermèrent. Il n’était pas fatigué. Il voulait simplement profiter du moment. Il était bien.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Ven 3 Nov - 21:26

Son maître était d'un calme très particulier aujourd'hui, il semblait rechercher quelque chose ou alors simplement vouloir se relaxer auprès d'elle, ce qui bien sûr, la ravie. Finalement, son maître lui répondit, mais pas sans lui expliquer certaine chose et elle comprit rapidement que ce qu'elle avait envisagé de faire était une erreur. Peindre son rêve pouvait être un cadeau qu'elle pourrait lui faire un jour, mais là, ce qu'elle apprit était sa définition de la beauté et plus particulièrement celle que l'on dessine. Elle écouta ce qu'il avait à dire à ce sujet, il ne répondait certes pas encore à sa question, mais ce qu'il disait avec ça par de vérité et même de logique. Elle sentit sa main glisser sur sa cuisse, elle lui appartenait, elle n'eut pas le moindre mouvement de recul, de geste particulier à par cette teinte sur sa joue qui signifiait à présent non pas une gêne, mais la chaleur que cette main produisait dans le corps de Lumina.

Lumina suivit ce qu'il disait, regarda le jardin lorsqu'il expliqua que sa vision ne changera nullement sa beauté et c'était bien vrai, totalement vrai même. Elle baissa légèrement la tête, elle s'était fourvoyé et apprenait à présent de son erreur, la vraie beauté est celle que l'on peut voir, toucher, c'est celle qu'elle voyait dans ce jardin. Cependant, c'est aussi celle qu'elle voyait lorsqu'elle regardait son maître, c'était ainsi, elle ne pouvait agir différemment, son maître sera toujours magnifique à ses yeux.

Puis la main de son maître alla à sa joue, les deux mains de son maître étaient à présent pour elle, sur elle. Par réflexe elle releva les yeux pour les plonger dans ceux de son maître, un réflexe qu'elle avait prise en quelques jours et elle y vit une certaine plénitude. Puis un sourire se dessina sur son visage, sourire auquel elle répondit de suite par le sien. L'exemple qu'il lui donna ensuite la fit hocher la tête, c'était vrai, tellement simple dans le fond et pourtant comme il disait il était vrai que beaucoup préfère relever la réalité via l'imaginaire afin de surtout palier un manque de confiance de pouvoir traduire cette beauté sur papier.

Finalement, sa main quitta à nouveau sa joue, mais son sourire demeura alors qu'il commença à faire de plus ample caresse sur sa cuisse. Ces attentions à son égard ne la laissaient pas indifférentes, elle sentait déjà son corps prendre en température, la fièvre du désir prenait de l'ampleur. L'immortelle nota cette phrase dans son esprit afin de la prendre en référence la prochaine fois qu'elle peindrait pour son maître.

«  La beauté. Pas telle que tu la vois. Pas telle que je la vois. La beauté telle qu'elle est.  »

Elle trouvait cette phrase magnifique, comme tout ce qu'il pouvait faire sortir de sa bouche, mais celle-ci la fit réfléchir, découvrir des choses sur son maître qu'elle ne soupçonnait pas. Cependant, il ne s'arrêta pas, il n'avait pas oublié sa question et finit par y répondre. Déposant sa coupe sur le côté alors qu'elle la ramenait à ses lèvres pour y absorber le breuvage avant d'en faire autant alors que son maître lui expliqua certaine chose concernant son passé. L'histoire de sa famille commença à lui être révélé, sa mère, son père, la naissance de sa sœur, la mort de sa mère et cet amour transmit. Le fait que cet héritage soit un vestige de sa défunt mère, il ajouta l'exemple de son propre maître pour elle.

Son maître se tourna à nouveau vers elle, toujours souriant, mais un sourire naturel, quelque chose qui venait bien plus du cœur que ce maudit sourire d'apparat. Mais cela la rendit également triste, savoir que cette sincérité pour elle lui sera probablement réservé et que celui-ci n'ira peut-être jamais à une autre personne, ou en tout cas pour l'instant. Cependant, elle garda cette pensée au plus profond de son esprit, ne le laissant pas troubler son visage qui était ravi de la confiance qu'il lui donnait. Finalement, il changea de position et celle qui prit l'étonna sur le coup. Elle redressa les mains comme pour que celle-ci ne le dérangent pas et une fois qu'il fut installé elle les ramena contre le torse de son maître.

L'immortelle eut encore l'impression que la proximité avec son maître se renforça, cette confiance aveugle pour elle la toucha énormément et elle s'en voulue presque de ne pas avoir une confiance aussi forte envers lui. Cependant, alors même qu'elle se posait cette question, son maître reprit la parole, elle baissa le regard pour regarder son maître droit dans les yeux. Ses cheveux retombèrent et enlacèrent le visage de son maître, appliquant de multitudes de caresses délicate. Chaque parole de ce dernier lui vinrent droit au cœur, mais ce fut surtout la dernière phrase qui la toucha. Bien sûr elle savait exactement de quoi il parlait.

Son maître ferma les yeux, ce fut presque pour la laisser avoir sa petite larme en toute intimité, car celle-ci perla sur sa joue suite à ces mots et cette révélation. Lumina se retenait de venir le serrer dans ses bras, mais laissa sortir quelques mots à peine audible :

- Merci Maître Azzan...

Elle ne l'avait jamais appelé par son prénom, bien que la tradition l'exige, elle plaça tout de même le mot maître avant, mais cette confiance qui lui manquait encore, elle était à présent prête à la lui donner. Elle le laissa se reposer le temps qu'il voulait, ses cheveux le caressant telle une brise légère et agréable. Ses mains posées contre son torse appliquait une légère caresse sous le tissu après y avoir glissé subtilement.

L'immortelle demeura ainsi, ses mouvements si subtile qu'on aurait dit une statue de pierre coloré. Pourtant, son œil tel le faucon recherchant une proie, surveillait l'horizon, ainsi elle grava dans son esprit cet instant, ce moment qui demeura éternel pour elle comme le souvenir dans lequel elle ira chercher refuge dans les moments difficiles.

Ainsi elle demeura le temps qu'il faut, aussi longtemps que son maître le voulait et s'il finissait par s'endormir. Alors, la belle immortelle l'emmènera dans son lit, le déshabillera sans le réveiller et dormira avec lui toute la nuit. Cependant, elle savait son maître monté comme une horloge, elle se doutait qu'il ne finira pas par rejoindre les songes. Elle continua alors ses gâteries en douceur remplit d'une délicatesse infinie à son égard afin de ne pas le déranger. Lumina regarda le jardin sans arrêter le reste et se laissa perdre dans sa contemplation. Fermant ensuite les yeux, ses lèvres demeurèrent fermé alors que l'immortelle commença à fredonner un petit air oublié depuis des siècles. Une petite mélodie, douce et qui curieusement se mariait au silence, le troublant à peine. Une nouvelle preuve de l'expérience inégalable de l'hybride, cette mélodie elle l'avait elle même créé, c'était un présent pour son maître. Il dormait souvent mal et cette mélodie parvenait à le calmer, telle une mélodie hypnotique, celle-ci parvenait à l'apaiser assez pour s'endormir.

Lumina continua ainsi jusqu'à ce que son maître montre un signe, qu'il ouvre les yeux ou qu'il se mette à bouger.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 8 Nov - 9:20

Le visage à nouveau gâté par les fines tentacules de l’hybride, le prince failli se laisser glisser lentement vers une torpeur de plénitude. L’instant en lui même aurait pu suffire. Il était apaisé et cela faisait longtemps qu’il ne s’était pas laissé aller ainsi. Ses jardins aux multiples effluves en contrebas, la douceur et les intentions de son esclave juste à portée. Il aurait pu rester ainsi encore un moment, sans réfléchir. Depuis qu’il avait commencé à suivre Casnar et que ce dernier lui montra l’étendue de la tâche de prince ainsi que ses subtilités, Azzan n’avait cessé de tout analyser, de tout mémoriser, afin d’engranger un maximum d’informations. Son père lui répétait qu’il n’y avait pas plus dangereux que le savoir entre les mains d’un homme de pouvoir. Depuis, la moindre réaction ou le moindre trait plissé d’un interlocuteur, la moindre information sur quelqu’un, il essayait d’en comprendre toute l’étendue. Cet exercice perpétuel était devenu plaisant au fil des années, et les résultats ne firent qu’exacerber cette manie. Mais là, à quoi devait il réfléchir ? Il avait tout. Il pouvait enfin s’accorder un vrai repos.

“Merci Maître Azzan…”. Azzan… Trop peu de personnes le nommaient ainsi. Cela sonnait étrange. Surtout venant d’une esclave. Un court instant, le yeux fermés, il cru qu’il était en présence d’une proche. Pas d’une esclave. Mais cette pensée fugace s’évanouit bien vite. Son pragmatisme ne lui laissant que trop de temps pour se laisser enfoncer vers l’absurdité des “impressions” et de l’imaginaire. A la voix de Lumina, il sentit un bonheur non dissimulé. Elle ne l’avait donc sûrement pas dit pour lui faire plaisir, étant donné que cela comportait de légers risques, mais bien parce-qu’elle en ressentait le besoin. Il n’avait jamais cherché à nouer de lien particulier avec un esclave. Cultiver leur amour pouvait se faire de biens des manières, en fonction de chacun. Cette amour leur permettait de chercher à toujours faire bien pour leur maître, d’anticiper, de chercher à évoluer selon ses besoins. Mais nul besoin de complicité, et cette relation n’était qu’à sens unique. Avec Lumina, c’était différent. Car elle représentait beaucoup pour la dynastie. Au regard des projets qu’il avait pour elle, il se devait de chercher plus loin. Car quand il ne sera plus là pour veiller à ce son empire continue de prospérer entre les mains de ses descendants. Lumina, elle, le sera. Comme sa mère lui transmettant son amour des plantes, il devra transmettre cet… “amour”, pour le joyau de la dynastie. Mais créer un lien fort avec un esclave, c’était inédit pour lui. Elle était au-delà de toute valeur. Il ne pourrait la marchander ou la céder. Elle était au-dessus du statut de marchandise alors qu’elle n’était même pas une personne. Oui, elle était unique. Ni individu, ni objet. Peut-il vraiment essayer de donner un nom à leur relation ? La comprendre ? Ou doit-il simplement la vivre ? Dans le dernier cas, il ne pourrait anticiper les choses et connaître toute l’étendue de ce qui l’attend. Et cela le dérangeait.Car à bien y regarder, il pensait l’avoir entrer dans sa vie. Mais d’un autre point de vu, on pourrait croire qu’elle s’y était imposée.
Toute ces réflexions le firent sourire. Décidément, il ne pourrait jamais s’empêcher de raisonner. Il avait confiance en elle, et jusqu’ici, à juste titre. Il se devra donc de prendre des risques, en laissant les choses évoluer, sans chercher davantage à soumettre à sa volonté un état naturel qui se forme dans ce micro-environnement qu’ils se sont créés. Mais dedans, il restait le maître, et elle, l’esclave. La seule chose qui échappait à son contrôle, était la compréhension de ce lien.

Depuis quelques temps, Lumina était devenu le centre de son intention. Autant d’un point de vu réussite dynastique, que personnelle. La décortiquer, l’analyser, jouer avec. Elle avait été le divertissement dont il avait besoin pour oublier le désastre de sa vie personnelle. Peut-être faisait-il une erreur en agissant ainsi. A y regarder de plus près, il fuyait la conversation avec Jasmine afin de ne pas la faire souffrir. Il s’était accordé du temps afin de trouver les mots justes, mais il n’avait pas réellement cherché. Il se donnait donc du temps pour lui. Tout comme pour sa soeur. Il abandonnait petit à petit. Essayant de communiquer avec elle, il ne pouvait néanmoins s’éloigner de sa fonction princière. Elle rejetait ce qu’impliquait son titre de princesse, mais voulait en garder les avantages. Azzan n’aurait pas demandé mieux que de lui offrir la vie qu’elle voulait, sans se soucier de l’étiquette et du protocole. Mais il ne le pouvait pas. Il était le prince at-Aswala, héritier de la dynastie millénaire qui avait débutée avec Azzani Aswala. Ce qu’il était et représentait l’empêchait fondamentalement de satisfaire sa soeur. Et Kiara ne semblait pas s’en arroger autrement qu’en méprisant ce qui faisait son titre. Les choses étaient plus simples auparavant...

Son esprit vagabonda ici et là, se posant sur des choses simples. Il repensait à la fois où petit, il avait emmené Kiara dans le jardin pour lui raconter tout ce qu’il avait appris de sa mère sur les fleurs qu’elle avait elle-même fait planter. Mais elle était bien trop jeune pour s’attarder sur des détails techniques qui pourtant fascinaient le jeune prince. Elle le coupait toutes les deux secondes en courant partout, déclarant que telle fleur était désormais sa préférée et lui en demandait le nom. Ce qui avait le don d’exaspérer Azzan au début, essayant de lui apprendre quelque chose. Mais il s’était résolu au bout d’un moment, se disant que le but de cette promenade était de la divertir, pas de lui faire une leçon. D’un naturel plus calme, il la suivait généralement de loin, sachant qu’elle reviendrait forcément vers lui à un moment pour le tirer par la main pour le faire avancer plus vite jusqu’à une énième plante. Il les avait déjà toutes mémorisées. Cette journée avait été tranquille. Tout aussi apaisante et éloignée de ses fonctions de futur prince qu’en cet instant, son père l’ayant laissé tranquille, après qu’Azzan l'eût surpris à passer ses nerfs sur sa soeur. Le prince régnant savait que devant son fils, il devait faire profil bas vis à vis de ses excès. Non pas qu’il avait peur de lui. Mais qu’il abandonne ses fonctions et son héritage, ce qui détruirait une dynastie de près de mille ans.
Le soir, il accompagna la petite princesse jusqu’à ses appartements, mais elle finit par demander à rester avec lui. Cette nuit là, elle ne mit pas longtemps à s’endormir, et il gardera en mémoire ce sourire serein qu’elle arborait alors qu’elle était plongée au plus profond de ses songes.

Les caresses et la présence apaisante de l’hybride l’avait fait plongé dans un état de somnolence qui lui permit cette rêverie. C’était agréable. Mais il remarqua également qu’elle fredonnait une douce mélodie. Peut-être était-ce qui le fit succomber au souvenir de cette journée dans les jardins. Le prince rouvrit les yeux, regardant l’hybride en contre-plongée. De mémoire, il ne l’avait jamais vu ainsi. Son menton paraissait plus fin et ses joues légèrement plus arrondies. Elle fermait les yeux, mais comme si elle avait ressentit l’éveil de son maître, elle les rouvrit également et baissa la tête pour le regarder et sourire.

-Jolie mélodie.

Un compliment simple lancé sur l’instant, qui ne manqua pas de faire rosir les joues de la méduse. Il commença à se redresser, avec une certaine souplesse, sans appui, laissant les mains de l’esclave glisser sur son torse jusqu’à y échapper. Il se rassit sur le bord et regarda l’horizon. Le soleil avait encore décliné, et il estima qu’il n’avait dû rêvasser qu’une demi-heure environ. C’était bien plus qu’assez. Il s’était laissé allé, mais ne le regrettait pas. D’une main il récupéra sa coupe, et fit jouer le liquide à l’intérieur. Azzan était du genre à ne pas sentir le poids de la fatigue, et il était déjà alerte. Il porta sa coupe à ses lèvres, le liquide léchant ses lèvres, mais il ne prit aucune gorgée. Éloignant le breuvage de sa bouche, il jeta un oeil à la toile. Un raté. Un raté très réussi néanmoins.Mais ce n’était pas la beauté qu’il attendait, et elle ne réussit pas à captiver plus longtemps son attention.
Le prince se releva sans un regard pour Lumina, se pavana un peu sur sa terrasse, fixant le jardin. Il laisserait bien des choses à ses descendants. Et par orgueil, il aspirait à marquer toujours plus sa dynastie de son passage et de son règne en cette vie. Les “Jardins Ascendants” étaient une fierté dont il n’avait nul besoin de se targuer auprès des invités du palais, ces derniers pouvant les admirer rapidement une fois entrés. Nombre d’entre eux y restaient pour parler, se détendre, contempler… Mais Lumina était encore un trésor discret, méconnu. Il ne pouvait révéler ses secrets, amoindrissant la valeur qu’elle pourrait avoir aux yeux de beaucoup, mais son incroyable beauté faisait d’elle une esclave d’exception. Un trésor visuel qui pouvait initier des fantasmes durant les nuits de certains. C’était suffisant. De nombreux serviteurs, et presque tous les gardes du palais ont déjà vu son joyau, et certains dignitaires qui résident au palais également. Elle n’était déjà plus une inconnue, mais ses allées et venues étaient minimes. Et quel est l’intérêt d’avoir un trésor, un trophé si on ne l’expose pas. Et la meilleure vitrine arrivait bientôt. Le Marché Doré.

Le prince semblait en plein réflexion. Ses sourcils subtilement froncé et son sourire s’affinant nettement, montrait également il n’avait rien à dissimuler, ni aucun besoin de faire semblant devant l’esclave. Il réfléchissait à la première réception qu’il donnerait durant l’événement. La première serait un premier coup de pinceau, afin de dévoiler la toile qu’était Lumina. S’en suivront d’autres durant la semaine de préparation, toutes minimes. Mais la plus importante sera le banquet d’ouvrir du Marché Doré. A ce moment là, elle ne sera déjà plus inconnues pour ceux qui résidaient sur l’île durant la semaine de préparation, mais certains la chercheront du regard. C’était tout ce qu’il voulait.
Azzan se tourna vers Lumina, et tendu une main vers le bas, paume vers l’extérieur. L’hybride comprit immédiatement, et vint se placer à genoux devant lui pour lover sa joue au creux de sa main, en la frottant presque, visiblement heureuse.. Une fois l’esclave à sa place, il reporta à nouveau son attention sur ses jardins. Il voulait profiter des dernières lumières du soleil, éclairant chaque recoin coloré, s’évanouissant petit à petit, et voyant se profiler les premiers allumeurs de lampions.
Le pouce du prince se baladait d’abord subtilement sur la joue de Lumina, avant de le faire de manière un peu plus envieuse sans s’en rendre compte, son corps appréciant le contact doux de sa peau. Il porta sa coupe à ses lèvres, mais cette fois, il bu une fine gorgée, sachant qu’il l’apprécierait. Des tableaux de ses jardins, il en avait une multitude. Un seul l’intéressait plus que les autres, c’était cette vue. Alors qu’il espérait que Lumina le réussisse, une autre pensée vint à sa rencontre. Un tableau de son autre trésor ?
Il baissa le regard et le porta sur le visage de l’esclave, dont il redressa juste assez la tête pour la regarder dans les yeux. Oui. Il savait désormais ce qu’il désirait de plus. Mettre sur toile la beauté sans cesse renouvelée et variable de cette hybride serait chose compliquée. Mais il ferait appel au meilleur peintre pour cela. Il passa son pouce sur les lèvres délicates de Lumina puis s’arrêta.

-As-tu peur de te retrouver exposer Lumina ?

Sans y avoir réellement réfléchi, cette question s’imposa d’elle même. Il connaissait une partie du passé de l’hybride, notamment le fait qu’elle ait été en cavale très longtemps, à fuir les puissants. Bientôt, elle sera sous les lustres à ses côtés. Et malgré sa maîtrise, il avait déjà pu voir certaines failles chez elle. La peur, la panique, dans ses yeux. Raison pour laquelle son pouce reprit son travail sur sa joue, comme il l’aurait d’un animal pour le rassurer avant d’essayer de soigner un plaie, afin d’anticiper une mauvaise réaction.

-Bientôt, tu seras révélée aux yeux de nombreux puissants. Tu seras à mes côtés, où tu resteras fièrement, qu’importe les regards. De nombreux dignitaires, du Duc van Saquelle, à la chef de tribu vamélienne Agarra, en passant par la cheffe Acaïn du Vent des Âges, tous, seront présents. Je veux m’assurer que ta vie de proie où la peur d’être vue était ton lot quotidien, a désormais totalement disparu. Que ta perfection ne sera pas que physique en public.

Son ton ne laissait nullement le choix à Lumina de pouvoir esquiver. Il y mettait une importance, une gravité, impossible à ignorer. Les choses la concernant ne faisant que commencer, elles se concrétiseraient qu’à travers sa présentation au monde. Nul besoin d’en faire un objet de parade, ou de l’exposer sur une estrade. Elle serait à ses côtés, et la curiosité des convives ferait le reste. Elle arborera fièrement le collier d’appartenance aux at-Aswala. Aux yeux de tous, elle sera sa chose, son esclave. Son trésor bleu.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 8 Nov - 13:09

Tant de raisons de l'aimer, tant de raisons de le vénérer, Lumina ne savait plus comment le voir, en le voyant sombrer dans la rêverie avec comme seule sécurité sa propre présence. Lumina avait envie de fondre pour lui, il dormait, rêvait de belle chose alors qu'elle fredonnait sa mélodie. A cet instant, elle le voyait comme un enfant maître à protéger, qu'elle doit chouchouter, sur lequel elle devait veiller. Lorsqu'il rentrait du travail pour se diriger comme à chaque fois dans sa direction pour lui caresser la joue, elle se voyait comme une épouse aimante, heureuse de revoir son conjoint et maître. Lorsqu'elle le lavait, elle se voyait comme une domestique avertie, soignant l'apparence de son maître, entretenant son corps afin que jamais il ne puisse être souiller en sa présence. Lorsqu'elle était dans son lit, elle se voyait comme une amante ne pensant qu'à donner du plaisir, de la chaleur, du réconfort... L'immortelle voulait être absolument tout et pouvait l'être. Si elle devait le décrire, expliquer l'importance qu'il revêtait à ses yeux, elle dirait simplement qu'il est son dieu, la prunelle de ses yeux ne valant même pas un cheveu de son maître vénéré. Jamais elle ne pourrait trahir l'homme à qui elle devait le droit de vivre en cet endroit magnifique, enfin à l'abri du mal et des démons qui l'avaient poursuivit pendant des décennies. L'ange tombé du ciel avait retrouvé son paradis oublié, si elle devait décrire son paradis il serait à cet instant, là à s'occuper de son maître.

Sans arrêt Lumina observait les traits de son maître, mais à cet instant, elle ferma les yeux, se laissant aller à la chanson et seule l'ouverture des yeux de son maître la firent revenir. Dès ce moment elle abaissa son visage pour regarder son maître droit dans les yeux, une confiance absolue, une dévotion dans le regard qui pouvait faire pâlir la plus parfaite des épouses. Un prêtre la ferait brûler pour montrer un visage tant remplit d'adoration envers un homme. Mais pour elle, il n'était plus un homme, il ne l'avait jamais été, dès le départ il avait fait figure de maître. Puis de maître véritable et à présent il avait un statut divin. Un réflexe involontaire, mais pas pour autant regretter, un sourire sincère lorsqu'elle vit ses yeux la contempler.

Le compliment qui s'en suivit la fit de suite rosir légèrement, il avait toujours le bon mot, celui qu'elle avait besoin, celui qui la confortait dans son impression d'avoir trouvé le paradis. Son maître semblait légèrement différent, ce repos lui avait fait du bien, quelque chose lui était apparu et il avait encore du mal à s'en défaire. Son bon maître se redressa aisément, Lumina se contenta d'appliquer une légère caresse tout du long, alors que ses mains quittaient son maître et qu'il se rassit. Son regard se porta immédiatement sur son jardin, elle devina que ses songes l'avaient ramené à de bon moment en ce lieu magnifique et qui représentait tant pour lui. Sa main se porta à sa coupe, la ramena à ses lèvres après quelque délicat mouvement. Cependant, il ne but pas, elle ne l'avait jamais vu ainsi, d'habitude il semblait pensif, mais là il était presque encore dans un état second. Elle put voir le vin qui était resté sur ses lèvres alors que ceci ne lui avait pas permit d'entrer. Lumina eut une petite envie, celle de venir lui lécher les lèvres afin d'en récolter le vin et pour lui faire plaisir. Mais d'un autre côté, elle ne voulait pas le ramener à la réalité, pas encore, ce n'était pas à elle de le faire, son maître pouvait demeurer ainsi aussi longtemps qu'il le souhaitait. L'immortelle porta finalement son regard sur le soleil déclinant, remarquant probablement comme son maître que le temps avait filé, elle ne s'en était même pas rendu compte, pas du tout en fait. L'instant présent fut si bon que de penser au temps qui passe aurait été du gâchis. Elle suivait le regard de son maître qui se déplaça sur sa toile, celle-ci ne semblait pas lui déplaire, mais pas non plus soutenir son regard. Il la délaissa rapidement, se relevant pour déambuler sur la terrasse, son regard ne quittant plus le jardin à présent. Ne devant être assise lorsque son maître était debout, elle descendit du rebord et se plaça à genou sur le sol toujours encore chaud à cause du soleil.

L'immortelle demeura silencieuse, ne voulant briser ce calme apaisant, elle regardait juste son maître, son regard ayant attiré par ce qu'elle aimait le plus au monde, lui. Elle aimait le voir ainsi, si concentré, mais à la fois concentré. Lumina remarqua que cette espèce d'aura qu'il dégageait, qui donnait cette impression qu'il n'était pas encore vraiment revenu avait disparu, il était à nouveau pleinement lui-même. Après un moment que Lumina ne délimita pas dans le temps, son maître se tourna vers elle, à nouveau elle était au centre de ses attentions et cette perspective fit frétiller tout son être. Une main tendue vers le bas se présenta à elle, on aurait pu croire qu'il voulait l'aider à se redresser, mais la main était bien trop basse pour une telle attention. Non, à la façon dont il avait positionné sa main, elle n'avait qu'à écouter son corps et celui-ci la poussa à venir caresser cette main de sa joue rosie. Lumina se déplaça donc pour se retrouver à genou devant lui, une partie de son visage dans le creux de la main de son maître. Sentir ce contact, obtenir cette attention de son maître était une chose que tout bon esclave se devait d'aimer et Lumina adorait cela. Ce fut largement suffisant pour qu'elle s'épanouisse de ce simple contact. Peu à peu son maître répondit à ses caresses, lui en procurant à l'aide du pouce, d'abord furtif, lentement ils devinrent plus soutenue, elle avait l'impression que son corps communiquait avec celui de son maître afin d'obtenir toujours plus de délice. Elle n'observait pas son maître, elle se satisfaisait de sa main contre sa joue, sachant qu'elle le sentirait de suite si son maître abaissait son regard pour la contempler.

C'est finalement ce qu'il fit, elle n'eut même pas à l'ordonner à son corps que celui-ci se déplaça tout seul pour croiser son regard. La main de son maître ayant été comme la main d'un maître portant une laisse, mais qui n'eut pas besoin de l'utiliser pour tirer, mais uniquement pour donner une direction à suivre. Azzan son maître semblait avoir une idée, rapidement elle devina que c'était bien plus qu'une idée, car la décision était déjà prise, c'était devenu un réel désir. Elle en faisait partie, cette simple idée la fit rosir davantage, ses yeux dévoilant état entre adoration et soumission. Elle sentit le pouce de son maître se balader jusqu'à ses lèvres, un baisé furtif en retour déposé par l'hybride.

La question qui s'en suivit la fit cligner des yeux, comme une légère surprise, son pouce revint à ses délicates attentions et elle resta quelques instants à réfléchir. Cependant, la réponse lui devint une évidence plus rapidement qu'elle ne le pensait. Ses mains quittèrent son dos pour soutenir la main sur sa joue, elle ne quitta pas des yeux son maître et lui sourit tout en caressant la main à l'aide sa joue. Elle profitait de cet instant, se donnant certes un certain plaisir via ce geste, mais son réel but était de montrer sa dévotion alors qu'elle lui répondit d'une voix sûr, apaisé et sereine :

- Je vous appartiens, corps et âme. Je savais que ce jour arriverai et je ne le crains pas.

Une réponse plus longue que ce qu'elle aurait voulu faire, mais si déjà rien que pour s'arrêter là elle dû faire un effort surhumain. Puis son maître poursuivit et ses mains revinrent dans son dos afin qu'il demeure libre de retirer sa main comme il le souhaite. Ce qu'il dit était normal, elle se sentait prête à tout subir pour son maître jusqu'à l'annonce du Duc Van Saquelle... Son corps agit pour elle, traduisant l'immense peur qui venait de la traverser en cette simple annonce. Son corps trembla légèrement, mais pas simplement un frétillement, ce fut son corps en entier jusqu'à ses cheveux qui eurent se spasme et qui ne cessèrent plus de trembler depuis cette annonce. Ce n'était pas une crise de panique, mais dans son regard on y voyait l'horreur que lui infligeait l'annonce de la présence de ce Duc. L'une des familles responsables de la mort de son premier maître et père. Le descendant de l'homme qui fut le seul à avoir pu l'acheter dans une étale. Qui l'arracha en lui apportant l'illusion qu'elle quittait le lieu maudit dans lequel elle se trouvait pour un lieu magnifique. Le chemin en carrosse, ce Duc souriant qui régnait sur une somptueuse terre. Ce Duc qui déposa des yeux bienfaiteur sur elle et qui d'un coup la plongea dans un abîme de souffrance et de peur pour des décennies. Les souvenirs de ce cachot sombre, de ce livre où on écrivait à partir de quelles profondeurs le couteau qu'on lui plantait dans la cuisse la faisait hurler de douleur, combien de fois il suffisait de tourner pour qu'elle en vienne à supplier et après combien de temps elle tombait inconsciente. L'immortelle se retrouva un instant dans son enfer, l'endroit où le démon se trouvait et lui voulait du mal.

Le tout dura rien qu'un instant pour Azzan, mais le faible mouvement du pouce de son maître sur sa joue la ramena à la réalité. Elle était auprès de son maître, à genou à ses pieds, un sentiment indescriptible de peur l'entourait et menaçait de l'arracher à son maître. La réaction première de Lumina fut aussi simple que naturel... Bondir contre les cuisses de son maître, les larmes perlèrent sur ses joues, tendit que ses yeux rougeoyaient de plus en plus sous affluent des larmes. Elle se serra contre son maître, elle ne tremblait plus, mais elle enlaçait ses jambes comme une enfant le ferait auprès de son père car on tente de l'enlever. Lentement, à peine assez audible pour que son maître puisse la comprendre clairement elle osa parler :

- C'est lui... Le Duc Van Saquelle... C'est lui qui me cherche, c'est lui qui sait... Son ancêtre... Il m'a enfermé... Tellement d'année que tous ceux qui connaissaient mon existence était mort de vieillesses... Mais ils ont trouvé le livre...

Ses bras se resserrèrent autour de son maître, agrippant le tissu de son bas entre ses doigts :

- Dan... Dans ce livre... Il y a toutes les expériences qu'ils m'ont faites...Et je... C'est en redécouvrant ce livre qu'il a décidé de me faire pourchasser. Il me veut...

En avouant cela, son corps reprit un peu de sang froid, à nouveau son corps l'avait poussé à l'erreur afin de révéler ce qu'elle ne doit cacher à son maître. L'immortelle relâcha les jambes de son maître et recula légèrement. Le visage bas, elle se retrouva à un petit mètre de son Prince et maître. Par réflexe elle se baissa au point que son front se retrouva contre le sol, elle implorait silencieusement son maître de la pardonner. Son calme semblait être revenu, ses cheveux reprirent de la légèreté, se mouvant lentement telle de petit serpent le long du corps de Lumina et finalement elle ouvra la bouche. Cependant, rien en sortie, elle le savait, ce qu'elle faisait là n'était pas ce que son maître souhaitait voir. L'image de son enfer l'avait ramené des années en arrière, là où elle était soumise de peur de son maître. Elle releva la tête, une brève hésitation avant d'en faire autant avec le reste du corps et surtout ses yeux. Sa confiance en son maître n'était pas ébranlée, bien au contraire et elle tendit lentement une main vers son maître. Lumina ignorait si elle faisait bien ou non, elle laissa son instinct agir pour elle et son corps. Une main demandant l'autorisation de se lever, de souvenir, elle ne s'était presque jamais retrouvé debout, bien en face de son maître. Elle sentit la main chaude de son maître se placer sous la sienne, signe qu'il acceptait sa demande. Lumina usa à peine de cette main, la maintenant ainsi en faisant qu'une légère pression dessus, se redressant principalement elle-même.

Une fois debout ses yeux vinrent se plonger dans ceux de son maître, elle était désolée, désolé de sa réaction, de la peur qui l'avait submergé. De petites perles se trouvaient encore au bord du précipice qui les feraient chuter contre ses joues. Elle prit une petite bouffée d'air sans détourner les yeux et prit la parole calmement, doucement, sa voix ayant prit un ton plutôt adorable :

- Veuillez s'il vous plaie maître pardonner ma peur, elle ma submergé sans que je m'y attende et mon corps ne ma pas laissée la contenir. Mais... Si cela vous intéresse encore... A vos côté je ne crains personne, ni rien et je dompterais mon passé pour vous servir à la perfection.

Elle retirera la main à moins de sentir une résistance de la par de son maître et attendra une réaction de ça par. Son corps était en attente, son instinct aussi, tout son être était en attente d'une réaction de son maître. Tant de choses pouvait se produire, une partie d'elle voudrait le prendre dans ses bras, une silencieuse partie qui se trouve être son désir propre. Cependant, celui-ci était inconnue de l'immortelle, car elle avait oublié cette partie de son être le jour où elle devint une esclave, c'est-à-dire il y a des siècles.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Dim 12 Nov - 12:02

Captant à nouveau le regard de l’hybride, il y vit quelque chose de nouveau. Quelque chose qui lui arracha un sourire plus large et de nature différente. Celui que l’on croise sur le visage de quelqu’un qui affiche clairement sa conscience de vous être supérieur. L’amour de Lumina envers son maître était quelque chose qu’il avait appris à aimer également. Un trait chez elle qui se manifestait de nombreuse façons, et qui ne cessait pas de surprendre le prince. Et de manière toujours appréciée. Mais là on était au-dessus. Il bomba le torse. Lorsqu’il croisa ce regard, il eut l’impression d’être tout puissant, faisant ressortir tout le narcissisme inhérent à une position comme la sienne. Quand il posait le yeux sur l’hybride, il regardait autant la créature servile que l’avenir de sa dynastie. Et là, cette combinaison était puissante. C’était comme lire dans les yeux de Lumina, la promesse d’un glorieux destin pour lui et l’empire at-Aswala. Une image qu’il souhaitait garder en mémoire. Voir et revoir. Et c’est avec un sourire quelque peu narcissique qu’il la regardait, caressant ses lèvres du pouce. Il savait comment prendre l’esclave, s’en faire aimer, commencer à anticiper ses réactions et voir quelques habitudes. Mais visiblement, l’inverse était vrai.

Afin de voir ce même regard à l’avenir, mais venant de son peuple, de puissants, il était temps qu’il commence expose son trésor. Mais il savait que toute parfaite qu’elle puisse être, les habitudes et la peur sont viscérales. En terme d’habitude, son corps en était empreint et ne manquait pas de le rappeler, envers et contre tout. En terme de peur, il se souvint de la première soirée, lorsqu’il la vit dans ses yeux. Mais ils n’étaient que tous les deux. Dans la chaleur d’un bain parfumé, où le sourire rassurant de nouveau maître lui promettait confort et sécurité. Qu’en serait-il en face de personnes qui pour certaines, avaient également entendues parler de la légende de l’hybride immortelle et avaient envoyées des chasseurs d’esclave afin de la récupérer ? Il lui avait assuré qu’elle n’était chez elle qu’auprès de lui, dans ses bras et ceux de ses descendants. Une promesse faite à une esclave n’oblige en rien le maître qui ne lui doit jamais rien. Mais Azzan tenait toujours ses promesses faites à ces outils de chair. Lumina n’en étant déjà plus là. Dès son arrivée, était le trésor de chair. Maintenant, n’était même plus réellement ce qu’on appelle une esclave. Elle est Lumina.

Ses inquiétudes n’étaient pas légitimes. Elle semblait sûre d’elle. Même s’il voyait dans ses yeux qu’elle le ferait de toute façon s’il lui demanderait de le faire, la peur ne se lisait pas en elle. Et à ses mains venant caresser la sienne, il eut même l’impression que c’était elle qui essayait de le rassurer. Un geste qui le surprit intérieurement. Donnait il l’impression de s’inquiéter pour elle ? Si tel était le cas et qu’il ne s’en rendait pas compte, c’est qu’il se relâchait plus qu’il ne l’aurait souhaité en étant auprès d’elle. Mais qu’importe. Il n’avait rien à lui cacher, et si son corps l’exprimait, c’est que cela devait être vrai. Après tout, la fatigue et la plénitude avaient sûrement cherché à faire remonter de son inconscient un besoin de reposer son besoin compulsif d’analyser absolument tout, même lui même. Et ce qu’il réitérait en cet instant…
Cela ne l’empêcha néanmoins pas d’aller s’assurer plus en profondeur qu’elle serait prête. Il ne pouvait faire la moindre fausse note avec elle. Pas dès le début. A maintes reprises, il lui avait signifié son importance auprès des at-Aswala. Son importance en tant que joyau de la dynastie. Et encore plus récemment, son importance vis à vis de lui, le prince Azzan at-Aswala. Lui mettre la pression était nécessaire. Il l’avait mise sur un piédestal, lui accordait une vie que tout esclave jalouserait, et une considération de sa part, lui, son maître, qu’aucune autre n’avait jamais eu. Il attendait un juste retour de ces espérances qu’il avait placé en elle. Mais ces précisions étaient pour la forme. Il la croyait quand elle se disait capable de supporter à nouveau d’être mise en lumière.
Azzan hocha lentement la tête, son sourire s’étant affiné, n’en étant plus à ses prétentions, mais à s’assurer qu’elles puissent se réaliser un jour. Cela ne dura cependant pas bien longtemps. Ses sourcils se froncèrent en la sentant trembler. Ses yeux ne quittèrent pas ceux de Lumina, ce lien visuel qu’ils avaient désormais, leur permettait à l’un comme à l’autre de se comprendre. Et que cela soit à double sens arrangeait, plaisait même, au prince. Sauf que cette fois, c’était à sens unique. Elle semblait ne plus le voir. Alors que lui voyait bien la terreur dans ses yeux. Elle n’était plus là. Voilà ce qu’il redoutait… Son passé la rattrapait. Cela lui fit grincer des dents. Cela ficherait peut-être en l’air ses plans pour cette année. Et réduire à néant une peur accumulée depuis des décennies, voir des siècles, cela serait compliqué en une semaine. Intérieurement, il se posait déjà bien des questions. Serait-ce possible ? Quels étaient ses démons pour qu’elle panique d’un coup ? Tout en se questionnant sur l’avenir de ce traumatisme qui semblait la terroriser pour la lui arracher à l’instant présent et la nimber d’une terreur passée, il ne cessait en rien ses caresses sur sa joue. Mais quelque chose le fit tiquer. La perspective d’être vue et de rencontrer d’autres puissants ne l’avait pas inquiétée, mais lorsqu’il se mit à donner des exemples… Les tremblements et le voile sur ses yeux naquirent lorsqu’il évoqua le nom des van Saquelle. Un nom bien connu de l’Archipel Première. Un famille historiquement récente, et étant arrivée à ce statut grâce à un habile jeu politique. Il doutait sincèrement que ce soit le duc actuel la source de sa tourmente. Sûrement un ancêtre. Mais le passé n’avait pas sa place dans l’avenir qu’il se préparait grâce à elle.
Alors qu’il s’apprêtait à la faire émerger doucement, il afficha un air nettement plus surpris. Elle s’était jetée entre sur ses jambes, et les enlaça avec force, en sanglotant. Ses tremblements s’étaient calmés. Sa coupe à la main, il l’avait oublié. Toute son attention était focalisée sur la créature à ses pieds. Elle n’agissait pas pour afficher sa servilité. Sa réaction était plus profonde, plus primaire. Elle était revenu à elle, mais visiblement, ce voyage dans une vie antérieur ne l’avait pas épargné. Il eut un moment de flottement. La réaction de l’hybride avait été vive. Peut-être pouvait elle être instable sur certaines choses… Et l’instabilité était source de dangers. Mais il n’en semblait pas inquiet. Il avait confiance en elle. En elle, mais pas en son corps. Ce dernier était encore un grand mystère. Il lui faudrait plus de temps pour l’appréhender et le comprendre pleinement. Bien des mystères l’entouraient encore. D’autres séquelles qui risquent de diriger contraires aux désirs du prince ? Des habitudes serviles que son corps à enregistré et qui pourraient nuire ? Et cette histoire de trésor de Maelstrom… Quel rôle cela jouait-il ? En soi ce trésor n’avait pas plus de valeur qu’un autre. Nul pièce d’or ne valait la créature qui pleurait contre ses jambes, et un tel trésor ne serait que du remplissage dans ses coffres. Mais au regard de l’impact du passé de Lumina sur elle-même, ne pas avoir la main mise sur cet aspect d’elle le titillait. Sauf qu’une promesse qu’avait été faite…

Une longue expiration s’échappa de ses lèvres. Il regarda en arrière et allongea le bras, sans se déplacer, afin de déposer la coupe sur la table. Déjà, il lui fallait lui montrer qu’elle était bien en sécurité. Loin de ses songes. Elle était sur la terrasse, avec lui, seuls.
Une main bienveillante s’avança vers la chevelure tourmentée de l’hybride, mais s’arrêta lorsqu’elle prononça des mots à pein audible, qui demandèrent au prince une certaine concentration.
Il avait vu juste. C’était bien le nom de van Saquelle qui l’avait mis dans cet état la. Les expériences et l’enfermement… La souffrance et la solitude. Voilà donc deux points traumatisants chez elle. Une information qui lui serait utile. Mais qui ne l’étonna guère. L’immortalité. Bien sûr que cela était attrayant. Lui prendre le bien le plus précieux qu’elle avait, le lui arracher. Rien d’étonnant de la part d’un maître de trouver injuste qu’un être jugé comme inférieur, une hybride, soit doté d’un don comme celui ci. Frustrant. Rageant. Et il pouvait aisément le comprendre.
Seulement, le comprendre ne voulait pas dire qu’il voyait les choses de la même manière. Il n’enviait en rien ses esclaves et leurs capacités. Il était fier d’être humain, libre. Et surtout, prince. Il préférait collectionner les dons à travers ses esclaves, que porter leur fardeau. La vie éternelle était une chose qu’il avait bien évidemment envisagé quand il apprit pour Lumina. Mais régner éternellement… Non. Ce n’était pas naturel. Et cela pourrait briser le cycle de sa dynastie. Il ne pouvait retirer à sa descendance ce droit. Chaque at-Aswala se devait de faire mieux que son père. Et l’éternité dans quel but ? Il serait enfermé dans ce monde pour toujours. Comme son esclave. On ne profite de la vie que lorsque l’on est conscient que la mort nous attend. S’il devait apprendre tous les mystères de son corps, il le ferait avec elle. Mais jamais ainsi.

Autre époque, autres méthodes. Mais savoir que le duc actuel la recherche n’était pas une surprise. Il savait qu’il n’était pas le seul sur la piste de l’hybride, et s’en accommodait très bien. C’était lui qui l’avait désormais. Elle lui appartenait, et il ne comptait pas la céder. Néanmoins, le contenu de ce livre qu’elle évoquait l’intriguait. Faut d’expérimentations, le savoir était toujours une denrée qui l’intéressait. Mais la curiosité y était aussi pour beaucoup. Un vieux registre d’informations datant d’une époque révolue était toujours à prendre avec des pincettes.
Une pression plus importante se fit sentir. Il continua donc l’avancée de son bras, mais elle s’échappa avant qu’il puisse déposer sa main sur sa tête. Le regard du prince d’une neutralité parfaite. En proie à de nombreuses réflexions, nulle émotion ne fuitait. Loin des terreurs de l’hybride, lui était en proie à maintes pensées la concernant elle, mais lu également. Il se savait être un maître peu ordinaire. Mais il vit la nette différence entre le train de vie qu’elle avait actuellement, et celui qu’elle due avoir. Il était même étonnant qu’elle se soit adapté aussi vite à la vie de palais qu’il lui avait offert. Bien qu’en réalité cela lui a plutôt été imposé. Cette histoire le poussait à se poser davantage de questions sur son passé. Une vie aussi longue ne devait pas être dépourvue de nombreuses information et expériences. Un livre vivant. Un témoin du passé qu’il peut consulter quand il le souhaite.

Lumina se ressaisissait. Ses tremblements avaient cessé et ses cheveux étaient plus calmes. Elle s’était reprise d’elle même. La perte de contrôle n’était donc que passagère. Mais son comportement n’était pas encore revenu à la normal. Elle s’inclinait très bas. Une chose qu’il n’a jamais exigé d’elle, et qu’il trouvait grossière. Une telle position gâchait la beauté de l’esclave, réduisait la vision de ce dernier, et augmentait le temps de réaction. Cela lui déplaisait grandement, mais il ne dit rien. Ce n’était absolument pas le problème ici, et il savait que ce n’était dû qu’à cette panique qui l’a prise juste avant. Le prince resta impassible s’attendant à des excuses, comme d’habitude. Ce qui serait cohérent également avec sa position grotesque. Il ne pourrait ignorer cet intermède désagréable. Désagréable pour elle, et étrangement, c’est qui fit que cela l’avait été pour lui aussi. Lui seul avait le droit de décider si elle devait être tourmentée, si elle devait pleurer. Si la peur devait l’envahir. Le passé de l’esclave s’octroyait des droits qui étaient désormais siens. Seulement, il ne pourrait l’effacer. Ses cellules devant se régénérer, sa mémoire devait sûrement rester intact. Mais il combattra les effets, afin de reprendre entièrement le contrôle de son être.

Bien dressé, ne la quittant pas du regard, le prince la toisait de haut. La soirée débutait, et il attendait qu’elle réagisse. Il ne ferait pas le premier pas. Elle devait rattraper son comportement, et ne serait en rien excusée avant cela. Bien entendu, c’était principalement pour la forme. Au fond, il ne lui reprochait rien. Leur relation avait assez évolué pour qu’il lui accorde ce genre de chose. Elle serait venu se blottir contre lui qu’il n’aurait rien dit. La rassurer était son rôle, comme un maître avec son chiot. Lumina avait déjà pris ses aises de bien des manières, et dans l’intimité de cette chambre, il l’acceptait. Elle avait ce côté naturel et non totalement déformé par la servilité, qui l’humanisait juste assez pour que sa condition soit sublimée. Mais leur discussion n’aurait jamais dû souffrir d’une telle déception.
Mais enfin elle releva la tête, laissant à Azzan la vision d’un regard nimbé de larmes et de désolation. Le visage qu’il espérait voir avant toute chose. La contrition.
Redressée, elle demanda la permission de se relever d’un geste de la main. Aucun mot ? Le prince la regardait de manière impérieuse, et marqua une pause. Il essayait de se demander si elle était la bonne. Tellement d’inconnues chez elle. Le savoir permet le contrôle total. S’il ne misait pas autant sur elle, il se serait amusé d’avoir une esclave dont il ne peut pas tout savoir, pour conserver une part de mystère attrayante et qui ne demanderait qu’à être conquise petit à petit, sans possibilité de l’exiger d’une simple injonction. C’était exactement le genre d’esclave qu’était Lumina. Une hybride aussi servile prête à tout donner, qu’inexplorée. Il doutait que même des expériences puissent appréhender entièrement l’être qu’elle était. Ce que van Saquelle n’avait pu comprendre par ses expérimentations, il l’apprendrait en vivant auprès d’elle. Le corps immaculé de la méduse ne l’était pas tant que ça. Les habitudes d’antan, de ses anciens maîtres, étaient ancrées en elle. Son corps était profondément marqué, mais en regardant uniquement en surface, c’était impossible à voir.
Cette interrogation fut bien courte. Car oui, il ne pouvait en être autrement. C’était elle. Ca ne serait pas une autre. Vouloir découvrir tout ce qu’était Lumina était impossible. Et ce qu’il ne pourrait découvrir, il le détruirait pour la façonner comme il le souhaiterait. Il la marquerait au plus profond de son être.

Un fin sourire d’assentiment, qui se voulait en partie rassurant s’afficha sur son visage. Il esquissa un mouvement du bras afin de placer sa main sous celle de l’esclave. Autrement, en d’autres circonstances, il l’aurai hausser un sourcil et attendu qu’elle se relève d’elle même. Mais il voyait en ce geste bien plus. Avec ce dernier, il lui montrait qu’il ne la laisserait pas tomber, qu’il était là, et qu’elle pouvait compter sur lui. Etrange déclaration silencieuse d’un maître à son esclave. Mais telle était cette relation entre le prince et la méduse. Puissante et incompréhensible.
Une fois debout, il eut à nouveau le plaisir de plonger son regard dans le sien. Encore larmoyante, elle s’excusa enfin de vive voix, ne laissant plus uniquement son corps le faire pour elle. Azzan n’eut aucune réaction sur le moment. Mais lorsqu’elle essaya de retirer sa main, il la garda dans la sienne. Devait-il croire ces mots ? Son corps toujours avant qu’elle soit consciente de ce qu’elle faisait. Ce dernier s’était même excusé avant elle. Elle se sentait capable et en sécurité auprès de lui. Mais ses tripes en étaient-elles aussi convaincu ? Lui laisser sa chance cette année n’était pas dénué de risque.
Il la regardait plus intensément, savoir si elle y croyait elle-même. Et visiblement c’était le cas. Elle en était persuadée. Il la tira doucement vers lui avec la main qu’il tenait toujours. Lui retirer ce privilège qu’il lui avait annoncé plus tôt ferait peut-être plus de dégâts. Ca serait lui montrer qu’il n’a pas assez confiance en elle, et que son passé était à la fois plus fort qu’elle, mais que lui. Qu’ils perdaient tous les deux. Et il en était hors de question. Azzan ne pliera jamais face à des souvenirs. Il était un at-Aswala. Et elle, elle l’immortelle.
Il l’attira complètement vers lui, et pu voir la surprise dans les yeux de l’hybride. Mais aucune résistance de sa part. Une fois contre lui, il conserva sa main entre eux, comme pour imager une protection, un abri, alors que sa main libre se posa délicatement au niveau de sa nuque pour l’obliger à poser sa tête contre. Puis, d’une longue caresse le long de son échine, il alla la replacer dans le creux de son dos. A nouveau, il fit jouer son pouce, afin de marquer un mouvement, montrer une présence vive. Il était là. Et il n’y avait personne d’autre.

Etonnamment, elle plaça également sa main dans le dos du prince pour l’enlacer. Il pouvait sentir qu’elle était détendue. Apaisée. Aucun tremblement. Seul un souffle long et chaud contre son torse, et une sensation de gouttes perlant sur sa tunique. Des larmes chaudes. Ce qu’il avait rechercher. Azzan savait que c’était ces moments la qui marquaient davantage l’esprit. Son comportement en tant que maître lors des moments de détresse de l’esclave ont plus de sens, d’impacts.

-Rien ne pourra t’enlever à moi Lumina. Tu es mienne, et ce jusqu’à la fin. Je ne veux plus jamais voir ton passé te tourmenter. Car désormais, ta vie, c’est moi.


Son ton était calme, mesuré, mais semblait surtout sincère. Au fond de lui, il voulait lui reprocher d’avoir laissé son histoire lui voler ses droits sur elle. Lui avoir voler cet instant serein. Mais il repensait au midi qu’ils avaient passé ensemble. Il se revoyait, faire payer à l’hybride quelque chose qu'elle ne pouvait contrôler, qu’elle ignorait même. Elle était encore une fois la victime de son existence. Soumise aux nombreuses punitions injustes que lui infligeait son corps, ainsi que ses maître pour être… ce qu’elle est. Azzan se disait au-dessus des autres. Un homme juste, fin, qui apprenait légitimement aux esclaves à l’aimer, en leur montrant que ce qu’ils faisaient de bien était récompensé, et ce qu’ils faisaient de mal était puni. Que magnanimement, il leur accordait un pouvoir sur leur situation,car ils savaient à quoi s’attendre en fonction de leurs actions. Et il ne pouvait décemment pas la punir ou lui reprocher cette peur qu’un autre avait instillé en elle. Il ravala donc sa fierté de maître, et pour se convaincre qu’il avait fait la bonne chose, il déposa un unique baiser au niveau de la tempe de l’esclave avant de reprendre.

-Tu seras à mes côtés. Et qu’importe qui tu verras, personne d’autre que moi ne te possèdera. Je suis ton maître. Ton protecteur. Toi comme moi ne seront plus jamais seuls.

Ces multiples promesses, il les sortait aisément. Car c’était la vérité. C’était ainsi qu’il voyait les choses. Elle n’était pas uniquement une esclave, mais un trésor. Un trésor qu’il se devait de protéger. Mais ce qu’il avait cherché surtout, c’était de ne pas mettre en avant la signification qu’elle revêtait pour sa dynastie. Il voulait lui montrer qu’elle comptait avant tout pour lui. Son intelligence et sa subtilité plaisaient à Azzan. Rarement des esclaves en montraient assez pour être reconnu comme tel par son maître. Ce qui pourrait malheureusement les élever au-dessus du statut de simple objet.

Il laissa durer l’étreinte, profitant de sa chaleur et de sa douceur, humant distraitement sa chevelure de temps à autre. Sa proximité bien qu’enivrante ne l’avait en rien excité. La pleine maîtrise de la situation lui était acquise. Il l’éloigna doucement, afin de la voir à nouveau dans les yeux, plaçant sa main sur sa hanche, et relâchant celle de Lumina avec une lenteur infini, afin de ne terminer que lorsque qu’il aurait fini de parler.

-J’apprendrai à te connaître Lumina. Nous le ferons ensemble. Je ne t’abandonnerai pas dans un coin, au contraire, je te mettrai en lumière. Et je n’expérimenterai rien sur toi. Ton corps m’intrigue et je ne le cache pas. Par son immortalité, et sa perfection. Penses tu en connaître tous les secrets de ton corps ?

Sa main se sépara enfin de la sienne, et il lui caressa la joue avec le dos de ses doigts repliés, avant de rompre les deux contacts physique. Il lui tourna le dos, et alla se saisir de sa coupe. Son allure était calme, comme s’il essayait d’imposer un retour à la normal. Il bu une gorgée puis se tourna à nouveau vers l’hybride. Et sa réponse fut négative. Réponse qu’il avait anticipé, et même souhaité.

-Dans ce cas, nous les découvrirons. Ensemble.

Le prince lui sourit puis passa devant elle, déposant un bref baiser sur ses lèvres, rejoignant l’intérieur des appartements.

-Fais nous couler un bain. La journée a été longue.

La phase critique était peut-être passée pour la soirée. Il était désormais temps de profiter de sa fragilité émotionnelle et de son dévouement nouveau pour parler plus aisément avec elle. Et le “nous”, n’avait pas été prononcé au hasard... Bientôt, elle ne serait plus simplement Lumina. Elle sera une partie d'Azzan at-Aswala. Et il voulait qu'elle voit les choses ainsi. Elle était sienne, et ne pourrait plus jamais s'arracher à son emprise.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mar 14 Nov - 13:47

Alors qu'elle s'apprêta à retirer sa main, elle sentit une résistance, celle-ci sembla lui interdire cela et elle contempla les yeux de son maître qui étaient d'un sérieux rarement observé sur lui. Il analysait la situation, rien à voir avec le maître hors de contrôle de cette après-midi. Elle ne chercha nullement à se défaire de cette main, ni de son regard, elle lui appartenait corps et âme. En le regardant ainsi, elle eut l'impression que son regard allait plus loin que ses yeux, comme s'il tentait de scruter son âme, ses pensées, elle n'était pas certaine concernant l'attitude à avoir sur le moment, mais se laissa simplement aller. Son maître agirait pour elle et elle se laissera aller aux désires de celui-ci.

Après un bref instant, Lumina eut pensa deviner ce qui troublait son maître, le laissait dans le doute, c'était simplement sa propre parole. Sa confiance en les mots qu'elle avait prononcé était remise en cause et c'était mérité bien qu'elle se sentait légèrement blessé dans son fort intérieur. Mais nulle blessure ne la fera plus perdre ses moyens devant son maître, une sorte de promesse intérieure, une promesse dont elle savait impossible à tenir, mais elle ferait ce qu'elle peut pour la faire durer le plus longtemps possible. Le regard de son maître était si intense, elle avait l'impression de l'avoir vexé ou du moins la situation dans laquelle ils venaient de sortir lui avait laissé un sentiment amère.

Puis la résistance devint une force d'attraction, la tirant vers son maître, elle se retrouva contre lui, debout, la surprise se lisait sur son visage avec une facilité déconcertante. Cependant, il y avait aussi une certaine plénitude. Elle sentit la main de son maître contre elle glisser le long de son échine, s'arrêtant dans son dos, une délicate attention dont elle savait était pleinement voulu. Elle savait que son maître n'ignorait pas à quel point elle était tactile et que ce genre de geste pouvait lui faire ressentir mainte chose. Cette fois, si un doute pouvait subsister, il était clair qu'il l'avait purifié de toute pensée négative ou impureté.

L'immortelle bouillonnait littéralement de l'intérieur, elle se laissa aller un long et doux soupire d'aise, l'odeur de son maître, naturelle après une journée à l'extérieur, mais elle aimait cela, sa chaleur, la douce berceuse de son cœur, les légers mouvements de sa poitrine alors que ses poumons se gonflait. De fine larme perlèrent sur ses joues, elle était heureuse et sa main alla naturellement dans le dos de son maître afin de l'enlacer. Telle une enfant remerciant son père de l'avoir protégé, de l'avoir consolé. Une envie, une délicieuse envie naîtra lentement dans son cœur, l'envahissant en douceur, mais sans arrêt dans son fort intérieur, une envie si simple et pure d'embrasser à cet instant son maître vénéré. Au fond elle, elle soupçonnait que se désir soit partagé, mais elle savait que ni l'un ni l'autre ne se l'autoriserai en cet instant.

Son maître brisa le silence, ses mots chaleureux la confortait dans son sentiment de protection auprès de lui, oui elle était sienne et oui elle ne le quitterait jamais. Son visage bougea au file que les mots de son maître sortaient de sa bouche, hochant la tête lorsqu'il parla de rester sienne pour toujours et continuant lorsqu'il parla des tourments qu'il ne voulait plus revoir, ses doigts resserrèrent leur lien sur les vêtements de son maître. Ses derniers mots étaient si lourds de sens, quelques larmes rendirent ses hochements d'autant plus sincère. Le fait qu'il prononce de tel mot démontrait à quel point la scène qu'elle lui avait infligée sans le vouloir l'avait affecté. Elle s'en voulait, terriblement, mais ne voulait laisser le chagrin l'envahir, seul le bien-être de son maître devait lui importer, pourquoi pleurer ? Pourquoi avait-elle succombé à cette peur ? Pourquoi tourmenter son maître si bon avec elle ?! La pression sur la main de son maître devint plus forte, plus intense et l'espace d'un instant, si Azzan y prêtait attention, il aurait réellement pu avoir l'impression qu'elle pouvait lui broyer la main d'une simple pression. Mais cela s'arrêta avant que la douleur ne se réveille, reprenant ses esprits, elle n'avait pas à se tourmenter, sa vie est celle de son maître. Lentement, les sentiments et la volonté de son dernier maître s'insufflait en elle et la façonnait au grand plaisir de celui-ci. Finalement, son maître déposa un baisé sur la tempe de Lumina, cela la ramena à la réalité alors que son maître reprit la parole.

La suite fut tout aussi lourd de sens que les mots précédents, elle avait l'impression d'avoir ouverte une porte qu'elle ne pourrait plus refermer à présent. Un nouveau sentiment, ou plutôt un sentiment déjà présent qui se renforça... Un amour réciproque, pas celui qu'on lit dans les comtes de fées, un amour entre un maître et son esclave et vise versa. L'immortelle savait son maître digne de confiance, le genre d'homme à tenir parole quoi qu'il en coûte et donc grava ses mots dans son esprit comme dans son cœur. Ne plus jamais être seul, sa protection, de plus en plus ce palais devenait son foyer et son maître, une espèce de dieu et d'époux. Elle ne souhaitait plus le quitter, resté auprès de lui à chaque instant, voulant devenir aussi uni à lui que l'est sa propre main. Lui devenir indispensable, être une source d'inspiration et de fierté. Mais aussi et surtout une source de bonheur, Lumina ne pleurait plus, elle était heureuse et sereine. Elle eut l'impression que leur étreinte dura une éternité, une éternité à sentir les pulsions de leurs cœurs respectifs.

Finalement, son maître s'éloigna lentement, brisant peu à peu le contact qu'il avait eu, mais pourtant, elle ne se sentait pas s'éloigner de son maître. Comme il lui avait dit, elle et lui ne seront plus jamais seuls, ils seront là l'un pour l'autre dans le meilleur comme pour le pire. De nouvelles paroles glissèrent, de nouvelles, mais aussi une question, ainsi que des révélations sur ce qu'il pense, chose qu'elle n'ignorait nullement. Il s'éloigna tout en parlant et pour finir brisa le lien physique. En réponse à sa question elle se contenta de répondre négativement de la tête et ajouta avec des mots quelques précisions :

- Mon corps n'est pas limité, je le sens capable de changer, de s'adapter et même au-delà de ma propre imagination.

Une réponse sincère, son corps étant un mystère aussi pour elle, même si elle savait des choses que son maître ignorait. La main de son maître déposé un peu plus tôt sur sa cuisse, resta un moment avant de se retirer, la main qui tenait la sienne en fit de même, mais passa en une douce caresse sur sa joue, du revers de la main. Ce petit geste lui fit fermer les yeux, comme si elle essayait de se concentrer sur cette caresse afin de la ressentir pleinement. Puis vint le moment qui devait arriver, il se tourna et s'éloigna, prenant sa coupe, mais il n'alla pas plus loin. Il demeura quelques instants ainsi et lorsqu'il se retourna. C'est une Lumina à genou qu'il verra, à genou, mais les yeux hauts, retrouvant ceux de son maître immédiatement.

Quelques nouveaux mots prononcé suite à sa réponse, des mots qui lui firent plaisir, mais aussi, lui donna envie de lui révéler certaine chose la concernant. Puis il se déplaça, retournant à l'intérieur, mais non sans une délicate attention pour elle, un baisé qu'elle anticipa, lui donnant un accueil tendre avant que celui-ci ne quitte se petit confort pour retourner à l'intérieur de l'appartement.

Les choses étaient revenues à la normal, même si elle savait que des choses avaient changé. Un ordre tomba, différent dans la manière de le dire, mais similaire pourtant à toutes ces fois ou il lui avait ordonné cela. Ce simple « nous » faisait toute la différence et n'était pas dû au hasard, son maître maîtrisant bien trop la langue pour faire une erreur de la sorte. Lumina se redressa pleine de vie tout en ajoutant :

- Bien sûr maître...

Une fois debout elle s'en alla dans la salle de bain et prépara le bain. L'immortelle fit venir l'eau chaude, comme à son habitude les trimballa les seaux elle-même depuis l'entrée jusqu'à la baignoire, bien sûr cela elle le fera habillé. A nouveau elle montra avec quelle aisance elle pouvait transporter d'une main ce que les servantes transportait de leur deux bras. Lumina en profita pour utiliser les parfums qu'elle avait demandés aux servantes, elle fit un délicat mélange qu'elle avait prit soin d'étudier pendant l'une de ses après-midi ou elle devait attendre le retour de son bon maître. Elle usa d'un peu de miel, afin que la dispersion des huiles soit parfaite et que la peau de son maître soit plus douce. Un Prince se devait d'être autant agréable au regard qu'au toucher. Puis afin de le laver de toute toxine qu'il put emmagasiner dans la journée ainsi que lui rendre des forces de façon subtile elle ajouta « six gouttes de géranium rosat avec six gouttes de palmarosa et cinq gouttes de carotte. Puis bien sûr pour finir un peu d'huile d'argan » ainsi elle verrait si son maître est sensible à ce type d'attention, mais jusque là cela avait souvent été le cas.

L'immortelle laissa tomber ses vêtements sur le sol, puis les ramassa pour les poser de côté et s'en alla préparer du vin ainsi que deux nouvelles coupes afin de tout avoir à portée de main depuis le bain. A présent, elle s'en alla à l'entrée de la salle de bain, bien qu'il n'y est aucune porte et cette fois resta debout, les mains jointes dans le dos les jambes légèrement écarté. Elle appela son maître, d'une voix claire, bien que la voix porta, elle ne semblait même pas avoir levé la voix tant l'empreinte de sa voix avait été délicatement annoncée :

- Notre bain est fin prêt maître...

Étant encore troublé par cette familiarité que voulait dire le « nous » elle inclina la tête suite à ses mots comme pour signifier que c'était là comme un léger teste afin d'affirmer ou non une chose qu'elle a cru comprendre. Suite à cela son maître sourit en hochant la tête et la rejoignit de sa démarche toujours aussi assuré. Lumina ne manqua pas de noter son sourire qui lui semblait nettement plus amusé qu'à son habitude, suite à cela comme pour montrer qu'elle a comprit elle se mit à sourire elle-même avec ce même amusement. Il passa à côté d'elle en caressant sa hanche, chose qui ne manqua pas de faire frissonner la belle hybride. Elle se tourna et emboîte le pas de son maître. Lorsqu'il s'arrêta à côté du bain, elle se colla à son maître, dans son dos et l'enlaça telle une amoureuse l'aurai fait dans ce genre de circonstance. Cependant, loin d'être une hybride qui se permet des gestes gratuits, elle commença à défaire les nœuds de la tenue de son maître. Pourtant, même dans son dos, elle semblait connaître les vêtements de son maître par cœur et les défirent avec une habilité déconcertante. Des gestes lents, attentionnés, à la limite de l'amoureux et très clairement sensuel. Pourtant, dans ses gestes il y avait aussi de la retenu, cette preuve de contrôle, démontrant qu'elle savait sa place et qu'elle savait exactement ce qu'elle faisait. Sa main ne s'égara nullement dans des lieux trop intime, bien que l'envie y était sûrement et même clairement. Il suffisait d'une inspiration et la délicieuse odeur trompeuse que Lumina dégageait la trahirait. Dévoilant ainsi cette excitation qui venait de germer dans les entrailles de l'esclave. Elle débuta par le haut, le libérant ainsi et le mettant torse nu avant de ce décaler. Telle une apparition, Lumina arriva par la droite d'une démarche qui donnait l'impression qu'elle se déplace au ralentit, mais c'était la vivacité de ses cheveux qui donnaient cette impression, car elle ne ferait attendre son maître. Elle se retrouva face à lui, un regard sûr, à nouveau en proie à une admiration mêlée à une dévotion des plus troublantes. Elle donnait l'impression d'être une vierge qui voulait être sacrifié à son dieu, pourtant, nulle peur se dégageait d'elle, alors que les sentiments qu'elle déployait était si intense que la peur aurait été naturel. Après tout, qui n'aurait pas peur face à un dieu ? Pourtant, rien, seule ses deux sentiments étaient présents, dévotion et admiration. Ses mains glissèrent sur le torse musclé de son maître, ses doigts prenant un net plaisir à s'accrocher légèrement à chaque pli entre les muscles. Elle finit par s'attaquer au bas de son maître, baissant ses vêtements non sans un regard gourmand vers la virilité de son maître.

Ensuite l'immortelle se décala invitant son maître à rentrer dans le bain chaud, elle avança sa main pour lui laisser le choix de la prendre en appuie ou non. Une fois chose fait elle rapportera une coupe déjà remplit à son maître, s'il y fait attention il pourra remarquer la trace de lèvre sur le contour de la coupe, signe qu'elle y a bu lorsqu'elle préparait le bain. Puis sans cacher un certain sourire de satisfaction elle entra dans le bain. En passant, elle dévoila son intimité sans gêne d'aucune sorte et cette belle vue permit de voir les fines gouttes qui coulaient légèrement, dévoilant son excitation. Cet état était presque normal pour Lumina, elle se plaça en face de son maître, à genou, ne voulant pas prendre trop ses aises, elle laissa ses mains glisser sur les chevilles de son maître. Tel un léger massage, elle les caressa tout en douceur sans quitter des yeux son maître.

Finalement, elle brisa le silence, afin de lui faire quelque révélation qu'elle jugeait importante et inutile de cacher plus longtemps :

- Maître, puis-je me permettre de vous expliquer certaine chose que je sais sur mon corps et dont vous soupçonner déjà l'existence ? Du moins pour certain.  

L'air détendu de son maître, ainsi que son sourire permit à Lumina de se détendre davantage. Il lui répondit simplement qu'il l'écoutait, se semblant de normalité la mettait presque mal à l'aise, mais elle fit son possible afin de prendre l'attitude que ce genre de moment réclamait :

- Eh bien, comme vous avez déjà dû le remarquer, je suis un peu plus forte que j'en ai l'air, j'ignore ce qu'elle représente en face d'un soldat, je ne me suis jamais défendue face à individu, ayant toujours préféré la fuite que l'affrontement. Et en parlant de défense, je m'excuse de goutter dans votre dos votre vin avant de vous le servir. C'est une habitude que j'ai prise pour votre sécurité, le poison ne pouvant pas être dangereux pour moi, je ne me met pas en danger en le faisant.

Elle aurait pu lui promettre, mais chacune de ses paroles étaient une promesse, car jamais elle ne mentirait à son maître. Cela elle espérait qu'Azzan en était pleinement conscient. Puis alors qu'elle sentait son bas ventre troublé par ses propres envie, un rappel la frappa, une chose qu'elle savait mais qu'elle cachait à son maître. D'ordinaire elle essayait de ne pas y penser, afin d'ainsi éviter que son corps ne la trahisse, mais cette fois, elle n'avait pas fait attention, étant si à l'aise auprès de son maître, sa garde le concernant était à présent totalement nulle. Plus aucune barrière se trouvait entre elle et son maître, autant physique que mental.

Son maître sembla l'avoir directement remarqué et le lui fit comprendre très clairement. D'autant par le froncement de ses sourcils, que la caresse sur sa cuisse avant que sa main ne reste bien sagement là et par des mots qui la firent immédiatement baisser la tête. La belle hybride venait d'être prise en faute, ses joues rosirent, cette fois se fut de honte. Lorsqu'il parla de sa clémence concernant le secret de son premier maître elle releva les yeux, honte d'elle-même, s'infligeant une punition silencieuse de par cette honte. Cela suffit à directement la faire parler :

- Je vous prie de me pardonner maître, je ne voulais pas vous donner l'impression que je souhaite vous cacher des choses. C'est une chose que j'ai tendance à essayer d'oublier, c'est pour cela que cela m'a trahi, mais je ne vais pas vous le cacher et je vous remercie de votre clémence...

Elle osa s'approcher lentement de son maître, tentant une approche plutôt osé, cherchant à s'allonger contre son maître, son contact et d'une certaine manière, son pardon. Son sourire la rassura dans sa démarche et elle finit coucher sur son maître, légèrement sur le côté. La tête de Lumina reposé contre l'épaule de son maître, naturellement elle choisit une position qui faisait qu'elle se trouvait moins haute que son maître, ainsi elle devait relever les yeux pour le regarder et lui la regardait de haut. Elle reprit alors la parole pour révéler le secret, celui qu'elle n'avait pas révélé depuis des siècles, dont seul Maelstrom était au courant :

- En fait... Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi je n'ai jamais eu d'enfant malgré le nombre de fois que j'aurais dû l'être ?

Ce n'était pas vraiment une question, elle enchaîna de suite :

- Jusqu'à présent, tous mes maîtres ont pensé que j'étais stérile, c'était leur explication, mais en réalité... C'est simplement que je peux choisir d'être féconde ou non et donc si vous le souhaitez maître. Je...

Elle prit une profonde inspiration, cela était nullement dû à un manque de confiance, mais simplement à cause de finalement la gravité des choses qu'elle allait dire :

- Je pourrais faire de nos enfants des immortelles tout comme moi.

Ses mains glissèrent sur le torse de son maître, se rapprochant dangereusement de la verge de son maître. Ce n'était pas une invitation qu'elle venait de faire, elle révéla seulement un fait, un fait important. Car au final, si elle appartenait entièrement à son maître, qu'elle faisait parti de lui, nul accès ne pouvait lui être refusé, invité dans ces conditions étaient stupides. Cependant, Lumina était excité, elle ne le cacha pas et ce contact ainsi que ces révélations semblaient avoir tendance à éveiller chez elle la femelle qu'elle était, la femelle en chaleur visiblement.

L'immortelle avait déjà décidé de pas mal de choses concernant cette soirée, les révélations ne s'arrêteraient pas là.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mar 21 Nov - 12:36

Cet épisode terminé, il eut l’impression que Lumina fut profondément marquée. Et c’était le but. Depuis qu’elle lui appartenait, chaque jour avait son lot d’instants clés. Et chaque fois une nouvelle gravure était apposée à leur relations. Le quotidien n’existait pas encore. Les habitudes n’étaient au final que des réflexes qu’ils avaient pris, tel la place qu’elle prenait sur son genou lorsqu’ils mangeaient en privé,ou la caresse sur la joue pour lui dire au revoir. En soi, c’était les situations qui regorgeaient d’occasions de les lier. Ou au contraire, de briser la plénitude qui s’était installée. Mais jusque la, ce jeu l’amusait, le stimulait. Il restait conscient de la servitude de l’hybride, mais elle était autre chose qu’il respectait et avec qui il pouvait se comporter également comme l’homme qu’il était, pas uniquement le maître. Il n’avait pas besoin de lui rappeler chaque fois quelle était sa place. Elle en restait consciente à chaque instant, et cela le soulageait de ne pas avoir à gâcher chaque moment avec un marquage de sa supériorité sur elle de temps à autre. Peut-être que cela jouait sur l’aisance qu’il avait à s’adapter à elle.

Considérant la chose comme étant réglée, et jugeant que le reste de la soirée se jouerait sur de bonnes notes, il la regarda s’affairer à la préparation du bain pendant qu’il prit un rapport de la trésorerie sans grande passion, préférant contempler l’esclave s’agiter dans sa tâche avec un air appliqué, même si ses gestes trahissaient une certain entrain. Sa force ne surprenait plus le prince. Pour lui c’était un acquis indéniable, et ne l’inquiétait pas. Au contraire, c’était un plus. Concentrer tant de capacité en un seul être était bien plus pratique. Cela lui permettait de canaliser sa collection, sa richesse, au sein d’un même trésor.
Sa lecture perdait de son intérêt au fil des ans. Il se savait riche. Très riche. Les affaires allaient à merveille et c’était un lieu commun de dire que l’or venait de lui même jusqu’aux coffres at-Aswala. C’était sûrement la cause de son envie de trouver toujours plus de choses rares, uniques. Et comme chaque individu, chaque esclave était unique. D’où cet attrait. Mais avec Lumina, il avait trouvé ce qu’il lui fallait. Continuer de collectionner, continuer de s’enrichir… et désormais, apprendre à connaître. Peut-être devra t’il finir par se pencher sur une vie privée. Avec sa future femme sûrement. D’ici là, il se contenter de son jeu d’exploration avec l’hybride, comptant bien en faire son meilleur allié. Le sien, et celui de sa famille. Si on peut parler d’allié pour une chose qui nous appartient, et qui n’a nullement le choix d’avoir le choix.

L’hybride semblait concentrée à essayer de reconnaître le contenu de certaines fioles et de certains pots dans les lieux d’ablution. De loin, il ne distingua pas ce qu’elle mettait dans le bain, mais elle le faisait avec un sérieux qui l’amusa presque. Comme si sa condition d’esclave était une passion. Que le bien être de son maître était le but réel de son existence. Elle était l’esclave parfaite. Non pas uniquement par rapport à ce qu’elle était, mais qui elle était. Cela donnait presque l’impression que sans son antique servilité, elle s’y serait soumise, seule, et avec un plaisir qui ferait pâlir bien des esclaves.
Au final, il n’avait fait que parcourir ce parchemin, ne l’ayant pas uniquement pour s’occuper en attendant, mais pas acquis de conscience. Mais aucune surprise, et cela le déconcerta presque. Il finit par le déposer lorsque les fins et fastueux tissus qui recouvraient l’hybride tombèrent au sol. Ne se privant de rien, il la regarda longuement la détaillant de loin, appréciant également la vision globale qu’elle pouvait offrir. Il déposa le document sur le meuble à côté du lit, et se redressa alors qu’elle partit servir le vin. Mais chose étrange, elle se mit à boire avant lui dans une des coupes. Qu’espérait-elle ? Goûter pour voir si le vin lui conviendrait ? Il ne voyait que cela. Il ne la pensait pas capable d’agir ainsi simplement par provocation, pour tester la tolérance de son maître. Il était vrai qu’il n’avait eu jusque là que bien peu d’occasion de lui montrer ce qu’il en coûtait de le contrarier, la méduse s’en tirant à bon compte à de nombreuses reprises. Mais elle ne devait pas douter qu’il pouvait être intransigeant. Il lui avait accordé bien des libertés, et lui donnait droit à un comportement déjà extrêmement familier et très ambivalent pour une relation maître esclave. Oserait-elle tenter plus en avant sa chance ? Si c’était le cas, il lui faudrait la remettre à sa place rapidement, avant qu’elle ne prenne l’habitude de s’octroyer elle-même des privilèges. Mais cela semblait léger, et son visage n’était pas celui que l’on arbore lorsqu’on effectue une tâche plaisante. Elle gardait son air concentré. Hormis cela, il n’avait noté aucune prise de liberté qui pourrait être interprétée comme un outrepassement à sa condition d’esclave. Il lui suffirait d’observer davantage, mais il doutait que finalement cela soit pour elle. Après tout, il n’avait vu jusque là que bien peu de signe d’un réel désir qui lui était propre. Et le plaisir du vin n’est pas de ceux qui pervertissent un être aussi aisément sans s’y être ancré profondément et de manière répétée au préalable.
C’est donc les yeux légèrement plissés, exprimant davantage la curiosité que la méfiance qu’il la vit camper dans l’embrasure de la salle de bain. Elle fit l’annonce de la fin de son travail comme un soldat au garde à vous, ce qui amusa Azzan, d’autant plus qu’au “nous” elle baissa la tête comme ce mot la troublait. Bien, elle conservait encore ce semblait de personnalité. Il sortit du lit dans lequel il s’était installé pour lire, ou plutôt regarder quelques ligne avant de s’attarder davantage sur ce que faisait l’hybride, pour s’approcher d’elle, sans empressement particulier et lui sourit en hochant la tête. Par mimétisme ou compréhension, elle lui rendit ce sourire, alors qu’il la dépassait non sans lui accorder une légère caresse sur la hanche. Cette petite attention était tout autant pour elle que pour lui, après la sensation de sa peau sous ses doigts.
Une fois devant le bain, il releva légèrement les bras, les écartant subtilement de son corps, lui enjoignant par la même de faire ce qu’elle devait. Sans surprise aucune, l’hybride comprit immédiatement, ou alors n’attendait elle qu’un signe car elle avait anticipé l’ordre, et se plaça dans son dos et l’enlaça. Attention agréable mais néanmoins surprenante. A travers le fin tissus de sa tunique il pouvait sentir la poitrine de l’hybride se soulever et un léger souffle chaud dans son dos. Dans ses gestes il sentait une certaine langueur, comme si elle appréciait chaque défilement de ses doigts sur sa tunique dont elle commença à se débarrasser. Cette façon de faire avait pour effet de donner à la scène un effet de ralenti. Non pas au niveau du visuel, mais par rapport aux sensations engendrées. Lorsqu’ils effleurèrent sa peau, il sentit comme de petites pétales fraîches se poser sur son torse, créant chez lui de légers frissons, partagés entre la sensation de froid et de douceur. Agréable et étrange, alors que sur l’île la fraîcheur était quelque chose de rare. Une fois débarrassé de sa tunique et de ses bijoux, elle quitta son dos et il la sentit se mouvoir sur le côté, et ne jeta qu’un bref regard sur le côté, qu’elle arriva en face de lui avec une certaine grâce. Encore ce même regard. Alors qu’il se sentait très haut tout à l’heure lorsqu’elle le regarda ainsi, cette fois, il voyait la chose autrement. Il se demandait si ce qu’il voyait dans ses yeux avait des limites. Il sentait le pouvoir qu’il possédait sur elle. Pas uniquement due à sa possession de l’hybride, car Azzan n’était pa dupe, un hybride n’était esclave que par les lois. Comme un homme ou un furry, seules les lois décidaient, car l’espèce en soi n’était en rien inférieur aux deux autres races. Mais c’était à cause de ce que représentait cette dévotion. Un tel regard aurait peut-être plus de puissance s’il venait d’un être libre, mais quelque chose chez le prince le poussait à se demander si ce n’était pas une part de la femme hybride qui posait ce regard sur lui, ou si ce n’était que l’esclave qui parlait à travers ses yeux. Lui-même jamais exprimé cela, ayant toujours eu une très haute opinion de sa personne, comme on le lui avait inculqué. Qu’est-ce que cela faisait réellement au fond de la personne ? Les effets pouvait se voir, et souvent étaient extrêmes. Mais pourquoi ? Qu’est-ce qui peut pousser à cela ? Que ressent-elle ? Son besoin de comprendre était parfois difficile à supporter, car il était aussi très lucide, très pragmatique. Il savait qu’il y avait des choses qu’il ne pourrait jamais comprendre, vivre, ressentir. Et que les mots, bien qu’étant riches et dotés d’une certaines beauté quand bien employés, ne pouvaient tout exprimer. Du moins, pas de manière exacte. Mais cette frustration il l’avait vécu à maintes reprises, et savait la faire disparaître en un rien de temps. Après tout, il lui faudrait vivre de nombreuses vies pour combler cela.
Le regard plongé dans celui de la méduse, il ne la quitta pas. Nul besoin de regardait ce qu’elle faisait, il le sentait et ne s’attendait à rien d’autre qu’une exécution parfaite d’une tâche aussi simple. Mais ce fut elle qui rompit ce lien visuel lorsqu’elle lui retira son sarouel. Mais l’attrait soudain de l’hybride lorsqu’elle posa les yeux sur sa verge ne lui échappa, ce qui le fit sourire. Il la savait lubrique. Au fond d’elle, quelque chose bouillonnait, comme pour être prêt à s’accorder aux nombreux désirs qu’elle avait pris l'habitude de faire naître chez ceux qui la contemplaient. Mais cela ne dérangeait en rien le prince, car il appréciait cette franchise corporelle qu’elle avait. Elle exprimait des désirs, et ce, sans forcer ou donner l’impression de réclamer quelque chose à son maître. Une esclave qui semblait bien plus vite que beaucoup d’autres. Cela fut d’autant plus confirmé lorsqu’elle lui retira enfin les bagues qu’il portait aux doigts. Attrapant délicatement la main de son maître, elle mit avec précaution chaque doigt affublé d’un anneau dans sa bouche. Et tout en cherchant à nouveau le regard de son maître, elle lui retirait chaque ornement lentement, sa bouche décrivait parfaitement les traits qu’elle affichait lorsqu’elle s’occupait de lui retirer toute tension… mais à travers son membre. Dans ses yeux il pu y voir également une certaine volonté de jouer. Et ce n’était pas sans le laisser avec de petite décharge d’excitation remontant tout le long de son membre, qu’elle se releva pour lui présenter sa main, l’invitant dans le bain.
Sans vraiment réfléchir, il la saisit sans s’y appuyer, et rentra dans le bain, s’y allongeant sans empressement, les yeux mi-clos, et soupirant de bien être. Rien de mieux après une bonne journée de retrouver une eau chaude et parfumée. Les effluves qui se dégageaient de l’eau y étaient aussi pour beaucoup. En l’ayant vu faire, il se doutait qu’elle préparait quelque chose de particulier. Précis, réfléchit. Elle possédait donc également une savoir-faire indéniable en ce qui concerne les parfums, arômes ou huiles. Quand il l’emmenerait dans les jardins, il ne doutait pas que cela lui fasse plaisir. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle développe la même que lui, mais il savait qu’elle saurait en apprécier toutes les subtilités.
Mais rapidement il dut rouvrir les yeux, une coupe venant se présenter à lui, qu’il saisit tranquillement, laissant ensuite son bras reposer le long des bords de la baignoire. L’épisode de tantôt concernant sa coupe ne lui parut pas à nouveau. La pertinence sur le moment ne se présenta pas. Mais il finit par la porter à ses lèvres afin d’en boire le breuvage, et s’en délecta, la chaleur de l’eau jouant son rôle.

Et c’est souriante, qu’il la vit commencer à rejoindre les délices de ce bain. Les rebords de la coupe quittant ses lèvres à ce moment là, ce n’est pas sans s’en cacher et avec fin rictus qu’il regarda la chair intime et bleutée s’élever et se découvrir entièrement lorsqu’elle passa une première jambe. Ce qu’il y vit était en accord avec ce qu’il avait pu constater. Elle avait envie. Son corps devait réclamer des plaisirs qu’elle ne pouvait s’accorder elle-même. Quelle douce satisfaction de savoir cette chaleur habiter son être, prête à être cultivée à l’envie par celui qui est le seul possesseur de l’accomplissement de ses envies.
Enfin elle prit place, en face de lui, à genoux. Ses attentions sur ses chevilles furent appréciées mais ce n’était pas vraiment ce qui engageait les pensée d’Azzan. Lorsqu’il avait employé le “nous” en parlant de qui profiterait du bain, il jouait encore une fois à un de ses jeux subtils où il testait Lumina. Non pas pour la piéger, mais pour apprendre à la connaître à travers l’interprétation qu’elle ferait d’ordres en apparences inoffensifs. L'apanage des puissants étaient de pouvoir se permettre ce genre de jeux factices et sans grands intérêts aux yeux de profanes. Et le prince ne s’en privait pas. Jusque là, elle agissait dans son intérêt à lui, mais n’avait pas encore essayé de le laver. Ce qui lui fit afficher un sourire qui ne trouvait sa signification nul part ailleurs que dans ses réflexions, alors qu’il porta à nouveau le liquide écarlate à ses lèvres. Peut-être était elle hésitante, ou alors elle profitait de cette manière. De nombreux esclaves trouvaient leur plaisir dans celui de leur maître. Et Lumina semblait de cet acabit.

Mais alors qu’il profitait de la vue de l’esclave, les yeux à nouveaux mi-clos, le bain ayant eu raison de sa volonté sur le coup, apaisant ses sens, la méduse prit la parole, brisant cet agréable silence qui s’était installé. Mais ce n’était pas un reproche qu’elle reçut à sa question. Au contraire, toute information était la bienvenue, et moins elle s’en montrerait avare, mieux cela serait. En plus d’être plaisant pour Azzan, ce genre de chose attirait sa curiosité, et donc son attrait pour elle. C’est donc avec le sourire et un air totalement décontracté qu’il lui répondit.

-Je t’écoute.

Et il eut l’explication à son trouble de tout à l’heure. C’était bien ce qu’il pensait. Elle le faisait uniquement dans son intérêt. Bien que la raison exacte fut une surprise. Quoiqu’une surprise… En soi, que son corps soit capable d’une telle chose ne l’étonna pas. Mais il n’y avait pas pensé. Une immunité aux poisons… Cela devant être le cas également pour les drogues et l’alcool. Ses fluides aussi enivrant que “dangereux” pour celui qui cherche la lucidité ne pouvaient donc pas l’atteindre elle alors qu’elle pouvait en absorber la substance directement par ses pores. En plus de trouver du sens, cette information des plus pratiques. Au regard de ce qu’a “malencontreusement” subit son père, il trouvait l’idée d’avoir quelqu’un immunisé contre le poison alléchante. Personne ne savait pour ce qui était véritablement arrivé à Casnar at-Aswala, bien que Kiara devait s’en douter. Il avait fait l’erreur de la rassurer avec une phrase des plus ambiguë. Malgré toutes ses conneries, la jeune femme était très intelligente. En dehors de ça, personne n’était au courant. Et faire goûter par Lumina au préalable ne pourrait éveiller les soupçons étant donné que cela serait une lubie apparue tardivement dans les habitudes du prince.
Concernant sa force, cela n’avait rien de nouveau. Il l’avait clairement remarqué. Quant à savoir comment exploiter cet atout, il y réfléchirait plus tard. Mais cela ne serait certainement pas en combat. Jamais il ne prendrait le risque de la perdre, et d’en perdre une partie. Sa place n’était nullement en combat. Mais alors qu’il pensait aux conséquences de ces révélations, et qu’il aspirait à lui demander si lorsqu’elle ingérait une quelconque substance elle pouvait l’identifier, sans quoi son don serait d’une utilité moindre, il remarqua quelque chose d’inédit sur le visage de l’esclave. Elle lui cachait quelque chose ! C’était clair et net. Cela se lisait sur son visage, bien qu’une forme d’hésitation s’y trouvait. Les sourcils d’Azzan se froncèrent. Elle avait encore des secrets après tout ce qu’il a fait pour elle ? Elle n’aurait même pas eu le droit d’en avoir. L’esclave et son savoir appartient au maître. Mais là n’était pas le problème. De nombreux esclaves possèdent également leurs lots de secret, mais ils gardent également secret le fait qu’ils en ont. Lumina ne le pouvait pas. Mais c’était cette hésitation qui était vraiment contrariante. Un manque de confiance envers son maître ? Ce n’était pas logique. Après ce qu’il avait lu dans son regard, rien ne pouvait expliquer qu’elle se garde de lui, qu’elle puisse penser qu’il ne le mérite pas, alors même qu’un maître n’a pas à se montrer méritant auprès de sa possession. Cette insulte, ce crachat sur la relation privilégiée et unique qu’ils avaient… il préféra relativiser. N’étant pas homme à s’emporter aisément, il avait de plus appris avec elle que la première impression était rarement la bonne, et que les choses derrière méritaient davantage qu’un regard direct et brutal. Lui laisser la chance de s’expliquer, de prouver que le tort n’en était pas un, au contraire, avait toujours payé jusque là.
C’est donc le visage neutre qu’il caressa d’un unique mouvement la cuisse de l’hybride, avant de simplement la laisser posée. Focalisé sur elle, il ne profita même pas de la douceur de sa peau cette fois.

-Je pense avoir été assez clément en te laissant le secret de ton premier maître.

Inutile d’en dire davantage. Il lui avait accordé quelque chose qui n’aurait jamais été accepté par un autre. Un trésor incommensurable. La promesse de mille richesses. A rien. Elle n’avait normalement le droit à rien. Et ce secret, c’était comme s’il le lui accordait. A elle de lui prouver qu’il avait tort de douter d’elle.

Il avait les yeux rivés sur elle, non menaçants. Il ne respirait pas la colère, mais il attendait réellement quelque chose. Et les joues roses de l’hybride et le regard bas, il comprit qu’il avait fait mouche, et elle ouvrit à nouveau la bouche. Azzan espérait vraiment qu’elle trouve une bonne raison à cette hésitation.
C’était donc un oublie ? Oublier quelque chose d’assez “important” ou “compromettant” pour hésiter à le raconter à son maître ? Il n’attendait qu’une chose, c’est qu’elle parle enfin, ce qu’elle lui annonça dans le même temps. Plus détendu par le fait qu’elle finirait par le lui dire, il la regarda s’approcher lentement, reconnaissant aisément cette façon de se mouvoir. Alors qu’elle avait réussi à le stimuler un peu plus tôt, entre temps tout était redescendu. Le prince pouvait monter rapidement de la bonne manière, mais très vite redescendre en fonction des circonstances. Ne pas penser et se laisser avoir par la tentation de la chair était un plus pour un marchand comme pour un diplomate, car nombre d’entre eux se font aisément avoir ainsi. Peu avant, s’il n’avait pas remarqué le trouble de la méduse, elle aurait été accueilli avec un baiser, et Azzan aurait été très réceptif à d’éventuelles caresses. Mais cette fois, il la prit contre lui principalement pour l’encourager à parler, et lui montrer qu’elle était pardonnée, momentanément. Lui souriant, il lui signifiait qu’il pouvait continuer. Une fois allongée contre son torse, il laissa un bras redescendre le long de son épaule et aller chercher à se poser sur sa hanche. N’ayant aucune température dans l’eau ou alors s’adaptant à la température de cette dernière, il ne sentit d’elle qu’un contact des plus agréable. Une simple douceur contre son corps. Bien qu’agréable, cela ne stimula pas ses désirs. Car à ce moment là, son désir le plus fort était que ce secret lui soit enfin révélé.
En contrebas de son visage, il guida ses yeux dans ceux de l’hybride, alors que ses lèvres étaient à portées. Un bref regard, une éphémère pensée concernant une attention qu’il ne lui accordera pas cette fois. Non pas pour la punir, mais pour laisser cette délicate ouverture libre de tout mouvement.

Une caresse sur sa hanche, et enfin elle parla. Et il glissa vers un abîme de réflexion, oubliant entièrement l’hybride lovée contre lui. Alors c’était ça… Sur le principe, il aurait pu la punir en suivant le fil de ses pires idées pour avoir dissimulé une information pareille. Transmettre et créer l’immortalité ! Un don unique et d’une telle ampleur ! Celui qui possédait Lumina possédait également ce pouvoir. Bien sûr qu’il la pensait stérile. Simplement imaginer le contraire aurait été fou. Il l’avait envisagé une fois, mais se ravisa en se disant que dans ce cas, les immortels auraient foisonné depuis le temps. Jamais il n'aurait cru possible que cela soit possible, mais surtout, qu’elle puisse choisir d’être ou non féconde. Son corps regorgeait de caractère contre-natures. Cela n’était pas normal. Cela allait à l’encontre du joug du temps, et de ce que peut supporter la nature. C’était quelque chose d’immense. Peut-être plus qu’Azzan lui même. Non, ce n’était pas peut-être. Il était réaliste. Ce pouvoir était immense et la faculté de créer des immortels à l’image de Lumina ne devrait même pas le lui être accordé. Il ne devrait pas existé.
L’hésitation de l’hybride était justifiée. Il n’eut pas à réfléchir beaucoup plus pour se rendre compte que le simple fait qu’elle le lui révèle quand même, était l’expression de tout ce qu’il devait représenter pour elle. Mais surtout, une marque de confiance qu’il était impossible d’ignorer. Si elle l’avait dit plus tôt, sans que leurs liens se renforcent, alors c’est qu’elle aurait pu l’avouer également à d’autres maîtres. Et ça, il en doutait fortement. Bien que servile, elle n’était pas dénuée d’une sagesse certaine. Il ne pouvait le nier. Elle devait se douter de l’impact d’un tel pouvoir. Mais pourquoi cette proposition ? Pourquoi lui ? Et pourquoi maintenant ? Habitué à se remettre en question si le besoin s’en faisait sentir, il essaya de se remémorer ce qui avait fait qu’elle soit assez bien auprès de lui pour lui parler de ça. Peut-être était-ce un tout, un ressenti. Quelque chose qui ne s’expliquait pas. Mais Azzan ne se suffirait pas d’un flou total. Non,c’était sûrement l’importance qu’elle revêtait pour lui. Cette importance qu’il lui avait accordé en tant que Lumina, et non uniquement en tant qu’esclave. Dans ce cas, c’était Lumina et non l’esclave qui lui avouait ce secret. Et surtout… qui lui proposait un enfant.

Ce dernier point, il l’évitait depuis qu’elle avait terminé son laïus. Le simple fait d’avoir un enfant, que cela soit avec une esclave ou non, le fit tiquer. Il pouvait donc choisir d’en avoir un quand il le souhaitait. Assurer la pérennité de sa lignée en cas de malheur. Mais ce serait hors mariage. Il n’aurait rien de légitime. Seulement… Un at-Aswala immortel… Il pourrait légitimement veiller à la prospérité de la dynastie depuis les ombres. Et en cas de problème de fécondité, ou de mort prématurée, il pourrait prendre place sur le trône. Prendre l’apparence d’un nouveau-né, et recommencer un cycle de vie. Mais cela s’arrêterait avec lui. Sauf si… il pouvait choisir de quel nature serait l’enfant. Hybride ou non. Tout était possible avec Lumina. Avec sa race. Tout de choses étaient possible qu’il ne savait s’il pourrait toutes les appréhender en cet instant. C’était aussi dangereux qu’envoûtant. Mais surtout, cela occuperait ses temps libres, ne laissant jamais son esprit vagabonder dans les plaines de l’ennui. A partir de ça, il pourrait réfléchir à bien de nouvelles optiques pour sa dynastie. Jouer sur bien des tableaux. Mais comme tout enfant, saurait-il suivre les préceptes et instructions qu’Azzan lui inculquerait ? Lumina était servile par essence désormais. Mais si à cet enfant il lui prenait l’envie d’avoir plus. Beaucoup plus. S’il était davantage conscient de la place qu’il peut avoir dans ce monde. Il ne mettrait pas longtemps à se rendre compte qu’il n’avait pas besoin d’être toléré, et qu’il pouvait simplement s’imposer. Un enfant. Un risque…

Et qu’en serait-il de Lumina ? Celle dont il comptait faire la “gardienne”, la “garante”, de sa dynastie. Est-ce que le monde était prêt à accueillir un deuxième immortel né parmis les hommes ? Né dans un palais fastueux, fils ou fille d’un prince et possédant tout. De plus, cela retirerait à Lumina un pouvair unique. Le fait qu'elle soit la seule. Elle perdrait de la valeur, et cela nuirait à ce qu'il envisageait pour elle auprès de son empire. Un symbole que les at-Aswala possèdent ce qu'ils veulent, que les plus grands trésors de ce monde ils peuvent l'obtenir. De plus, en être le père... La paternité était une chose dont il ne se sentait pas encore prendre la charge. Mais il savait qu’il pourrait compter entièrement sur la méduse pour cela. Donner un enfant ne lui faisait pas peur, mais le temps que cela demande, c'était autre chose. Néanmoins, jamais une telle décision ne pourrait se prendre ainsi, à chaud. Bien qu’il aurait pu se demander si tel responsabilité n’était pas trop lourde pour lui, le défi et l’ampleur de la chose le charmaient pleinement.

Mais un mot vibrait en lui lorsqu’il s’imaginait la femme bleue porter le fruit de la passion du prince. Le fruit de ses ambitions. “Nos” ? Ce “nos” en disait long sur elle, alors même que cela pouvait paraître futile. Un esclave ne possédait rien. Même pas ses enfants. Progéniture du prince, ce dernier pourrait en faire un être libre. Etait-ce un espoir de lui accorder le statut de mère ? De véritable mère, et non de simple génitrice ? Mais… si c’était bien cela, c’est que l’idée de la maternité lui plaisait. Un besoin viscéral ou personnel ? Tellement de questions. Cette révélation en avait gorgé l’esprit du prince. Et aucune réponse ne se présentait à lui. Il ferma les yeux un instant. Un long instant.

Les caresses de Lumina, malgré leurs excitants et tentateurs passages le long de son torse, ne réussirent pas à le sortir plus tôt de son introspection, de ses multiples questionnements. Mais enfin, il rouvrit les yeux sur le visage doux et engageant de l’hybride. Très engageant, et sa main en était une expression de plus. En même temps qu’il sortait de cet état méditatif, son corps s’éveillait également, et se montrait beaucoup plus réceptif. Qu’essayait-elle de faire ? Après une telle découverte, elle devait se douter qu’il souhaiterait en discuter, poser des questions… voir peut-être la punir pour le lui avoir dissimulé. Mais les perspectives ouvertes n’étaient pas sans lui laisser une certaine excitation.
Il la regardait, n’ayant nul besoin de baisser le regard pour se rendre compte de l’avancée de l’hybride. Elle exprimait plus clairement son désir, répondant à la question précédente sur comment elle interprétait le “nous”. Elle prenait ses aises tout en respectant les statuts. Il la laissa donc faire, alors qu’il déposait sa coupe sur le petit repose verre que l’hybride avait là au préalable pour y placer la bouteille.

-Je suis conscient de l’importance de cet aveu Lumina. Et de ce que cela implique. Les questions et possibilités foisonnent dans mon esprit, et je ne pense pouvoir toutes les soulager ce soir.

Le prince semblait détendu, serein. Se focaliser autant dessus n’était pas une bonne chose car il finirait par essayer de vouloir explorer toutes les possibilité, se gâchant ainsi la soirée alors qu’il pouvait prendre son temps. Il décida de se laisser aller au réconfort d’un plaisir plus physique, de placer son attention sur les caresses qu’elle lui offrait. Sur elle. Après tout, elle le méritait. Mais il ne pouvait se départir de cette idée, lui procurant une sensation de pouvoir qu’il devait essayer de réfréner.
Lumina fini par se saisir de son membre. Aucun rejet. Au contraire, ce geste fut accueilli par un baiser sur les lèvres de la méduse. Assez court, il fut néanmoins marqué par une envie qu’il souhaitait lui signifier, sans que cela ne soit trop poussé. Dans le regard du prince, il était clair qu’il était des plus enclin à accepter de se laisser aller. En la regardant, en voyant son regard aussi aimant qu’envieux, il eut l’impression un court instant qu’il avait en face de lui une femme libre. Une femme libre qui pouvait être mère, mère de son enfant. Il la voyait avec des yeux différents. Alors qu’elle commençait à le caresser, le prince ne lui laissa que peu d’amplitude pour s’épancher davantage. Il se saisit délicatement d’une cuisse qu’il releva, la faisant glisser le long de son corps, alors que de l’autre bras, il la décalait pour l’allonger entièrement sur son torse, les jambes de part et d’autre de lui, écartées.
Ne la quittant pas des yeux, le prince replaça ses mains, une sur une cuisse dont le contact lui plaisait tant, et l’autre remonta le long de son échine pour se glisser jusqu’à sa nuque, ses doigts venant apporter un peu de compagnie à ces fins tentacules bleus. Il semblait calme. Même sa respiration ne faisait que soulever légèrement l’esclave qui était sur lui. Le fait de chercher à nourrir ce désir charnel lui permettait d’apaiser le tourbillon qui peinait à se calmer seul dans sa tête.

-Pouvoir créer un être immortel n’est pas quelque chose que je peux prendre à la légère. Le monde n'est pas fait pour accueillir de tels êtres, sauf dans un but précis. Le tien étant d'être à mes côtés. Qui d’autre est au courant ?

S’il avait bien compris comment fonctionnait l’hybride, alors une seule autre personne devait l’avoir su. Son premier vrai maître. Celui qui avait donné naissance à ce qu’elle est maintenant. Mais il y avait encore des zones d’ombres sur son savoir.
Le prince descendit sa main lentement de la nuque de Lumina, parcourant toute sa colonne vertébrale, uniquement le bout de ses doigts, à la limite des ongles, tout en continuant de parler.

-Comment as-tu su que tu pouvais donner la vie et choisir de le devenir ?

Alors que son ton paraissait intrigué, et qu’il s’adressait à elle normalement, comme si elle détenait un savoir qu’il convoitait, sa main continuait la lente descente. Parcourant toute la fente de ses délicates formes arrières, il ne cessa son avancée qu’après s’être saisie d’une fesse pour la réhausser sur lui. Désormais, il pouvait aller chercher plus loin, et ne s’en priva pas. Deux doigts parcoururent la surface brûlante de l’intimité de l’esclave, la caressant avec lenteur afin de cultiver ce qui brûlait en elle, sans pour autant la soulager, afin qu’elle puisse garder ses esprits pour lui répondre. Mais le sourire du prince montrait clairement que malgré la gravité de la discussion, il cherchait pour le moment à l’aborder avec légèreté.

-Dis moi tout à ce sujet Lumina. Tout…

Son ton avait une certaine langueur, pour la plonger dans un état d’esprit qui leur serait commun. Embrumé, mais conscient. Absorbant les informations, buvant leurs paroles, tout en s’abandonnant à des plaisirs dissolus. Juste ce qu’il fallait pour laisser leur corps parler, accompagner leurs échanges, sans pour autant les troubler. Telle une relation maître esclave. Car c’était bel et bien leur bain.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 22 Nov - 17:40

Bien des mystères entouraient le corps de la magnifique immortelle, des mystères qu'elle même ne soupçonnait pas. Pourtant, elle en savait sur celui-ci déjà en soit bon nombre de choses, des choses qui sont, des choses qu'elle pourrait faire si elle le voulait. Cependant, chose qu'elle savait éperdument et pourtant n'avait encore jamais avoué, pas même à son premier maître. C'était ce lien si spécial que son propre corps entretenait avec son maître. Lumina existait pas, pas aussi simplement que l'on pourrait le penser, elle n'était pas une personne ou un objet. Elle était trois choses bien distincts, mais qui pourtant cohabitaient, vivaient et agissaient. Cela dépassait même par moment la belle Hybride, un corps doué de conscience, mais qui n'était pas soumis à sa propre volonté, cette volonté pouvait être imposé par moment, mais l'inverse était encore plus souvent le cas. Le seul être qui avait la main mise sur chacune des trois entités qui contrôlaient l'immortelle, c'était leur maître, à présent c'était Azzan, mais là encore, il serait plus juste de dire que c'était un fait exceptionnel et non banal. Lumina en était pleinement consciente, même si cela n'était pas un secret, après tout, quel maître chercherait à comprendre les méandres d'un esprit qui si on creuse, les dépassent.

Lumina était souvent partagé, cette impression d'être à ce point supérieur aux hommes, si supérieur aux êtres vivants, pourtant, elle était l'esclave des hommes et cela d'une manière si absolue qu'il était difficile d'appréhender réellement son degré. Lorsque les yeux du joyau des mers se posait sur ce maître si aimant, son regard emplit d'une dévotion plus pure que le prêtre envers une statue divine et d'un amour si intense à en faire pâlir la femme la plus aimante. Ces choses-là elle en était consciente, elle savait même pourquoi elle agissait ainsi, pourquoi son maître prenait la place d'un dieu. C'était un fait indéniable, une chose qui lui était rappelée à chaque passage de la main de son maître, lorsque son maître déposait sa main sur sa cuisse, elle avait l'impression d'être qu'un glacier, pourtant son corps avait la température de l'eau, mais elle avait froid. Cependant, ce froid était uniquement dans son esprit et la main de son maître était si chaude qu'elle avait l'impression qu'il lui infligeait une brûlure lorsqu'il déposait sa main sur elle. Cela ne s'arrêtait pas à sa main, tout le corps de son maître était si chaud, elle qui pourtant était dans un bain fumant, avait envie de grelotter, c'était peut-être pour cela qu'elle s'était allongée contre son maître, comme le papillon de nuit cherche la lumière d'une bougie dans l'obscurité. Lorsqu'une personne à un tel ascendant sur quelqu'un, peut on encore parler de domination ? Pour Lumina Azzan était dieu, car chaque sentiment qu'il voulait lui insuffler la prenait. Si d'une caresse il souhaitait lui faire mal, il lui serait possible de le faire, pourtant elle pouvait supporter le fer froid d'une lame dans son ventre sans grimacer si telle était sa volonté.

Un jour, Lumina en était pleinement consciente, un jour viendra ou son maître pourra la torturer d'un regard et lui infliger l'extase d'un orgasme d'une caresse. Pourtant, dans le fond, son maître n'y était pour rien, mais le corps de l'Immortelle agissait ainsi. Lorsque l'on dispose d'une telle domination, la vénération devient naturelle. Lumina buvait les paroles de son maître comme des commandements divins, mais pour l'instant, elle savait que son maître était absorbé par l'immensité de ce qu'il venait d'apprendre. Elle remarqua bien rapidement l'esprit critique de son maître mettre à profit l'information qu'elle lui avait révélée et envisagé nombre de possibilités. L'hybride continua son jeu de tentation, son corps réclament l'attention de son maître, mais elle était responsable de cette disparition. Elle se retenu, s'empêchant de s'emporter et de sortir son maître de son introspection. Elle voulait le réveiller, son corps le réclamait, son corps gelait et suppliait une attention plus marquée. Ses doigts glissèrent sur le corps de son propriétaire, se brûlant d'un délice qui ne faisait que rendre l'attente plus difficile encore.

Finalement son maître rouvrit les yeux, comme si elle l'avait sentie, sa main se glissa immédiatement sur la verge de son maître. Celui-ci était réveillé, témoignant la virilité de son maître et cela ne faisait que renforcer l'immense envie de Lumina de s'empaler sur ce pieu. Les quelques mots de son maître furent accueillis d'un unique baisé contre le torse de son maître. Qu'avait elle à répondre à cela après tout, à par souligner le fait qu'il était conscient de l'importance des révélations qu'elle venait de faire. Elle en était pleinement consciente, sa vie aurait été bien différente si elle avait un jour révélé cela.  En fait, cette révélation pourrait faire sombrer des empires, combien de Duc, Baron, Prince et être vivant rêverait de donner naissance à un enfant immortel. Lumina était pleinement consciente de ce qu'un tel enfant serait susceptible d'être ou de faire. La réaction de son maître la conforta dans son choix d'avoir dissimulé cette information tout ce temps.

Finalement, Lumina prit la verge à pleine main, elle fit cela sans le moindre accord, mais comprenait l'absence de refus jusque là comme une autorisation. Elle fut confortée dans sa prise de risque lorsqu'elle vit le visage de son maître s'approcher, chose à noter, elle ne laissa pas son maître faire le plus gros du chemin. Lumina montrait sa soumission dans le plus petit geste, son maître ferait toujours au moins un pas de moins qu'elle lorsqu'ils s'approchaient l'un de l'autre, que sa soit pour un baisé, pour parler, se toucher, pour tout en fait. Elle vint donc obtenir la caresse de ses lèvres, savourant se contact, sa main devenait au même instant plus douce encore, mais plus juste. Traitant chaque partie du corps de son maître comme un joyaux, elle commença un lent massage du délicat membre. Tout cela ne s'arrêta pas après que ses lèvres durent subir l'éloignement de son maître. Par chance, elle ne dû le subir bien longtemps, rapidement alors que son maître se perdait dans la contemplation du regard de son esclave, Lumina remarqua la main de son maître sur sa cuisse. Sensation aimée, ardemment désiré et sans nul doute adoré. Elle se retrouva si aisément sur son maître, assise sur les cuisses de son maître, si proche et si loin de cet organe qui pouvait se montrer si ravageur pour elle. Le fluide qui sortait de celui-ci pouvait marquer son avenir, que deviendrait-elle si elle devenait la mère de l'enfant de son maître ? Dans le fond, son envie d'engendrer un jour un enfant était présent, cette partie provenait de la Lumina silencieuse, mais celle qui dirigeait, ne cherchait qu'à plaire à son maître. Elle serait une mère s'il le voulait, qu'un objet donnant naissance à un futur maître s'il le désirait, qu'importe, seul la volonté de son maître lui importait. Si proche de la déchirure qui lui apporterait douleur des délices, sa frustration n'existait point, mais son envie était presque palpable tant son regard transcendait ce que la belle immortelle ressentait. Sa poitrine s'écrasait contre le torse de son maître, ses mains l'enlacèrent, passant dans la nuque de son maître et derrière son crâne, devenant ainsi un cousin des plus confortables. Ses doigts s'amusant à donner caresse et preuve d'amour par leur douceur. Lumina ignorait comment interpréter le regard qu'avait son maître actuellement, il était plus... Simple et à la fois tellement compliqué. Elle avait dû mal à se rappeler avoir déjà eu un tel regard dans les yeux d'un maître pour elle. Leur proximité actuelle rendait les frontières si transparente, mais une chose ne changerait jamais pour Lumina qu'importe le regard se portant sur elle. Elle était l'esclave de son maître.

Le passage de ses mains l'envoûtaient, l'apprivoisaient, celle sur la cuisse stimulait son feu qui coulait dans sont entre cuisse et celle qui remonta dans son dos lui arracha un délicieux gémissement témoignant du bien qu'un tel geste lui faisait. Tout son dos se réchauffait dans le sciage de sa main, s'arrêtant dans sa nuque, les doigts dans les cheveux, comme à leur habitude ses fins filaments enlacèrent les doigts de son maître. Elles aimaient la compagnie de ses doigts, comme tout le corps de Lumina aimait la présence de son maître. Son maître reprit la parole, ses mots ressemblaient tellement à ceux utilisé par son premier maître qu'elle en fut troublée l'espace d'un instant, mais le trouble passa aussitôt. Puis la question sur la fin la fit sourire, elle donna un petit coup de langue dans le coup de son maître. Le passage de sa langue était particulier, comme lorsqu'il avait embrassé son intimité, le liquide qu'elle dégageait lorsque son corps baignait dans le désir était des plus aphrodisiaque. Le passage de sa langue sur le coup laissa une impression de sensibilité légère, chose facile à remarquer, mais qui expliquait bien des choses. Pourquoi ses maîtres ne se laissaient pas d'elle, pourquoi au final elle prenait une telle place dans leur vie, obsédait celui-ci au point de n'user plus que d'elle. On ne s'habituait pas à elle, en tout cas le corps était forcé, devenait plus sensible lorsqu'il entrait en contact avec tout liquide qui venait de la belle Lumina. Son corps absorbant si aisément l'eau entrant en contact avec sa peau, son corps semblait être comme une éponge aspergé par les phéromones que produisait Lumina. L'embrasser lorsqu'elle était excitée revenait à augmenter son propre désir, mais d'un autre côté, le corps de Lumina était conscient. Celui-ci se stimulant au gré de son maître, il ne pouvait donc être piégé par cette tentation, car elle ne faisait que mettre en évidence un désir déjà présent chez celui-ci. L'immortelle ne prit pas longtemps à répondre, le passage de sa langue fait, elle ouvrit la bouche pour répondre à son maître :

- Il n'y a que vous maître, vous seule pouvez comprendre l'importance et les conséquences d'un tel pouvoir. Autrement, il n'y a que mon premier vrai maître, comme vous vous en doutiez sûrement.

Si elle avait été n'importe qui on aurait dit qu'elle cherchait à le flatter, mais en réalité, ce n'était pas du tout le but. Comme lorsqu'il précisa qu'il était conscient de l'importance de cet aveu, elle lui montrait qu'elle en était simplement elle-même consciente, elle n'était pas idiote, elle savait ce qu'elle était et lui montrait qu'elle reconnaissait chez lui son maître. Le passage des doigts de son maître dans son dos, si léger la fit frissonner, frémir même alors qu'elle commença à se mordiller la lèvre inférieure. La nouvelle question posée fut clairement entendu par Lumina, même si celle-ci subissait le désir de son maître. Elle en-trouva ses lèvres, inspirant l'air lentement, puis retenu celui-ci alors que les doigts passèrent entre ses fesses et finirent par l'empoigner. Là elle soupira, tel un soulagement intense, son bassin n'ayant cessé d'onduler lentement, prodiguant par se biais des caresses à la verge dressé contre son ventre. Cependant, Lumina se sentait transporter, soulever, emportée plus haut, la verge se retrouvant appuyé au niveau de sa base contre l'intimité son intimité. Mais elle fut ramenée encore un peu plus loin, ce geste fut rapidement accompagné de l'arrivé de deux doigts taquins. Son feu fut stimulé par leur passage, Lumina fut prit par de léger soubresaut, comme si elle était chatouillée, la différence était qu'il était uniquement au niveau de son bassin. Cherchant un contact plus appuyé avec ses doigts, sans vraiment chercher à l'obtenir, ne voulant pas trahir la volonté du Prince de s'amuser d'elle. Elle ne quitta pas ses yeux, son sourire léger la rassurait, il n'était pas en train de lui faire subir un interrogatoire, mais cherchait à s'informer.

Le désir ainsi stimulé, la langueur des paroles de son maître, la chaleur du bain, les arômes, l'odeur, le regard envoûtant de son maître, son sourire rassurant, tout cela plongea l'esclave immortelle dans un état second. Elle subissait et adorait ça. Elle n'échangerait cet instant pour rien au monde, elle donnerait ce que son maître désir et plus encore. Ses lèvres se délièrent pour répondre à ses attentes, elle parlait lentement, d'une voix calme, quelques fois troublé par un soupir, voir un gémissement :

- Je sais ces choses-là aussi bien que vous savez exactement où se trouve chaque partie de votre corps, même les yeux fermés. Mon corps n'est pas un morceau de chaire dirigé par ma conscience, il est en tout point différent des autres, il dispose de sa propre volonté, conscience, pouvant autant s'imposer à moi que l'inverse. Cependant... Tout comme moi, il vous est dévoué maître, vous n'imaginez en réalité pas le contrôle que vous avez sur moi. Mon corps...

Elle sourit, comme si une idée lui avait traversé l'esprit et sembla immédiatement la mettre en avant afin de la transmettre :

- Il est différent de celui que mon premier vrai maître à connu et je ne parle pas visuellement. Il s'adapte, chance, évolue en fonction de nos besoins et de celui du maître véritable. Il est possible de lui imposer des choses, mais vous... Vous le contrôlez librement, inconsciemment... Comme une femme est plus fertile après ses règles, moi je choisis d'être fertile ou non, je le sais juste. Mais vous... Vous pouvez m'imposer d'être fertile ou non, même sans que je puisse y faire quoi que ce soit.

Elle fronça légèrement les sourcils, elle cherchait à expliquer une chose qu'elle n'avait jamais expliquée avant cela et semblait elle-même cherchée à mettre des mots sur un phénomène unique. Puis son visage s’éclaira :

- Si vous décidiez de me serrer la main, vous pourriez me faire souffrir tant qu'il vous plairait d'une simple pression. Si vous serrez avec la volonté de me faire mal, mon corps m'imposera une douleur car c'est votre souhait et ces choses-là me dépasse moi-même. Vous êtes...

Elle eut envie de dire qu'il était une espèce de dieu pour elle, mais savait que cela ne serait pas forcément comprit comme il se doit et préféra dire les choses différemment  :

- Je vous appartiens et vous me contrôlez déjà mieux que votre propre main, car d'une caresse vous pourriez me faire ressentir un millier de choses.

Ses joues rosirent, elle avait l'impression de faire une déclaration d'amour, chose qui en réalité était le cas, son corps ne lui permettait un tel amour uniquement pour son maître véritable. Dès le moment ou ce titre, ce statut lui fut affublé, la suite était décidée. Seule sa propre mort changerait ses sentiments à son égard, car même si Azzan devait disparaître, elle continuerait de l'aimer. Lumina baissa les yeux, n'osant subir le jugement de son maître l'espace d'un instant, la honte de telle explication, ou simplement le fait qu'elle ne l'avait jamais fait, elle n'était pas allée si loin avec le capitaine Maelstrom. La faute en revenait probablement à ses siècles de peurs et de souffrance. Maelstrom était là lorsque tout allait bien, elle n'avait jusque là encore jamais connu le malheur. Ce qui n'était clairement plus le cas aujourd'hui, Azzan l'avait ramené à la vie, si elle avait su qu'il était ainsi, elle serait venue à lui dès sa naissance afin de le servir. A cette idée, elle releva les yeux pour regarder son maître, une incroyable envie de l'embrasser lui vint, lui arrachant la demande :

- Maître... Puis-je  ?

Dit elle alors qu'elle s'approcha de ses lèvres, ce n'était pas pour un  baisé, elle voulait l'embrasser et cela avec une passion infini. Sa poitrine glissa sur le torse de son maître alors qu'elle progressait vers son visage, ses tétons dures comme du bois lui envoyèrent une décharge de plaisir qui contracta tout son bas ventre tout du long. Son maître ne répondit pas, il se contenta de s'approcher afin de l'embrasser. Lumina se laissa porter par se délicieux frisson, fermant les yeux afin d'en savourer chaque instant. Durant se laps de temps, elle n'embrassa pas Azzan comme une esclave, mais comme une femme libre l'aurait fait et alla jusqu'à le prolonger, y mêlant passion et savoir faire. Sa langue ne perdit pas le moindre seconde, cherchant celle du Prince et cela renforça leur complicité.

Alors qu'elle quittait ses lèvres, elle sentit la barrière de ses lèvres intimes être écartée par le doigt de son maître. Ce geste la fit grimacer de plaisir alors qu'elle le sentait se glisser en elle, un délice sans nom, comme à son habitude il avait cultivé son désir, son envie et la soulageait à petit feu. A présent, la belle Lumina rêvait déjà de sentir cette délicieuse verge transpercer sa virginité et de tous les délices que cela lui procurait. Elle ne pensait même plus à la douleur, son bassin remuant lascivement comme si elle effectuait une danse nuptiale. Finalement, Lumina se redressa légèrement, posant ses mains à plat contre le torse de son maître afin de bien mettre en évidence sa divine poitrine. Ceci juste sous le nez de son maître était comme un appel à venir les goûter, manière subtil afin d'obtenir du plaisir de la par de son maître.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Ven 8 Déc - 16:18

L’esclave se montrait très câline, très sensuelle. L’annonce d’un tel comportement avait déjà été remarqué plus tôt. Azzan la savait très réceptive au moindre contact de son maître, au moindre désir de ce dernier. Mais elle avait également tendance à ressentir du désir par elle même, et c’était flagrant. Interprétant le “nous” au sens propre, elle prenait juste assez de liberté pour exprimer physiquement ce qu’elle désirait, sans que cela n’empiète sur les désirs de son maître, faisant montre d’attentions poussées, qui transparaissaient au niveau de la verge du prince.
Ce dernier ne se montrait pas avare non plus dans ses gestes, sachant que chaque caresse qu’il offrait, lui serait rendu en bien plus intense, bien plus surprenant. Cette créature était comme une fleur que l’on arrose, que l’on choie. Plus on lui porte d’attention, plus elle sera belle, et plus elle nous récompensera de ses fruits.

Ces instants étaient suspendus. Le temps s’étant arrêté. Une sorte de bulle le enveloppait, les séparant du monde du commun des mortels. Cette pièce se jouait sur deux tableaux. L’esprit cherchant à manipuler le corps tout en s’exprimant avec clarté, et le corps accompagnant l’esprit tout en s’exprimant à travers leurs sens. Azzan s’amusait à créer cette osmose, cette harmonie légère et intense, qu’un seul dérapage pouvait faire basculer, gâchant les deux tableaux d’un simple revers. Un baiser. Ce baiser lui signifiait qu’ils étaient en parfait accord à ce moment là. Que malgré l’importance de la discussion, il souhaitait également s’épancher sur des désirs plus charnels. Mais à peine esquissa t il une avancée, qu’elle vint chercher elle même cette douceur qu’il lui offrait. Il ne doutait de l’envie de l’hybride, mais ces libertés qu’elle prenait étaient de plus en plus marquées. Des libertés qui étaient généralement en rapport avec ses désirs charnels. A chaque fois, il avait l’impression d’entrevoir Lumina, sans l’esclave. Elle pouvait se montrer désireuse et excitée sans même qu’Azzan ne recherche quoique ce soit, ou que la situation s’y prête. Sa curiosité à l’égard de ce qui se cachait derrière l’enveloppe persistante de l’esclave ne cessait de grandir. Néanmoins, il ne ferait rien pour forcer cette découverte. Un maître se doit d’exiger l’obéissance à son esclave. S’il l’exigeait, il la libérerait de son collier invisible, de ce qu’elle était faite au fond d’elle. Alors que si la chose venait d’elle, il pourrait le découvrir tout en la punissant ensuite, marquant davantage son ascendant sur elle. Au moins, il pourrait glisser un oeil à travers la serrure…

L’hybride sur lui, il ressentait comme une douce caresse sur chaque parcelle de son corps qui y était en contact. Comme la sensation persistante d’une vague qui se retire lentement, mais ne disparait pas. Telle une légère aspiration, une attirance qui poussait à l’abandon. Il aurait suffit au prince de laisser couler son esprit pour s’y laisser flotter, mais il en était en définitive incapable. Chaque instant auprès d’elle faisait marcher son esprit. L’épisode sur le balcon était en soi le résultat d’un pseudo laissé aller, le temps d’une rêvasserie initiée par certaines choses venant de Lumina.
Cet attrait pour le corps de l’hybride ne mit pas fin à cette danse où le corps et l’esprit s’apprivoisaient, sans savoir lequel des deux aurait raison de l’autre. Et chacun d’eux se devait de préserver cet équilibre chez l’autre. Lumina afin de contenter son maître, et Azzan afin de maintenir le contrôle sur les choses. Aucun des deux ne devait craquer. C’est pour cela que le prince accompagnait chaque caresse, parcourant le corps de l’esclave du bout des doigts, d’une phrase, d’une question. Stimulant également son esprit, il divisait Lumina afin de jouer avec elle. Il la savait très intuitive quant aux désirs de son maître, et tout aussi prompt à y répondre. Il la faisait lutter avec elle même. Le corps réclamait autant qu’il se réfrénait pour continuer à chercher la perfection dans sa servilité. Cette intense dualité était palpable, et Azzan se plaisait à la regarder.
Elle passait aisément de la femme à l’animal. Et la transition se faisait toujours avec légèreté et subtilité, tellement la frontière entre les deux chez elle était mince. Lorsqu’elle vint lui lécher le cou, il trouva cela étrangement normal. Cela lui correspondait bien. Il la savait éduquée, et se doutait qu’elle avait déjà servit des puissants. Des grands, devant qui elle avait dû se tenir comme une dame, que cela soit pour convenir en public, ou par lubby du maître. Mais en privé, avec lui, elle était plus primitive. Il préférait se dire que c’était sa nature profonde qui ressortait. Qu’elle était primitive au fond d’elle, et qu’elle ne paraissait autrement que pour s’adapter. Ou alors ce côté primal était il là justement pour s’adapter à lui ? Jugeait-elle que ce qui convenait le mieux au prince était un animal plus qu’une femme ? Azzan préféra se dire que telle une hybride, les deux se confondaient. La femme et l’animal. Que le désir, l’envie, l’excitation… étaient de ces choses qui ne demandaient aucune humanité. Cependant, cette fois, la langue de la femme bleue eut un effet différent. Non pas uniquement cette délice sensation due à la caresse chaude et humide de sa langue sur une zone fine et sensible, mais quelque chose… de plus “piquant”. Comme si cet appendice était chargé, et qu’une douce décharge électrique lui parcourait la zone léchée. Une sorte de vide, de trou envieux. Un étrange ressenti, rendant avide cette partie, qui ne réclamait que plus d’attention. Un chaud froid qu’il reconnaissait. C’était comme lorsqu’il avait été assailli par cette faim bouillonnante qui avait étreint son corps et ses sens après qu’il ait si “généreusement” soulagé son esclave de son martyre. Relevant légèrement le cou sans le vouloir, Azzan comprit. Il n’y avait pas que son nectare qui avait cette effet aphrodisiaque. C’était ses sécrétions. Sauf que ce n’était pas la première fois qu’elle le léchait. La compagnie câline qu’elle était ne s’était jamais montrée avare de ce genre d’attention. Cela ne collait pas. Quelle était donc la différence avec les autres fois ? Le contexte ? L’eau ? Non, lorsqu’il s’était abreuvé de son feu, l’eau n’était pas là. Mais le contexte si. L’excitation et le désir. Encore. Loin d’être du poison, mais s’apparentant presque à une drogue, son corps sécrétait donc ce liquide qui exacerbait des sens déjà bien stimulés. Heureusement pour lui, hormi quelques sueurs qui accélérèrent son poul l’espace de quelques instants et alourdirent sa respiration, cela ne mit pas fin à l’équilibre. Mais il comprenait en quoi l’ingestion avide de la dernière fois avait eu cet effet ravageur, qui amena néanmoins un plaisir certain au creux de la croupe de l’esclave.

Cette enivrante parenthèse prit fin pour offrir une réponse au prince. Oui, c’était bien ce qu’il pensait. Même servile et laissant un maître la posséder, elle restait méfiante, et mettait en hibernation une partie d’elle même, l’éteignant pour l’oublier le temps de trouver un… “vrai” maître comme elle l’appelait. S’il suivait la logique qu’il connaissait de l’esclave, elle devait donc mettre en sommeil un pan entier de son être afin de ne pas mentir à ses précédents maîtres. Ainsi, en s’amputant d’une partie d’elle, elle ne privait pas celui qui la possède de quelque chose, car elle se l’enlevait. Du moins, c’était l’image qu’il ne se faisait d’elle. L’avenir lui dira si la perfection de Lumina allait jusque là, ou s’il la surestimait. Mais la deuxième question ne trouva pas aussi vite une réponse. Ce qui ne dérangea en rien Azzan, qui était fautif. Ses doigts parcourant le dos de l’hybride eurent l’effet escompté. Aucune surprise. Le corps de Lumina commença à onduler alors qu’il prenait une fesse à pleine main. Son pouce parcourait la surface lisse et pure de sa peau, comme un manège lent et calculé, alors que ce n’était pas le cas. Il en appréciait le contact, et la fermeté dont il faisait preuve dans cette poigne était le maigre mais suffisant exutoire dont il avait besoin. Ce contentement se répercuta dans le corps féminin allongé sur lui, alors qu’elle se cabra davantage. Ses légers mouvements de bassin adressèrent à la verge princière un relent de plaisir qui s’insinua en lui, alors qu’elle s’était infiltrée le long de la fente rose, entre ses lèvres intimes, comme si telle était sa place en attendant un écrin plus approprié. Mais Azzan souhaitait s’emparer d’elle plus franchement. Lui montrer qu’il détenait la clé de sa libération. Une libération qu’il ne lui donnerait que lorsqu’il jugerait le moment venu. Alors il la réhaussa, faisant glisser ce corps si léger sur le sien, les pointes de chair de sa poitrine marquant leur passage sur le torse du prince. Une fois qu’il sentit son membre libéré, ayant coulissé le long de son intimité, et se retrouvant désormais érigé juste en-dessous de l’antre accueillante qui ne demandait qu’à être comblée, Azzan l’arrêta là. Le visage de la méduse était très proche du sien, au point qu’il pouvait entendre sa respiration, et la sentir s’abattre doucement sur ses propres lèvres. Mais il ne comptait pas la laisser se ressaisir. Il laissa donc deux doigts s’aventurer plus bas que ses fesses, et caresser l’entrejambe bouillant de l’hybride. C’était lent. Passant de l’effleurement à la caresse plus appuyée, mais sans jamais toucher sa fente. Il voulait qu’elle continue de désirer. Qu’elle continue d’espérer. Elle ne saurait pas quand il irait plus loin, elle ne pouvait le prévoir, donc ne pouvait essayer de réfléchir à cet instant. Il la voulait concentrée sur ses paroles, attendant toujours sa réponse. Arriverait-elle à se reprendre ? A répondre comme il fallait pour le satisfaire ? Ou la rupture se faisait maintenant ? Si tel était le cas, la déception d’Azzan serait là. Car il devrait sacrifier soit la conversation, soit ses désirs physiques. L’un comme l’autre le frusterait, et un prince ne devait se voir imposer un choix par une esclave. C’est donc avec une pointe d’impatience qu’il attendait et redoutait de ne jamais voir venir de réponse. Mais cette dernière finit enfin par arriver.

Et quelle réponse. Encore une fois, beaucoup d’informations à assimiler. Le prince en était friand et n’en était jamais rassasié. Seulement là, c’était lui qui était au bord de lâcher prise. Mais cette fois, c’était au profit de ses réflexions. Afin de maintenir le cap, il laissa sa lèvres supérieur frotter doucement sur la lèvre inférieur de l’esclave. N’y faisant plus attention, il aurait pu redouter l’avidité physique de Lumina, mais cette dernière réussit à se contenir, alors que le majeur d’Azzan vint caresser l’intérieur de la fente humide, écartant ses lèvres intimes.
Deux entités en une. Un corps et un esprit. Comment pouvait elle gérer les deux ? Cette question était idiote. La réponse était extrêmement simple. Les deux n’existaient que pour servir. Son corps était conditionné dans cet unique but, alors que son esprit, lui, semblait désirer cette servitude. Ce qu’il avait du mal à intégrer en revanche, c’était cette soumission viscérale au corps et à la volonté d’un autre être. Qu’est-ce qui faisait ce lien ? Qu’est-ce qui faisait que tel être pouvait avoir un tel ascendant sur elle ? S’il devait lister les évènements marquant de leur relation, il dirait que c’est: sa promesse de lui laisser le secret du trésor de Maelstrom, de l’accepter elle pour ce qu’elle était et non pour le fait qu’elle soit esclave bien que les deux soient liés, lui assurer qu’elle avait trouvé sa place en ce monde auprès de lui et sa dynastie, et lui dire qu’elle avait obtenu de lui cet amour qu’elle espérait le soir de leur rencontre. Ce ne pouvait pas être ses gestes. Elle avait déjà dû connaître nombre de caresses, et sa virginité n’était que physique, et se renouvelait régulièrement. Des mots ? Des promesses ? Ou peut-être était-ce autre chose. Quelque chose de plus instinctif. Un ressenti physique. Il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Il connaissait la force des mots et du parler. C’était une de ses meilleures armes. Un talent qu’il avait soigné et aiguisé, laissant la chose armée à ses gardes. On pouvait convaincre quelqu’un qu’il méritait tout ce que le monde a à lui offrir, tout comme on pouvait le persuader qu’il était préférable pour lui qu’il quitte ce monde. Mais des mots pouvaient en détruire d’autres, s’ils étaient bien choisis. Avec Lumina cela semblait aller au-delà de ça. Il doutait cette fois. Il doutait qu’il aurait une réponse à cette question, et que Lumina en ait une à lui apporter. Et cette idée de ne peut-être jamais avoir de réponse le frustrait. En réaction à cette pensée, il mordit la lèvre inférieur de l’hybride sans s’en rendre compte. Non, il finirait bien par savoir. Il avait le temps, et finissait toujours par obtenir ce qu’il voulait. Et Lumina en était la preuve vivante.
Ces changements en elle qui s’opérait pour s’adapter au maître, il s’en doutait. C’était une chose commune chez les esclaves, bien que moins approfondit chez les esclaves “ordinaires” que chez la méduse. Au fond d’elle, c’était un être changeant. Mais est-ce que cela lui convenait ? C’était synonyme de changement de maître. Si les deux étaient liés, alors elle devait abhorrer les changements que lui imposait son corps à chaque nouveau propriétaire. De cela, elle n’avait plus à s’inquiéter. Il comptait bien la garder indéfiniment à ses côtés. Apprivoiser et comprendre ce lien. Ce corps s’y fascinant n’était en fait que la partie émergente de ce la complexité que représentait Lumina. Un chantier de découvertes presque inépuisable qui s’offrait à lui. Un divertissement d’une richesse intellectuelle qu’il n’aurait jamais espéré. Il se devait de décortiquer désormais chaque information une par une, et profiter. Profiter comme lorsque l’on savoure un délicieux repas, où le fait de le manger vite gâchait toute la saveur, ne laissant pas au palais le temps d’en découvrir tous les arômes. Même si tel un enfant, Azzan ne pouvait s’empêcher de vouloir tout savoir d’un coup. Tout comprendre. Mais la vie lui rappelait la vertue de patience en lui imposant des choses qu’il ne pourrait appréhender qu’avec le temps.
Comme ce pouvoir de suggestion qu’il avait sur elle. Lui procurer de la douleur d’une simple caresse s’il le souhaitait ? Il savait l’esprit plus puissant que le corps dans bien des domaines. Mais faire ressentir quelque chose à son corps alors qu’il ne devrait pas, simplement de par sa volonté, c’était quelque chose de presque impossible. Du moins c’était ce qu’Azzan préférait penser. Il se disait, se savait même, être doué d’une volonté de fer, être capable de maîtriser ses pensées et ses instincts, ce qui lui permettait de rester concentrer lorsqu’une de ses esclaves s’occupait avec “beaucoup de soin” de son corps. Mais il n’arrivait pas à avoir un tel contrôle au point de ressentir des choses uniquement par la pensée. Mais là, les choses étaient à un tout autre niveau. Il s’agissait d’un autre corps. Et l’explication de Lumina concernant ce phénomène ne l’aida pas plus. Une extension de son corps à lui… A cela, lui revint la précédente question: quel était l’origine de ça ? A partir de là il pourrait tenter d’expliquer le reste. L’avait il assimilé ? Ou était-ce le contraire ? Lui n’en était pas conscient auparavant. Elle, si. Etait-ce elle qui était à l’origine de ça ? Un choix ? Si tel était le cas, le même problème se présentait. Par quel phénomène. Des phéromones… Une liaison psychique… Aucune réponse ne lui venait.C’était comme si elle lui annonçait qu’ils étaient trois entité en une. Où le prince contrôlait les deux autres. L’idée était fascinante. Une telle hypothèse serait à creuser. Mais le physique ne collait pas. Il n’était pas immortel. Elle n’était pas prince. Il était le maître. Elle était l’esclave.

Ce lien qui les unissait avait quelque chose de presque mystique. Azzan aimait que les choses puissent être expliquées. Il ne croyait pas à la magie, ni au hasard. Tout avait une raison et une explication. Et il percerait le mystère Lumina tôt ou tard.

Il se fit une raison. Rien en cet instant ne lui permettrait d’en découvrir plus. Pas seul. Pas perdu dans ses pensées. Comme il lui avait dit, ils découvriraient ensemble les secrets de son corps. Et à ce moment là, il ne s’imaginait pas à quel point cela était judicieux. Les précédents maîtres de l’hybride n’avaient visiblement pas eu le discernement nécessaire pour considérer Lumina comme une personne intelligente. Un être qui se connaissait, et qui répondait à l’amour par l’amour. Il leur aurait suffit d’une caresse, d’un regard attentionné, et ils auraient pu en savoir plus. Il leur aurait suffit de lui demander de se joindre à eux pour apprendre, plutôt que d’user de la force pour lui arracher par le sang et les larmes ses secrets. Un manque de discernement affligeant. Et qui avait dû coûter énormément à l’esclave. Sans s’en rendre compte, il avait relâcher la lèvre de Lumina et souriait. Il bénissait la stupidité de ses prédécesseurs, ainsi que les tourments qu’ils lui avaient infligé. Il se savait désormais l’unique, le sauveur. La lumière salvatrice pourfendant les ténèbres qui assaillaient l’hybride depuis des siècles. Et il n’était pas dupe. Les choses auraient été moins faciles s’il ne représentait pas cette main tendue que la vie offrait à Lumina.

Distrait, il n’avait pas remarqué que son corps avait continué d’agir. Ce ballet n’était donc pas fini. Son majeur s’amusait à faire des ronds sur les rebords de l’ouverture de l’antre aux plaisirs de l’hybride, lui arrachant quelques soubresauts, tels de petits hoquets accompagnés de légers gémissements brefs à peine perceptibles. Il la regardait à nouveau. Les joues de l’hybride avaient rosit, signe d’une gêne qui pourtant échappait au prince. Qu’avait elle dit de gênant ? Elle n’avait fait qu’exposer des informations, et lui avait fait comprendre qu’elle était une extension de lui, qu’elle lui appartenait. Ce dernier point n’étant absolument pas nouveau. Les yeux baissés, il ne pu essayé d’en savoir plus à travers son regard. Peut-être était-ce une gêne concernant quelque chose qu’elle n’osait pas encore dire, ou demander. Ou simplement une réaction de son corps cherchant à montrer une Lumina peu sûre d’elle. Mais au regard de la demande qui suivit, il opta pour la première hypothèse. Elle avait demandé quelque chose. Une chose qu’elle souhaitait, exprimant ainsi un désir. Ce n’était pas pour lui qu’elle le faisait, sinon sa confiance en son interprétation des besoin de son maître lui aurait intimé de le faire sans perdre de temps. Non, elle le faisait pour elle. Elle voulait s’octroyer ce baisé. Encore une fois, il entrapercevait la Lumina femme. Celle qui n’avait pas de chaîne, ou qui du moins ne les montrait pas. Azzan était en droit de le lui refuser. Un esclave ne méritait rien d’autre que ce que voulait bien lui accorder son maître, et certains maître aurait prit une telle demande comme un affront, une excuse pour punir. Pas lui.
Il alla sans un mot, sans répondre à sa demande, chercher ses lèvres. Non pas qu’il n’en avait pas envie, mais il ne le faisait pas pour lui. Par curiosité. Il le faisait pour voir ce que cela faisait de donner quelque chose à une esclave, quelque chose qui lui appartiendrait. Car c’était son baisé. Celui qu’elle avait réclamé. Il avait l’impression de donner à une enfant qui ne possédait rien. Comme offrir une gourmandise. Quelque chose qu’elle ne pourrait garder que quelques instants avant qu’il soit terminé. C’était tout ce que pouvait lui donner Azzan, tout ce qu’il lui permettrait. Une chose que personne ne pourrait comprendre, mais qui restait dans le cadre de l’esclavage. Car un esclave ne pouvait posséder. Il ne resterait donc de trace de ce cadeau que dans les souvenirs de l’hybride. Et visiblement elle en profita. Il sentit durant ce baiser qu’elle ne se faisait plus esclave. Qu’elle s’octroyait l’émancipation ultime, l’affranchissement de ses chaînes durant ce dernier.
En privé, Azzan aimait titiller les limites, voir toutes les facettes de l’esclavage, jouer avec les différentes nuances de ce statut et l’impact qu’il avait sur l’individu, ainsi que ses relations entre ce dernier et son maître, bien qu’ “individu” était une considération qu’il ne pouvait employer que pour décortiquer la finalité de cette institution. Lumina était un cas tout aussi intéressant dans ce domaine. Elle frôlait sans cesse les frontières de l’acceptable, et des fois, elle s’installait même confortablement dessus. Mais cette fois, Azzan pouvait presque la voir retirer son collier. Etait-ce cela qu’il lui avait accordé implicitement ? La libérer le temps d’un baiser ? Une interprétation très poussée de sa part. Est-ce qu’il pouvait tolérer cela ? Et est-ce que cela lui déplaisait…
Azzan profita du baiser. Cette douceur humide et agréable qui l’emmenait, l’accaparait le temps de cet échange. Cette ivresse mesurée noyer dans le coton d’une certaine forme d’abandon.Oui, il ne reconnaissait plus l’esclave, mais la femme aimante, celle qui pourrait demander toujours plus, car elle en avait le droit. En prenait le droit. Quand il s’en rendit compte, le prince vint mordre doucement la langue de l’esclave. Il ne souhaitait appliquer qu’une douleur superficielle, avant de retirer ses lèvres. Non, il ne pouvait lui laisser goûter l’air frais de la liberté aussi longtemps. Regarder à travers la fenêtre, mais ne l’ouvrir que pour respirer, pas pour la traverser. Peut-être était-ce déjà trop.

Pas un instant il n’avait précisé quoi que ce soit. Allait-il la punir pour ça ? Simplement la remettre à sa place avec cette morsure était suffisant. Le plaisir qu’il avait eu ne saurait justifier de réprimander davantage cette audace. Elle avait voulu prendre un peu trop. Il L’arrêta. Rien de plus. Néanmoins, cette sensation… C’était comme voir une prise d’élan avant un envol. La regarder voler quelques instants lui suffisait. Peut-être renouvelerait il cette expérience. C’était aussi plaisant à regarder qu’à vivre.

Mais il n’en avait pas fini avec elle. Tout ce manège ne faisait que commencer. Des préliminaires autant physiques que verbaux. Il en voulait toujours plus. Plus d’elle. De tout ce qu’elle pouvait lui apporter. Il voulait en savoir plus.

-Il y a des choses… que ni toi ni moi ne pouvons comprendre…

Sa phrase s’entrecoupait, car il observait la bouche de l’hybride s’entrouvrir, dans un gémissement silencieux, comme si son corps était en stase, alors que les doigts du prince s’insinuèrent lentement en elle, phalange par phalange. Il sentait qu’elle espérait qu’il aille plus loin, toujours plus loin. Mais il ne faisait de nourrir, combler un vide superficiel, ne souhaitant que lui faire miroiter un plaisir qui viendrait bien assez tôt. Une libération partielle qui n’attendait qu’une attention plus poussée de sa part pour se révéler plus entreprenante, plus libératrice.
Mais Lumina semblait se laisser partir ailleurs. Il sentait qu’il perdait un fragment de son attention. Mais comme lorsque l’on offre un cadeau à un enfant, qu’il est absorbé par ce dernier au point de ne plus vous écouter, il faut lui arracher son jouet des mains. De là, toute son attention est rivée sur vous. Il laissa donc un autre doigt s’aventurer ailleurs. Alors que les premiers restèrent au chaud, gâtant cette antre humide, l’autre alla chercher sa perle de plaisir. Il vint doucement la caresser, puis un peu plus fort, la regardant dans les yeux, laissant ce mince filet de souffle chaud parcourir la maigre distance qui les séparait, échangeant cet air chargé d’envie, l’un comme l’autre.... jusqu’à ce qu’il arrête subitement. Les yeux de l’hybride exprimèrent exactement ce qu’il recherchait. Une supplique et une surprise muettes. Le sourire d’Azzan était explicite. Le résultat était celui escompté. Il savait qu’il avait à nouveau son attention. Mais elle se redressa, le regardant dans les yeux, toujours. Chose qu’elle avait fini par assimiler naturellement. Chose qu’elle redoutait au début, qu’elle trouvait étrange. Et qui pourtant désormais devenait une caresse continue. Car elle pouvait voir dans les yeux de son maître l’attention qu’il lui portait, et l’importance qu’elle avait pour lui. Sauf que ce n’était pas ses lèvres qu’elle lui présenta. La poitrine généreuse de la méduse se profilait sous son nez, ses tétons durcit effleurant presque les lèvres du prince. Dans ses yeux, il pouvait voir de l’envie. C’était comme si elle les lui offrait avec plaisir, sachant qu’en voulant lui plaire, elle serait également comblée. Une autre source de stimulation. Très bien. Il alla cueillir doucement la pointe de chair entre ses lèvres, et pinça un peu, avant de déposer un baiser sur son mamelon. La partie devait continuer, ne pas aller trop vite, mais ne pas cesser pour autant.

-Je ne saurai jamais ce que c’est que d’être esclave… Et tu ne sauras jamais ce que c’est que d’être un maître. On peut imaginer… mais tant qu’on ne le vit pas… on ne peut en comprendre toute l’étendue.

Chaque interruption fut l’occasion pour lui de donner un bref coup de langue sur l’extrémité envieuse qui se dressait devant lui. Mais à la fin de sa phrase, il appuya davantage sur le bassin de l’hybride, la plaquant contre lui, alors que ses doigts en elle s’amusait à s’écarter pendant leurs lents vas et vients. A quelques centimètres en dessous de ce spectacle, la verge du prince palpitait d’envie. La seule chose qui le faisait tenir, était sa propre stimulation intellectuelle, et cette gourmandise qu’elle lui offrait. Et ce n’était pas ce qu’elle voulait qui importait. Mais ce que lui voulait. Des réponses.

-Je suis ton maître, et ce, jusqu’à ce que le temps m’arrache le droit de continuer de régner parmis les vivants. Ce lien qui nous unit… Il me faut le comprendre.Qu’est-ce qui fait notre lien ? Comment es-tu liée physiquement, viscéralement, à moi ?

Alors qu’il énonçait ces interrogations, il ne cessait de se répandre physiquement en elle. Il semblait se poser autant les questions, qu’il ne les lui posait. Mais il ne fallait pas se précipiter. Si elle n’avait pas ces réponses tant convoitées, il lui faudrait réfléchir avec elle. Unis en une réflexion commune. Chose qui mettrait le maître et l’esclave au même niveau. En matière de connaissance, d’intelligence, aucune supériorité aboutie ne pouvait être établie de manière universelle concernant le maître et l’esclave. Le rang social, la place dans le monde, et le fait d’avoir des droits, les différenciait, mettait le maître au-dessus. Mais pas l’intelligence, ni la force. Il n’avait aucune honte quant au fait de chercher la connaissance auprès de sa chose. L’expérience, les nombreuses années. Et surtout, le fait que ça soit son corps à elle, font qu’elle en saurait sûrement plus que lui, qu’elle aurait une réflexion plus riches et appuyée que lui. Le pragmatisme prenait le pas sur une éventuelle fierté qui le ralentirait, alors qu’elle n’avait pas la place dans l’intimité, pas la place auprès d’une esclave. Nul besoin de se montrer fier, orgueilleux, pour une esclave. Il prônait l’efficacité.
Mais il savait qu’un peu d’encouragement ne lui ferait pas de mal. Il savait ce qu’elle espérait, ce qu’elle voulait. Ce qu’elle réclamait par tous les pores. Et en se disant cela, Azzan mettait de côté le fait qu’il en avait également envie. Mais sa mesure était dû à sa curiosité. Son avidité de comprendre. Alors il retira doucement ses doigts, et attrapa le mamelon avec ses dents. Ne la quittant pas des yeux, il la fit lentement glisser le long de son corps, autant pour ajouter une langueur excitante à la chose, que pour s’assurer d’être à la bonne place. Une fois le bout de son membre contre l’orifice dégoulinant de la méduse, il s’arrêta. Il prit le sein gonflé à pleine bouche, et le suçota avec force quelques secondes. Intense, mais éphémère. Presque rageusement, il s’était abandonné à ce délice, se repaissant de cette chair si exquise au regard qu’au toucher. Il devait laisser son corps s’exprimer, s’élancer dans une recherche plus charnelle, avant d’aller plus loin. Il l’avait trop délaisser au profit de ses questions. Mais il reprit la parole, frottant en même temps sa lèvre inférieur sur la pointe durcie, qui s’échappait petit à petit après qu’il l’eut descendu.

-Tu n’es pas qu’une esclave de par ton statut. Tu l’es par nature, par essence. Tu es mienne, et pourtant tu dis faire partie de moi. Et toi, qu’elle influence aurais-tu dans ce cas sur moi ? Tu ressens ce que je veux… mais es-tu capable de me faire ressentir également ce que toi tu veux ?

Il y allait étape par étape. Question par question. Rien n’était aboutit. Rien ne pouvait l’être. Pour une fois, même le flux de ses pensées était confus. Difficile de mettre de l’ordre dans cet amas d’interrogation qui l’assaillaient. Mais cette fois, cette pause se concrétisa par une avancée physique. Lentement, il pressa son membre contre l’ouverture. Aucune résistance. Le liquide envieux, bien plus que l’eau chaude du bain, avait éliminé la moindre résistance que pouvait avoir les plis de chair. Et en deux secondes, il laissa son gland pénétrer cette barrière qui était déjà grande ouverte. Le torse du prince se souleva d’un coup. Son corps se faisait plus pressant. Il réclamait son dû, faisant savoir qu’il avait assez attendu. Vibrant, se redressant, parcouru de légères décharges qui le faisait bouger, réclamer, d’aller plus loin, Azzan ne succomba pas pour autant. Chaque chose en son temps. Il prit quelques secondes pour calmer sa respiration, mais celle ci ne réussit qu’à s’atténuer partiellement. Ce serait suffisant pour la suite.

-Et si je décidais... que tu jouisses de ceci ?

Subitement, il l’attrapa à la gorge, et la fit se redresser davantage, la plantant sans coup de semonce sur son pieu de chair, le logeant au plus profond de son être, perçant la fine membrane virginale. Aucune lueur de sadisme dans le regard d’Azzan. Il ne cherchait pas à lui faire mal pour lui faire mal. Il ne cherchait pas à l’effrayer. Mais tester ce qu’elle disait. La surprendre afin de voir si elle contrôlait cette alchimie, ou si cela se jouait ailleurs. Et visiblement, Lumina l’avait ressenti. Après un long gémissement qui devint sourd petit à petit, elle le regardait dans les yeux à nouveau, se tortillant, comme si elle voulait sentir une activité au creux de ses reins. Elle semblait surprise, mais en rien effrayée. Elle avait confiance, et il pouvait le voir dans son regard. Il y distinguait le plaisir, un plaisir qui surpassait la douleur, alors qu’il appuyait sur sa glotte, ne l’étouffant que partiellement, laissant un fn filet d’air s’échapper de sa gorge. Alors c’était ça ? Il n’avait pas calculer qu’elle finirait empalée sur lui, ce qui faussait cette expérience. Comment savoir si ce plaisir n’était pas dû à la pénétration ? Dans tous les cas, nulle jouissance. Mais même s’il ne bougeait pas, la pénétration restant unique, il l’avait transpercé, défloré à nouveau. Et son maintien sur sa gorge était encore intacte. Peut-être était-ce superficiel. Ou alors n’avait il pas encore saisit l’essence du fonctionnement qu’elle avait décrit.
A peine eut-il fini cette rapide réflexion, qu’elle se pressa contre lui et l’enlaça. Il relâcha sa gorge. Après tout ce qu’elle avait subi précédemment, auprès de maîtres qui souhaitaient lui faire du mal dans l’unique but de combler des désirs pervers et sadique, elle n’avait pas douté de lui. Et elle avait cherché à nouveau ses bras, comme si sa place y était. Ce qui était le cas. Il le lui avait dit. “Son refuge”. Azzan sourit. Après cela, il savait au moins que l’hybride ne pouvait le voir comme une réelle menace pour elle. Capable de lui infliger ce qu’il voulait, mais pas une menace. Cela avait quelque chose de quelque peu dérangeant, de se dire qu’une esclave était incapable de craindre ses réactions, bien qu’il n’était pas de ces maîtres qui dominaient par la peur. Peut-être avait elle assimilé le fait qu’il restait juste en toute décision, même avec ses esclaves, et qu’elle savait, qu’elle n’avait rien fait pour mériter telle sentence.
Toujours en elle, il la laissa contre lui, lui caressant doucement le dos, quelque peu dans ses pensées. Il était encore loin de tout contrôler.

-On dirait bien que cela ne marche pas exactement comme je le pensais. Explique moi.

A ces mots, il se saisit du menton de l’esclave pour lui faire relever la tête. Il voulait son regard. Voir le plaisir qui bientôt allait naître en elle, mais également voir se mouvoir ses lèvres, l’admirer balbutier des explications, ou des excuses pour son ignorance. Et pendant ce temps, son autre main empoigna à nouveau une fesse, alors que son bassin recula un peu, lentement, dans un mouvement de retrait de sa verge, jusqu’à la base de son gland, avant de retourner chercher sa chaleur. Il la récompensait autant qu’il se gâtait lui même. Enfin, il finit par se rendre compte que ce lien charnel était ce qu’il lui fallait pour le combler en cet instant. Se sentant entier, le prince mit quelques secondes à se focaliser sur ses pensées, embrumées par le plaisir qui l’enjoignait de se noyer dans l’extase, et d’oublier tout le reste. Cette langueur sur laquelle il avait joué, avait déjà bien durci le membre, qui, sans ce jeu de réflexion, n’en pourrait déjà plus.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Lun 11 Déc - 13:28

L'immortalité à un prix, qu'on l'est de naissance ou qu'on l'obtient, le prix demeure le même, la seule différence est que celui qui née avec en est clairement conscient dès le départ. Lumina avait payé le prix fort, elle avait entendu dire que la vie était un cauchemars, un terrible cauchemars et que lorsque l'on meurt on se réveil sur un monde magnifique ou l'on n'est plus jamais blessé et triste. Elle retint donc qu'elle ne vivrait jamais dans se paradis de bonheur et qu'à jamais elle naviguerait dans ce cauchemars. C'était dans ses moments là qu'elle se rappelait les mots de son premier maître, que ce monde n'était pas fait pour elle, mais que le suivant ne l'accepterai jamais, alors elle devait vivre au crochet d'un Homme et ainsi obtenir le droit de rester dans le seul monde qui semblait l'accepter. Il fut un temps où elle se demanda si le cauchemars serait infinie comme sa vie, mais depuis peu, elle s'était réveillée et pourtant était toujours encore dans ce monde. Au côté de son maître Azzan, elle était réveillée et loin de l'obscurité, elle avait un endroit où vivre, un endroit qui la protégerait. Qu'importe les murs, les gardes, la distance, l'endroit où elle se sentait le plus en sécurité était dans les bras de son maître. Dans ses bras elle n'avait même plus l'impression d'être une esclave, elle ne l'était pas, elle était simplement Lumina, mais Lumina ne peut vivre qu'au crochet de son maître. Il lui arrivait de légèrement oublier sa place auprès de son maître dans ses moments, mais elle ne concevait pas la vie sans être esclave, alors aucun désir de soulèvement ne lui venait, seulement la volonté d'être au plus près de son cœur.

L'immortelle s'était perdue dans se baisé, un moment privilégié, leur moment, mais la réalité revint à la charge au même moment qu'elle sentit une douleur à la langue, puis le contact avec les lèvres de son maître fut rompue. Lumina recula légèrement son visage, comme pour mettre de la distance avec la tentation, les yeux encore plein de rêve, elle savait ce qui lui avait valu cela et rentra légèrement la tête entre les épaules. Ce petit geste était le signe qu'elle était consciente d'avoir poussé, mais elle ne baissa pas les yeux pour autant, son désir mêlé au plaisir que lui procurait son maître semblait anesthésier la honte qui d'ordinaire la prenait.

Son maître reprit la parole, elle n'arrivait pas à s'empêcher de regarder par intermittence les lèvres de son maître qui bougeaient pour annoncer une chose dont elle n'était que partiellement d'accord. Lumina était presque trans, elle sentit les doigts de maître rentrer en elle, toujours plus nombreux, mais jamais plus profond, ne la soulageant jamais vraiment, mais cela ne l'empêchait pas pour autant de prendre du bon temps. Elle en réclamait plus, ses yeux suppliaient silencieusement son maître de la libérer de cette torpeur viscérale. Lentement le désir lui remonta à la tête, son corps brûlait et le corps de son maître était gelé, comme un glaçon passant sur une surface brûlée, c'était un délice, un tel soulagement à chacun de ses passages. Cependant, il ne souhaitait pas la libérer, non, il continuait, elle avait envie de reculer, d'espérer que ce feu se calmerai de lui-même, mais elle voulait encore plus, toujours plus, son corps voulait alimenter cet incendie et la faire exploser. D'un autre côté les mots de son maître lui revenaient à l'esprit et finalement, elle conclut qu'il avait certainement raison, il y a des choses que nous ne pouvons comprendre, c'est ainsi que la vie était faite, avec sa par de mystère. Puis un soupire de bonheur lui fut arraché, son maître venait de passer sur sa perle « mmm... Quel délice... » la bouche de l'esclave s'ouvrit, mais seul sa respiration courte pouvait être entendu. Puis la caresse devint plus soutenu, plus forte, là elle gémit tendrement, ses cuisses fut prit d'un délicieux frisson qui remonta, passant par son intimité, ses fesses, allant dans son dos et remonta en faisant trembler ses tétons et finalement parcouru sa chevelure jusqu'à leur extrémité.

Mais son maître savait se montrer cruel lorsque l'envie le prenait et le délice qui la parcouru laissa la place au vide lorsque celui-ci se retira. La surprise mêlée à cet élan de frustration la fit immédiatement relever les yeux afin d'accrocher ceux de son maître. Cependant, aucune plainte, aucun mot ne sortit, pas même un souffle, elle se savait en tord et se mordit discrètement la lèvre comme pour ravaler son désir qui pourtant ne se calma pas. Ce relâchement réveilla le corps de Lumina, principalement ses tétons pointus réclament milles attention. Subtilement elle les dressa devant son maître, juste sous ses yeux si proche de sa bouche, telle une offrande elle se donnait à lui, les présenta à son maître. Pourtant, malgré cet abandon de soit, elle voulait en son fort intérieur qu'il morde à l'hameçon et ainsi la soulage de cette terrible tension. Azzan son maître répondu à son attention, attrapant entre ses lèvres ses succulents tétons, un léger couinement lui échappa, témoin du plaisir qu'elle prenait, le geste la fit inonder ajoutant de son liquide dans cette eau déjà lourdement imprégner. Puis vint un baisé délicat, celui-ci fit sourire l'esclave et resserrer ses doigts sur le torse de son maître.

Son maître était d'une humeur très bavarde, elle l'avait comprit que ce petit jeu n'était pas prêt de ce terminer, par chance, il ne la délaissait pas et continuait de la stimuler donnant l'impression d'être dans un rêve. Tout ce qui les entouraient était devenu abstrait, sans intérêt et seul ce qui se passait à l'intérieur du bain avait de l'importance. Ce que son maître racontait était bien vrai, jamais un Prince tel qu'Azzan pourrait comprendre ce que Lumina ressentait et avait vécu et inversement, Lumina était incapable de se mettre réellement à la place d'un maître. Elle avait déjà eu à dresser des jeunes esclaves, mais l'ombre de son maître à l'époque était toujours là, épiant la moindre erreur et ne se gênant pas à en profiter pour la faire punir et gémir sous les coups de l'esclave qu'elle était en train de dresser. Elle avait horreur de cela, apprendre les rudiments de la soumission pour finalement elle battue par celle-ci. Elle était sur le point de se perdre à nouveau dans un souvenir, mais un coup de langue de son maître sur son téton durcie la ramena à la réalité très rapidement. Les yeux voilés par le plaisir autant que le désir ne parvenait pas à quitter ceux de son maître. Mais avant même de pouvoir y répondre quoi que ce soit, elle fut emportée, se retrouvant encore plus proche de son maître, si proche de cette chose si chaude qu'elle pouvait sentir à deux doigts de son intimité. Elle sentit les doigts de son maître s'écarter en elle, ceci lui fit écarter ses lèvres de la même manière. Elle nageait en plein bonheur.

Les prochains mots de son maître la firent bien plus réagir que les précédentes, l'idée qu'elle puisse se retrouver arraché à lui par le temps l'effrayait, à ces mots elle releva les mains, les plaçant au niveau de chaque épaules de son maître. Ainsi, elle les resserra, comme une ancre afin de ne pas laisser partir. Puis vint la question, les questions, il voulait comprendre, apprendre, la cerner, mais elle-même n'avait jamais réfléchie à user de mot pour l'exprimer. Elle n'avait pas pour habitude de se dévoiler autant, la force l'ayant toujours fermé, lui usait du plaisir de la tendresse et déliait si aisément sa langue. Alors qu'elle-même elle se posait les questions que son maître lui avaient posées, elle ne put s'empêcher de sourire, elle adorait voir cette expression sur le visage de son maître. Celle qui arborait lorsqu'il réfléchissait et souvent c'était la concernant, tant de questions sur elle semblait le hanter, pourtant il ne se montrait pas exigeant en terme de quantité de réponse. Elle aimait cette retenue qu'il semblait avoir, cette maîtrise, tout vient à point de qui sait attendre, elle comprenait d'autant mieux cette phrase que son premier maître aimait prononcer.

Mais alors que son esprit était hanté par les questions de son maître, qu'elle cherchait une manière cohérente pour lui expliquer les mystères de son corps. Lumina fut un moment envahit par une puissante frustration, les doigts de son maître se retirèrent, mais elle n'eut même pas le temps de froncer les sourcils que son téton fut la proie des dents de son maître. Celui-ci lui arracha un nouveau couinement, un frisson de bonheur la prit à nouveau, se sentant également descendre peu à peu vers sa rédemption. Cette sensation de glisser lentement vers cette délicieuse verge la fit palpiter d'envie, l'attente ne fut jamais aussi intense, elle la voulait en elle, être comblé, remplit par son maître. A cet instant précis, c'était ce qu'elle voulait le plus, cela lui ferait tant de bien, son corps l'appelait. Puis elle sentit la verge de son maître, raid et dure comme jamais contre son intimité dégoulinante. Elle eut envie de pousser elle-même afin qu'elle rentre en elle, mais n'en fit rien et ne put même pas y songer plus d'un instant. Ses pensées furent immédiatement troublé par l'assaut de son maître. Son téton fut aspiré comme si on voulait lui retirer du lait, cette sensation aussi puissante qu'éphémère la firent saliver, elle n'en pouvait plus, son corps tremblait tant l'excitation était devenue intense. Ses pensées se voilèrent totalement tout comme ses yeux, son corps monta à une température mortelle pour un humain, elle en perdit presque connaissance. Puis son maître relâcha le téton, le désir et cette pointe de frustration mêlée au soulagement qui lui permettait de garder la tête haute encore quelques instants lui permettaient d'entendre les prochains mots de son maître.

Chaque mots se ponctuait sur une légère caresse de sa pointe de chaire, mais à par entendre et assimiler les questions, elle n'était plus capable de répondre. S'il devait la délaisser en cet instant, elle se retrouverait à gisez à même le sol, incapable de bouger, ramper tout au plus, elle le supplierait en larme de la libérer de cette torture. Mais il n'avait pas l'attention de la délaisser, bien au contraire, elle sentait le trouble en son maître, ce même besoin, il ne s'arrêterait pas à si bon compte. L'immortelle sentit ses lèvres s'écarter, la verge commença son périple, Lumina ne put que serrer les dents, son corps se figea dans l'attente et la peur de cette douleur qu'elle savait sur le point de la toucher. Mais suppliait aussi silencieusement d'enfin être libéré de se désir, elle en avait besoin, elle ne pouvait plus réfléchir, penser, bouger, elle n'était plus que dans l'attente d'enfin subir cette délicieuse déchirure.

Puis elle entendit cette question, celle-ci résonna dans son esprit alors qu'elle écarquilla les yeux en comprenant que son maître allait à nouveau se montrer brutal pour cette première pénétration. Sa gorge fut saisie et elle se sentit descendre, s'empaler avec violence sur la verge de son maître. Son maître n'avait pas comprit le fonctionnement, mais même sans la faire jouir d'une descente, le plaisir y était, il y avait un début, l'éclaire de plaisir qui la submergea était des plus intenses, plus fort que la douleur qui pourtant était bien souvent maître lors de la première descente. Pourtant, cette fois ce ne fut pas le cas, elle put ressentir pleinement le plaisir, il lui avait sans le vouloir évité la terrible douleur que cette première lui infligeait si souvent. Malgré la vitesse, la pénétration si fulgurante, elle put sentir le moindre centimètre rentrer, la déchirure se fit presque au ralentie dans son esprit. Le plaisir concentré au creux de ses reins explosa en nombreuse décharge qui parcoururent chaque petite parcelle du corps de l'hybride. Elle se raidit totalement, un long et puissant gémissement explosa dans sa gorge et s'échappa avec fureur. Le plaisir avait été si fort, son corps avait répondu aux attentes de son maître, mais pas comme il l'avait pensé et probablement à juste titre. De nul par elle avait obtenu cette réponse, comme si quelque chose avait murmuré une explication à l'échec de la volonté de son maître. Lumina ne put tenir en place, le plaisir brûlait en elle, elle avait besoin de cette verge pour se calmer, mais pour l'instant chaque petit mouvement lui faisait un bien fou, la poussant à bouger, à se déhancher bien malgré elle, cherchant une position plus agréable, mais rien ne marchait, rien du tout, le plaisir décidait de ne pas la lâcher. Perdu dans ce labyrinthe de plaisir, elle ne trouva qu'un refuge, celui qu'elle savait toujours là pour elle et fondit dans les bras de son maître. Tout du long, Lumina n'avait exprimé la moindre crainte, mais simplement une surprise, surprise du à tant de choses qu'elle n'en trouverait sûrement plus toutes les raisons. Seul le réconfort des bras de son maître lui importait, sa fraîcheur rendait l'attente de l'agissement de son maître plus supportable.

Son maître voulu des explications, comprendre comment fonctionnait ce contrôle sur son corps semblait lui être importante. Par chance, alors qu'elle sentit les doigts de son maître la saisir par le menton pour lui relever le visage et croiser le regard de son maître. Elle se sentit aussi de plus en plus vide, la verge se retirant lentement lui procurant un millier de plaisirs pour finalement se replongé en elle. Comme aspiré par son intimité, Lumina était en trans, le bonheur de chaque mouvement du prince la ramenant à la réalitée, elle avait du mal à obtenir une respiration claire et stable, mais son esprit était à nouveau là, bien que noyé sous le plaisir. Son maître semblait lui aussi heureux, elle le comprit, son corps afin d'accroître leur plaisir s'était contracté et ne se relâchait plus, son intimitée était alors plus serrée que jamais. Ainsi, chaque mouvement en elle devenait laborieux, mais délicieux. Lumina attrapa la main qui s'était saisi de son menton et la décrocha en douceur. Celle-ci l'empêchait de parler normalement, le plaisir était déjà une source de difficulté bien assez énorme. Elle ouvra la bouche pour sucer les doigts de son maître un par un avec un léger sourire plein de gourmandise. Sur le moment, son maître ne sembla pas vraiment réagir à cette délicate attention, mais Lumina savait que cela ne durerai pas, elle avait en réalité commencée à lui répondre. Une fois terminée elle relâcha la main et les doigts. Avec un large sourire suivi d'un léger gémissement, elle du prendre une grande bouffé d'air, mais se retrouva coupé dans celui-ci, la main s'étant saisi de sa mâchoire, sur le moment il y avait mis de la force, mais rapidement il se calma et retira la main. Elle l'attrapa à nouveau et tout en l'amenant avec lenteur contre le haut de sa poitrine, elle commença les explications:

- Vous m'avez posé plusieurs fois la même question sans vous rendre compte... Me permettez-vous de vous expliquer tout en vous le démontrant ?

Son maître semblait d'accord, hochant simplement la tête pour lui témoigner son acceptation. Elle sourit en retour, son visage toujours empreint au plaisir et celui de son maître qui goûtait à ses délices et qui semblait à la fois si intrigué :

- J'aime dire que le corps dispose du plus beau des langages, il sait nous faire ressentir tant de choses et les mots sont souvent impuissant devant tant de bienfait. Vous allez ressentir des choses, laissez vous aller, vous ne risquez rien, jamais je ne vous ferai du mal.

En même temps qu'elle donnait ses explications, elle fit glisser la main qu'elle tenait contre le haut de sa poitrine vers le bas, le passant entre ses seins, mais son corps parlait, elle voulait quelque chose, elle le voulait ardemment et son corps traduisit son besoin et le transmit à celui de son maître. Comment cela était possible ? Eh bien Lumina ne connaissait pas les détails, mais comprenait le fonctionnement dans sont ensemble :

- Vous le savez déjà, mais mes sécrétions peuvent altérer votre jugement, mon... Désir vous à été un jour transmit. Eh... Bien, cette révélation ma fait comprendre comment le reste fonctionnait, si mon désir peut... Être transmit, pourquoi ne serait-il pas capable d'être plus précis ?

Elle sourit largement et continua :

- Deviné ce que mon corps vous dit actuellement...

Son maître sembla préférer lui montrer, sa main allant naturellement sur sa poitrine pour l'entretenir. Cela arracha un délicieux gémissement accentué par un geste du bassin qui fit resserrer l'étau sur la verge de son maître. Son maître semblait heureux, tout cela lui plaisait et s'était le plus important. Mais Lumina ne pouvait s'arrêter là, tant de choses devait encore être dite, elle relâcha la main, le laissa continuer alors qu'elle continua ses explications :

- Comme vous le voyez... Vous l'avez senti, c'est ainsi que mon corps vous parle, mais ce n'est qu'une... Pulsion... Éphémère, il vous sera aisé de vous en empêcher. Ensuite... Mon corps est conscient, il comprend, mieux que... Moi ou vous... Ce qu'un corps désir... C'est pour çaaaa...

Le corps de Lumian tremblait, ses tremblements en rajoutaient à son plaisir, la verge de son maître était comme une lame gelée planté dans une eau bouillante, elle ne pouvait l'ignorer, chaque petit mouvement, le moindre frémissement lui envoyait des décharges de plaisir. Elle réclamait la jouissance, elle en avait besoin, quitte à continuer ensuite. Cela devenait viscérale, elle redonnait la chance à son maître de la faire jouir sur commande, comme un appel au défit. Elle trouva néanmoins la force de continuer à répondre, malgré le plaisir, malgré le précipice à ses pieds :

- Vous n'avez pas réussi à me faire jouir... C'est faux et... Vrai... Mais la bonne question que vous devriii...ez poser... C'est...

Elle prit une profonde inspiration, comme pour reprendre ses esprits tant bien que mal avant de continuer :

- L'avez-vous réellement voulu ? Ou l'avez-vous juste dit à haute voix ? Jouir signifie la plupart du temps que cela sera la fin, mais vous ne vouliez pas qu'on s'arrête, vous vouliez que je reste dans cette... Torpeur, alors il m'a donné le plaisir sans la jouissance voilà tout... C'est... Ce que je pense.

Elle grimaça et se laissa tomber contre son maître, les cuisses largement écarté, son corps en entier couché contre son maître, ses mains l'enlacèrent, l'immortelle n'en pouvait plus :

- Pitié maître... C'est trop... J'en peux plus...

Son maître lui répondit qu'elle l'avait mérité et qu'elle pouvait se servir. Sur cela elle ne chercha rien de plus et s'empressa de s'empaler sur la verge d'un bon coup. Ce premier geste la fit gémir et frémir des pieds à la tête, elle débuta alors une danse du ventre, remuant les fesses afin de faire coulisser la verge de son maître en elle à vive allure. Son corps était en effervescence, lui procurant tant de plaisir qu'elle ignorait combien de temps elle allait le supporter. A chaque mouvement elle demandait si elle allait avoir la force d'enchaîner, mais elle trouva le moyen de continuer et bien rapidement les larmes de plaisir perlèrent de ses yeux légèrement rougit par les larmes. Son corps s'était totalement débridé, libéra tout son potentiel, ne laissant plus aucune sécurité à Lumina. Bien rapidement, ce qui s'était produit avec la langue de Lumina sur l'épaule de son maître se produisit avec son intimité et cette verge en elle allait en faire les frais. Rapidement son maître subira les effets du désir de son esclave et cette sensibilité ne manquera pas de lui procurer beaucoup de plaisir. L'esclave Immortelle quant à elle subissait le plaisir et en redemandait, s'empalant sans retenu sur la chaire tendue de son maître, le laissant rentrer au plus profond à travers une étroite intimité bouillante. Elle sentit son maître lui rendre coup pour coup, l'heure n'était plus aux questions, mais au plaisir charnel, au vice et à la libération. En elle la douleur n'avait plus sa place, tout formait un mélange subtile qui ne faisait que lui procurer plus de plaisir encore. De peur, ses doigts se saisirent de la baignoire pour s'éloigner de son maître. Le plaisir contractant son corps au point qu'elle laissa la marque de ses doigts et de sa main dans la baignoire. Sa poitrine se balançant sous les yeux de son maître, dansant au gré des coups de reins et des déhanché de Lumina. Le corps de Lumina n'attendait qu'une chose pour enfin la libérer et lui accorder l'orgasme... Un signe de son maître.

Pourtant, malgré le plaisir, malgré les mouvements, les yeux de l'esclave ne quittèrent point ceux de son maître. Soutenant le regard, lui montrant le plaisir qui la submergeait, ses yeux d'un bleu tirant vers le rouge et nimbé de larme brillante. Elle aimait son maître, il était si bon avec elle, tout ce qu'elle voulait, c'était lui donner autant qu'il lui avait donné. Pourtant, Lumina savait cela presque impossible, le Prince ignorait à quel point son esclave lui était reconnaissante pour tout, car jamais elle ne le dira, bien que son regard en disait déjà bien long. Elle ne voulait rien de plus de lui, elle voulait simplement lui appartenir à jamais.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Ven 22 Déc - 13:27

Le plaisir de l’hybride était flagrant. Dans sa respiration, ses petits mouvements, son regard. Elle était envieuse. Envieuse d’en avoir toujours plus. Quand il termina ses questions, Azzan laissa son corps s’exprimer un peu plus, attendant des réponses qu’il redoutait ne jamais entendre au regard de l’état de la méduse. Son désir transpirait par tous les pores, et l’étau qui s’était resserré sur son membre en était une expression vive, rendant ses vas et viens lents, encore plus lents, mais les sensations en étaient accrues.
Il se laissait aller, ne la quittant pas des yeux, les siens marquant clairement le léger voile de ce que lui procurait son corps, ainsi que l’excitation de la découverte. C’était comme lire un livre pour la première fois. Puis encore. Et encore. Et y trouver toujours de nouvelles choses. Amenant de nouvelles réflexions. Tel était Lumina. Et cela ne manqua pas de se réitérer. L’hybride se saisit de sa main, avec un regard et un sourire qu’il ne connaissait que trop bien. Et lorsqu’elle vint chercher ses doigts un par un, Azzan cru qu’elle s’était totalement abandonnée au désir. Qu’elle avait oblitéré tout questionnement du prince, son maître. La fièvre charnelle qui s’emparait de lui, les sensations qu’elle lui procurait, n’aidait pas à ce qu’il se concentre sur cette mise de côté de ce qu’il voulait savoir. Ce temps de latence ne lui donna pas l’occasion de faire la moindre remarque, de rétorquer quoique ce soit. La bouche de la méduse ainsi obstruée, il était clair qu’elle n’envisageait pas de lui répondre. Son manque de concentration se situait plus bas, alors que l’action de Lumina amenait davantage Azzan à se recentrer. Commençant tout juste à reprendre ses esprits le temps de lui faire comprendre qu’elle n’allait pas dans le sens qu’il attendait, qu’il aspirait à ce que cette fusion des sens soit accompagnatrice de cette réflexion commune, et non la maîtresse capricieuse de cette dernière, il fut pris soudainement d’une pulsion. Il lui fallait se saisir de quelque chose, comme une contraction musculaire qui ne lui laissa que le temps de s’en apercevoir. Sa main vint chercher immédiatement ce qui était le plus proche. Proche, mais également en rapport avec l’objet de son attention. Et à peine se fut il saisit avec force de la mâchoire de l’hybride, il commençait déjà à la relâcher doucement. Dans ce même temps, son cerveau n’avait fait qu’un tour. Il n’avait jamais voulu faire ça. Son corps avait agit de lui-même, et rapidement. Quand à savoir l’origine de cette “contraction musculaire”, c’était évident. Lumina. Et l’explication n’était pas bien dur à trouver, et avait un sens, qu’il comprenait parfaitement, suite à sa première expérience, où à cause d’elle, il avait perdu temporairement le contrôle de son corps. Son cou également avait fait les frais des sécrétions de la méduse. Tout comme elle, il découvrait certaines caractéristiques. Et les choses se précisaient petit à petit, ajoutant des détails, montrant d’autres facettes, d’autres utilisations possibles. La salive de la femme bleue sur ses doigts. Ca ne pouvait être que ça. Mais cette fois, il n’avait pas ressenti d’excitation ou de sensibilité exacerbée. C’était encore autre chose. Son esprit était à nouveau sollicité. Etait-ce le but recherché ? Elle n’avait peut-être pas abandonné la conversation après tout. A de nombreuses reprises Lumina l’avait surpris en jouant sur le terrain qu’il souhaitait sans en donner l’impression. Et à de nombreuses reprises, elle avait faillit se voir opposer des remontrances ou plus, se dévoilant juste avant que cela n’arrive. Azzan restait néanmoins à chaque fois sur le qui vive, son esprit étant fait ainsi, n’arrivant pas à endormir sa vigilance, bien que si un jour elle dépassait du cadre, il se montrerait légèrement surpris au fond de lui.

Des questions. C’est tout qu’elle avait fini par lui apporter avec ce geste. Il avait posé des questions, elle lui en donnait d’autres. La découverte était quelque chose dont il ne se lasserait pas, mais il aurait préféré d’abord des réponses. Trop d’interrogations risquaient de noyer ses raisonnements, malgré son expérience de la chose.
Alors qu’il était à nouveau plongé de son analyse de son propre comportement, essayant de trouver une autre réponse qu’il n’aurait sûrement pas, Lumina se saisit de sa main. Ses yeux n’avait cette fois émis aucune surprise, comme si elle s’y attendait. C’était donc bien de son fait, et elle en était consciente. Posant la main de son maître contre le haut de sa poitrine, il pu ressentir son coeur battre fort et vite, ainsi que la température de son corps qui était anormalement élevé, comme si ce dernier s’embrasait de l’intérieur, littéralement, au-delà du fait que son simple contact était toujours aussi agréable. Puis elle prit enfin la parole. Plusieurs fois la même question ? Alors c’est que tout était lié. Qu’une chose pouvait tout expliquer. Une fois de plus, c’était comme un document crypté où il ne manquait plus que le code. Etait-ce la raison de cette “expérimentation” ? Ils réussissaient à alimenter le désir qui les parcourait tout les deux en discutant. Malgré les permissions demandées, ils avaient tout deux conscience que c’était d’égal à égal qu’ils partageaient. Il avait les questions, elle avait des réponses. Mais la manière de découvrir se faisait ensemble. Et elle lui parlait librement, bien que son souffle irradiait de ce qui l’étreignait au creux de ses reins. Elle était loin d’être le simple outil sexuel qu’on aurait pu faire d’elle de part ses prédispositions flagrantes. Le corps de l’hybride regorgeait de bien plus qu’un simple plaisir charnel. Il comptait en exploiter toutes les ressources, en profiter pleinement, tout comme il voulait lui montrer qu’il ne faisait abstraction d’aucune parcelle de son être. La confiner à des tâches simples, qui devaient mettre de côté d’autres de ses talents, aurait été du gâchis. Tout son être était digne d’intérêt. C’est alors qu’il hocha la tête, affichant un subtil sourire intrigué.

Un lieu commun. Une évidence qu’il avait découvert il y a longtemps. Bien sûr que le corps possédait un des plus beaux langages. Les sensations, les ressentis. C’était quelque chose de vrai, d’impossible à tromper. Car même si une stimulation extérieure essayait de créer quelque chose en nous, on le ressentait quand même. Qu’importe si l’intention était factice, la sensation reste réelle. C’était la raison pour laquelle il était aussi analytique sur les expressions du corps, mais surtout sur le regard. Mais ce dont elle devait parler, était quelque chose qu’il ne mettait en pratique qu’avec les esclaves. Le toucher. Voilà quelque chose qu’il n’exerçait pas sur la moindre personne libre, ou alors de manière modérée, suivant un protocole précis. Comptait-elle lui apprendre autre chose qui pourrait lui servir en dehors d’avec elle ? Ou était-ce uniquement concernant son propre corps et leur lien ?
Cependant, lorsqu’elle tenta de le rassurer, il réprima un rire, ce qui le déconcentra, cassant un peu le rythme de ses vas et viens. Cela faisait déjà quelque temps qu’il ne pensait pas être en danger avec elle. Les yeux de l’esclave, ce qu’ils exprimaient, ne laissaient aucun doute dessus. Il avait toute confiance en elle pour ça. Précision inutile, et elle sembla s’en rendre compte suite à la réaction de son maître, en semblant également amusée. Par mimétisme ou par réelle prise de conscience de la futilité de ces mots. Mais rapidement, son envie revenait. Elle faisait glisser la main de son maître le long de son corps. Son contact restait quoiqu’il arrive enivrant. La peau mouillée de la méduse ne permettait pas de faire la distinction, mais peut-être sécrétait elle des fluides également par ses pores, comme la sueur. Une sécrétion mineure, mais qui pouvait avoir un effet influenceur. D’autant plus qu’il avait appris, presque à ses dépens, que l’excitation de l’hybride amplifiait les effets. Les mouvements de bassin du prince s’en ressentirent, augmentant subtilement sa cadence qui restait lente, mais on sentait quelque chose de plus envieux encore, de moins contrôlé. Malgré le léger voile naissant dans son esprit, Azzan pu sourire pour une tout autre raison. Il commençait à comprendre certains mécanismes de la méduse, et donc ce qui lui arrivait cette fois. Une victoire somme toute minime, mais une victoire comparé au brouillard dans lequel il naviguait au début de sa relation avec l’hybride. Il savait à quoi s’attendre dans certaines situations, et comment utiliser ou éviter certaines choses grâce aux spécificités du corps de Lumina.
Mais ses explications firent tiquer le prince. Plus précis ? Le coeur du prince rata un battement. Si on creusait sa théorie, couplé à sa pulsion précédente, elle pouvait donc avec un contrôle sur le corps de son maître de par ses fluides. Et si tel était le cas, ce pouvait être aussi dangereux qu’utile. La communion des corps et des sens. Au-delà de l’acte sexuel, il y voyait quelque chose de plus puissant. Ressentir ce que ressentait la méduse ne l’intéressait pas d’un point de vu physique. Il doutait de la pertinence intellectuelle. D’autant qu’elle se laissait vite embraser. Néanmoins, ressentir le plaisir de l’autre, l’ajouter et le mélanger au sien… Qu’est-ce que cela ferait s’ils unissaient leur orgasme ? Le corps peut-il supporter deux orgasmes simultanées ? Tant de questions, tant d’expérimentations. Mais il savait ce temps ultérieur. Quant à sa dangerosité… “Altérer votre jugement…” Cela s’arrêtait-il à l’excitation ? Si cela allait au-delà, cela lui demanderait réflexion. Une grande réflexion. Sa confiance en elle était grande, unique. Il avait vu sa dévotion, son amour, dans les yeux de la belle femme bleue. Jusqu’où cela allait il ? Si elle pouvait contrôler son jugement, comment pourrait il s’assurer de les choses viennent de lui ? Son esprit était en pleine ébullition à ce moment là, ce qui ralentit grandement ses mouvements, et fit discorder son coeur, le temps d’un battement, faisant naître une lueur d’inquiétude dans le regard de l’hybride. Ce n’était pas de la peur. Mais de la frustration. S’il s’avérait que cela pouvait aller au-delà du corps, qu’elle pouvait altérer son esprit, il devrait peut-être revoir sa proximité avec elle. Et c’est ça, qui le frustrait le plus. C’était ça, qu’il voulait à tout prix éviter. Mais visiblement, elle était comme lui en cet instant. Une enfant qui découvre son corps, ce dont il est capable. La question et le problème ne se poseraient que plus tard, et que si ces craintes se montraient avérées.
A peine se reconcentra t’il sur le présent, il fut aspiré. Aspiré par le désir. A nouveau. Mais plus fortement qu’auparavant. Son corps réagit immédiatement, et une pénétration plus profonde marqua ce changement. Il avait de plus en plus envie d’elle. La chaleur dans son corps gonflait, attisée par quelque chose d’intangible et qui physiquement ne provenait de nulle part, mais qu’il pouvait désormais expliquer. Sa poitrine… Sa divine poitrine lui faisait envie. La question de Lumina trouva rapidement une réponse. A peine l’eut-il entendu qu’il s’épancha sur un sein, le massant d’abord doucement, souhaitant en épouser la forme dans le creux de sa paume, puis avec plus de vigueur, une envie palpable dans cette pression plus importante. Les yeux du prince grillaient presque. Le gémissement de l’esclave lui fit comprendre que c’était la “bonne réponse”, et sa verge en fût comblée davantage. Il la laissait parler, continuer ses explications, chose qu’il désirait autant que le corps de la jeune femme. Sa main continuant de malaxer la voluptueuse forme de cette dernière, les lèvres du prince retrouvèrent quant à elle sa partie rosée.
Il pouvait donc s’en défaire ? Comme un message que l’on pouvait ou non accepter ? Intéressant. Il pourrait donc recevoire, accepter, refuser ou exiger. Un outil bien merveilleux que Lumina… Cela allait au-delà du fait qu’aux yeux d’Azzan elle n’avait pas de prix. Lui donner une valeur était grossier, car ce qui est unique ne peut être soumis à des normes économiques, car cela ne souffre aucune comparaison. Mais il pensait surtout que personne d’autre que lui ne pourrait la voir ainsi. La prendre et l’accepter à sa juste valeur. Peut-être était-ce de l’arrogance, de l’égoïsme, ou n’importe quoi d’autre qui tournait autour de lui. Mais quelque chose lui disait qu’elle était faite pour lui revenir. Qu’elle existait pour lui. Il la distillait avec elle. D’une manière des plus plaisante. Nulle souffrance, nulle opposition. Il obtenait tout ce qu’il voulait sans retenue. Dès le départ, il n’avait pas eu besoin de jouer de malice ou de manipulation pour la mettre à sa merci, pour lui faire révéler tout ce qu’elle pouvait savoir sur son corps. Non. Il avait agit naturellement, comme il l’aurait fais avec une esclave lambda. Sans arrière pensée. Si la difficulté avait été présente, il aurait fini par en user. Mais visiblement, tout s’emboitait à la perfection sans ça. Il était fait pour être son maître, et elle, son esclave. Ou mieux dit: sa Lumina.

Alors qu’il continuait de s’adonner gentiment en elle, ne leur accordant, à lui comme elle, juste de quoi maintenir leurs corps en éveil et dans une fébrilité toujours au bord de la frustration, il écoutait son hypothèse. Ce qui le fit sourire davantage. Il en revenait à la même chose. Une femme libre. C’était peut-être ainsi qu’elle se voyait dans ses bras. Ou qu’elle pensait qu’il la voyait par intermittence. Et ce n’était pas le cas. Un espoir auquel elle aspire ? Il en doutait. Il savait se complaisant dans l’esclavage. Quoi de plus rassurant pour quelqu’un qui a passé sa vie enchaînée que de savoir que les décisions concernant son avenir ne lui appartient pas. De savoir que sa vie appartient à un autre, et que cet autre est plus à même d’en prendre soin que soi. Non. C’était autre chose.Mais là, c’était de sa pensée, de sa vision qu’elle parlait. Et pourtant, il la voyait bien comme une esclave. C’était sa nature, l’essence de ce qu’elle était. En tant que femme libre elle aurait nettement moins de valeur pour lui, et lui aurait fallu la mettre en esclavage d’une manière ou d’une autre. Cette fois, c’était avec une incompréhension qu’il regardait l’hybride alors que son corps continuait de s’exprimer par lui-même. Une esclave, qu’elle jouisse ou non, cela ne mettrait fin à rien. Car seul le maître décide du début ou de la fin. Si lui n’a pas terminé, qu’elle succombe à l’extase ou non cela ne change rien. Cet échec devait être mit sur le compte d’autre chose. Manque d’expérience ? Il ne savait pas encore comment fonctionnait réellement ce lien, peut-être était-ce ça. Peut-être n’était-ce pas uniquement quelque chose qu’il lui fallait ordonner. S’il comprenait à quoi elle marchait, le lien physique était tout aussi important. La main portée à son cou n’avait peut-être pas émis le message qu’il fallait; Ou alors le fait que ça ne soit qu’un test aurait il biaisé son ordre ? Non. Car il voulait vraiment qu’elle jouisse. Un jour, il finira par comprendre comment cela fonctionne. Comment muer sa volonté en réalité. Un jour… peut-être réussira t’il à vraiment voir Lumina comme une extension de lui. Comme quelque chose que sa volonté pouvait contrôler d’une simple pensée. Le blocage devait être là. Pour lui, elle restait une entitée à part entière. Que seul un lien intangible liait à son maître. Il lui manquait l’assimilation. Mais seul le temps et une proximité, une intimité, plus recherchée pourrait présenter les prémices d’une telle acceptation de l’autre comme faisant partie de soi.

Azzan semblait voir un début de compréhension à tout ceci. Peut-être que cette “extension” de lui était le début de la solution. Mais d’ici là… l’hybride semblait avoir terminé d’user de son self-contrôle. Elle écartait grand les cuisses et s’allongeait pleinement sur lui, l’enlaçant, totalement fébrile, comme si elle souhait s’abandonner à quelque chose, mais qu’elle y était empêchée. Et elle supplia. C’était rare. Très rare. Lumina réclamait rarement. Mais pour une libération, elle semblait moins frileuse. Azzan le lui avait déjà accordé, et l’avait même déjà poussé à cet extrémité là. Il savait qu’elle devait en être à un point très avancé. Au point que cela devienne presque douloureux. Jusque là, toutes ces informations avaient réussi à le faire saliver. Des explications mais également d’autres interrogations. Il pouvait bien lui accorder, à lui comme à elle, cette libération dont leur corps avaient besoin, et réclamaient presque en pleurant de fièvre. Azzan s’empara des lèvres de l’esclave, et les mordit avec force, voulant couper la pleine sensation de plaisir de l’hybride, qu’elle écoute à nouveau, jusqu’à la couper. Il laissa le sang couler un peu, et humecter d’une petite perle écarlate les lèvres du prince.

-Tu l’as bien mérité Lumina. Sers toi.

Azzan termina sa phrase en suçant la lèvres mordue, amusé. Non pas pour retirer le sang, mais pour que la fine membrane de cicatrisation de la méduse subisse le plein courroux de cette sensation. Il savait que cette membrane la rendait très sensible. Lui donner du plaisir par ce billet était d’autant plus intéressant qu’il lui montrait au passage qu’il était très réceptif au fonctionnement de son corps, qu’il s’y intéressait pour bien des raisons, dont le fait de pouvoir lui procurer un plaisir supplémentaire.
Mais très vite, elle prit ce que son maître lui donnait. Elle se servit comme elle le voulait, cherchant le plaisir à sa manière. Dans ce genre de conditions, impossible de dire si ce qu’elle exécutait était pour elle ou pour lui. Mais le corps de l‘esclave s’agitait, exécutait une danse où l’hybride semblait en transe. Ne quittant pas les yeux du prince, elle s’acharnait sur la verge dressée d’Azzan, les larmes coulant le long de ses joues. Elle semblait à la fois heureuse et entière. Etreinte par un plaisir qui n’avait désormais plus aucune limite, le maître ayant donné à l’esclave toute liberté pour chercher l’extase avec son corps. Mais cette permission n’était pas de celles que l’on accorde comme si il l’autorisait à se toucher jusqu’à libération. Non. Il savait qu’il en retirerait tout autant. Car elle ne calculerait plus ses mouvements, n’essaierait pas de suivre le rythme de son maître. Non, elle essaierait d’appliquer le sien. Plus besoin de se brider. Cette fois, c’était elle qui faisait démonstration de son envie et la partageait. Et Azzan en subit les frais avec délectation. L’hybride se tenait à demi allongée sa poitrine ballotante, effleurant son torse de ses deux pointes de chair alors qu’elle se tenait avec force à la baignoire. Le prince quant à lui crispait sa mâchoire. Ses muscles se tendaient puis se détendaient, comme s’ils fondaient. Sa verge était de plus en plus sensible. L’étau serré dans lequel il se trouvait l’emplissait de sensations de plus en plus intense. Sur l’instant, son esprit ne marchait plus. Pas une seconde il ne pensa aux sécrétions comme cause cette extase exacerbée. Il ne cherchait plus d’explications. Le plaisir. Seul le plaisir comptait. Il glissa ses mains le long des cuisses de l’esclave, essayant de garder les yeux ouverts pour continuer de la voir. Paupières closes, il aurait sûrement profiter un peu plus, mais il souhaitait admirer la beauté de l’hybride qui était la source de son plaisir. Y voir en même temps tout ce qu’elle représentait. Elle remplissait bien des rôles dans sa vie désormais. Bien des rôles sauf celui d’épouse.
Il remonta doucement, caressant ses flancs, le montant tout le long, et revenant à l’avant pour se saisir de sa poitrine, faisant cesser le mouvement hypnotique de cette dernière. Son bassin tentait instinctivement de se redresser, lui donnant une cambrure légère de temps en temps. Mais il sentait que les choses n’allaient pas durer. Depuis tout à l’heure, il subissait également la langueur de ses approches, et là, l’exaltation de Lumina rendait les choses intenables. Sentant son membre tressaillir en elle, il réussi simplement à lui poser une question. Une question qui lui vint soudainement.

-Peux-tu… conserver ma… semence en toi… pour engendrer quand tu le souhaites ?!

A peine eut-il terminé sa phrase dans la précipitation qu’il releva fortement le bassin, réhaussant Lumina par la même occasion, qui n’eut qu’un mouvement de négation de la tête avant de succomber également. Il se répandit en elle, continuant d’essayer de bouger le bas de son corps, l’esclave faisant de même, essayant de prolonger l’extase le plus longtemps possible. Transporté, il se laissait couler dans cet abîme. C’était dans un de ses rares moments qu’il lâchait totalement prise, ce qui était précisément le but de cette recherche charnelle. Il espérait à travers une réponse positive, pouvoir conserver une sécurité. S’il lui arrivait quelque chose, elle pourrait enfanter sa progéniture. Azzan aimait avoir toujours plus d’issues, d’options en cas d’imprévus. Et cela lui aurait permis d’éviter de réfléchir de trop sur le fait d’engendrer avec elle.
Le torse d’Azzan se soulevait lentement, mais fortement, comme s’il essayait déjà de réguler sa respiration, mais avec peine. Il entretenait son corps, mais n’était un athlète, étant davantage versé dans les choses intellectuelles. Mais ceux sont ce genre d’activités physique qui rattrapait l’endurance qu’il ne gagnait pas pendant un entrainement. L’hybride s’effondra doucement sur le torse de son maître cherchant également sa respiration. Heureusement qu’elle était légère, car elle aurait compliquée la tâche d’Azzan. Il posa son visage contre lui, les yeux encore embués de larmes. Il connaissait désormais leurs origines, et savait en apprécier la signification. Elle n’était pas sa femme, mais étrangement, il était content de la savoir heureuse. Pas forcément de part sa politique qui disait qu’un esclave heureux le rend à l’infini à son bienfaiteur, mais parce-qu’il y avait quelque chose derrière en plus. La trop grande importance de la méduse lui permettait d’aspirer à une bienveillance qui était due non pas uniquement à son statut, mais à sa personne. Ce qui était le cas en cet instant.
Azzan commença à lui caresser doucement le dos, n’ayant pas chercher à se retirer. Sa vigueur finirait par retomber d’elle même, et quitter doucement le chaleureux écrin dans lequel était logé sa virilité. Il laissa le silence s’installer. Une main se porta jusqu’à la croupe de l’esclave, et essaya d’en dessiner les contours, jusqu’à accueillir une fesse dans le creux de sa paume, comme s’il avait recherché le meilleur emplacement, celui qui lui permettrait d’être en contact avec la partie la plus douce. L’autre, quant à elle, remontait avec lenteur jusqu’à sa nuque puis ses cheveux, entremêlant ses doigts dedans. Il ne les laissa pas ainsi. Il savait ses cheveux être davantage que des filament inertes. C’était une extension d’elle. Alors il glissa dedans, en de longues caresses qu’il accordait à chaque tentacule. Cet instant de sérénité était dû à une recherche de calme après une tempête autant physique qu’intellectuelle, une volonté de retrouver sa respiration et également pour marquer une rupture, afin de reprendre les choses correctement. Il avait été très interrogatif. Et elle avait été très coopérative. Ce qui lui valu autant d’égards. Il ne savait même plus s’il avait envie de continuer ses questions. Mais celles qu’il avait en cet instant, étaient désormais… plus douces. Plus tranquilles. Le prince était bien. Elle lui apportait beaucoup, et il savait qu’elle lui apporterait encore davantage. Il lui suffisait de connaître l’étendue de ses caractéristiques. Il déposa un baisé sur le sommet du crâne de l’hybride, et fit dériver sa main, la laissant glisser jusqu’à sa joue pour lui relever la tête.

-Qu’est-ce qui te lie à moi Lumina ?

Pas une seconde il ne pensa à préciser davantage. Il savait qu’elle ne penserait pas au lien matériel, au fait qu’elle lui appartenait de part son statut d’esclave. La question était plus profonde que ça. Pourquoi un véritable maître ? Pourquoi lui ? Et surtout, qu’est-ce que cela engendrait.

-Ce lien profond qui nous unit, le fait que tu sois une extension de moi, je doute que ça soit anodin. Je ne sais même pas si tu as la réponse à cette question. Mais il me faut savoir.

Bien doux, son ton était celui de quelqu’un qui désirait. Qui désirait savoir. Les attentions qu’il lui apportait ne cessaient pas. Ce n’était pas tant pour elle, que pour son propre plaisir, celui de son contact. Il savait la place importante qu’il prenait pour elle, au-delà de son rôle de maître. Mais il ne l’expliquait pas vraiment. Cette force qui le reliait et qui faisait qu’il pouvait la contrôler, il lui fallait la comprendre. C’était la clé de cette complétion tant désirée. Autant par lui que par elle.
Il lui caressait lentement la joue, la sachant très réceptive aux petites douceurs physiques, passant son pouce tout près du bord de son oeil étalant une larme chaude sur sa peau bleutée, lui signifiant par ce simple geste qu’il était conscient déjà qu’elle était heureuse. Il attendait autre chose. Si la réponse était aussi simple, bien qu’un superficiel contentement se mêlerait à tout ça, il serait déçu. Extrêmement déçu. Car la solution était donc à la portée de tous. Un peu de confort, un peu de joie. Un peu d’amour. Et donc invariablement, elle marcherait à la récompense. Ce qui en partie la rendait maîtrise de ce qu’elle voulait ou non apporter à son maître.
Lui souriant, il descendit encore un peu sa main afin de pouvoir laisser son pouce caresser un autre endroit: ses lèvres. Il passa volontairement là où il l’avait coupé auparavant, coupure qui était désormais presque invisible.

-Tu es mienne de bien des manières. Mais tu as également fait des choix. Un que tu m’as demandé de pouvoir faire, et l’autre que tu as fait de toi même. Comment une esclave comme toi arrive t’elle encore à faire des choix si importants pour elle ?

Le principe du “véritable maître” était en soi une insulte et en même temps une immense flatterie. Mais c’était s’octroyer quelque chose qu’un maître devait posséder par nature. Le reproche ne se cachait néanmoins pas derrière. Si orgueilleux soit il sur certaines choses, il savait le cas de Lumina particulier, et malgré tout, cela lui avait permis d’avoir accès à des choses que ses autres maîtres n’avaient pas eu. Mais l’origine, l’essence, de ce lien viscéral entre eux, lui échappait encore. Mais après tout ceci, il savait que c’était le commencement de tout. Ce n’était qu’à partir de là, qu’il pourrait aller plus loin avec elle.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 27 Déc - 22:43

Le plaisir est une chose qui pouvait se montrer douloureuse et d'autant plus pour Lumina. Son corps appréciant la mettre à genou devant cette sensation et elle y était bien souvent contrainte. L'immortelle écoutait si bien ses maîtres qu'elle devenait plus sensible à leur caresse et de ce fait, leur punition devenait que plus insupportable. Les images des fois ou ce bienfait c'était retourné contre elle lui venait à chaque fois que le plaisir, ainsi que le désir devenait si fort qu'elle en devenait l'une des tortures les plus efficaces. Cependant, son maître commençait à la connaître, savait comment son corps réagissait et donc m'était en avant des stimuli bien particuliers. Alors qu'elle suppliait son maître de la libérer, celui-ci la remmena à la réalité en la faisant saigner. Sa lèvre laissant perler de fines goûtes de sang suite à la blessure que lui infligea son maître. Cela suffit à la ramener à la réalité, mais ce n'était là pas une punition, mais un appel afin qu'elle puisse entendre l'approbation de son maître.

Le bon Prince lui dit qu'elle l'avait mérité, qu'elle pouvait se servir et elle n'attendit pas plus longtemps pour se servir. S'empalant sans retenu afin qu'une décharge de plaisir la transperce et enfin la libère de cette tension. Pourtant, ce n'était là que le début, son maître tout comme elle allait encore subir bien des délices avant de toucher au but. Lumina s'empara de tout le plaisir qu'elle pouvait trouver, une certaine brutalité apprise au fil des années la contrôla et sans la moindre retenue elle s'infligea mille plaisirs. Pourtant, dans ce flot déchaîné de plaisir une chose vain l'apaiser. L'immortelle s'acharnait, pourtant un geste des plus subtiles fut tout aussi efficace, comme si son esprit avait été d'un coup aspiré vers cette subtil sensation. Les lèvres de sont maître suçotaient sa lèvre tout juste protégé par sa membrane. D'ordinaire, ses maîtres se servaient de cette particularité pour lui infliger des supplices encore plus efficaces, mais pas Azzan, lui n'était pas fait de ce bois-là. Lui se servait de cela pour donner quelque chose de particulier, quelque chose qui sortait du lot dans cette vague de sauvagerie si intense. Le délicieux passage de son maître sur cette membrane si délicate fut une vraie bouffé d'air fraie qui la ramena à la réalité, mais aussi la rendit plus sereine. Les mouvements de l'hybride devenaient plus précis, tout en gardant une certaine violence, l'esprit de Lumina était à présent centré sur le plaisir le sien comme celui de son maître. Ses yeux jamais ne le quittèrent alors que ses mains venaient s'emparer de sa poitrine, lui procurant d'innombrable décharges de plaisir. Les larmes tombaient, ses doigts fissurèrent les parois du bain, demeurant des plus fins et peu allongé. Une chose était certaine, l'immortelle avait la force de briser son maître d'une étreinte, mais bien que jamais cela ne se produirait, il n'était pas certain que le bain supporte encore plusieurs scènes si intense.

Les gémissements de la méduse gagnèrent quelques octaves, montant dans l'aigu, l'extase approchait à grands pas, elle sentait chaque passage de la verge de son maître en elle, chaque caresse de ce dernier sur son corps et se sentait transpercé par son regard. Il ne cherchait pas à s'abandonner au plaisir, il voulait la regarder, pour cela elle garda les yeux ouverts, rendant à son maître ce qu'il lui donnait. Elle le regardait comme si elle pouvait voir à travers, voir son âme comme certain le dirait. Lumina était une rêveuse, c'était sa façon de s'évader quelques fois des moments les plus dures de sa vie. Cela lui permettait de voir des choses, de sentir des choses et de mettre une image dessus. Elle prit une petite décision, celui d'accepter la semence de son maître en elle afin qu'il la féconde. D'ordinaire elle ne les laissait simplement pas aller si loin, rendant l'accès à ses ovules hermétiques. Mais pas cette fois, elle pouvait se débarrasser du bébé avant même qu'il prenne forme et à tout moment. Ainsi son maître aura tout le loisir de décider de laisser les choses se produire ou non. C'est en tout cas ce qu'elle voulut faire, mais ce n'était pas ce qu'elle présentait en regardant son maître. Son maître aimait les surprises, mais aimait aussi le contrôle, il préféra coucher à nouveau avec elle avec l'idée de la rendre enceinte plutôt que simplement lui dire de continuer. De plus, Lumina demeurait quelqu'un avec des sentiments, même si pour son maître elle en faisait abstraction, elle n'aimait pas l'idée de tuer un enfant, même s'il n'était pas encore formé en elle. Son corps demeura alors infertile.

Cependant, alors que le plaisir devenait insoutenable et que leurs corps étaient au bord de l'explosion, les lèvres de son maître s'écartèrent afin de délivrer une ultime question. La demande lui sembla assez logique en somme, mais elle en était incapable, elle était soit fertile ou non, mais rien d'autre. Peut-être que si elle se prenait le temps de changer son corps, alors il en deviendrait capable, mais cette optique ne l'enchantait pas et de toute façon, pour l'instant, en ce moment précis, cela demeurait impossible. Elle se contenta alors de secouer la tête négativement alors que la verge de son maître explosa et expulsa sa semence en elle. Elle sentait celle-ci se rependre en elle alors que son intimité devint brûlante et envoya plusieurs violentes décharge de plaisir qui finirent par l'achever. L'orgasme fut intense et brisa le corps tout comme l'esprit de l'immortelle pendant plusieurs minutes. Elle finit par s'écrouler contre le torse de son maître, les yeux nimbés de larme, le corps tremblant sous le plaisir qui allait en diminuant mais qui demeurais des plus intenses pour l'instant. Elle avait du mal à reprendre son calme, le moindre geste était encore une véritable épreuve pour elle. Mais tout cela se calma au rythme de sa respiration qui se calqua sur celle de son maître. Elle entendait les battements de son cœur dans la poitrine de son bien aimé et son corps se calma en même temps que celui de son maître.

Elle sentit les mains d'Azzan parcourir son corps, l'une allant sur sa fesse, l'autre glissant sur son dos et remonta jusqu'à finir dans ses cheveux. Lumina se mordit la lèvre légèrement, geste signifiant qu'elle appréciait ce que son maître lui faisait. Ses cheveux tel des serpents entrelacèrent sa main de toute part, pourtant, il pouvait sentir leur présence, ses cheveux le tenait fermement, mais dès qu'il voulait bouger il pouvait le faire. C'était comme s'ils cherchaient uniquement le contact de cette main, sans l'entraver pour autant. D'un simple geste, Lumina caressa le torse de son maître avec sa joue, un doux gémissement lui échappa, elle était si bien. Ainsi elle aurait pu rester une éternité, mais la main de son maître alla à sa joue après que ses lèvres eurent déposé un baisé contre le front de l'hybride. Elle releva les yeux et le visage afin que son maître puisse la regarder dans les yeux et elle aussi. Comme si cela la réconfortait à chaque, son visage s'éclaircit et afficha un petit sourire des plus sincères.

La question de son maître la surpris un instant, fronçant les sourcils, ce qui montra que son esprit était à nouveau calme et à l'affût. Le plaisir n'étant plus une gêne trop importante, elle comprit de suite que la question n'était pas si anodin qu'elle paraissait. Elle réfléchit un instant, mais son maître continua peu de temps ensuite, s'expliquant, approfondissant sa question. Elle buvait les mots de son maître, analysant ceci et cherchant à en comprendre bien le sens afin de lui apporter la réponse la plus juste qui soit. Pourquoi était-elle si différente avec lui ? Au fond elle se dit que ce n'était pas le cas, elle n'était pas différente avec lui, il était simplement le seul à avoir cherché plus loin, à avoir vu au-delà de son physique et du dons qu'on lui connaissait. Alors qu'elle réfléchissait, elle sentit le doigt de son maître étaler une de ses larmes qui perlaient encore sur ses joues. Sur le moment, Lumina sourit à ce geste, sortant de ses pensées pour aller recouvrir la main de son maître avec la sienne. Ainsi elle tourna légèrement le visage et apporta cette main à ses lèvres afin de leur déposer un délicat baisé. Un geste qu'on aurait pu attendre d'une épouse, mais pas vraiment d'une esclave, mais elle était câline et c'était là qu'un geste afin de transmettre la reconnaissance. Comme à chaque fois, Lumina aimait être tactile, montrer plutôt qu'expliquer, cependant, cette fois la question qu'il lui avait posée ne pouvait être expliqué avec des gestes. Elle sentit le doigt de son maître passer sur sa lèvre à l'endroit exact où elle avait été blessé. Cela lui fit fermer brièvement les yeux, comme si elle cherchait à en sentir pleinement les bienfaits. Mais son maître ne s'arrêta pas là, il continua, posant une autre question allant dans le sens de la première.

Comment une esclave comme toi arrive t’elle encore à faire des choix si importants pour elle ?

La question raisonna dans son esprit, c'était une excellente question, mais à cet instant une évidence lui arriva à l'esprit. C'était dans le font le seul moyen qu'elle avait de l'expliquer, mais elle commença par le début. Elle se redressa, ramena au même moment à nouveau ses mains sur le torse de son maître, lui servant ainsi d'appuis elle lui répondit :

- Vous êtes le seul... Le seul à avoir cherché à voir plus en moi...

Oui c'était le cas, son corps répondait aux exigences de son maître, lui donnait autant qu'il désirait. Pourtant, ses maîtres avaient jusque là uniquement cherché à découvrir le secret de l'immortalité et de son premier maître. Mais pas Azzan, le Prince ne s'intéressait pas tant au trésor, ni à son immortalité, non, lui cherchait à tout découvrir, le pourquoi du comment et c'était peut-être pour cela que son corps ce m'était ainsi à nu devant lui et autorisait à Lumina d'être entière :

- Avec vous, je ne suis pas juste un moyen d'obtenir un trésor, ni un moyen de découvrir la vie éternelle. Vous voyez en moi un trésor, je ne suis pas certaine que c'est là la raison de notre lien. Mais peut-être que mon corps répond à vos attentes. Peut-être qu'il vous donne cette énigme que vous aimez tant. Cette complexité que vous avez tant de mal à retrouver dans d'autre aspect de votre vie.

Elle baissa un moment la tête, la rentra légèrement entre ses épaules, un geste réflexe, comme si elle s'attendait à prendre une gifle. Mais rapidement elle releva la tête et les yeux. Elle donnait l'image d'être prête à recevoir une punition s'il voulait lui en donner une. Elle prit une inspiration avant de poursuivre :

- Mes excuses, je ne voulais pas donner l'impression que je sais tout de vous, peut-être que je suis à côté de la plaque. Mais je sens que mon corps vous aimes bien, peut-être autant que je vous aime maître. Vous n'êtes pas comme les autres, vous ne pensez pas comme eux, ne voyez pas les mêmes choses et agissez totalement différemment d'eux. Tout du long de ma vie je n'ai jamais rencontrée d'homme tel que vous mon maître.

A chaque fois que le mot ''maître'' sortait de sa bouche on aurait dit une prière. Elle le disait avec une forte conviction, une admiration palpable tout du long de sa prise de parole et qui était ponctué par cette dévotion à la fin.

Ses mains baissèrent jusqu'à la base du torse du Prince, sa verge à nouveau au repos, elle releva son corps afin de le libérer de son intimité tremblante. Un doux gémissement lui échappa à nouveau alors qu'elle se laissait glisser en arrière, sur le moment elle donnait l'impression de vouloir remettre de la distance entre eux. Mais ce n'était pas ce qu'elle voulait, rapidement elle remonta et déposa un délicat baisé contre les lèvres de son maître avant de se laisser à nouveau glisser. Le visage à rat de l'eau, ses yeux ne quittèrent pas ceux de son maître, elle avait une énorme assurance, comme si elle savait son geste autorisé. Puis elle se mit à sourire, un large sourire avant de reprendre la parole :

- Vous m'avez demandé comment une esclave comme moi peut-elle encore prendre des décisions, surtout des aussi importantes. Je dois vous avouer que je n'ai fait aucun choix, pas vraiment, je n'ai fait qu'écouter, comme toujours. Pour ce qui est du secret, ce n'est que ma volonté de suivre les ordres de mon premier maître. Et pour l'autre... Je ne peux nier savoir de quoi vous parlez.

Elle arrêta de sourire, mais son visage demeura radieux alors qu'elle continua de répondre :

- C'est comme je vous l'ai dit, je n'ai fait que répondre à ce que vous vouliez vraiment, en tout cas, c'est ce en quoi je veux croire. Les maîtres qui mon torturé ne voulait pas de moi une esclave parfaite... En tout cas pas au niveau de votre définition du parfait. J'aime à croire que si je suis restée aussi doué par delà les âges, c'est que je ne suis pas rigide, j'évolue... Je pense que cette idée de maître véritable vient de la différence entre mes différents maître. Jusque là qu'un seul avait été un vrai maître pour moi. C'était le tout le premier, il me poussa au meilleur de moi-même, les autres demeuraient superficiel en comparaison. Et vous... Vous êtes encore pire...

Elle sourit amusé sur le coup :

- En tant qu'esclave je devrais me voir comme inférieur à tous les êtres libres, c'est ce que je me disais, car c'est ainsi que l'on ma enseignée à voir le monde. Pourtant, le temps m'a appris que c'était faux, le fait d'être esclave ne me rend pas de moindre valeur qu'un être libre. Alors j'ai fini par voir les gens qui m'entourent comme des êtres imparfaits. Mais eux avaient une place dans ce monde, moi pas. Moi je ne peux vivre qu'accroché à un maître. Je ne conçois pas la vie autrement.

Elle ignorait totalement comment elle en était arrivé à parler de cela, elle s'était un peu perdu dans ses explications. Elle n'avait jamais parlé de ce genre de choses, Lumina semblait songeuse, dans le brouillard et un peu  nerveuse à présent :

- Je suis désolée maître, je ne sais pas pourquoi je vous dis cela, je crois que je me suis perdue. Je pense qu'on peut simplifier tout cela en disant que vous êtes le seul à me voir vraiment et le seul j'admire.

Elle baissa les yeux, pourquoi avait-elle dit cela ? Elle avait envie de secouer la tête pour dégager ses pensées de son esprit. Pourquoi venait-elle de dire une chose pareille ? L'immortelle venait d'ouvrir son cœur, mais ne comprenait pas elle-même ce qu'elle y avait découvert, ses choses-là lui était inconnue et semblait même un peut l'effrayer. D'ordinaire elle ressentait uniquement ce que son maître ressentait et non pas ses propres émotion. Mais il lui avait demandé pourquoi et elle-même ne se l'était jamais demandé. Lumina agissait par instinct, les choses lui venaient naturellement, sa sagesse, son expérience et ses connaissances lui permettaient d'agir en toute circonstance avec cet instinct. Mais lorsqu'il s'agissait de ses émotions, elle n'était qu'une enfant déboussolé.
Revenir en haut Aller en bas
Azzan at-Aswala

Prince
avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Lumina et Rozenn
Où me trouver ?: Île aux Saphirs
DC(s): Tyrannis

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mar 2 Jan - 19:24

Les interrogations du prince semblaient gagner également la créature étendue sur son torse. Ces questions étaient sûrement les plus importantes. L’essence même de ce qui les liait. Azzan ne s’était jamais demandé si ce lien particulier était également source d’interrogations chez elle. Après tout, on ne demande à une esclave que ce que l’on souhaite. Et elle l’avait servit. Très bien. Toutes ces subtilités, ces choses qu’aucune autre esclave n’oserait faire, au-delà de ses caractéristiques raciales, la rendait unique. Elle l’était, cela ne faisait aucun doute. Mais elle essayait également de se démarquer. Le prince avait remarqué qu’elle recherchait ce favoritisme, à vouloir se rendre importante à ses yeux, meilleure que les autres. Chose courante chez les esclaves. Mais chez elle ça semblait être plus qu’une simple histoire de quelle esclave sera le plus souvent aux côtés du maître. Néanmoins, elle avait l’air d’y réfléchir pour la première fois. Sinon elle aurait su trouver quelques mots directement, souriante comme elle savait le faire quand elle était fier de ce qu’elle lui apportait, afin de montrer à Azzan qu’elle sait anticiper toutes ses demandes. Sa simple réflexion montrait qu’elle ne s’était pas penchée sur le sujet.

L’hybride étant d’un naturel très physique, cherchant souvent le contact comme récompense ou des petits caresses pour être comblée, elle n’en restait pas moins une femme intelligente aux yeux du prince. Et il n’hésiterait pas à lui confier des tâches d’ordre plus intellectuel si le besoin s’en faisait sentir. Bien souvent les maîtres ont peur des esclaves intelligents, car ils pensent à tort que l’intelligence peut briser les chaînes. Un être qui sait son existence liée à l’esclavage de par sa nature, saura qu’il ne trouvera que davantage de malheur à détruire ses chaînes pour ensuite en retrouver de plus serrée. Seule la mort serait une solution. Mais s’il en arrive là, le jeune homme ne considérait pas l’esclave comme intelligent.
Fier et sûr de sa supériorité intellectuelle sur ceux qui l’entourent, Azzan ne craignait rien d’autre que ses propres erreurs. Et avoir une esclave capable d’utiliser sa tête et de raisonner sur des faits ou questionnements qu’il ne pouvait résoudre seul, était un plus. Etant esclave, il n’avait pas à dissimuler d’informations, pas à se montrer courtois ou guindé. Non, il pouvait simplement exiger et converser aussi habilement que naturellement avec elle. D’autant plus que là, il s’agissait de son corps. Ce dernier ne semblait pas l’inquiéter ni l’intriguer davantage. Pas comme si elle le subissait, mais plutôt comme si elle l’acceptait. Elle l’acceptait et se laissait guider par lui. Une confiance qu’il avait déjà remarqué.

Malgré sa réflexion flagrante sur les interrogations de son maître, l’hybride restait très alerte physiquement, et ne manqua pas de détailler les attentions que lui prêtait son maître. A cela, elle répondit par un contact de plus et un baiser au creux de la main. Etait-ce un merci ou une envie qui la prenait ? Sûrement les deux à ses yeux. Mais qu’importait une telle chose. Tout ce qu’il cherchait, c’était la compréhension et des réponses. Il avait fait lui-même de ce bain, de cette instant, un moment où les limites étaient floues. Un moment où Lumina pouvait se jouer de sa propre servilité avec subtilité. Nul reproche n’était à attendre, et Azzan ne voyait aucun de ses gestes comme déplacé. Il avait laissé son corps à ses bons soins, elle pouvait l’utiliser comme bon lui semblait, sachant elle ne franchirait pas des limites qui pourrait déplaire à son possesseur.
Après qu’elle eut fermé les yeux suite à la caresse calculée du prince, elle parla enfin. D’après elle la réponse serait uniquement comportementale ? Une réponse au comportement qu’il a lui-même envers elle ? Il fronça un peu les sourcils. Si c’était le cas, dans ce cas c’était dangereux. Même si le fait qu’un maître porte autant d’intérêt à une esclave soit rare, ce n’était pas impossible. Mais son explication restait plausible. Son corps s’adaptait à la curiosité et à la soif de comprendre d’Azzan. Sauf que ses anciens maître avait également soif de comprendre son immortalité. Pourquoi n’a t’il pas réagit de même ? Parce-qu’il n’y avait pas réponse ? Si, il y en avait forcément une. Mais là n’était pas la question. Donc c’était lui… Lui par sa manière d’être avec elle. Par sa façon de la traiter, de la regarder.
Lorsqu’elle rentra sa tête dans les épaule, son regard ne changea pas. Comme s’il la regardait sans vraiment considérer son geste, encore en pleine réflexion. Il ne s’offensait de rien. Elle ne portait pas de jugement, et il ne cachait en rien son attrait pour la complexité du corps et de la psyché de son esclave. Pour ce qui est du reste, les choses étaient faciles. L’empire était établi depuis des siècles et des siècles, et des alliances se profilaient de toute part. La seule chose qui pourrait enfin le stimuler, ce serait d’avoir à gérer un conflit entre plusieurs de ses alliés. Il tenait à la paix, ou tout du moins, au statu quo. Mais il était vrai qu’actuellement, sa principale distraction intellectuelle était la belle femme bleue. Même si la complexité, il la retrouvait dans d’autres choses, bien que le divertissement n’y soit pas: la recherche de l’épouse parfaite et sa soeur. Quant à son immortalité, elle ne l’intéressait pas. C’était trop dangereux. Même obtenir un enfant immortel était une chose dont il fallait qu’il analyse les tenants et les aboutissants encore un moment. Et pour ce qui était du trésor de son maître, s’il mettait la main dessus, ça ne serait qu’un ajout à sa fortune, mais lui retirerait à elle une valeur ajoutée. Néanmoins, l’intérêt que cela aurait serait nettement moins de l’ordre de la valeur pécuniaire. Il y verrait la fin de son premier maître. Et il deviendrait le seul et unique. Celui qui la possède pleinement. Ce n’était au final qu’un vestige de ce qu’elle était pour lui, et de ce qu’il avait encore de pouvoir sur elle. Mais Azzan n’était en rien pressé. Maelstrom était mort. C’était désormais sur son corps que l’hybride reposait, répondant à ses envies, et embrassant sa condition avec tout ce qu’elle possédait de désir propre. Pour ce qui était du lien qui unissait Lumina à Maelstrom, c’était plus simple. Son premier maître, celui qui a tout appris, et qui l’avait façonné le premier. Mais lui n’avait pas su la protéger, lui donner une place définitive dans le monde. Lui donner l’assurance et la chaleur de savoir qui était désormais dans cet univers, une place qui lui était destinée, à elle, à personne d’autre. Elle était sienne, mais il l’offrait également au monde. Tout comme il lui offrait à elle, ce même monde.

Lorsqu’elle reprit la parole pour s’excuser, elle débita ensuite des évidences. Il y avait bien entendu des récurrences, mais un maître ne peut parfaitement ressembler à un autre. Et un at-Aswala, ne pouvait ressembler à autre chose qu’un at-Aswala. Azzan se savait unique. Par orgueil un peu peut-être. Mais il était conscient de ce qu’il était, et avait une haute opinion de ce qu’il était et représentait. La fausse modestie ce n’était pas pour lui. Elle n’était faite que pour ceux qui attendaient des flatteries en retour. Jamais le prince ne s’abaissera à quémander de telles flagorneries. Il n’en avait pas besoin, et respectait assez peu qui en usait. Et il était bien aisé de différencier ceux qui jouaient les modestes, et ceux qui n’avaient pas confiance en eux. La véritable modestie n’existait pas. Il faut être conscient de sa forte valeur pour se montrer aussi mesuré, et en faire la démonstration. C’était une forme de vantardise dissimulée.
Quant au fait que son corps semblait aimer sa personne, c’était encore assez étrange pour lui de dissocier les entités qu’étaient son corps et Lumina. Des entités qui ne formaient qu’un être. Etait-ce de l’amour ou du désir ? Pour un corps, les réactions sont souvent stimulées par quelque chose de physique également. Les réflexes, la douleur, l’excitation… Tout ceci n’avait rien à voir avec de l’amour. Il fallait que son corps ait un autre cerveau. Ou qu’il y ait une sorte de connexion lorsqu’ils étaient en contact. Mais une fois encore, le lien n’était pas défini. Ou alors, c’était peut-être ça justement. Le fait que ça ne s’explique pas. On déduit des choses à partir de connaissances que l’on a appris ou observé. Pour cela, il faut déjà que le phénomène ait été remarqué ailleurs. Dans le cas de Lumina, tout était inédit. Unique. Ce lien et sa conception l’était donc également. Comme une attache, une ancre instinctive. Lorsqu’ils étaient un peu plus jeune, Jasmine avait déjà évoqué le concept d’âmes-soeurs, et maintenant, Azzan comprenait pourquoi elle lui avait parlé de ça. Le principe était peut-être le même. Bien que le prince n’ait jamais réellement cru à cette théorie, la nature avait déjà montré que certaines choses devaient aller par pair. Le mâle et la femelle. La procréation était dépendant de deux choses qui se connectent, et qui sont faites pour cela. Si l’on ajoute à cela le caractère “unique”, cela connecterait de manière spéciale deux individus. Comme s’ils étaient fait pour être ensemble. Dans leur cas, ce n’était pas dans l’optique de former un couple. Son hypothèse ne réduisait pas cela aux esclaves et maîtres, mais aux individus. Mais pour eux, c’était des conditions qui s’appliquaient. S’il devait pousser davantage, en la possédant, il était entier, plus qu’entier, et avait le contrôle sur tout. Cette perspective lui plaisait davantage. Mais ce n’était encore qu’une hypothèse. Dans la mesure où il n’y avait rien pour comparer, pour le moment c’était de l’ordre de la fantaisie. Et peut-être une extrapolation dû au fait qu’il cherchait toujours plus à y voir quelque chose de singulier, sans aucune valeur car au-delà de tout concept marchand.

Il sentait dans la voix de l’hybride toute l’importance qu’elle mettait à le définir comme maître. Bien qu’elle se montrait assez libre dans l’expression de ses envies et de ces actes, elle semblait se plaire à le voir toujours comme celui qui la dominait, qui la possédait. Azzan n’y vit aucune intention de vouloir marquer un contraste avec les permissions actuelles, ni même une volonté de le rassurer qu’elle était consciente de sa position malgré tout. Non, il savait que cet état de fait restait ancré en elle, car telle est sa nature profonde. Attachée et inférieure à un autre être.
Ou alors était-ce pour compenser ce qu’elle fit. Sa virilité libérée, bien que moins vigueur que précédemment, restait sensible, et glisser hors d’elle lui rappela qu’il avait un corps. Les délices qui pouvaient être engendrés par ce dernier. Cette brève caresse induit par le frottement léger des lèvres intimes de l’hybride n’eurent que le temps de faire sortir un souffle un peu plus chaud de ses lèvres, qui frappa le front de le menton de la méduse qui était relevée, en appuie sur lui. Contractant par réflexe corporel ses abdominaux, il la fit glisser sur son corps avant de venir chercher la bouche de son maître en souriant. Azzan n’eut que le temps de mouvoir ses lèvres, comme pour accueillir celles de Lumina, sans pour autant y répondre davantage. Cette liberté aurait, dans un autre contexte, été déplacé. Encore que d’autres contextes et situations auraient pu permettre ce genre de chose avec subtilité. Ce qui était amusant avec elle. Et le prince n’attendait que de voir venir le jour où elle se tromperait et dépasserait un peu trop cette exquise limite. Car son statut et le fait qu’elle se sache esclave n’était pas l’enjeu. Plus rien n’était à prouver de ce côté là. C’était surtout ce qu’elle se permettait en tant qu’esclave, et quand, qui était le plus intéressant.

Une fois de plus elle évoquait sa volonté de suivre les ordres de son ancien maître. Cet constat le frustrait mais le rassurait également. Car le jour où il quittera le monde des vivants, il sait qu’elle perpétuera sa volonté, qu’importe sa descendance. Mais était-ce ce qu’il voulait vraiment ? Avait-il besoin d’être rassuré ? Au final non. Azzan était de ceux qui obtiennent, qui se battent, pas ceux qui se reposent sur les acquis de ses prédecesseurs. Pourquoi ne pourrait-il pas être autre chose qu’un “maître véritable” ? Cela le mettait dans la même catégorie qu’un autre. Il voulait être plus encore. Être le seul, l’unique. Celui qui serait éternellement le pourquoi de Lumina, la raison de Lumina. Elle était son empreinte immortelle en ce monde. Elle était sienne. Elle sera ce qu’il fera d’elle, et sera ce qu’il voudra pour elle. Et il savait qu’il y arriverait. Après tout, cela servirait sa théorie de la correspondance uniques de deux êtres entre eux.
Mais il ne cessa pas de l’écouter pour autant. Son comportement était différent. Sa manière de s’exprimer aussi. Elle souriait, s’amusait de ses propres propos. Elle parlait encore et encore. La jeune femme avait dépassé le stade de la réponse aux interrogations de son maître. C’était désormais la simple expression d’une envie de parler. De parler d’elle, de son ressenti et de sa vision des choses. A l’écouter, Azzan aurait pu hausser un sourcil de surprise, mais ne le fit pas. Il garda cette surprise en lui et l’écoutait. Certaines choses pouvaient se cacher dans ce qu’elle racontait sans qu’elle s’en rende compte. Certaines choses pouvaient être importantes pour certains et pas pour d’autres.

Sa vision de la valeur des gens était intéressante, mais presque “hérétique” d’un point de vu social. Il la voyait déjà se faire ouvrir le ventre et attendre qu’il se referme pour recommencer, si elle avait dit cela devant un autre que lui. Ce qui fit sourire le prince, car c’était le signe qu’elle savait qu’elle avait en face d’elle une oreille différente de ce que le commun a à offrir. Car en effet, Azzan était d’accord avec elle. En soi, l’infériorité qui était la sienne ne dépendait que de se sont statut social. Sans les lois sur l’esclavagisme, elle serait supérieur à bien des êtres. Mais par essence, et d’un côté utilitaire, elle avait bien plus de valeur que d’autres. Et pour aller plus loin, si l’on considère la valeur accordée à chacun vis à vis d’autrui, elle était davantage pour Azzan. Elle avait un avis critique, mais pas subjectif. Ce qui la sauvait d’une part, mais écrasait l’aspect ressenti d’autre part.
Sa dépendance à un maître n’était plus un mystère, bien qu’elle s’était défiée de la servilité de nombreuses années avant qu’elle finisse dans son palais. Libre et ne pas souffrir, ou enchaînée et connaître la douleur. Pour un individu autre que Lumina, le choix était évident. Mais de ce qu’il avait vu d’elle, les chaînes qui la reliait à un maître lui étaient infiniment plus douces que la liberté. Sécurité, foyer, considération. Exister non plus pour soi mais pour quelqu’un d’autre. Un don de soi lorsqu’on est libre de le faire, ce qui n’est pas le cas d’un esclave. Mais aimer, le désirer, rend sa beauté à cette abnégation apparente.

Elle s’arrêta de parler et sembla tout d’un coup nerveuse. Sur le moment, il ne comprit pas sa gêne. Peut-être était-ce parce-qu’elle s’était laissé aller à digresser sans s’en rendre compte. Perdue. C’était ça. Elle semblait perdue. Ce n’était pas réellement de la gêne. Même lorsqu’elle quitta son regard, il n’y avait pas lu de la honte. Elle exprimait sûrement autrement la surprise qu’avait eu son maître juste avant. Ce dernier ne vit nulle raison à la réprimander, et encore moins d’excuses à proférer. S’il avait quelque chose à corriger, ça aurait été ce qui suivait.
Lumina avait rompu le lien visuel, ce qui ne fut pas du goût du prince. Il plaça deux doigts sous son menton sans le tenir, et le fit se relever pour qu’elle le regarde à nouveau. Il n’en avait pas fini avec elle, et elle n’avait en aucun cas le droit de s’autoriser cette rupture. Il la regardait intensément. Aucun sourire en particulier, mais il ne la quittait pas des yeux, et ses doigts ne bougèrent pas.

-Prends la coupe de vin.

L’ordre avait été d’une voix claire. Sans aucune autre nuance. Mais l’hybride semblait un peu… perturbée. Si elle essaye de tourner la tête pour voir la coupe avant de s’en saisir, Azzan ramènera directement son menton vers lui, afin qu’elle ne s’échappe pas à son regard une fois de plus. Elle mit un instant avant de réagir, mais finit par se saisir de la coupe et la lui tendit. Sans avoir besoin de lorgner sur sa main, il vint de son autre main s’en saisir. Mais durant l’opération, il sentit qu’elle avait du mal à soutenir son regard. Comme si ses yeux cherchaient à fuir. Le métal froid s’approcha des lèvres du maître, et ce dernier bu une fine gorgée.

-Pourquoi fuis tu mon regard Lumina ?

La voix s’était un peu adoucit. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle réagisse ainsi. C’était comme retrouver la Lumina du premier soir. A cela elle répondit qu’elle ne savait pas comment ses propos seraient interprétés. Encore gênée, elle n’avait plus rien de l’insouciance libre qu’est s’était accordée peu avant.

-Tu t’exprimes et te montre sincère. Tes mots n’ont en rien été infamant, et s’ils avaient mérité punition, tu l’aurais su en les prononçant. En aucune façon tu t’es soustrait à ma volonté en agissant ainsi. Tu as la chance d’avoir un maître qui te permet de t’exprimer à certaines occasions, donnant de la valeur à ce que tu dis. Argues t’en fièrement et cesse d’arborer cette gêne qui n’a pas lieu d’être.

Il finit par relâcher son menton. Si elle avait compris, il n’avait plus besoin de ça. Il avait explicitement émis l’envie de la connaître toujours plus. Elle. Tout autant que son corps, et à maintes reprises. Elle manquait donc encore d’assurance et n’était pas encore parfaitement synchronisée avec le prince. L’apprivoiser, l’approcher, apprendre à le connaître. C’était anticiper le moindre de ses désirs qui était encore une tâche qui lui incombait, et qu’elle avait encore du mal à exécuter à la perfection.

-Je t’ai ordonné de prendre la coupe. Je ne t’ai pas ordonné de me la donner. Pourquoi n’as-tu pas bu dedans ?

Comme si elle avait parfaitement compris ce qu’il attendait, elle finit par afficher un sourire, et répondit à sa question avec plus d’assurance qu’elle n’en avait fait preuve durant ces dernières minutes. Elle lui expliqua que ses besoins à lui primaient sur les siens, et qu’elle préférait se tromper en lui donnant plus que pas assez. La réponse de savoir si c’était plus pour lui ou pour elle, et pourquoi n’était pas réellement importante, car ce pouvait être interprété des deux manières. Mais lorsqu’il la regardait et qui avait posé ses doigts sous son menton, il s’était concentré sur sa soif. Il voulait savoir si elle avait pu le ressentir. Et visiblement ce n’était pas le cas. Elle ne s’était pas posée la question de ses besoins, mais de ce qu’elle devait faire ou non. Ce qui amenait d’autres questions…
Elle arborait un air angélique, les joues légèrements rosies. Elle savait que cela ne l’amadouerait pas, mais elle était mignonne ainsi. La voir ainsi lui plaisait, et si lui plaire était le but, c’était réussi. Sa main libre vint parcourir son flanc à partir du bas de son épaule jusqu’au profil de sa fesse, où il déposa sa main.

-Tu as réagi comme le doit une esclave aimante. Ou une femme aimante. L’abnégation. Voilà ce que tu es. Voilà ta place. Personne ne peut te dire que tu es inférieur ou imparfaite. Tu es Lumina. Tu es consciente de ta place et de ce que tu vaus. Oublie ce que tes anciens maîtres t’ont dit. Ce que tu es sera désormais défini par nous deux, et ta place est celle que je t’ai donné. Ton premier maître s’est trompé Lumina.


Il appuya ses derniers mots, avec un sourire qui s’élargissait. Une certaines forme de sadisme pouvait s’y trouver si on voulait en voir sur son visage. C’était à lui désormais. Elle était à lui.

-Il t’a fait penser que tu n’avais pas ta place dans ce monde, mais c’était faux. Tu es désirée Lumina. Tu désires également. La seule chose que n’a pas su te donner Maelstrom, c’est la capacité de choisir cette place dans le monde. Il n’a pas su te guider. Ma dynastie est millénaire, sûrement plus vieille que toi. Et si je te disais qu’elle t’attendait ? Que tu étais destinée à me rejoindre, à ce que je te retrouve et te fasse mienne ? Tu avais déjà ta place dans ce monde bien avant ta rencontre avec ton premier maître Lumina. Mais ce dernier t’a dit que tu n’étais pas faite pour être des nôtres, car il avait été incapable de te dire où elle était. Et on essaie pas d’achever une oeuvre en lui donnait les reflets d’un échec.


Les mots du prince étaient comme une mélopée. Il jouait avec ses intonations, sussurant presque certains propos. Il appuyait sur les vestiges qu’il restait de l’hybride d’antan, de celle qu’elle était avant de le rencontrer. Détruire des certitudes pour en créer des nouvelles. Commencer à la façonner. Faire réellement d’elle le plus beau saphir jamais taillé par la main d’un at-Aswala.

-Ce lien qui ne trouve d’origine dans rien de ce que l’on connait, vient peut-être du fait qu’il n’existe pas autrement. Qu’il est unique, comme toi.

Son pouce caressa avec lenteur sa fesse, appuyant juste ce qu’il faut pour ressente pleinement le contact, alors qu’il avait marqué une pause.

-Comme certaines plantes avec les insectes, on est lié par quelque chose qui est inscrit en nous, et que le contact, la vision ou les effluves, active. Le fait que tu sois esclave n’est qu’une condition. Ce que tu es dans la société. Tout comme je suis prince. Tu n’es pas liée à moi parce-que tu es mon esclave. Tu pourrais être l’esclave d’un autre que cela ne changerait rien. C’est toi. Et non ta fonction qui est liée à moi. Et tu l’as été même avant ma naissance.

Il reposa un peu plus son dos contre la baignoire, et la regardait toujours dans les yeux. Il vint apporter le liquide parfumé à ses lèvres puis laissa son bras longer le rebord de la baignoire. Lorsque sa main rentra en contact avec une irrégularité, son petit doigt vint la redessiner, juste là où plus tôt la méduse avait exercé une pression dessus.
Qu’il soit ou non sûr de ce qu’il avançait, il avait trouvé une solution à ses interrogations à ce sujet. Si le lien était indéfinissable, il suffisait qu’il se l'approprie et qu’il le définisse lui-même. Ainsi, il créait une vérité, un fait, à partir de rien. Et en insinuant cette vérité en elle, ce lien allait être visible, tangible.Et exploitable à souhait.

-Lumina. Si je te demandais de me dire où se trouvent les trésors de ton premier maître, me le dirais-tu ?

Sa voix avait été douce, mais également lourde de sens. Son regard était de nouveau plus intense, et il faisait danser doucement le liquide qui se trouvait dans la coupe. Après avoir volontairement parlé de maître et non de véritable maître à plusieurs reprises, il voulait altérer la vision qu’elle avait de lui. Lui présenter l’idole de chair, le souvenir d’un amour, sous un autre jour. L’amener plus loin. Casser. Détruire. Toujours plus. La perdre pour la retrouver. Faire d’elle ce qu’il rêvait de voir naître un jour.
Il se demandait comment elle prendrait cette question. Si elle croirait que c’était pour l’argent, pour l’amputer de son secret, ou quelque chose d’autre. Azzan avait clairement une idée derrière la tête. La réponse de l’hybride allait définir bien des choses. Peut-être s’offusquerait-elle, le renierait. Mais le prince était sûr de ce qu’il faisait en cet instant, et ne craignait pas sa réponse. De cette dernière, il en apprendrait quoiqu’il arrive, beaucoup.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Lumina


avatar


Identité
Maitre/Hybride de: Azzan at-Aswala
Où me trouver ?:
DC(s):

MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   Mer 3 Jan - 11:01

Le maître décide, choisit et l'esclave se contente d'obéir. Cependant, cette logique n'avait pas sa place auprès de cet homme. Lui ne concevait pas l'esclave parfaite de cette façon, il la voulait libre dans l'esprit, mais lié physiquement. Ses gestes devaient être mesurés, mais il aimait que l'esprit soit capable de voguer et ainsi soutenir une conversation ou simplement être capable de le surprendre. Lumina était dans le fond bien loin de ce qu'il semblait apprécier d'ordinaire, si servile qu'on ne l'imagine pas parler librement. C'était pour cela que l'échange de ce soir fut si difficile pour la belle hybride, celle-ci avait du mal se reconnaître dans ses paroles, elle venait de dire des mots que jamais elle n'avait dite à voix haute. Venait-elle vraiment de dire que l'humain lui est inférieur ? Ceci était impensable, ou était la logique dans ce cas ? Pourquoi l'être supérieur est-il enchaîné et pourquoi l'être inférieur est-il le maître ? Puis les doigts de son maître la ramenèrent à la réalité, de suite son regard revint à celui de son bien aimé maître. Ne jamais briser le lien visuel, son maître, son Prince, son dieu. Mais pourquoi en était-il ainsi, qu'avait-il réellement de mieux qu'elle ? La chaleur de sa main la calma dans son tourment de question et elle se rappela de cette évidence. Où était-elle ? Elle était dans le bain de son maître, dans le Palais du Prince au sein de son île entourée d'une mer dans un monde qui lui était hostile. Les regards du monde sur elle lui avait rapidement appris que les dires de son premier maître était vrai. Elle n'était qu'une invité pouvant demeurer dans ce monde si elle était liée à un humain, à un maître humain et c'était ce qu'était Azzan. Cependant, si la logique de Lumina la tirait vers une vision qui la rendait supérieur à la race humaine, elle se devait de voir en Azzan plus qu'un humain. C'était donc pour cela qu'elle le voyait ainsi, son maître ne peut qu'être meilleur qu'elle, il devait être dans ce cas une sorte d'entité divine. Cette idée la rassura dans son fort intérieur, elle avait besoin de cette illusion, pas que sa servitude se briserai si elle devait disparaître, mais simplement afin de comprendre son besoin de lui être dévoué.

Son regard si hypnotique la remit à sa place, quel humain avait ce pouvoir ? Mais elle n'eut pas le temps d'aller plus loin dans sa méditation, son maître appelait et elle devait répondre à ses demande, envie et désir. Elle écouta ses quelques mots et d'un geste comme si ses doigts avaient des yeux elle envoya sa main chercher une coupe. Parmi les coupes présentes, aucune était cependant pleine, d'une main habile elle remplit par réflexe deux coupes, l'une un peu plus que l'autre et s'en saisie pour la ramener vers son maître. Il lui avait pourtant que demandé de prendre la coupe, pourquoi lui tendre, eh bien elle en savait rien, elle le faisait voilà tout, ses besoins sont secondaire, ceux de son maître font office d'ordre divin qu'elle remplirait en priorité.

Visiblement elle avait bien agi, son maître se saisie de sa coupe de sa main libre, les yeux de son maître l'intimidaient, il n'avait encore rien dit concernant les mots qu'elle avait prononcés plus tôt. Cette absence de réaction de ça par la plongeait dans le doute et sa honte autant que le stress lié à sa réaction la poussait à avoir envie de baisser les yeux. Elle lui était inférieure, regarder bas devrait être normal, il voulait toujours la pousser à le regarder, elle à qui on avait enseigné l'inverse, décidément, il était si différent de tous les autres que son statue divin se renforçait dans chacun de ses actes. Son bon maître bu une fine gorgée avant de reprendre la parole.

Il avait remarqué qu'elle fuyait son regard, logique, il remarquait tout et c'était pour cela qu'il voulait ses yeux constamment. Elle se rappelait de se regard en permanence, lorsqu'elle était seule dans la pièce et que son maître se trouvait au marché. Elle gardait cette impression, comme si ses deux yeux étaient devenus géant et l'observait en permanence. Cette impression avait au début l'effet de l'effrayer en plein milieu de la journée, elle se mettait alors à trembler sans raison et tombait à genou comme si elle s'attendait à ce qu'il apparaisse. Pourtant, rien, il ne vint pas à elle. Finalement, cette impression changea, sa provenance demeurait la même, mais son effet sur elle devenait bien différent, cela la rassurait. En plein milieu de la journée, alors qu'au début elle tombait à genou sous cette pression, à présent cela réchauffait la pièce, une fois elle avait même sauté dans le lit de son maître pour serrer fort contre elle ses oreiller. Elle avait l'impression de le câliner à ces moments-là, s'il devait débarquer à un tel moment, elle deviendrait rouge de honte et se confondrait dans un silence mémorable en attendant sa réaction. Cela la fit rougir, mais à quoi pensait-elle alors que son maître lui pose une question ! Qu'est ce qui lui arrive bon sang ! Elle ouvrit la bouche pour lui répondre, la voix adoucit de son maître la calma, mais elle demeurait gêné :

- J'ai dit des choses bizarres avant, des choses que je ne dis pas normalement, mais que pourtant je vous ai dit et... J'ignore comment vous allez interpréter ses propos.

Elle sentait ses joues rougirent sous la chaleur qui la prenait d'un coup, elle chercha à prendre de profondes inspirations, se calmer, ses doigts glissèrent sur le corps de son maître, il était là après tout et elle était sur lui. Malgré sa gêne elle écouta les mots de son maître, les buvaient et les retenaient. Puis elle sentit ses doigts la quitter, mais elle ne bougea pas d'un pouce. Elle demeura ainsi, contemplant ses yeux avec sérénité à présent qu'elle savait que ce qu'elle avait osé dire ne l'avait pas choqué. Elle avait envie de l'enlacer fièrement, interprétant légèrement à son avantage ce qu'il venait de dire. Mais ne le fit pas, elle sentait qu'il n'avait pas finit et cela risquait de le gêner dans la suite. Il revint à la suite avec cette fois une question, sur le moment cela la surpris, mais n'en montra rien et se mit à sourire. En fait, on s'en fiche des autres, seul lui était important, son esprit embrumé redevint lumineux suite à cette affirmation. Ses joues demeurant légèrement teinté de rose, son visage souriant et sa tête penchant légèrement sur le côté était le signe de sa joie. D'une voix claire elle lui répondit, donnant presque un aspect mélodique à ce qu'elle répondit :

- Vos besoins maître prime sur tout, même si je ne pouvais savoir exactement ce que vous vouliez dire, je préfère me tromper en vous donnant plus que le faire en vous en donnant moins.

Elle remarqua bien vite qu'il semblait apprécier ce qu'il voyait et cela était suffisant pour Lumina. De plus, elle sentit la main chaleureuse de son maître glisser sur son corps avec délice, parcourant ses courbes exquises pour finir sur le profil de sa fesse, par réflexe elle se mordilla légèrement la lèvre inférieure, s'il se montrait plus doux encore davantage, elle aurait à nouveau une envie terrible de s'épanouir avec la verge de son maître en elle. Cependant, son maître enchaîna, il avait envie de parler et ne s'en retenait pas. Comme si ses mots avaient eu un effet déverrouillant les tabous, son maître parla de ses précédents maître. Qu'elle devait les oublier, surtout leur mot à son encontre, cela elle pouvait l'encaisser, mais lorsqu'il parla de son premier maître, son cœur s'arrêta un instant.

L'espace d'un instant son corps tout entier venait de cesser de fonctionner, le sang s'était arrêté de couler, tous ses muscles s'étaient relâchés et même ses yeux étaient devenus vide de vie. Cependant, cela ne dura pas plus d'un instant, tout juste suffisant pour que cela se remarque. Son maître quant à lui souriait, il avait un air victorieux, une forme de sadisme qu'elle avait déjà repéré en lui. Pourquoi avait-il dit cela ? En quoi c'était-il trompé ? L'espace d'un instant elle voulu bondir du bain en hurlant que c'était faux, pourtant rien, comme si au fond d'elle elle savait qu'il avait raison, c'était certain, il avait toujours raison, mais son premier maître aussi. Cette contradiction était des plus difficiles à supporter pour la pauvre Lumina. Le temps s'arrêta pour elle, elle écouta tout ce que dit son maître sans broncher, sans même réagir. Elle se retrouva dans un monde sombre ou seul son corps et celui de son maître se trouvait, éclairé comme s'ils étaient fait de lumière, elle était plongée dans son subconscient. Ainsi elle mit au défit les mots de son maître :

-Il m'a fait penser que j'avais pas ma place dans ce monde, mais c'est pourtant le cas, comment un tel monde pourrait-il m'accepter ? Maître, pourquoi dire qu'il avait tort ? C'est vrai qu'elle est désirée, mais de là à dire que ce monde veux de moi. Je désire également ? Mais on s'en fiche de ce que je désire ! Il m'a pas donné cette capacité car il n'y a qu'une seule place pour moi dans ce monde ! C'est aux pieds des hommes... Pourquoi me dire cela maintenant ? C'est trop tard, j'aurais voulu me retrouver auprès de toi depuis le début, je me fiche des autres At-Aswala, c'est vous que je voulais ! Comment pouvait-il savoir, il n'était qu'un.. Humain.

Ne dites pas cela maître, pitié, ne le cassé pas, ne me le prenez pas...

Je l'ai remarqué, je n'ai jamais ressenti autant pour un maître, vous êtes unique tout comme je le suis. Comment-ça nous sommes lié par quelque chose inscrit en nous ? Tout cela n'aurait rien à voir avec ma condition d'esclave ?

Il a raison, je me suis jamais vue dans les autres esclaves, je suis différente, comme toujours unique. Et si mon maître était simplement celui qui m'était destiné car je suis née ainsi et lui, Azzan était née pour m'avoir à ses côtés. Si c'est lui qui le dit, c'est que cela doit être vrai, mais dans ce cas. Il avait tort.


Le lieu sombre fut éclairé par une troisième lumière, cette personne n'était autre que son premier maître, il ne disait rien, ne faisait rien, il se contentait d'être là et pourtant même en cet instant il semblait moins lumineux que l'était son maître Azzan :

- Vous vous étiez alors trompé ? Vos derniers mots étaient ceux d'un homme, un homme qui avait simplement voulu la même chose que tant d'autre, vous me vouliez juste pour vous. Mais pas Azzan, lui me veut pour lui, mais différemment, il me veut pour sa dynastie, je ne serais plus jamais seule, je les verrai grandir, je leur raconterai des histoires sur leur ancêtre, ce bon Prince qu'était Azzan, le grand Azzan, mon adorable Azzan. Je veux être un phare dans l'obscurité de ce monde et non pas juste y être une invitée, je ne peux pas juste resté ici en étant une esclave, c'est faux ! Ça n'a jamais marché, je ne vivais pas avec mes autres maîtres, je survivais !

Elle couru se blottir contre son maître, cette lumière dans l'obscurité qu'était ce monde, la lumière dans tout cela ne pouvait être qu'Azzan. Elle entendit l'ultime question de son maître, le trésor de son premier maître, lui dirait-elle où il se trouve. Sans s'en rendre compte, elle avait fait la même chose dans la réalité, elle venait de prendre dans ses bras son maître. Ainsi elle lui cacha ses larmes, mais seulement à ses yeux, car il put les sentir couler sur son épaule, ses fines larmes si chaude, même plus chaud que le bain :

- Azzan à raison, maître Maelström s'était trompé, que je sois esclave d'un humain ne change rien, c'était à moi de trouver ma place dans ce monde qui était aussi le mien. Même si j'étais unique, l'unique à aussi le droit de vivre ! Et à présent, j'ai trouvé où. C'est auprès de lui, auprès d'Azzan le Prince, Azzan Mon Maître, Azzan Mon Amour... Adieu Maelström, j'ai appris beaucoup à vos côtés, mais maintenant je suis à lui, je suis avec celui que j'aurai dû être depuis le début.

La réalité revint, elle remarqua l'étreinte qu'elle donnait à son maître, remarqua ses larmes, ses larmes de joie et de tristesse. Ceux d'un adieu et ceux d'une découverte, elle avait découverte sa place. Elle ne remettait même pas en question les mots d'Azzan, ils étaient cohérent, pour elle, il l'était tout le temps, il était absolu et rien ne lui arrivait à la cheville. Elle sentie sa main l'enlacer en retour, elle commença alors à pleurer bruyamment, non pas à hurler, mais les larmes devinrent abondantes. Elle faisait son deuil, un deuil qu'elle n'avait jamais fait, parler de lui était une chose des plus rares rien que de sa par à elle, alors l'entendre de la voix d'un autre. Elle colla son visage contre le cou d'Azzan et marmonna d'une voix étonnamment clair malgré les larmes :

- Vous avez raison... Comme toujours, je veux rester auprès de vous maître Azzan, je veux croire en vos mots, croire que ma place est ici, avec vous et ensuite auprès de vos enfants et des leurs. Il... Il s'était trompé...

Son étreinte devint plus fort, de plus en plus fort, mais demeurait supportable pour Azzan sans lui faire pour autant mal. Elle enchaîna, osant des mots qu'elle ne croyait pas possible il y a encore quelques heures :

- Je ne veux plus être esclave... Je veux être simplement votre, je veux être votre joyaux, le resté, aussi pur et unique que je le suis à vos yeux. Permettez moi cette unique fantaisie, vous m'avez déjà, je suis à vous quoi que vous direz, même si vous deviez me repousser je ne veux appartenir à personne d'autre que vous et votre descendance et... Et bien sûr que je vous dirais où il se trouve, si c'est vous qui me le demandez, je vous apporterai la lune si je le pouvais. Vous n'avez pas besoin de demander, dites simplement ce que vous voulez, vos mots sont des ordres.

Les larmes se calmèrent au fil que les mots sortaient de sa bouche, au final, plus aucune larme ne perlait et elle s'arrêta finalement de parler. Elle relâcha son maître pour reculer juste assez pour le regarder droit dans les yeux. Une confiance sans limite malgré les mots qu'elle venait de prononcer, rien à voir avec avant, elle venait de s'ouvrir pourtant elle doutait point. Une décision venait d'être prise et cela ne semblait pas être le genre de choses qu'elle prenait à la légère. Elle avait effectivement un souhait, plus qu'un seul et celui-ci régirait probablement sa vie à partir de ce jour.

« Le servir »

Si la dynastie venait un jour à disparaître, elle se donnerait la mort, sa place était ici et nulle par ailleurs. Si on lui arrachait cet endroit, alors elle le suivrait, car cet endroit était simplement définie par l'emplacement ou se trouvait Azzan, elle accepterait un de ses descendants, mais personne d'autre. Même s'il lui ordonnait de servir un autre, il resterait Azzan, l'homme à qui elle a tout donné, même son âme.

Elle se retrouva assise sur lui, sa verge passant juste derrière ses fesses, ses mains reposés sur les épaules de son maître et son regard plongé dans celui d'Azzan. Mais cela ne dura pas, lentement, subtilement elle se baissa, se laissa glisser vers le bas sans quitter des yeux son maître qui semblait à nouveau plongé dans son esprit. Ses jambes partirent en arrière, quittant son maître tendit que ses mains prirent leur place. Finalement, elle fit passer la verge encore semi dressé entre ses seins, resserrant avec ses coudes sa poitrine dessus. Après plusieurs vas et vient, Lumina plongea entièrement sous l'eau, ne laissant que le bout de ses pieds monter à la surface, jouant dans l'air comme une enfant alors ses lèvres s'écartèrent pour aspirer la belle verge de son maître. Elle en avait une terrible envie, elle avait senti cette verge encore trop rigide vue le temps qui séparait leur orgasme mutuel. Sa langue commença un travail de nettoyage, pourléchant l'organe avec délice, aspirait avec subtilité cherchant à faire monter un plaisir intense, mais à la limite de ses connaissances concernant son maître. Elle ne voulait pas briser sa concentration, mais uniquement donner du plaisir, elle commença de lent va et vient, prenant la verge complète en bouche l'espace d'un instant avant de la libérer en partie. Ses mains parcourant les contour de la base de la verge redressée de son bon maître. Ses doigts s'amusant par moment à masser les bourses, mais retournant bien rapidement à leur tâche de simplement se montrer agréable à son maître. Si elle remarquait qu'il revenait à lui et qu'il souhaitait parler, elle relèverait le visage, ses doigts prenant la place de ses lèvres pour épouser les formes rigide de la verge. Un sourire éclatant sur le visage de Lumina, elle cherchera à se faire pardonner cette prise de risque, sans pour autant arrêter d'attiser la flamme en lui. Pourtant, malgré se sourire écarlate, elle semblera concentré, non pas sur ses mains expertes, mais sur lui, sur son maître, sur ses yeux, buvant ses paroles telle une incantation divine.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





MessageSujet: Re: Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Un bijou au pied de son maître. [privé Lumina; Azzan]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» BIJOU FEMELLE YORK 7 ANS EN FA ASSO COEUR SUR PATTES
» Trouver chaussure à son pied...
» Chercher un bijou particulier
» Une épine dans le pied [ Asmodé Barenthon, Balthazar Bel ]
» Avez-vous le pied marin...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Le Palais-