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 Quand le silence est brisé, les masques tombes

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Lumina

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MessageSujet: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Mer 6 Sep - 15:25

Lumina était là, elle attendait en regardant la porte, la peur au ventre, aux tripes, allait-il la punir ? S'il le faisait, en quoi elle consistera, est-ce que Jasmine serait là à la regarder souffrir ? Tant de questions sans réponse, qu'un seul homme en disposait et c'est chez lui qu'elle se rendait. Le garde était juste à côté d'elle, de l'autre il y avait Jasmine, chose qui ne la rassurait d'autant moins. Le garde à la porte fit signe à celui qui les avaient accompagnés qu'il pouvait y aller, chose qu'il fit et celui qui demeurait présent ouvrit la porte ajoutant simplement :

- Le Prince n'est pas encore là, mais il nous à prévenu que vous deviez attendre dans la chambre...

Un coup d’œil vers Jasmine et il rajouta sur un ton neutre mais tout de même respectueux :

- Seule.

Cela était clairement pour Jasmine qui attendait en face de la porte, pendant ce temps, Lumina se fit pas prier et entra dans la chambre en baissant la tête, préférant éviter de croiser à cet instant le moindre regard. Elle entendit seulement la porte se refermer derrière elle, à présent seul, enfin seul, livré un peu à elle-même. D'ordinaire elle n'aimait pas cela, se sentant mieux lorsque son maître était là pour la couvrir de son aura. Cependant, tous ces événements c'était enchaîné un peu vite, tant d'émotion la veille, tant de peur ce matin et toujours encore. Elle s'approcha du balcon pour en respirer la délicieuse odeur du jardin. L'espace d'un instant elle ferma les yeux, se laissant transporter par ce délicieux parfum dont elle ne chercha même pas à en savoir l'origine, seul ses vertus apaisant l'intéressait sur le moment. Lumina finit par rouvrir les yeux et retourna non loin de la porte d'entrée, mais tout de même bien en face de celle-ci. Elle se mit à genou et ne bougea plus et cela qu'importe le temps qu'il faudra pour que son maître arrive. Lumina semble montrer une attitude des plus soumise, visiblement elle a quelque chose qui la travail, cela était évident à deviner.

Après un instant, qui finalement ne dura qu'une poignet de minutes, Lumina se mit bien droite, les mains dans le dos, celle-ci bien droite, tout en mettant sa poitrine bien en évidence. Elle avait à nouveau adopté la position qu'elle semblait prendre dès le moment où elle attendait son maître, ou finalement qui que ce soit. Cependant, le temps ne calma en rien le cœur troublé de l'esclave immortelle, la peur était revenue, elle avait confiance en son maître, mais lorsque des personnes extérieures commençaient à influencer. A ce moment-là Lumina sentit sa foi se perdre et la peur revenir. Si elle parvenait à garder un visage assez neutre, son corps ne manqua pas de faire légèrement trembler ses doigts.
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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Mer 6 Sep - 15:58

Jasmine observa le garde et alla pour avancer lorsqu'elle comprit que seule Lumina pouvait entré,le garde la dévisagea. Jasmine se sentit petite à ce moment bien précis,elle qui avait pour habitude d'être traiter différement,elle ne s'était pas habitué a de tel ordre venant des gardes d'azzan.

-Bien j'attendrais le retour du prince dans ce cas-la

Elle s'éloigna un peu de la porte d'azzan gardant toujours à l'oeil la porte de la chambre ou se trouvait alors Lumina.Le regard de Jasmine montrait l'inquiètude pour cette dernière même si elle ne pouvait pas la voir.Jasmine se mit alors à faire les cents pas devant la chambre,les mains dans son dos,nerveuse que dis-je anxieuse.
*Bon sang pourquoi je me sens ainsi en la présence de cette esclave? Pourquoi cette jalousie m'as-t-elle envahis?Pourquoi ai-je l'impression de changer en la présence de cette femme?Ce n'est pas moi tout cela mince je m'en veux terriblement*


Toujours en faisant les cent pas Jasmine ne cessait de ce maudire intérieurement.
*Je ne veux pas qu'azzan la punisse pour m'avoir répondu que va-t-il lui faire et surtout...va-t-elle lui révèlée ce que je ressens pour lui*

Jasmine rougit à cette idée. *Oh bon sang et moi qui lui ai dis que je la tiendrais pour responsable si jamais cela ne fonctionnerais pas entre moi et lui...je suis vraiment cruel non il faut que je trouve un moyen pour me racheté auprès d'elle ce n'est pas moi du tout cela*

Elle s'en voulait énormément et plus elle pensait plus elle accèlérait le pas formant toujours un cercle presque parfait sur le sol ou elle marchait.L'inquiètude en elle ne se calma pas d'aussitôt,cherchant maintes solution dans sa tête,lorsqu'elle passait devant la porte,son regard était automatiquement attirée par celle-ci.Lumina qu'allait subir Lumina? Tel était la question qui trottait dans la tête de la jeune femme.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Jeu 7 Sep - 9:30

Le soleil déclinant, le prince salua le peintre chez qui il était en visite. Maints commerçants et artistes reçurent aujourd’hui encore la visite du maître de l’île, venu admirer ce que chacun préparait ou comptait présenter au Marché Doré. La contemplation des trésors qu’avaient à offrir les nombreux marchands de Nil Arasin. Qu’ils soient indépendants, ou qu’ils soient affiliés aux at-Aswala. Tous participaient à la richesse et à la diversité qui formaient la réputation de la cité. Mais chaque chose a son temps. Chaque chose a sa place. Avec son escorte Azzan arpenta les rues où les lumières des lampions commençaient à naître une à une, pour se diriger vers le palais.

Arrivé, il se dirigea vers la salle du trône, afin de s’enquérir des affaires qui demanderaient son attention dans les plus brefs délais, ou tout simplement savoir ce qui l'attendait le lendemain. Rien d’exaltant comparé à la surprise qui vint à lui la veille. Cette pensée fugace lui rappela qu’il avait confié son nouveau joyau à son amie. Sa seule amie. Cette dernière ne s’était jamais habitué à l’esclavagisme, étant de nature trop ingénue, raison pour laquelle, il ne lui avait jamais offert d’esclave.
Et c’est avec le sourire, une fatigue soulignant subtilement le dessous de ses yeux, qu’il commençait déjà à se mouvoir en direction de ses appartements, seul, d’un pas calme. La journée était terminée. Il ne restait plus qu’à se prélasser. Il savait Lumina l’attendre dans sa chambre, car tel était l’ordre qui lui avait été donné la veille. Elle disait savoir peindre, ou du moins, qu’elle avait appris. La visite du dernier peintre lui donna une idée quant à un divertissement qui pourrait se montrer fort intéressant pour l’avenir. Mais cette réflexion fut interrompu par la scène qui l’attendait alors qu’il arrivait devant ses appartements.

Jasmine faisait les cent pas devant sa porte, l’air clairement anxieuse, et regardant de temps en temps en direction de sa chambre. Etant donné qu’elle était seule, et que si Lumina avait respecté sa volonté… Non, son raisonnement était incorrect. Lumina était dans sa chambre, et le doute n’avait pas sa place ici. Cette nervosité était donc en rapport avec son esclave. Azzan se demandait bien ce qui pouvait la mettre dans un état pareil. Il n’avait pas fait erreur pourtant, il n’avait fait que lui demander de faire visiter le palais à sa nouvelle acquisition. Mais il aurait surement bientôt sa réponse.
Les gardes saluèrent le prince, et ce dernier ne les gratifia que d’un regard, toujours souriant, signalant simplement qu’il avait prit note de leur salut. Il avança jusqu’à Jasmine et lui sourit, haussant un sourcil, comme pour marquer une interrogation.

-Bonsoir Jasmine. Ta journée s’est bien passée ?

Azzan regarda en direction de la porte de ses appartements. Quelque chose lui disait que la soirée ne serait surement pas aussi reposante qu’il l’avait espéré.

-Tu as l’air troublée. Rentre, que nous puissions en parler.

D’un simple geste de la main, il l’invita à entrer, alors qu’un garde ouvrit la porte, laissant apparaître l’hybride, à genoux, en face d’eux. Cette dernière se vit gratifier d’un sourire de la part de son maître.
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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Jeu 7 Sep - 14:17

Lorsqu'elle vit Azzan arrivé,jasmine cessa de faire les cent pas et fut un temps soit peu soulagée,enfin il était là.Elle voulu le serré dans ses bras comme ils avaient l'habitude de faire mais se retiens car les gardes étaient toujours présent.Jasmine le regarda et un sourire déconfit se fit apparaître sur les lèvres de cette dernière.

-Hmmm pas autant que je l'aurais espèrée Prince Azzan

Elle était en effet très anxieuse,ne se reconnaissant plus face à tous ceci,elle qui d'ordinaire était contre l'esclavagisme pourquoi lumina cette dernière esclave la mettait dans tout ses états.Elle avait été franche envers Azzan,en effet son tour de visite avec Lumina n'avait pus s'achevé.

-d'accord si vous insistez

Lorsqu'elle entrait en compagnie du prince dans la chambre de celui-ci,Jasmine vit alors cette scène triste de Lumina à genoux devant son maître.Elle détourna le regard,les fermants essayant tant bien que mal de lutter contre cette envie folle de la faire se relevé *Comment une aussi belle femme peut-elle accepté d'être l'esclave de quelqu'un d'autre sa n'as absolument aucun sens* Elle n'aimait pas voir une autre femme ainsi soumise surtout envers le seul homme après son père qu'elle avait aimé et qu'elle aimait toujours.

En présence d'azzan le coeur de la jeune femme battait à tout rompre,cette dernière avait l'impression que son coeur allait sortir de sa poitrine.D'un geste doux et tendre,elle alla porté l'une de ses deux mains au niveau de son toraxe et la déposa au niveau ou se trouvait son coeur comme pour essayer de le calmer.Elle ouvrit les yeux et déposa un regard triste sur lumina,elle avait pitier d'elle et s'en voulait grandement que leur rencontre c'était mal déroulée.

Son regard se déposa donc sur Azzan et celui-ci changea de la triste à l'admiration mélangé avec un certain désir*Comme il est beau...non oublie tu sais très bien que cela t'es totalement interdit...mais bon sang qu'il est beau...Non pense à lumina,elle est la à genoux devant lui comme un animal...c'est triste...elle qui est pourtant si belle...* Les penser de la jeune femme était totalement confus ayant garder ce petit secret depuis trop longtemps,elle observa azzan et baissa encore honteusement la tête*Il faut que je fasse quelque chose...a cause de moi...elle sera surement punis...je ne le supporterais pas si tel est le cas*
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Lumina

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Jeu 7 Sep - 19:34

Elle attendait, elle n'était pas certaine de la décision de Jasmine, avait-elle choisi de partir ou était-elle restée devant la porte. Elle se demandait si elle allait la voir rentrer en même temps que le Prince, la voir ne sera certainement pas un soulagement, après tout, ce qu'elle avait l'intention de révéler n'allait pas lui plaire et sa réaction pouvait être dangereuse. Cependant, pour le moment elle ne pouvait que patienter en silence, à genou, attendant l'arrivée de son maître. Grâce à Jasmine elle le craignait à nouveau, elle avait pourtant commencé à s'habituer à lui et même à l'apprécier. Si cela faisait des mois qu'elle connaissait son maître, alors elle aurait certainement pu être plus confiante. Mais là, c'était trop tôt, Jasmine était une amie proche de son maître et elle voulait s'en prendre à elle si elle révélait son secret... Hors si elle le faisait c'est son maître qui la punirait et d'autant plus durement que s'il décide de la punir ce soir pour les erreurs qu'elle avait commises.

Lumina demeura dans ses pensées et cela jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Elle vit le Prince rentrer, à sa suite se trouvait Jasmine, elle n'avait pas lâché l'affaire, en soi ça n'étonnait pas franchement Lumina. De suite elle vit ce dégoût qu'elle avait pour les esclaves, Jasmine  à  peine l'avait-elle vue ainsi à genou qu'elle détourna les yeux. Lumina quant à elle resta les yeux rivés sur le sol, la honte, la peur, surtout la peur, celle-ci était à nouveau tenace, faisant trembler ses doigts dans son dos.

Son maître ne tarda pas à lui sourire, elle le vit du coin des yeux, ce sourire... Il allait disparaître dans pas longtemps, mais pour le moment, elle devait faire silence et tenir sont mal en patience. Les regards pleins de pitié de la part de Jasmine parvinrent à détruire toute possibilité pour Lumina de reprendre son calme et elle se rappela la dernière correction qu'elle avait eue il y a quelques dizaines d'années, voir plus. Cette correction l'avait laissé à moitié morte, elle s'était retrouvée en sang de la nuque à la cheville, marqué au fouet. Lumina se rappelait bien pourquoi elle avait subi une telle punition, ce qui était dérisoire, c'est qu'elle avait subi cela car elle avait demandé pitié. Ce n'était rien que pour cela, pitié et ça car on ne lui avait autorisé la moindre goutte d'eau depuis des jours.

Lumina osa lever les yeux pour croiser ceux de son maître, là il était certain qu'il verrait sa peur, ses doutes, cela demeurait subtil, mais il était clair que quelque chose était arrivé et avait brisé ce faible lien qu'il était parvenu à créer. La confiance était rompue, mais par la peur, elle le connaissait si peu après tout, Jasmine le connaissait mieux qu'elle, il devait y avoir une par de vrai dans ce qu'elle lui avait révélé. Elle détourna les yeux, de honte car elle ignorait si cette peur avait un sens ou non. Elle avait déjà été battue à mort pour un mot, qu'est-ce que ça sera si elle est la porteuse de mauvaises nouvelles, surtout lorsque cela concerne le peu de privé que son maître semblait avoir. Lumina avait compris qu'il chérissait ces moments où il ne pouvait être qu'Azzan ou maître Azzan. Mais elle allait briser cette paix en apportant cette ombre dans sa tranquillité. En cherchant à détourner les yeux, elle croisa ceux de Jasmine, toujours les mêmes, toujours si triste pour elle, quand ce n'était pas cela, c'était de la haine ou de la jalousie. Elle n'osa le soutenir et baissa à nouveau les yeux, finissant par préférer les fermer totalement l'espace d'un instant pour se calmer. Elle reprit la bonne attitude, en les maintenant rivé sur le sol.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Jeu 7 Sep - 21:41

La scène n’inspirait rien de bon. Et cette soirée ne faisait que commencer…

Le prince soupira. Son amie semblait triste et honteuse, alors que son esclave semblait terrorisée. Mais que s’était il passé ? N’avaient elles pas visité le palais ? L’une des deux devait avoir désobéit. La peur de Lumina, signifiait sûrement qu’elle avait fauté et redoutait une punition. Et la tristesse de Jasmine devait être due à sa peur de voir l’esclave punie. Il ne voyait que cela pour expliquer les comportements de la jeune femme et de l’hybride. Mais qu’avait-elle fait ? Azzan la pensait servile et douée d’un certain talent pour se montrer respectueuse et ne pas contrevenir aux ordres. Tout ceci était un véritable mystère. Et bien que le prince aimait tout savoir, considérant l’ignorance comme une faiblesse mortelle, pour une fois, il espérait secrètement ne rien apprendre dans les minutes qui suivraient. Mais son plaisir et son repos devront attendre. Il ne s’agissait pas d’un marchand ayant perdu une caisse d’oranges sur une des grandes places. Là, tout était de l’ordre du privé: son amie d’enfance, et son joyau.

Son sourire s’effaça lentement, pour laisser place à une expression à la fois douce et fatiguée. Ce dernier aspect il ne le dissimulait plus. Cela ne servait à rien. Il n’avait aucune raison de masquer quoique ce soit. Surtout qu’il allait devoir se concentrer sur autre chose.

Il regarda tour à tour les deux femmes présentent. Vint se placer là une question légitime qu’il souhaitait poser, mais qu’il redoutait aussi. Il n’avait aucune envie de punir. De plus, cela signifierait qu’il ne pourrait se divertir de certains talents de sa nouvelle esclave. Ne manquant pas au passage de tourmenter la nuit de Jasmine qui s’en voudrait. Mais qu’importe, il se devait une fois de plus d’allonger son rôle de prince, de maître en toute chose en son palais. Mais avant tout, il sentait qu’un verre de bon vin s’imposait. Il se tourna vers Lumina. Sa peur transpirait par tous ses pores. Sa faute devait être vraiment grave. Jusque là, il s’était montré rassurant envers elle, et davantage prompt à récompenser qu’à punir. Il avait du mal à imaginer le genre de faute qui aurait pu la prendre de commettre. Cependant, il fallait la calmer. Ses tremblements et son regard fuyant étaient vraiment désagréables à regarder. Lorsqu’un esclave se comportait ainsi devant Azzan sans qu’il n’en voit la raison, cela lui donnait l’impression d’être un maître ignoble, ce qu’il se savait ne pas être. Une insulte silencieuse qui n’aurait demandé qu’à être punie… Mais qui aurait justifiée le comportement incriminé.
Le prince fit un pas vers Lumina, arrivant à sa hauteur. Il lui administra une légère caresse dans les cheveux, avant de plier un peu les genoux, et d’aller chercher son menton. Il le releva pour l’obliger à le regarder dans les yeux. C’est alors qu’il lui offrit un magnifique sourire.

-Va nous servir trois coupes de vin ma belle.

Le ton était doux, serein, contrastant avec l’ambiance plutôt pesante qui s’était installée. Avant toute chose, il allait faire comme à chaque négociation: installée les conditions d’échanges que lui souhaitait. Il devait se faire maître de la situation et des comportements qui y seront liés.
L’esclave se releva avec un certain empressement, et se dirigea vers la carafe. Visiblement, la peur n’était pas quelque chose qui la paralysait. Elle restait prompt à obéir. Une qualité appréciable en certaines circonstances. Pendant qu’elle s’affairait à la tâche, Azzan reporta son attention sur son amie. Il y avait autre chose. Elle semblait troublée. Peut-être était-ce le fait qu’il donne des ordres à Lumina. Non, ce ne pouvait être ça. Il en donnait également à ses serviteurs et ses gardes. Et le fait qu’elle soit esclave, bien que cela ait toujours dérangé Jasmine, ça faisait bien longtemps qu’elle s’y était habituée n’avait plus de réaction significative à ce sujet. Ce devait être liée à ce qui les tourmentait toute deux. Il lui prit la main, et déposa un baiser dessus, avant de la relâcher délicatement et de la lui remettre à sa place. A elle aussi il offrit un sourire, mais cette fois, encourageant.

-Allons ma petite fleur. Que se passe t’il ? La visite s’est mal passée ? Du tort vous a été causé ? Ou est-ce Lumina qui t’en a causé ?

Encore une fois, ce ton très doux, comme si la fin de son propos ne portait en lui aucun signe d’une quelconque punition à venir. Même s'il savait Lumina assez vieille et expérimentée pour comprendre que si l’affirmation répondait à sa question, sa nuit, et sûrement les suivantes, n’allaient pas être des plus agréables. Lui qui lui avait offert le confort, son intérêt le plus vif, ainsi que la promesse de l’aimer pour ce qu’elle était et non pour ce qu’elle savait, ne saurait avoir en retour que mépris envers ces présents, et envers son amie. C’était un honneur qu’il lui avait fait de la confier à une de ses proches, et non à une autre esclave. Une attention particulière, qu’il n’aspirait pas voir se faire cracher dessus. Rien n’était encore fixé. Mais il s’attendait au pire.

Alors qu’il attendait la réponse de Jasmine, Lumina les rejoignit, pour leur tendre les coupes. Une fois cela fait, elle s’assit à nouveau sur ses genoux, à sa droite. Une fois sa place retrouvée, la main du prince alla d’abord la gratifier de légères caresses, avant de simplement jouer avec ses cheveux du bout des doigts.
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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Ven 8 Sep - 14:18

Lorsqu'azzan demanda a lumina d'aller leur cherché trois verre de vins celle-ci s'executa promptement sans discuté,ce qui ne tomba guère dans l'oeil d'une aveugle.Jasmine la regarda faire d'un oeil ce demandant pourquoi autant de soumission sa n'avait aucun sens. Lorsqu'il vient prendre sa main dans la sienne,le pouls de la jeune femme accéléra rapidement et un baiser fut déposé sur sa main ce qui eut pour réaction que la jeune femme se figea un temps soit peu essayant de ce démêlé les pinceau.Après quelque seconde de réflexions,elle vit son sourire, son sourire était magnifique et encourageant.Il vient alors redéposé sa main à l'endroit ou elle se trouvait et Jasmine se perdit un cours instant dans sa tête *Wow qu'il est beau...non il te pose une question c'est ton prince avant d'être ton ami...Jasmine allez réponds lui*

-Je suis désolée,je n'ai pas pu terminer la visite , sinon j'ai rien d'autre de spécial à dire


Jasmine baissa la tête songeuse et recula doucement presque gracieusement,elle releva de nouveau la tête observa la jeune femme revenir avec trois coupe de vins.*Il la traite comme son égale...alors qu'elle est esclave...je ne sais plus ce que je dois en pensée je suis juste toute chamboulée au  bon sang...pourquoi est-ce qu'elle me fait cette effet je devrais être habituée depuis le temps avec toute ses autres esclaves.Mais elle je ne sais pas elle a quelque chose...qui me pousse à me mettre hors de moi! Pourquoi?*Elle repensa à la veille au soir alors qu'elle était confortablement allongée dans son lit,de ce qu'elle avait entendu ce soir là.Elle détourna son regard de ses deux interlocuteurs et rougit en se mordant les lèvres,les laissant close elle avait tellement envie de le lui dire.*Je vous ai entendu hier soir..Non ce ne sont pas de tes affaire Jasmine taie toi tu n'as pas ton mot à dire*Cela se pouvait-il elle enviait cette femme parce que dès la première soirée ou elle mettait le pied dans le château le prince lui faisait l'honneur de l'inauguré le premier soir venu alors qu'il n'avait même pas conscience que le coeur d'une autre jeune femme battait que pour lui.

*C'est totalement injuste...je l'aime depuis tant d'année et pourtant...il ne m'as même pas remarquée...certe je suis son amie d'enfance...mais je veux être plus pour lui...oh bon sang*Jasmine releva la tête et observa alors Azzan puis ensuite Lumina qui tenait encore les coupes de vins en mains,elle en prit une et lorsque lumina déposa les deux autres,elle la vit revenir aux pieds de son maître et Azzan ne se fit pas prié pour jouer dans les cheveux de cette dernière.Le mal l'aise s'installa au seins de Jasmine qui voyait cette marque qui semblait intentionnée comme étant signe que la jeune esclave allait rester longtemps auprès d'eux.

Jasmine détourna le regard à ce geste,elle tremblait de la tête au pied,elle avait peur de quoi? De plusieur chose...il allait surement connaître le plus lourd secret de la jeune femme ce soir même et elle ne savait pas du tout comment il allait réagir...*Oh bon sang si jamais elle cafte...je ne sais pas comment il va réagir*Elle évitait même le regarde d'Azzan c'est peu dire et la présence de Lumina a genoux ainsi n'aidait guère la situation.Elle enviait la proximité de cette dernière,alors que même elle ne l'avait jamais au grand jamais été ainsi aussi proche certe elle avait une place au palais et oui ils étaient de très bon amis mais cela ne suffisait plus à Jasmine,elle aurait aimé l'avoir à elle toute seule mais elle savait qu'en son fort intérieur cela lui était totalement interdit par la loi.
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Lumina

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Ven 8 Sep - 16:24

Il ne fallut pas longtemps à Lumina pour repérer la mine fatiguée de son maître, cela l'embêtait beaucoup, devoir lui imposer une telle soirée alors qu'il ne souhaite que se relaxer. Comme elle l'avait espéré, son maître comprit de suite ce qui se passait, la peur qui la tenaillait et cela ne sembla pas lui plaire, même s'il semblait tenter de rester doux et avenant.

Elle vit ensuite son maître s'approcher, une démarche lente, Lumina aurait pu la comparer à la démarche d'un fauve sur le point d'attaquer, mais aussi à un homme souhaitant éviter d'effrayer sa dame. La contradiction entre ses deux pensés la troubla au plus haut point, mais eut pour effet de la faire paraître plus calme. Cependant, cela demeurait qu'une image, puis son maître arriva devant elle, elle le vit se baisser lentement et finir par se baisser. Pas à un seul instant elle avait imaginé qu'il souhaitait se mettre à sa hauteur, non, il se saisit de son menton comme il l'avait déjà fait et la força à le regarder dans les yeux. Oh oui elle avait honte, elle avait peur et son maître pouvait sourire autant qu'il le souhaitait, Lumina savait qu'avec Jasmine à côté, ce sourire était très certainement faux.

Elle s'y attendait dans le fond, elle ne prit pas longtemps du tout pour se relever et accomplir l'ordre de son maître. Curieusement, si son maître continuait de l'observer, il remarquerait qu'elle était bien plus détendue maintenant qu'elle avait reçu un ordre, comme si le besoin de servir surpassait toutes ses peurs et en fait, c'était probablement le cas. La peur n'aura jamais raison de Lumina, un ordre passera toujours n'importe quel sentiment ou émotion qui pouvait l'habiter, n'importe laquelle.

Elle suivi cependant du coin de l'œil elle aussi ce que faisait son maître, alors qu'elle était entrain de remplir les trois coupes avec un délicieux Vin. Lumina aurait apprécié mettre en pratique les enseignements d'un maître qu'elle avait eu il y a quarante ans, il était vignoble, elle avait appris des tas de choses sur le vin à ce moment-là. Contrairement à beaucoup d'esclave et même contrairement au commun des mortels, Lumina ne souffrait pas de l'émotion primitive de la jalousie. Elle ne ressentit pas le moindre gêne en voyant ce baise main tout à fait bien exécuté par son maître. La seule chose qui la gêna, était le fait de voir un Prince le faire à une simple roturière, cela était bien moins commun, mais une preuve de leur amitié. En un sens, si ce geste n'avait pas rendu jalouse Lumina, il avait eu le mérite de la conforter dans sa peur de la menace que lui avait faite cette Jasmine. Cependant, même si cela la troublait en quelque sorte, cela ne l'empêcha pas du tout de travailler.

Pourtant, son sang froid fut mise à l'épreuve et cette fois pas des moindres. Le début de la phrase de son maître, ainsi que les questions qui allaient avec était normal. Par contre, la fin et donc la dernière question quant à elle n'avait absolument rien d'anodin. Elle savait son maître assez habile avec ses mots pour les avoir choisis en connaissance de cause. Lumina était persuadé que son maître gardait un œil sur elle et d'autant plus maintenant. C'était un marchand, il contrôlait les interactions sociales, il faisait ce qu'il voulait, il avait le pouvoir absolu, alors cette question était peut-être prononcée avec un divin sourire et un ton de voix des plus doux. Mais sa signification était son antithèse, il venait de donner le pouvoir à Jasmine de la faire torturer, punir brutalement et probablement qu'après cela son traitement aurait été bien moins appréciable.

Son corps agissait de lui-même, lui refusant de tressaillir, à sa grande chance, car l'esprit de Lumina était déjà partit chercher dans les limbes ses pires souvenir. Elle se rappela avec quelle facilitée son maître l'avait poussé à le supplier, déjà rien que le premier soir, combien de fois allait-elle le supplier de la pardonner si Jasmine décidait de la mettre en pièce. L'image d'elle en pleur, réclament une preuve du pardon de son maître, mais qui n'obtient même pas l'arrêt de sa sentence. Pourtant, malgré les images qui défilaient dans son esprit, son corps avançait, les trois coupes en main, remplit du nectar des dieux et qui avait cette fois, curieusement, exactement la même couleur que son sang. La première pensée à cet instant, fut se souvenir de la veille, au moment où son maître entailla sa lèvre et bue une fine gorgée de son sang.

Avant même qu'elle ne parvienne à leur hauteur, Jasmine répondit, son esprit écoutait avec attention, alors que son corps ralentissait très légèrement la marche, ne voulait arriver en pleine réponse. Ne jamais déranger, c'était son rôle ou mieux dit ce qu'on exigeait d'une esclave. La réponse fut des plus vagues, mais un grotesque mensonge qui sur le coup fit froncer les sourcils à Lumina.

Mentir, une solution facile, serviable pour se sortir des pires ennuis, cependant, c'était l'instrument des faibles et des couards.

Le mensonge était l'une des pires choses que pouvait faire une esclave, jamais cela ne serait venu à l'esprit de Lumina de mentir à son maître. Alors, entendre un mensonge de la par d'une autre, alors qu'il est si facile en plus de le déceler, quelle honte. Sur le coup, Lumina eut envie d'attraper la chaise non loin pour l'envoyer dans la figure de la personne qui venait de commettre cet outrage. Son regard se porta même sur cette chaise l'espace d'un instant, jamais elle ne l'aurait fait, mais son esprit y avait songé. Elle même ne se pardonnerai jamais une telle chose, alors sur le coup, Lumina se dit une chose des plus idiote.

Si l'amour n'est pas un frein au mensonge et que la soumission oui... Alors c'est que l'amour d'une esclave est bien plus fort que l'amour de la femme libre.

A sa façon, Lumina en ressentie une certaine fierté, même si celle-ci existait uniquement pour apprécier les compliments de son maître. Enfin Lumina apporta le verre à son maître et ensuite à son amie Jasmine. Elle n'oublia pas de sourire à son maître en le faisant, même si cela lui permit de voir que quelque chose venait de l'énerver, c'était léger, à peine perceptible, mais tout de même présent. Après tout, même son corps se refuse de mentir à son maître. Pour ce qui est de Jasmine, son regard était nimbé des mêmes expression, mais il y a eu un regard en plus, comme si ses yeux cherchaient à lire en Jasmine, à voir son âme et à en découvrir la couleur.

Tout ceci fut bref et Lumina alla ensuite se mettre à genou au côté de son maître, elle avait cette fois fait attention d'éviter tout quiproquo et n'avait donc pas bue dans sa coupe. Elle la déposa à côté de sa cuisse à l'opposer de son maître afin d'éviter qu'il soit renversé et se remit en position. Les mains dans le dos et ainsi de suite. Lumina suivi les déplacements de Jasmine comme un serpent du désert, n'ayant absolument pas bougé son visage pour la suivre, pourtant, tout semblait montrer qu'elle la gardait à l'œil. Puis sa concentration fut brisée, la main délicate de son maître la gratifia de légères caresses et finit par jouer avec ses cheveux. Elle appréciait énormément cette délicate attention et à nouveau les joues de Lumina rosirent très légèrement. Son maître en connaissait la signification.

Au final Lumina demeura sagement à sa place, attendant la futur question de son maître qui sera probablement pour elle. Elle savait qu'il verrait le mensonge énorme que venait de faire Jasmine et vue l'ambiance, il ne pouvait décemment pas l'ignorer. Cependant, Lumina retint le geste de Jasmine, cette dernière ne l'avait pas écrasé, peut être qu'elle n'y avait même pas pensé, ou peut être qu'elle était vraiment gentille comme elle essayait de le faire croire. Mais restait que sa gentillesse allait très certainement disparaître à son encontre dès le moment où elle allait révéler son secret.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Ven 8 Sep - 20:01

Décidément, cela semblait plus grave encore qu’il ne l’avait imaginé. Jasmine n’avait jamais réagi de cette manière. Comme si sa simple présence à lui la rendait étrange. Mais c’est là qu’il commença à mettre en doute ses propres réflexions depuis bien longtemps. Son cerveau analysait la situation, et son comportement. Ce qu’il en déduit ne pouvait être vrai.
Le comportement de la jeune femme était typique d’une enfant sous le joug de ses sentiments. Cette gêne, cette honte,... Désormais la peur s’y ajoutait. Pourquoi n’osait elle pas le regarder ? Cela devait être en rapport avec lui. Ses mimiques étaient exactement ceux de l’envie et de la honte que l’on découvre quelque chose de profond. Un comportement non maîtrisé et qui n’est que rarement équivoque lorsqu’il n’est pas exécuté par quelqu’un s’y connaissant en manipulation. Non, Jasmine était loin de lui être étrangère, et il la savait très émotive. Ce qu’elle extériorisait était vraie. Et si elle n’était pas son amie d'enfance, la conclusion aurait été simple: l’amitié n’était plus, et avait laissé place à autre chose. Mais ce n’était pas logique. C’était trop soudain. Il y a donc autre chose. Et les deux jeunes femmes avaient la réponse. Le sujet de ses questionnements n’avait visiblement aucune envie de lui dire quoique ce soit. Et ne pas avoir fini la visite n’était aucunement une explication plausible.

Le sourire du prince persistait. Les apparences… Ce soir, il n’avait aucune envie de jouer aux devinettes. Comme tout problème qui se profilait, il fallait d’abord le connaître, pour y trouver une solution. Et il n’espérait pas perdre de temps sur ce premier point. S’il ne l’exigerait pas de l’une, l’autre ne pourrait le lui refuser.

Son verre à la main, et l’autre jouant doucement avec les cheveux de l’hybride, Azzan soupira avant de boire une fine gorgée, le regard dans le vide, ses yeux rivés sur Jasmine, au niveau de sa poitrine. Mais il ne la regardait pas vraiment, il semblait pensif. Les doigts qui dansaient dans la chevelure de Lumina s’arrêtèrent. Il était dans ses appartements. Avec une amie, et son esclave. Son masque n’avait aucune raison d’être, et sa patience était faible ce soir. Il ne pourrait se détendre, et ça il l’avait bien comprit. Bien que l’imprévu était chose commune dans son quotidien, il ne l’appréciait que moyennement dans sa sphère privée.
La coupe s’éloignant de sa bouche, on pu voir que son sourire s’était noyé dans le breuvage, lui laissant uniquement un air las au prince. Il posa simplement sa main sur la tête de Lumina, sans intention spécifique.

-Ce n’est rien. Je verrai avec Lumina ce qui n’a pas été vu, et je m’en occuperai personnellement dans les jours à venir.

Inutile d’insister. De toutes ses interrogations, elle n’avait répondu à aucune. Comme si Azzan ne lui avait rien demandé. Elle ne faisait qu’exposer un fait qui était étrangement pragmatique, mais qui ne l’intéressait pas sur le moment. En d’autres circonstances, il l’aurait prise dans ses bras pour l’encourager à parler. Mais sa curiosité pour ce qui s’était passé était le plus fort. Le lendemain de l’arrivée de l’esclave, son amie avait un comportement étrange, et les deux avaient peur. En déduire qu’elle en était directement la cause serait faire preuve d’une facilité indigne de lui. Mais elle était clairement concernée.
Cette dernière vit s’échapper son seul contact avec son maître. Il commençait à se diriger vers le balcon avec sa coupe.Mais il s’arrêta un peu avant, pour se retourner vers les deux jeunes femmes.

-Détendez vous. Cette visite bien que formelle n’avait d’autres buts que de montrer à Lumina où elle évoluera maintenant qu’elle m’appartient.

Le balcon et son jardin l’appelait. Seule chose qui pourrait l’apaiser. Mais il ne pouvait les laisser planter là. D’un geste de la main, il invita Jasmine à le rejoindre. Un sourire ne pouvait être visible que si l’on le cherchait, car bien trop fin pour être visible de manière flagrante. Puis il s’en retourna directement vers le balcon. Il s’assit de profil sur le rebord, sa coupe à la main et regarda en contrebas. Que tout ceci était beau, que cette fragrance était agréable. Voilà, c’était simple. La fatigue se voyait masquée par l’éloquence des atours de son paradis vert. Il en oublia un instant tout ce qu’il avait vu et ressenti dans la chambre. Seulement, ce simple constat le ramena à la réalité. Son regard revint vers l’intérieur de la chambre. Mais cette fois, il était pour Lumina. Il lui fit signe de le rejoindre, avec un sourire encourageant. Ce dernier était revenu en même temps qu’il s’était perdu quelques instants dans sa contemplation.

-Viens me raconter ta journée Lumina. C’est une bien charmante compagnie que tu as eu aujourd’hui. J’aurai aimé être à ta place. Prends ta coupe.

Il gardait sa main, juste à côté de sa jambe. Ce geste d’invitation qui ne s’effaçait pas n’attendait qu’à ce qu’une tête vienne s’y loger.

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Lumina

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Sam 9 Sep - 10:45

La réaction de son maître lui permit d'en apprendre beaucoup sur son maître, elle aurait apprécié en savoir plus sur lui dans d'autre circonstance, mais à tout mal il y avait une dose de bienfait. Son maître était bien plus ouvert avec la présence de Jasmine et la mauvaise ambiance lui fit un effet assez ravageur. Il ne semblait pas apprécier le fait d'ignorer ce qui n'allait pas, il aurait pu insister, cela aurait été logique, mais ne le fit pas et cela était une preuve de leur proximité. Il l'appréciait cette Jasmine, mais ne réalisait pas la vérité derrière ses jolies sourire ou mieux dit, il ne voulait pas réaliser. Peut-être chérissait-il énormément cette amitié et de ce fait préférait se mentir sur les sentiments qu'il voyait dans les yeux de cette dernière. Mais là cela semblait commencé à être difficile à faire, même pour lui, le mensonge n'était pas son fort, alors le faire à lui même, alors qu'il est Prince, visiblement il était contrarié.

Elle s'y attendait, son maître s'éloigna et alla vers l'endroit qu'elle savait apaisant pour elle aussi. Le balcon, l'air du jardin, sa vue, tout cela avait des vertus incroyables. Elle regrettait cependant, la perte de contacts avec son maître et surtout le fait de ne pouvoir le suivre. Apprendre qu'il se chargerait de la suite de la visite était rien d'étonnant en soit, en fait, là actuellement elle s'en fichait, seul le visage de son maître clairement embêté l'inquiéta. Elle a été dressée pour se soucier plus de son maître que de soit et ce qui chagrine son maître la chagrine elle aussi. Son maître s'arrêta juste avant d'arriver au balcon et se retourna vers eux, Jasmine et Lumina. Certain esclave aurait baissé les yeux en entendant de tel mot sortir de la bouche de leur maître, pour ce qui était de Lumina, c'était l'inverse, les entendre la soulageaient. Pour elle, le mot "appartenir" était rassurant, il était le signe du foyer et ne put que montrer un léger sourire fier à son maître en réponse.

Il finit par s'asseoir contre le rebord, cela ne plus pas beaucoup à Lumina qui trouvait que cela pouvait être dangereux et le pensa d'autant plus lorsqu'il fit signe à Jasmine d'approcher, la laissant derrière. Elle voulait rejoindre son maître, mais demeura à genou, regardant son maître et Jasmine le rejoindre. La seule chose réconfortante dans tout cela fut de voir un sourire naître à nouveau sur le visage de son maître, le jardin lui faisait effectivement le même effet qu'à elle, c'était plaisant d'avoir des points communs avec ses maîtres. Elle redevint cependant très sérieuse une fois que Jasmine l'avait rejoint sur le balcon.

Son maître revint à elle accompagné d'un beau sourire qu'elle nourrie du sien comme pour l'encourager à son tour. Puis elle vint le rejoindre sa coupe à la main comme demandé, elle en profita pour en boire une gorgée qui la fit sourire, après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on buvait avec son maître un si bon cru. Lumina ne manqua pas de voir cette main qui l'invitait à y loger sa tête. Elle ne se fit pas prier et si installa, reposant son visage et surtout sa joue contre la cuisse de son maître. Elle ne réagit pas vraiment à l'ordre de son maître qui lui demandait de raconter sa journée, elle savait très bien qu'il demanderait et s'y était largement préparé. Lumina aurait pu paniquer, imaginer le pire scénario, mais elle ne voulait surtout pas à nouveau inquiéter son maître. La belle esclave laissa glisser son visage contre cette même cuisse un instant, les yeux fermé, elle avait besoin de sentir se réconfort et savait que son maître comprendrait ce geste comme il faut. Un esclave est toujours mal à l'aise avec des sujets si gênant, ne pas avoir besoin de courage était un signe de manque de respect et jamais elle ne ferait une telle chose. Sa perfection la poussa à se prendre un instant de délicatesse avant de rouvrir les yeux et elle ne s'étonna pas de voir le regard de Jasmine qui ne semblait pas du tout apprécier ce qu'elle était entrain de faire. Cependant, la main délicate de son maître qui passa sur sa tête pour la caresser l'encouragea à faire l'effort et c'est avec les joues légèrement rosies qu'elle prit une profonde inspiration. Elle releva les yeux vers son maître, elle savait qu'il aimait voir la vérité dans les yeux lorsqu'elle parle, alors elle fit cette effort :

- Maître... Si vous aviez été à ma place, je pense que cette promenade ne vous aurait pas beaucoup plus.

Elle venait de mettre le ton, comme elle s'y attendait son maître perdit son sourire sur-le-champ, elle n'aimait pas voir cela et elle baissa les yeux un instant. Si son maître ne pu les voir, ce fut le cas de Jasmine en face d'elle. Lumina avait baissé les yeux pour se ressaisir, de petites larmes venaient de voiler ses yeux, mais elles disparurent avant d'atteindre ses joues, elles venaient de disparaître sous ses yeux. Venait-elle d'halluciner ou était-ce son esprit qui lui jouait des tours ? Si elle ne pouvait le deviner, la cause en était simplement que Lumina l'absorba à travers sa peau. Tout cela ne prit que quelques petites secondes, puis elle reprit la parole en relevant les yeux vers son maître :

- Je m'excuse d'avance pour ce que je vais dire maître...

Il répondit simplement « continue » ses yeux froncés lui faisait peur, mais elle fit en sorte d'emprisonner sa peur dans une cage au fond de son cœur et reprit la parole :

- Votre amie Jasmine ma rejoint dans la salle du trône comme prévue, mais les choses ne se sont pas vraiment passés dans la joie que vous auriez espérée. Au début je croyais qu'elle ne m'aimait simplement pas, mais tout chez moi la dérangeait, vos cadeaux, mon physique, l'endroit où je dors et même ma simple proximité à vos côtés. La visite prit du temps à se lancer correctement et très rapidement cette dernière ma engueulé, crié dessus parce qu'elle ne supportait pas ma présence. J'ai...

Lumina refit une pause, ses mains se détachèrent de son dos pour accrocher la jambe de son maître, de légers tremblements s'en suivirent. Elle ne voulait pas perdre sa place auprès de son maître, elle ne voulait plus vivre dans une cage au fond d'une cave à subir les plus viles tourment. Elle vit alors de suite les yeux de son maître se plisser encore davantage, ce qui la fit directement continuer son récit :

- J'ai... J'ai tenté d'expliquer à la Dame ce qu'était une esclave, je le reconnais, j'ai été un peu direct et j'ai dépassé un peu ma condition en lui expliquant cela... Mais... Je savais que si je ne le faisais pas, des désaccords n'auraient pas arrêté de gêner la visite et je... Voulais éviter tout malentendu avec votre amie. Sauf que ça n'a pas vraiment marché et votre amie à eu la réaction inverse, pourtant je m'étais excusé d'avance et je voulais juste réparer quelques erreurs. Elle disait que je vivrais avec les autres esclaves, je lui ai juste précisé que non et j'ai répondu à ses questions...

Ses doigts se resserrèrent sur le bas de son maître :

- Mais j'ai pas répondu aux questions me concernant... Spécialement..

Elle espérait que son maître comprenne de quoi elle parle en usant de ce mot, puis elle continua, pas moins rassuré :

- C'est là qu'elle ma alors hurlée dessus, je... Je m'attendais pas à un tel déchaînement de colère, elle disait que j'étais rien, que je valais rien car d'autre me remplacerait. La suite était... Totalement incompréhensible, elle disait que j'étais rien pour vous et qu'elle mourrait pour vous et pour me rendre ma liberté...

A ses yeux qui était visible autant par le prince que par Jasmine, elle semblait totalement perdu en ce qui concernait cette dernière révélation. Mais elle préféra enchaîner, il fallait que tout sortent et vite :

- Après on a attendu que Dame Jasmine ce calme, je sais pas combien de temps, peut être une quinzaine de minutes. On continua alors la visite, elle préféra faire comme si de rien n'était et tentait de me rassurer. Elle semblait s'en vouloir un peu de s'être emporté, mais je sentais qu'il y avait un autre problème, dès que vous étiez lié au sujet madame s'énervait excessivement. Alors... Quand nous sommes arrivés à la bibliothèque j'ai...

Cette fois Lumina regarda Jasmine, elle savait qu'elle n'avait pas du tout mauvais fond, si effectivement elle l'aimait depuis si longtemps sans rien dire, elle a simplement finit par perdre le contrôle. Mais c'était justement le problème, ce secret n'avait que trop duré, alors Lumina préféra revenir à son maître, dans le fond, elle lui rendait service en révélant tout :

- J'avais compris ce qui clochait et j'ai profité du fait que votre amie semblait avoir perdu toute ses défenses... En fait non, je m'excuse, mais je vais pas enjoliver les choses. Maître, j'ai juste précisé que si elle souhaitait m'expliquer ce qui ne va pas ou n'importe quoi d'autre, je pouvais écouter et elle voulait me faire promettre de le garder pour moi. Mais je n'ai même pas eu le temps de répondre que je ne pouvais rien promettre, car je vous appartiens maître, elle ne m'en a pas laissé le temps. Visiblement ça la pesait de trop déjà, alors elle me dit ce qu'elle avait sur le cœur et comme je l'imaginais, cela expliquait ses réactions.

Elle se décolla de la jambe de son maître pour se mettre face à lui, tout en demeurant bien sûr à genou, mais semblait vouloir rester respectueuse envers les sentiments de Jasmine et ne pas annoncer cela en étant collé à son maître. C'est donc avec regret qu'elle se déplaça et reprit donc la parole ensuite sur un ton sérieux, d'autant plus sérieux et qui donnait l'impression que tout ce qui avait été dit jusque là était finalement rien d'important :

- Votre amie d'enfance Jasmine vous aime maître et cela depuis très longtemps... Probablement depuis votre rencontre. J'ai tenté de la pousser à vous l'avouer, mais surtout à lui faire comprendre que si elle ne le faisait pas je le ferai. J'ai donc voulu lui laisser l'opportunité de vous le révéler, mais mon geste a été accueillis avec mépris et... Et votre amie me menaça, j'ignore ce qu'elle me réserve ou si vous l'empêcherez de me faire... Du mal..

Lumina baissa les yeux juste après avoir annoncé que Jasmine l'avait menacé, maintenant qu'elle ne le touchait plus, qu'il ne la touchait plus. Que l'ombre de Jasmine était si proche d'elle, de légers tremblements reprirent places. Sa voix avait commencé à mourir dans sa gorge ensuite, mais on comprenait toujours encore ce qu'elle disait. Combien de maître avait déjà libéré leur frustration d'un coup de pied, combien de fois avait-elle déjà été battue à mort par simple volonté d'extérioriser une colère. Le fait d'ignorer d'où allait venir la violence la fit encore plus paniquer et cela au point qu'elle n'osa même pas mettre ses mains dans le dos. Elle les avait repliés sur elle-même, cherchant le réconfort de son propre corps de ses mains tremblantes. La suite, elle ne parvint à le dire, plus la force, plus de voix, trop de menaces en suspend, trop d'incertitude concernant son avenir avait finalement eu raison de son sang froid. Lumina fermait les yeux, il n'était jamais bon d'être porteur de mauvaises nouvelles, même si d'une certaine façon cela en était pas, mais cela n'aurait été vrai que dans d'autre circonstance. Là, c'était impossible, le Prince apprenait que son amie, probablement l'une des seules, était folle amoureuse de lui et avait probablement détruit son travail de la veille avec elle. Et il y avait Jasmine, celle dont les crises de colères pouvaient surgir n'importe quand, mais surtout quand sa concernait le Prince et là on était en plein dedans. La menace venait aussi d'elle, mais si ce n'était que d'elle alors la douleur serait brève. Elle venait de briser les illusions de son maître, en lui révélant par loyauté elle avait l'impression de l'avoir trahis et pour la première fois depuis qu'elle avait accepté son nouveau maître. Lumina repensa à la fuite sérieusement, mais la réalité la frappa durement, mais heureusement pas physiquement pour l'instant. Que pouvait-elle faire ? Fuir cet endroit lui était totalement impossible, cette fois, elle était vraiment dans une prison doré qui pouvait se transformer en cauchemars à chaque instant depuis l'annonce qu'elle venait de faire.

Pitié maître, ne m'en voulez pas.

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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Sam 9 Sep - 16:50

Jasmine s'avança et sous l'invitation à Azzan,elle alla près de lui sur le balcon,elle resta tout de même debout dos à l'entre baillement du balcon et dos vers la chambre observant la réaction de tous et chacun présent,c'est alors que Lumina qui sous l'ordre d'azzan prit la parole.

- Maître... Si vous aviez été à ma place, je pense que cette promenade ne vous aurait pas beaucoup plus.

Lorsque la jeune femme entendit l'esclave parler,elle eu pour réflexe de baisser de nouveau la tête.

*Oh non je t'en pris Lumina surtout pas sa...ne lui dis rien je t'en supplis*
Il était clair pour Jasmine que lumina allait déja tout révèlé à Azzan du début à la fin.Prenant son courage à deux mains,même si celui-ci manquait à l'appel,Jasmine eu assez de force pour déposer un regard sur son tendre amour.

*Comment va-t-il me regarder a présent? Voudras-t-il encore s'adressé a moi?*
A ses penser le coeur de Jasmine accèléra de plus en plus vite dans sa poitrine,l'adrénaline embarquait de plus en plus.


*Non prends ton mal en patience,c'est beaucoup trop tôt tu ne sais même pas ce qu'elle va dire,calme toi jasmine,ne panique pas,c'est le moment ma vieille de te montré sur ton meilleur jour*

Elle parvient alors à garder son calme mais pour combien de temps encore. Tout ce passait si vite!
Elle vit alors Lumina qui baissa la tête,les yeux rivé vers le sol des larmes commençaient a perlé sur le bord des yeux de cette dernière,elles n'eurent guère le temps de perlé les joue de Lumina qu'elles disparurent comme par magie.*Comment a t'elle fait cela?Les larmes j'ai bien vu des larmes coulé et pourtant,il n'y a plus de traces*

Jasmine ne sue guère quoi répondre à tout ce que disait Lumina le regard d'azzan ce fit de plus en plus interrogateur à son encontre et Jasmine essaya tant bien que mal de garder un contact visuelle avec Azzan.

*Oh bon sang non lumina!*

Afin de continuer a garder son calme,Jasmine observa un cours instant le plafond on pouvait voir qu'elle essayait de contrôler des larmes qui voulaient coulé,la peur était au rendez vous et pourtant la jeune femme luttait contre cette envie de pleurer de libéré cette tension papable.

*Elle me décrit comme étant un monstre...non ce n'est pas moi tout cela...oh bon sang! Que puis-je dire pour me défendre...et le regard d'azzan si interrogateur...Oh mince,il veut m'as version des fait...*

Tout le long pendant que Lumina parlait cette dernière était blottis contre les jambes de son maître,Jasmine eu le coeur serrer tout le long jusqu'à ce qu'on arriva enfin au moment fatidique celui ou Lumina dévoila son secret. Lorsque cela ce fut fait Jasmine vit Lumina qui s'éloigna de son maître,se mettre dos à elle et ce mit à tous lui dévoilée de a à z.Ce n'en fut trops pour la jeune femme,qui les genoux tremblante s'approcha d'Azzan pour tombé a genoux devant lui,la tête très basse.


-Je...suis sincèrement...désolée Azzan...je

Pour le moment tout ce qui comptait pour Jasmine même si la réaction de celle-ci pouvait choqué la jeune esclave,était de le rassuré,lui son amour d'adolescence,cela prit quelque seconde et même si les mots lui manquaient,elle observa Azzan et se releva ,elle s'approcha de lui et tremblante, elle resta droite,voulant le serré dans ses bras..mais se retiens.Elle essaya de ce calmé la pression était tombé et reprenant son courage à deux main,elle répondit au regard interrogateur d'azzan.Elle essuya ses larmes essayant tant bien que mal de contrôlé ses émotions.

-Elle...elle dit...vrai Azzan...je t'aime depuis tellement...longtemps...

Les lèvres de Jasmine tressaillait du au fait que les émotions qu'elle ressentait présentement était intense.Elle reprit doucement peut à peu courage,reprennant du sang froid,elle ne quitta pas azzan du regard.

-Je suis sincèrement désolée de m'avoir emporté sur elle, je sais que je n'aurais pas du la menacé ainsi mais mon emportement était du au fait que la veille je vous ai entendu Azzan...Mille pardons à tous les deux sincèrement pardon

Le regard de Jasmine ce fit des plus tendres en l'encontre du prince.

-Depuis quand je t'aime est surement la question que tu te pose en ce moment dans ta tête azzan,depuis notre adolescence...Si je ne te l'ai pas dis avant c'est parce que je sais que nous ne sommes pas du même rang et je sais aussi que je ne suis pas digne en tant que roturière d'être considèré comme celle qui fairait battre le coeur du prince...cela n'est pas convenable c'est pourquoi...Elle prit une profonde respiration...c'est pourquoi je ne te l'ai pas dis avant...J'avais peur, peur de te perdre, de perdre...cette si belle amitié qui nous lis...si jamais je te l'avouais et aussi peur pour toi de ce que les gens penserait de toi...

Des larmes perlaient de nouveau le visage de Jasmine,elle était courageuse,cela lui avait demander tant de détermination afin de le lui dire.Jasmine ne cessait de le regarder afin de voir sa réaction qu'allait-il faire a présent que tout était dévoilée au grand jours, allait-il lui demander de partir ou allait-il ne rien dire,ou allait-il venir la serrée dans ses bras ? Tant de question ce bousculaient dans la tête de Jasmine à ce moment bien précis.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Dim 10 Sep - 14:25


Au moins, l’obéissance de l’esclave n’avait pas changé. Injonction ou non, verbale ou silencieuse, il savait cette invitation à un contact être comme une sucrerie, un petit plaisir que l’on offre, pour Lumina. Elle ne mit donc pas longtemps à venir à chercher son cadeau. Sauf que cela n’en était pas un. L’unique but de cette offre était de l’encourager, de lui donner la force de parler, et de lui révéler ce qu’il voulait. Faire disparaître la peur qui s’était instillée en elle. Si elle avait réellement fait quelque chose de répréhensible aux yeux du prince, elle saurait apprécier cette attention avant que le couperet tombe. Souriante, elle vint poser sa joue sur sa cuisse. Un peu de douceur, c’était tout ce qu’il fallait en échange d’informations dictée correctement et sans omission. Du moins l’espérait il. Sa main alla chercher à nouveau sa chevelure, pour lui administrer quelques caresses. Elle semblait prendre son temps, profiter ces attentions au maximum. Peut-être n’avait-elle pas compris qu’il espérait autre chose en contrepartie, que ces cajoleries n’étaient pas sans aspirations égoïstes. Juste avant qu’il n’arrête pour exprimer clairement ce qu’il souhaitait, ce qui signifiait, “se répéter”, avec toutes les conséquences que cela apportait, elle finit par relever la tête et le regarder dans les yeux. Bien, elle avait compris que cela était apprécié, et même souhaité par son maître. Ce fut également l’occasion pour lui revoir ces joues rosées qu’il avait l’habitude d’admirer lorsqu’elle était gênée. Au moins, elle ne tremblait plus.

Mais Azzan sentait que ça n’allait pas durer. Cette “promenade” ne lui aurait pas plu ? Que peut-elle en savoir ? C’était si horrible que cela ? Une visite du palais… Une simple visite du palais. L’une des deux n’avait pas obéi. Il ne savait s’il préférait que ça soit Jasmine ou Lumina. Si c’était Jasmine, ça serait déplaisant de la rabrouer, voir de la punir, si la faute était grave. Et si c’était Lumina, cela le désignait lui comme responsable, car il était le maître. Mais il n’aurait moins de mal à la sanctionner elle…
Alors qu’il venait de retrouver le sourire, ce dernier disparu aussitôt. Et Lumina baissa les yeux. Quelle facilité. Toujours plus simple de plonger son regard dans celui de son maître lorsque celui ci vous caresse, vous sourit, et qu’il est dans de bonnes dispositions. Mais maintenant que son visage était marqué par la contrariété et une humeur plus que passable, elle fuyait son regard. Visiblement, ses petites attentions n’avaient fait que l’aider à amorcer les choses, et non à la sustenter suffisamment pour qu’elle garde une attitude sereine. Soit, il ferait avec pour le moment. Tant qu’elle parlait.
Au moins, elle ne mit pas longtemps avant de reprendre. Même si reprendre était un bien grand mot. Des excuses par anticipations… Elle se montrait correcte. Car elle devait savoir que si sa faute était réelle, les excuses ne seraient là que pour éviter l’aggravation d’une sanction, elles ne l’éviteraient jamais. Mais assez de perte de temps. Le temps passait, sa frustration aussi. Jusqu’à maintenant, il n’avait rien obtenu de ce qu’il avait voulu ce soir; hormis une coupe de vin, un bien maigre pis-aller.

-Continue.

Le ton était calme, mais un étrange mélange de froideur et de douceur s’y était glissé. Il l’écoutait, sans sourciller, en buvant une mince gorgée de vin, afin de s’occuper le corps pendant que l’esprit absorbait les informations, se retenant de les analyser sur le moment, gâchant la suite.
Ce qu’elle racontait n’était pas cohérent. Qu’espérait-elle à raconter n’importe quoi ? Jasmine était à côté, et pouvait démentir sans problème. Elle prenait des risques idiots, stupides, en mentant. Seulement… Sa verve sans hésitation, son aisance et sa voix sans une once d’appréhension qui aurait pu être due à la peur que l’on voit le mensonge… Il savait reconnaître un mensonge. Sa soeur s’était employée quotidiennement à exercer ce talent pour trouver des excuses à ses multiples facéties. Et Lumina semblait dire vrai. Si elle maniait la tromperie avec une telle maestria, il aurait des soucis à se faire. Valait mieux dans ce cas qu’il essaye d’imaginer que tout ce qu’il racontait était véridique. Ce qui rendait la chose bien plus compliquée. Pourquoi Jasmine serait dérangée par ce qu’il offrait à son esclave ? Pour le fait qu’elle ait dormi avec lui ? Et même par Lumina elle même. Elle était certe très belle, mais de belles esclaves il en avait eu bien d’autres, et elle n’avait jamais réagi ainsi. A moins… Que sa faute ait été de tout dévoiler à son amie. Ses capacités, son passé et ce qu’elle représentait pour lui. Ce qui justifierait le comportement de la jeune femme. Il savait qu’elle n’avait pas grand monde sur qui compter, et que la perte de son ami au profit de quelqu’un d’autre lui faisait peur. Et comme elle ne comprenait pas le statut d’esclave, elle la voyait surement comme une véritable rivale capable de happer toute son amitié. Mais là, elle se ferait des films. Et de là à crier sur Lumina… Cela ne lui ressemblait pas. Il attendait la suite, car pour le moment, tout ceci n’avait aucun sens tant qu’elle ne faisait pas l’aveu d’avoir révéler le contenu de leurs conversations de la veille à la jeune roturière.

Alors qu’elle avait entièrement capté son attention, qu’il n’attendait qu’une chose, qu’elle continue pour comprendre enfin cette farce, elle s’arrêta, et pour aller chercher sa jambe. Ne voyait-elle pas qu’elle jouait avec sa patience ? Pourquoi prendre ce risque ? Uniquement pour quémander quelques attentions de sa part ? Il la laissa faire. Après tout, si c’était ce dont elle avait besoin pour reprendre son récit correctement, c’était bien peu de chose. Il n’abhorrait pas son contact, et cela ne lui coûtait rien. Mais elle, elle payait pour ce contact en grignotant lentement encore davantage son calme. Mais ses yeux marquèrent un léger agacement en se plissant un peu. Cela finit de la décider à continuer.

Décidément, elle avait bien fauté. Une esclave expliquer à une femme libre ce que signifiait son statut… Et de quels malentendus parlait-elle ? Elle avait agit en faisant des suppositions. Comptait-elle vraiment justifier cette outrecuidance avec une telle excuse ?
Azzan savait que Jasmine n’entendait rien en matière d’esclave. Elle avait toujours vécu au palais, et n’avait pas vraiment cherché à comprendre. Néanmoins, elle avait toujours respecté le concept. Au bout de tant d’années à essayer de lui expliquer, il n’avait pas réussi. Si Jasmine avait montré la moindre incompréhension à ce sujet, Lumina aurait dû se douter qu’il était déjà passé par là, et qui cela persistait, alors cela était immuable. Fort de sa confiance en ses capacités, il vit cet affront comme presque personnel. Son esclave avait jugé qu’elle serait plus compétente que lui pour enseigner ce qu’est un esclave à son amie. Ca, il ne l'oublierai pas. Mais il ne l’interrompit pas. S’ils en n’étaient qu’aux prémices de cette confession, il aurait tout le temps ensuite pour l’admonester… voir plus.
Lorsqu’elle évoqua les questions de Jasmine à son encontre, et son silence sur le sujet, il hocha la tête, signe de contentement. Au moins, elle n’avait pas fauté de ce côté là. Bien que rassurant, cela faisait s’écrouler toute sa théorie. Rendant à nouveau incompréhensibles les propos précédents. Et encore davantage ceux d’après. Azzan jeta un regard en biais à Jasmine. Cette dernière était dans le même état de léthargie émotionnelle qu’auparavant. Il sentait qu’elle lui apporterait rien pour le moment. Les yeux de la jeune femme étaient rivées au plafond.
Il pouvait comprendre qu’elle dise que d’autres esclaves la remplacera, c’était logique vu qu’elle ne savait rien sur Lumina. Qu’elle dise être capable de mourir pour lui, il le comprenait aussi. Mais pourquoi elle donnerait sa vie pour libérer Lumina ? C’était aussi idiot qu’illogique. Des hypothèses… Il n’en voyait aucune. Du moins, aucune de sensée. La personne que décrivait l’hybride s’éloignant de plus en plus de celle qu’il connaissait. Il avait autant envie d’entendre chaque détails qu’il avait envie d’entamer l’épilogue.

Visiblement, la perte de temps et la visite incomplète étaient du fait de Jasmine, et non de Lumina. Son amie était facilement la proie de ses émotions. Elle qui était pourtant si douce et sereine d’habitude. Il sentait qu’il y avait quelque chose. Il manquait un élément qui expliquerait tout cet épisode. Comme un mot de passe permettant de déchiffrer un journal entièrement codé. Et apparemment cela avait un rapport avec lui. Azzan porta sa coupe à ses lèvres, ne quittant pas son esclave du regard. Il attendait la suite, profitant de chaque parole pour essayer de comprendre et de déceler cette fameuse information qui lui révélerait enfin le sens de cette histoire.
Il remarqua le regard de Lumina vers celle qu’elle décrivait comme la source des ennuis qui les réunissaient actuellement, avant de le regarder à nouveau. Etait-ce un consentement ? Une interrogation quant au comportement que pourrait avoir Jasmine en retour ? Ou simplement hésitait-elle ? A cette dernière pensée, il fit une légère moue, se voyant déjà lui rappeler à qui elle devait obéir et rendre des comptes. Mais ce fut inutile. Elle continuait. Sa frustration et la chute qui tardait à venir lui en avait fait oublier la veille. Non, elle savait très bien à quoi s’en tenir.

Du moins il l’avait pensé. “J’ai profité du fait que votre amie semblait avoir perdu toutes ses défenses”, “J’ai juste précisé que si elle souhaitait m’expliquer ce qui ne va pas ou n’importe quoi d’autre, je pouvais écouter”. Toutes les deux étaient les déclencheurs, et toutes les deux avaient aggravé la situation. Sauf que Lumina avait outrepassé ses droits. D’ailleurs quels droits ? Elle n’en avait aucun. Ses initiatives à son égard était bien souvent appréciées, car exécutées comme il fallait, au moment où il fallait. Mais là, elle avouait avoir profité d’un instant de faiblesse de Jasmine. Elle, une esclave. Peut-être l’avait il trop gâté. Peut-être lui avait il une fausse idée de sur ce qu’elle était. Oui, elle était importante. Mais elle avait pris la liberté d’interpréter ça comme un passe-droit à certaines choses. Ce qu’il retenait de cet aveu. Soit son honnêteté était due au fait qu’elle croyait que son comportement était légitime, soit elle voulait tester son maître.

Elle finit par se décoller de sa jambe. Il vit cela comme une réaction de Lumina sentant le mécontentement du prince, ou alors une réaction instinctive car elle prévoyait d’annoncer pire, mais également comme le signe qu’elle arrivait enfin à l’essentiel. Toujours l’air sec, il bu une dernière gorgée avant que l’hybride entame son ultime révélation avec une solennité certaine…

Et quelle révélation. Il l’avait écouté d’un bout à l’autre. Mais la fin ne l'intéressait pas. Qu’importe si Jasmine éprouvait du mépris pour elle, et ses menaces ne pourraient être mises à exécution. Il était le maître, et détenait tous les droits sur elle.  Le reste, il s’en fichait. Mais… Non, il ne se ferait insulte à lui-même en se voilant la face devant quelque chose qui le dérangeait. Elle ne parlait pas d’amour dû à l’amitié. Il avait enfin l’information. Tout était clair. Tout son récit. Cela collait parfaitement. Il regarda Jasmine, interrogateur, surpris, pensif.

Il en avait oublié Lumina. Le prince regardait désormais son amie. C’était impossible. Depuis le temps il l’aurait remarqué. Tout ce qui s’était passé, tout ce qu’avait dit l’hybride étaient inédits. Jamais elle n’avait réagi comme ça avant. Avait-il été aveugle à ce point ? Chérissait-il à ce point le fait de séparer sa vie privé et public jusqu’à en oublier son pragmatisme et ses capacités de déduction ? Ou s’était il inconsciemment masqué la vérité car cela le gênait, cela compliquerait les choses et remettrait en question un pan entier de sa relation avec Jasmine ? Peut-être pas. Ceux n’étaient que les dires d’une esclave après tout. Peut-être mentait elle pour faire dévier les pensées de son maître vis à vis de ses fautes. Il n’attendait plus que la réaction de Jasmine. Il lui suffirait de nier, et il l’accepterait. C’était plus simple…

Mais Jasmine retrouva Lumina, à genoux, devant lui. Une fois de plus c’était la surprise. Etait-ce pour implorer quelque chose ? Elle aussi avait peur de lui ?
Le visage d’Azzan s’était adouci, il était moins dur, ne sachant réellement comment réagir, quoi penser. Ni même si tout ceci était vrai. Il attendit la suite, toujours assit sur le balcon. Même les effluves qui s’élevaient depuis le jardin restaient muettes pour lui.

La réponse fatidique arriva. Ce “désolé” était un aveu. Elle se releva et essuya ses larmes. Lumina avait dit vrai. Cela n’effaçait pas ses fautes, mais elle n’avait pas mentit. Il se repassait tout le scénario dans la tête. Heureusement pour lui, il réfléchissait vite, et avait une excellente mémoire. Seulement, c’était le genre de situation qu’il ne savait pas gérer. Il n’avait jamais eu de vrais amis. Personne de proche. Il n’y avait toujours eu que Jasmine. Kiara s’était éloignée petit à petit. Il ne pouvait plus compter sur elle. Mais Jasmine et leur amitié, avait toujours été quelque chose de simple, qui ne demandait aucun tact, aucun embellissement dans la manière de se comporter, de dire les choses. Il n’était plus le prince lorsqu’il était avec elle. C’était comme un refuge où Azzan se séparait du prince. Avec ses esclaves c’était différent. Ils n’étaient en rien des personnes. Et ses relations avec ne pourront jamais être sincères. Mais visiblement, ceux qu’il avait avec sa seule amie, ne l’étaient pas complètement.
Elle cachait donc ce secret depuis plusieurs années. Il comprit à quel point elle devait avoir souffert. Le voir ainsi avec ses prétendantes et ses esclaves. Entendre ses ébats juste à côté alors que le sommeil devait étreindre la jeune femme. Si seulement elle avait pu accepter le système de l’esclavage, cela aurait apaiser, ou du moins, amoindri ses tourments. Elle avait fait preuve d’une abnégation incroyable, et d’un pragmatisme qu’il ne lui connaissait pas. Elle avait voulu lui éviter à lui aussi la tourmente de cet aveu et ce qu’il impliquait. Elle avait été lucide, comprenant que leur rang respectif ne lui permettrait pas de pouvoir se présenter comme prétendante. Il ne l’aurait pas abandonné… Mais il n’allait pas se mentir. Leur relation aurait été différente. Il se serait montré plus distant avec elle, pour la protéger, pour son bien. Jusqu’à finalement la perdre. Perdre sa seule amie. Tout allait se jouer maintenant.

Il vit les larmes couler sur les délicates joues de Jasmine. Azzan ne savait vraiment comment la regarder. Il savait maintenant que le regard et les pensées de son amie à son égard étaient différents. Oui… Cela compliquait les choses. A partir de maintenant, il devrait faire attention à ce qu’il dira ou fera. Là où auparavant, il n’avait pas à le faire.

Le prince déposa sa main sur la joue de Jasmine.Il commença à essuyer ses larmes avec son pouce, avant la prendre lentement dans ses bras pour la calmer, l’apaiser. Les larmes de son autre joue furent essuyées au contact de celle d’Azzan. Il déposa sa main dans le bas de son dos. C’était la première fois qu’il ne savait s’il faisait ce qu’il fallait avec elle. Il la voyait encore comme son amie d’enfance. Ce qu’elle avait toujours été. Il ne pouvait comprendre qu’en théorie ce qu’elle ressentait. Son pouce vint la caresser.

-Ma petite fleur… Je suis désolé que ais dû garder ce secret si longtemps. Et bien que cela ne soit pas réellement de mon fait, je suis également désolé que tu ressentes ça.

Il était sincère. Il n’avait aucune envie de la voir rester souffrante, en proie à une instabilité émotionnelle à cause de ses sentiments. Azzan la garda deux minutes contre lui, avant de l’éloigner de ses bras, et de la regarder dans les yeux.

-Mais… Tu comprends que tout ceci est vraiment soudain. Je… Je ne sais pas quoi te dire. Je suis flatté de ton amour.

Il lui caressa la joue.

-Mais… Tu as toujours été mon amie Jasmine. Désolé. Je crois qu’il est préférable qu’on en reparle un autre jour. Je suis fatigué et je dois me reposer.

Sa main quitta la joue de la jeune femme. Il avait été pris au dépourvu. Il s’était attendu à des erreurs plus terre à terre. Pas quelque chose… Qui n’était même pas une véritable erreur. Là, il n’arrivait pas à gérer. Il lui fallait réfléchir à tout ça. Revenir à des choses qu’il connaissait. Non, il fallait surtout qu’il réussisse à se détendre, à se libérer l’esprit. Une seule, envie, oublier cette soirée quelques instants. Il reprit sa coupe qu’il avait posé le rebord lorsqu’il l’a pris dans ses bras, et bu une gorgée. Se faisant, son regard passa sur Lumina. Il n’aurait pas la foi de la punir ce soir. Surtout qu’il risquait d’avoir besoin d’elle. Son expression était neutre, et encore plus fatiguée.

-Lumina. Va prévenir à la porte qu’on me fasse apporter l’eau chaude pour mon bain. Tu le prépareras. Tu trouveras diverses essences florales dans un petit coffret en cristal dans la salle de bain.

Nulle animosité, ni rancune dans sa manière de lui parler. Non, pas ce soir. Il aurait tout le temps de penser aux erreurs commises ensuite. Il allait penser à lui, pour pouvoir ensuite penser aux autres.
Le prince caressa le bras de Jasmine. Il préférait être seul. Tant qu’elle serait là, il n’aurait pas les idées claires. Et faire des erreurs était une des choses qu’il détestait le plus.

-Je passerai te voir le moment venu pour que l’on en reparle d’accord ?

Son sourire revint. C’était un sourire rassurant, mais clairement de circonstance. Il n’avait aucune raison ni aucune envie de sourire. Heureusement, il n’avait pas eu grands espoirs quant à la possibilité de passer une bonne soirée.
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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Dim 10 Sep - 16:59

Voir Jasmine s'écrouler à côté d'elle fut un soulagement, en quelque sorte, cela lui assurait que ce qu'elle avait dit serait considéré comme vrai. Mais d'un autre côté elle savait qu'elle devrait tout de même payer pour avoir brisé les illusions de son maître, elle s'en voulait, mais le referait sûrement. Elle demeura alors dans le silence totale à genou, attendant un ordre, quelque chose qui pourrait la sortir de sa torpeur. Elle avait peut-être agi comme il fallait, mais savait que cela ne changerait rien et ne pouvait qu'attendre la suite. La patience de l'esclave, elle attend à genou, sans connaître son avenir, mais c'était justement toute la beauté que Lumina appréciait dans cette servitude.

La peur était certes présente, savoir que sa finira par tomber, mais ignorer comment et même ignorer si son maître allait se montrer très brutal avec elle. Lumina se contenta d'un long mais presque imperceptible soupire qui la libéra de la tension qu'elle emmagasinait. A quoi bon penser, elle n'avait qu'à attendre la suite, écoutant sans écouter ce que disait son maître ou Jasmine. Cela ne la regardait pas et en même temps si. Elle était à son maître, le guerrier cache-t-il avoir utilisé un sabre à son mousquet ? Non, alors pourquoi un objet devrait-il se boucher les oreilles lorsque le maître parle de choses privé, il n'y a aucune raison à cela. C'est pour ça qu'elle écoutait, mais que pourtant, elle ne réagissait pas, elle était là sans l'être. Son maître semblait avoir besoin de se détendre, une partie de son monde vient de s'effondrer, il a besoin de réfléchir, il n'avait aucune expérience en la matière. Tout cela était effectivement trop pour lui, elle fut cependant surprise et à la fois heureuse de l'ordre la concernant.

Elle ignorait s'il jugeait l'avoir bien assez entendu pour la soirée, alors pour ne briser aucune prise de parole de l'un ou l'autre, elle se contenta d’acquiescer et de se redresser. Elle rejoignit la porte après avoir effectué quelque pas à reculons et se retourner. Une fois à la porte elle l'ouvrit lentement et passa la tête par l'entre ouverture. Elle sourit aux deux gardes et prit la parole d'une voix qui ne permettait absolument pas de savoir ce qui se passait à l'intérieur :

- Excusez- moi, mon maître souhaite qu'on fasse apporter de l'eau chaude pour son bain. Je vous conseille de vous dépêcher, la journée fut longue.

Elle ajouta un sourire chaleureux, de ce qui pouvait laisser plus d'un homme dans les nuages quelques instants alors qu'elle referma la porte. Elle ne rejoignit pas son maître et son amie, leur laissant un moment d'intimité, plus pour Jasmine que pour son maître, sachant très bien que le concernant son statue la rendait invisible à ce genre de moment. Enfin... Presque invisible, nul doute sur le fait que dans la soirée elle aurait à répondre d'au moins une partie de ses actes. Sans même y faire attention, elle avait laissé volontairement sa coupe de vin en partant, juste à porté de main du prince sur un meuble. Elle venait de jeter un coup d'œil vers la coupe de son maître, si jamais, sans un mot il pourra continuer de savourer le vin, sachant que le fait qu'elle est but dans la coupe ne semblait pas le déranger jusque-là.

Une fois dans la salle de bain elle trouva le coffret en cristal, elle l'ouvrit pour y découvrir les différentes essences. Elle le renifla tous un par un, quelques fois plusieurs à la fois et finit par trouver un mélange qu'elle pensait parfait pour la situation. Elle prépara alors le tout, gardant ses sens en éveille afin de savoir ce qui se passait dans la pièce d'à côté, mais aussi afin d'être là dès l'arriver de l'eau. Sachant que le délais était plutôt cour pour que l'eau arrive, elle ressortie pour rejoindre la porte, sans surprise elle vit les domestiques avec l'eau arriver. Lumina referma la porte derrière elle afin que personne ne puisse voir à l'intérieur, les raisons qui pouvaient la pousser à cela était tellement nombreux qu'elle savait que ça ne choquerait pas. Puis elle fit signe aux domestiques de s'arrêter, sur le moment même les gardes froncèrent les sourcils :

- Posez tout cela ici s'il-vous-plaie, je m'occupe du reste.

Elle leur sourit à nouveau et inclina la tête respectueusement afin de calmer d'éventuelles questions qui pouvait poindre dans leur gorge. Cependant, Lumina ne fit pas vraiment attention à un détail, elle était trop concentrée sur son maître et tout ce qui se passait pour faire attention au poids des seaux. Chaque domestique portait un seau d'eau chaude, elle ne prêta pas vraiment attention, mais les seaux étaient plutôt imposants et Lumina se contenta de les prendre un par un au bout d'une main afin de juste les déposer dans la chambre princière. Elle ne le remarqua pas, mais les gardes et même les domestiques qui repartaient eurent un regard très interrogateur en la voyant soulever ses seaux avec aisances. Certes, un garde en aurait fait autant, mais ce n'était pas le même gabarit, mais rapidement ils préférèrent tous faire comme si de rien n'était. Une fois tous les seaux à l'intérieur elle les emporta deux par deux dans le bain, le remplissant totalement et ensuite appliqua le délicieux mélange dans le bain. D'ordinaire elle aurait sûrement laissé son maître décider si les d'essences lui convenaient, mais vue ce qu'il avait déjà en tête, elle préféra lui épargner la moindre réflexion superflue.

Elle demeura cependant hésitante, elle ne le connaissait pas encore énormément, elle n'avait aucune certitude, est-ce que son geste serait apprécié ? Remarqué ? Ou alors si cela se trouvait il allait s'énerver totalement et tout lâcher dans la figure de Lumina. Autant de réaction possible, elle les appréhendait, mais garda confiance en elle, son instinct ne lui avait que très rarement joué des tours. Elle espérait en son fort intérieur que cette fois encore elle avait fait le bon choix.

Lumina huma l'odeur des essences qu'elle venait de mettre, délicieux et elle avait pensé très loin en les choisissant. Elle avait prit de l'essence de Pamplemousse et Pin Sylvestre. Pamplemousse est idéal pour chasser le stress et dissiper les doutes. Elle est aussi efficace pour combattre la nervosité et l'autre est très utile pour le contrôle des émotions et agit comme rééquilibrant nerveux. Lumina avait appris tellement de choses au file des années, des choses inutiles et d'autres plus utile. A sa manière elle tentait de facilité l'épreuve de son maître, espérant secrètement que cela l'apaiserait aussi suffisamment pour dissiper l'envie de son maître de la brutaliser. D'un autre côté elle se savait en tort, même en ayant agi pour le bien de son maître du début à la fin, une faute est une faute qu'importe les raisons. Si une punition devait tomber, se montrerait droite. Ce qui dans le fond l'amusa un peu, qu'elle soit d'accord ou non elle aurait accepté la punition comme il se doit, car tout ce qui comptait était finalement ce que jugerait utile son maître.

Une question tourmenta à présent Lumina, devait-elle rejoindre son maître ou non ? En théorie oui, mais la voulait-il auprès de lui après tout ce qu'elle avait fait et révélé. Elle s'arrêta devant l'ouverture, demeurant dissimulé cherchant à savoir ce qu'elle devait faire. Si à présent elle regardait vers son maître, verrait-elle un regard haineux ou alors un regard neutre, voir même chaleureux. Peut-être était-il mieux d'attendre ici bien sagement, à nouveau cette prise de décision, elle avait horreur de cela, prendre une initiative ne la dérangeait pas du tout, mais une vraie décision était une tout autre affairer. Après un moment d'hésitation, Lumina prit son courage à deux mains et avança vers son maître. Elle se mit à genou non loin de sa jambe et patienta.
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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Lun 11 Sep - 1:59

Sentant les doigts et la douceur de sa peau sur son visage,le sentir contre elle ainsi rassura un temps soit peu la jeune femme qui d'un geste simple alla comme prolonger le calin.Elle sentit le pouce d'azzan lui caresser la joue.
*Wow que sa peau est douce...*

Jasmine le laissa faire s'apaisant de plus en plus,la peur disparaissait à chaque mots que disait azzan et les muscles de cetter dernière se détendirent un a un.Il avait toujours sue comment l'apaiser et la rassurée tant bien que mal.Lorsqu'il lui dit qu'il était désolé de ce qu'elle avait pus enduré,Jasmine le serra d'avantage contre elle,ne voulant plus du tout le quitté.Elle le savait sincère dans ses propos,le connaissant que trop bien.Mais deux minutes plus tard il se décolla d'elle et la regarda droit dans les yeux.


-Mais… Tu comprends que tout ceci est vraiment soudain. Je… Je ne sais pas quoi te dire. Je suis flatté de ton amour.

Jasmine rougit lorsque leur regard se croisèrent et lui répondit avec encore un peu d'émotion dans la voix.

-Oui je comprends...très bien

*Sa y est il le sais mais a quel prix?*Jasmine le sentit lui caresser de nouveau la joue.Il lui expliqua alors qu'il était fatigué.Elle voyait bien dans le regard de celui-ci qu'il réfléchissait beaucoup et observa le sol,elle l'entendit qu'il était préférable qu'il en reparle un autre journée et que pour lui elle avait toujours été une amie et qu'il devait se reposer.

-Bien je vais te laisser te reposé...Azzan

Elle avait prononcer son prénom doucement et le vit alors s'adressé à Lumina lui ordonnant de préparer de l'eau chaude pour un bain,le regard de Jasmine se détourna alors et elle observa le sol tristement mais a la fois soulagée que sa se soit mieux passer qu'elle ne l'avait imaginée.*Je vois que je serais mieux dans ma chambre moi,il a besoin de ce détendre...je trouverais bien de quoi pour boucher mes oreilles ce soir* Encore la elle faisait pauvre de sacrifice de sois,elle afficha un doux sourire mêlé entre soulagement et tristesse a azzan,lorsqu'il vint caresser son bras,elle sortit de ses songes pour l'écouter.

-Je passerai te voir le moment venu pour que l’on en reparle d’accord ?

Jasmine soupira et baissa la tête, ses paroles étaient pour elle le signale de départ,elle se doutait fort bien de ce qui se passerait ce soir.Elle recula avec regret et observa Azzan avec tendresse,elle n'avait plus le même regard que plus tôt celui-ci était remplis d'un soulagement intense,mais sa voix était encore chargée d'émotions.

-D'accord,je te...laisse le temps d'y penser Azzan...je suis encore sincèrement désolée

Avant de partir,Jasmine s'approcha d'Azzan et l'embrassa avec une tel passion,un désir incomparable,lui démontrant physiquement à quel point elle l'aimait.Jasmine se recula,rompant ainsi le baiser,alors à regret et tourna le dos à Azzan,elle quitta la pièce,le trajet jusqu'à sa chambre se fit sans encombre ce fut au moment de franchir sa porte qu'elle flancha et se précipita sur son lit en larme,déboussolée et soulagée,libérée de ce lourd fardeaux.Elle s'endormit alors habillée dessus ses draps.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Lun 11 Sep - 21:51

Cet épisode désagréable était arrivé à son terme. Il avait envisagé un scénario où cela se terminerait par lui, s’énervant sur l’une des deux, et punissant l’une si elle était la principale fautive. Mais là, il fut pris au dépourvu. Il ne pouvait reprocher à Jasmine d’avoir développé des sentiments. Seul reproche qu’il aurait pu lui faire, était d’avoir fini par craquer et de lui avoir révélé son secret… Mais cette idée en soi était cruelle. Et Azzan se plaisait à penser qu’il était bon, et n’allait pas jusqu’à sacrifier les autres, négligeant leurs émotions, pour arriver à ses fins. Le prince se complaisait dans sa volonté de paraître droit, intègre et d’une moralité exemplaire. Mais s’il était bon pour duper autrui, il l’était un peu moins avec lui-même. Il savait que pour en arriver là, il n’avait pas toujours fait ce qui était juste, qu’il avait dû écraser ou manipuler les plus crédules afin d’obtenir au mieux de ses intérêts. Sauf que cette histoire n’avait rien à voir avec le jeu princier. Une fois de plus, il se rendit compte qu’il était peut-être plus égoïste que le prince lorsqu’il s’agissait d’émotions et d’état d’esprit.

Il remarqua la réaction de la jeune femme lorsqu’il donna ses ordres à son esclave. Et il repensa au fait qu’elle avait évoqué. Le fait qu’elle avait entendu Lumina crier la veille. Cet aveu n’aurait selon lui aucune autre raison d’être que de lui montrer l’étendue de sa tourmente, que cela la peinait. Si seulement elle pouvait comprendre qu’il n’avait fait que prendre du plaisir avec une esclave, un être utile et servil ayant une valeur marchande. Non une femme libre pouvant aspirer à des droits ou de l’amour.

Mais il ne souhaitait pas davantage se pencher sur ce sempiternel sujet. Il fallait qu’elle parte… Suite à sa demande, elle acquiesça. Elle avait compris. Il était soulagé qu’elle n’insiste pas, lui évitant d’avoir à argumenter un peu plus, ce qui se serait sûrement mal terminé. Néanmoins, elle n’avait nul besoin de s’excuser. Il savait que les sentiments n’étaient pas de ces choses que l’on peut contrôler facilement, d’autant plus lorsqu’on est une roturière qui vit comme une princesse, au gré des histoires romanesques que l’on peut trouver dans certains pans de la bibliothèque. Jasmine était une douce rêveuse qui croyait à l’amour véritable, au-delà des rangs. Raison pour laquelle elle avait laissé fleurir ses sentiments pensait il… Mais le flot de ses réflexions fut interrompu brusquement. Son amie le prit une fois de plus au dépourvu. Il n’avait pas une seule fois été sur ses gardes physiquement depuis qu’il était entré dans ses appartements. Et ce n’est qu’au contact des lèvres de la jeune femme contre les siennes, qu’il s’en rendit compte. Sur le moment, il ne rompit pas ce lien physique. Surprise ? Ou bien inconsciemment il était curieux de goûter ces lèvres qu’il n’avait jamais convoité auparavant ? Sauf qu’elle se fit plus pressante, le réveillant par la même. Non, il n’avait pas envie d’autant. Finalement, elle n’avait pas comprit. Elle n’avait pas réussi à comprendre son besoin de prendre du recul face à tout ceci. Azzan recula sa tête et posa une main juste en dessous de l’entre deux seins de Jasmine, pour l’empêcher d’aller plus en avant.

-Bonne nuit Jasmine.

Son ton était simplement calme. Mais nul sourire, ni dureté non plus sur son visage. Il ne voulait pas l’accabler. Mais il n’appréciait pas que l’on lui force la main. Intérieurement, il soupira. Elle était encore bien trop ingénue… Elle n’entendait rien à ces subtilités. C’était une jeune femme passionnée en tout ce qu’elle entreprenait, ce qui exacerbait ses émotions et ses sentiments. Mais il avait assez donné de sa patience et tolérer cette situation qui l’incommodait. Il la garda ainsi à distance, jusqu’à ce qu’il la voit se diriger vers la porte, une lueur de tristesse dans le regard, mais il vit que ses épaules semblaient détendues. Azzan n’eut aucun mal à en connaître la raison. Le poids de ce secret était désormais son poids à lui. Il ne bougea pas, jusqu’à ce que la porte fasse disparaître la jeune roturière, et quelle fut entièrement close.

La porte refermée, sa chambre lui parut étrangement calme, silencieuse. Elle l’avait toujours été. Mais il le remarqua de manière différente cette fois. Le soulagement de voir que désormais il pourrait penser à autre chose, que la soirée serait un peu plus… légère.
Un léger soupire s’échappa de ses lèvres, et il se massa la nuque en baissant un peu la tête pour faciliter l’opération. Et c’est là qu’un subtil rappel de cette conversation désagréable se montra à ses yeux: Lumina. Elle était à côté de lui, à genoux. Elle avait su se faire discrète, se faire oublier. Encore une fois, elle prouvait qu’elle avait des qualités indéniables et appréciables pour son statut.
Ses erreurs lui revinrent brutalement à l’esprit. Mais elles s’évanouirent la seconde d’après. Il ne la punirait pas ce soir. L’envie n’y était pas. Il saurait patienter pour lui montrer son mécontentement, et elle, n’avait aucunement son mot à dire quant au moment où cela tomberait. Pour le reste, elle devra se rattraper, l’aider à se détendre pour le temps qu’il resterait éveillé. Il lui caressa simplement la tête, en relevant la tête. L’attention fut brève car il se dirigea ensuite vers la salle de bain. Il avait suivit de biais le manège de l’esclave avec les seaux. Elle s’était exécutée et aux effluves s’échappant de la pièce d’ablutions. Il ferma les yeux. C’était fort agréable… Tout son corps réclamait désormais la chaleur humide de ce bain.

-Viens, et déshabille moi.

L’injonction était simple, presque douce, son esprit étant un peu plus apaisé qu’auparavant. Il n’attendit pas longtemps avant qu’elle s’emploie à sa nouvelle tâche. Il avait maintenu les yeux fermés au début, puis les rouvrit, afin de regarder son esclave. Son teint était rosé, et son regard semblait vouloir épouser le sol sous elle. La gêne. Mais il se doutait que cette gêne n’était la même qu’il avait pu observer auparavant. Elle comprenait la délicatesse de la situation. Que son maître avait été mécontent, et qu’elle finirait par en goûter les tristes conséquences. Quel gâchis… La soirée qu’il s’était imaginée aurait été bien plus agréable, pour lui comme pour elle, si elles avaient simplement visité le palais. Si Jasmine vait su contenir ses émotions, et Lumina, sa langue.
Encore une fois, son esprit n’arrivait pas à se départir de toute réflexion. Il prit une profonde inspiration une fois nu, et offrit une caresse sur la joue de l’esclave. Il prit place lentement dans le bain, avec un léger “aah” de soulagement. La température eut immédiatement raison de son corps. Ses muscles se détendirent dans l’instant, et un fin sourire commençait à poindre sur son visage. Il restait là, à se prélasser. Le prince n’avait pas pris la peine de dire à Lumina de le rejoindre et de le laver. Il pensait cela logique. Et il pensait bien, car bientôt, une peau très douce entra en contact avec la sienne. Il ouvrit les yeux, et vit Lumina, dénudée, en face de lui. Ses yeux voulurent se clorent, mais il resta là, un instant, à la contempler, avec simplicité. Elle restait magnifique, ses bévues n’ayant eu aucune influence sur le tableau qu’elle offrait. C’est à ce moment qu’il se dit que c’était une chance que cette beauté soit immuable. Que nulle violence ne pourrait l'abîmer.  Il répugnait à violenter un esclave, car cela nuirait à la marchandise. Mais avec Lumina… Il pourrait se le permettre. Il prit la tête de cette dernière dans sa main, caressant sa joue avec son pouce. A quoi ressemblerait ce visage s’il était tordu par la douleur ? Peut-être ne le saurait-il jamais. Sa main reprit sa place. Non, ce n’était pas son truc ce genre de violence.
Il posa sa tête en arrière et ferma à nouveau les yeux, profitant des caresses de l’hybride lors du nettoyage de sa personne. Cela ressemblait déjà un peu plus à ce qu’il avait imaginé.

Le silence s’installa. Azzan était plongé dans une apaisante méditation sans réflexion aucune.Mais une fois revigoré, il ouvrit à nouveau les yeux. Il avait enfin ce qu’il lui fallait pour parler ou réfléchir comme il fallait. Il fixait Lumina, et n’avait aucune envie d’aborder le sujet profond qui avait animé la conversation de tantôt. Mais pour le reste…

-Regarde moi Lumina. Je suis mécontent. Sais-tu pourquoi ?

Il n’avait aucun sourire. Juste il la regardait dans les yeux, faisant preuve d’une parfaite neutralité dans le regard. Ne laissant rien transparaître.
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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Mer 13 Sep - 15:08

Elle demeura à genou, trop pensé en cet instant pouvait lui être nuisible et vue le geste qu'elle avait pu apercevoir, il était clair qu'il valait mieux pas se faire trop remarquer. Elle remarqua rapidement que c'était plutôt réussi, il ne l'avait pas remarqué avant de finalement poser ses yeux sur elle par hasard. Elle remarqua cet instant de flottement, ce moment ou il a dû hésiter dans ce qu'il comptait faire et finalement, il sembla passer par-dessus cette idée. Une caresse, un passage de sa main sur son visage qui la soulagea de bien des pressions s'en suivit et puis il s'en alla vers le bain. Elle le suivit bien entendu et une fois en face de lui, elle remarqua ses yeux fermés, il lui en voulait, c'était certain. Devait-elle le pousser un peu à la sanctionner ou alors attendre qu'elle finisse par tomber ou alors même essayer de se faire pardonner ? Tant de questions, aucune réponse lui vint, alla préféra patienter et s'occuper de la tâche que son maître venait de lui demander.

Sans attendre après que l'ordre fut prononcé elle se dépêcha de s'occuper des vêtements de son maître. Bien sûr, elle usa de tous ces talents afin d'être la plus douce et agréable possible. Chaque vêtement qui s'échappait du corps du Prince était accompagné d'une délicate caresse envoûtante et enivrante. Cependant, elle garda le regard bas, cela donnait l'impression d'une enfant trop honteuse pour regarder son père dans les yeux après avoir fait une bêtise. La situation n'était dans le fond, pas si différentes, elle avait fauté et la personne qui avait autorité sur elle était en face d'elle. Elle n'avait donc aucune envie de croiser son regard et cela probablement car elle savait ce qu'elle y trouverait. D'autant, elle savait aussi que plonger son regard dans le sien ne ferait que lui rappeler à lui aussi la situation et elle ne le voulait pas. Lumina souhaitait détendre son maître, c'est pourquoi elle avait utilisée ce type d'essences dans le bain et c'est aussi pour cela qu'elle se montrerait parfaite. Finalement, elle était la même qu'à chaque fois, douce et délicieuse, faisant attention au moindre désir de son maître, même ceux dont il est lui-même pas conscient.

Puis elle sentit la main de son maître la caresser à nouveau, cette fois, même si ce n'était pas le but, cette caresse était douloureuse. Elle savait ce qu'il voulait dire, ses petites attentions, jamais appuyé, toujours très courte, pour Lumina elles étaient comme des tentatives de pardon, mais sans succès. Est-ce que son maître se sentirait mieux si à la place d'une caresse il la giflait ? Elle l'ignorait, d'un certain côté, elle ne voulait pas qu'il le découvre lui et c'est pour cela qu'elle continua de garder la tête baissée. Elle le regarda rentrer dans le bain, celui-ci lui faisait du bien, bien plus qu'elle à son grand regret.

Elle ne perdit pas de temps, elle rejoint son maître rapidement à sa suite, laissant simplement tomber ses vêtements sur le sol et puis les rangea sur le côté. Seul vestige de ses vêtements, son collier, qui à présent faisait partie d'elle. Elle se retrouva elle aussi finalement dans le bain, mais même ici et ainsi sur lui, elle ne parvenait pas à relever les yeux. Elle voulu donc commencer son travail, mais ne le put pas, son maître la regardait et ses mains se saisir de sa tête. Il pensait à la violence, elle le voyait, elle n'avait pas le choix cette fois-si de le regarder dans les yeux et elle y vit exactement ce qu'elle fuyait. La violence, elle était une solution si amusante avec elle, elle ne souffrirait pas longtemps, mais surtout elle n'en mourrait pas, ni ne portera de marque. On pouvait la punir comme il se doit et ne rien craindre pour elle, c'est à ce genre de moment que son pouvoir lui faisait peur.

Pitié maître, ne me faites pas de mal...

Elle sentit son pouce sur sa joue, il la caressait, mais cela pouvait très bien être le calme avant la tempête, elle fit son possible pour ne pas trembler. Elle y parvenait, tant bien que mal, mais la culpabilité se lisait dans son regard, elle s'en voulait, mais pas forcément pour les mêmes raisons que son maître lui en voulait. Finalement, elle fut relâchée et son maître reprit une position décontracté, un soupire discret lui échappa, elle venait de l'échapper belle. Sans attendre elle reprit son travail, commençant à caresser son maître avec délice et douceur. Elle ignorait si cela était trop osé, mais le fit tout de même et savonna son maître se servant de tout son corps pour donner de nombreuses caresses. Ses joues rosirent encore davantage lorsque ses tétons durcirent au contact de son maître. Mais elle continua son affaire, s'occupant de ses bras, puis de son torse et déjà à ce moment-là, sa respiration devenait plus lourd. Il était facile de lire en elle, tout cela excitait son corps, pourtant la gêne demeurait tout autant que la honte. Pourtant, elle n'arrêta rien et continua, alors qu'elle s'occupait de ses jambes sont intimité commençait à laisser filer quelques goûtes dû à son désir qui augmentait. Curieusement, la gêne, la honte et les caresses donnaient un mélange affreusement aphrodisiaque.

Mais alors qu'elle songea à s'attaquer à l'une des parties les plus délicates, elle sentit le regard de son maître sur elle. Celui-ci n'était pas comme les autres d'avant, il n'était plus dans la contemplation et Lumina releva son visage presque machinalement vers son maître. Lorsqu'elle croisa son regard, elle se raidit légèrement et sa petite lèvre inférieure commença à trembler légèrement. Cependant, ce n'était pas de la peur qui la faisait trembler, mais elle se retenait de verser une larme pour traduire à qu'elle point elle était désolée. Elle baissa les yeux pleins de honte, mais son maître prit immédiatement la parole, la sommant de le regarder puis la question...

Elle se força à relever les yeux à nouveau, son maître était froid, pour quelqu'un arborant si souvent un sourire, le voir ainsi était bien plus que de la neutralité. Elle se savait responsable, la question ne servait qu'à la mettre en pleine lumière pour son châtiment. Lumina se força, se fit du mal pour répondre rapidement sans le faire attendre :

- Oui maître, je sais pourquoi...

Elle se mordit la lèvre, mais cela n'avait rien à voir avec l'expression attendrissante et excitante qu'elle donnait lorsqu'elle le faisait d'habitude. Non, elle se mordit la lèvre avec force, au point de laisser filer une goutte de sang rouge qui n'atteint même pas l'eau. Celle-ci disparue absorbé par la peau alors qu'elle coulait sur son cou, plus aucune trace de son sciage à par le souvenir qu'elle avait laissé dans les mémoires. Elle ne s'était pas fait saigné volontairement, mais c'était la douleur qu'elle chercha, mais pas pour se punir, non, seul son maître en avait le droit. Cette fois ce fut pour se contenir, retenir et réprimer son envie de s'expliquer. Expliquer pourquoi elle avait fait tout cela, mais là n'était pas la question de son maître et les actes valaient bien plus que les mots, en tout cas c'était ce qu'elle pensait. Elle ne quitta pas des yeux son maître, mais entra machinalement sa tête entre les épaules. Elle avait arrêté ce qu'elle faisait, seul ses mains continuaient à prodiguer caresse à son maître, celle-ci se concentrait pour le moment sur les cuisses, mais attendait probablement qu'un signe pour se diriger vers la virilité de son maître.

Cette situation elle la connaissait elle aussi que trop bien, ce moment ou son maître pouvait exploser d'un coup, sans prévenir, sans le moindre réaction qui permettait de s'y préparer à par un regard et une question. Une fois elle était dans la même position et son maître l'avait saisi par la gorge pour l'étouffer sous l'eau. Mais cela ne marchait pas et l'énerva alors il l'avait violé. La soirée c'était fini avec elle servant de jouet à de nombreuses autres esclave pendant que son maître la regardait. Aucune douceur ne lui avait été donnée ce soir-là, les esclaves savent ce qui fait mal, ce qui est une torture et ils avaient exercé leur talent sur elle des heures durant.

Cependant, elle savait que ce n'était pas le genre d'Azzan, non, s'il la punirait cela serait plus subtile et elle savait qu'au plus elle restait auprès de lui, au plus il se décontracterait, mais aussi au plus l'idée de la punir finalement ce soir lui montrait. Elle n'y pouvait rien, elle le caressait délicatement sans même s'en rendre compte, complètement gêné par le regard neutre de son maître, elle ne remarquait pas que ces caresses devaient avoir l'effet inverse. Si elle n'avait pas été en faute, elle aurait certainement su calmer son maître tout en douceur, mais étant la cible, son corps agissait contre elle faisait en sorte que la retenu de son maître perdre peu à peu de sa force. Après tout, il ne savait pas qu'elle magnifique crie elle poussait lorsqu'elle prenait la fessée.
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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Ven 15 Sep - 10:06

Elle avait servi comme il l’avait espéré. Non, comme il s’y attendait. Bien que cela lui soit passé par la tête après que Jasmine soit partit, il se dit qu’il avait bien fait de ne pas la congédier également. Une autre esclave aurait pu faire l’affaire, il est vrai. Mais Lumina était arrivée la veille. Et il avait des ambitions pour elle. Il lui fallait continuer de l’apprivoiser, de voir de quoi elle était capable. Devenir esclave personnelle amenait à partager le quotidien du maître. Et d’assister dans les bons ou les mauvais moments. Cet honneur était également dangereux. Comme une rose, si l’on ne prend pas attention à la manière de s’en occuper, on peut se blesser. Ce qui était arrivé aujourd’hui en était la preuve. Plus on est proche de son maître, plus les risques sont nombreux. En cela, il ne pouvait lui en vouloir profondément. Cela faisait partie des aléas de cet honneur. Mais comme tout esclave, elle paiera ses erreurs comme il se doit.

Il la laissa exécuter ses tâches, prenant chaque caresse pour ce qu’elles étaient. Chacunes d’elles participaient à amoindrir la fatigue qui l’harassait, fatigue qui était bien pauvre en comparaison avant que le récit de la visite et des déconvenues qui ont menées à cette situation désagréable. Le regard bas de celle qui les prodiguait ne lui fit ni chaud ni froid, il s’y attendait. Il ne s’était en rien caché de son mécontement. Il fallait qu’elle le sache. C’était chose faite. Et elle le servait bien. Très bien. Remplissant son rôle comme elle le devait. Un autre aspect de sa servilité et de son efficacité qu’il pouvait voir à l’oeuvre. Il retombait dans ses observations et analyse de chaque comportement. Une activité rassurante, il lui donnait toujours l’impression d’avoir le contrôle. Il avait horreur des situations comme celles de tout à l’heure. Être prit par surprise, sur un terrain qu’il ne connaissait pas, malgré le fait d’être entouré de gens qu’il connaissait. C’était ce genre de sensation qui avait eu raison de son père.

Une fois dans le bain, l’hybride bleutée le rejoignit rapidement. Et lorsqu’il la força à le regarder, il vit qu’elle avait compris le fond de sa réflexion. Ce qu’il aimait ce lien visuel. Un oeil exercé pouvait voir et apprendre tellement de chose rien qu’en les regardant directement. Mais il n’irait pas au bout de ses idées. Comme toujours, il envisageait toutes les possibilités. Et celles qu’offraient les capacités de l’hybride étaient impressionnantes.
Cette compréhension s’était soldée par une indéniable et prévisible inquiétude dans le regard de la méduse. Mais s’il souhaitait l’accabler, il le ferait en temps voulu, et de la manière qu’il aurait choisis. Pas là. Il la voulait pleinement en état d’exécuter ses tâches. Il lui caressa la joue, afin d’effacer ce qu’elle avait pu lire dans ses yeux. Instiller la peur était une chose. Savoir le faire quand on le veut en était une autre. Et il ne voulait pas la voir apeurée. Il finit par se détendre à nouveau, la laissant reprendre son travail. Les yeux fermés, ses autres sens et ses réflexions étaient mis en exergues. Mais alors qu’il se demandait s’il lui en voulait vraiment, si elle était réellement la fautive de toute cette histoire, il la sentit entamer son agréable besogne. Elle se montrait tout aussi tactile que la veille, offrant son corps comme instrument pour le laver. Cette proximité et cette douceur eurent une fois de plus un effet prévisible, sur son afflux sanguin qui se retrouva devié, allant davantage se réfugier dans les parties basses. Ses pensées s’en retrouvèrent perturbées. Mais cette fois, il appréciait cela. C’était exactement ce qu’il voulait. Ce qu’il attendait d’elle en cet instant. Pas spécialement qu’elle le stimule sexuellement. Simplement qu’elle lui fasse oublier sa fatigue, et plus récemment, ce début de soirée. Qu’elle arrive à l’empêcher de faire ce qu’il n’arrivait pas à arrêter de lui-même: réfléchir.
Les yeux toujours clos, son corps était à l’affût de chaque mouvement de l’esclave. Chaque passage de ses doigts, de ses mains, étaient scrupuleusement suivit pas son épiderme, accompagné de son cerveau qui se focalisait dessus. Un rythme s’installait en lui. Tantôt ses muscles se bandaient d’eux mêmes par l’excitation, tantôt ils se détendaient au maximum, sous l’impulsion de cette douceur, de l’eau chaude, et des effluves des essences que Lumina y avait versé. Là où l’esprit s’estompe, le corps prend le relai. Et sans réfléchir, une légère caresse s’installa sur le bas de la hanche de Lumina, n’attaquant que partiellement le début du profil de sa fesse. Il sentit la poitrine de l’hybride se raffermir sensiblement lorsqu’elle passa sur son torse, et deux petits sillons dues aux deux pointes de chair qui signaient la preuve de l’excitation de l’esclave. Un aveu charnel qu’elle laissait glisser sur le corps du prince. Bien que ressentir le désir de l’autre eut d’abord pour effet d’augmenter quelque peu sa sensibilité à ses caresses, il y vit également quelque chose qui remua à nouveau son esprit…

Azzan rouvrit les yeux. Il était temps de mêler l’utile à l’agréable. Sa caresse cessa. Son expression neutre était entièrement voulu. Il ne voulait ni l’intimider, ni la rassurer. Mais son absence de sourire signifiait son mécontentement. Il voulait la mettre subitement en porte à faux. Et sa question sortit comme une subtile attaque. Les lèvres tremblantes de la jeune femme se transforma en une morsure rouge. Elle disait donc savoir pourquoi. Fallait il le vérifier ? Fallait il lui demander exactement ce qu’elle pensait être ses fautes ? Azzan jugeait cela inutile. Il la savait très expérimentée. Il savait qu’elle avait déjà connu maints maîtres, et avait déjà dû commettre un nombre certain de fautes, qui avaient dû lui coûter plus d’une goutte de sang, plus d’une larme. Il continua de la regarder un peu, l’observant se tailler une petite fente dans la lèvre. La plaie, si minime soit elle, disparut rapidement. Il se demanda combien de temps encore il serait fasciné par le phénomène. Il ignorait même s’il finirait un jour par s’y habituer. Inconsciemment, il ne voulait surement pas s’y habituer. Le prince avait une tendance certaine à côtoyer la beauté, la richesse et ce que le monde avait de plus spectaculaire à présenter. Autant il chassait lui-même ces merveilles, autant il pouvait en voir simplement en se baladant dans la cité. Mais un don unique comme le sien, il serait d’une tristesse infini de ne plus s’en émerveiller. Néanmoins, elle s’était blessée. Elle se causait une douleur qui ne lui avait pas été permise. Et elle avait plongé ses yeux dans les siens. En d’autres circonstances, une toute autre intimité aurait pu aboutir.

-Je déciderai lorsque que tu devras embrasser la douleur.

Une légère douceur dans la voix, un subtil haussement de sourcil, et un fin étirement des lèvres, lui redonnèrent à nouveau une expression agréable. Il la sentait sur ses gardes. Après tout, c’était légitime. Surtout qu’il ne comptait pas laisser ses bévues impunies. Mais pourquoi souhaitait il la punir ? Parce-qu’il le fallait. Seulement, lui en voulait il vraiment ? Durant le silence qui s’ensuivit, il se rendit compte qu’il n’était pas vraiment fâché. Ce n’était pas son comportement qui l’avait dérangé. Oui, elle avait provoqué cette discussion gênante et elle avait surestimé ce qu’elle pouvait se permettre, même en étant l’esclave personnelle du prince. Mais elle lui avait apporté quelque chose qu’il aimait avoir: des informations. Lui en vouloir pour ce qui s’était passé était hypocrite. Car ce n’était pas le cas.
Alors qu’elle continuait de s’attarder sur ses cuisses, il avança sa main vers le cou de l’hybride. Le geste n’avait rien de vif, au contraire. Sa main semblait au départ prête à apporter une caresse, mais sa position se mua progressivement, ne laissant aucun doute sur son objectif. Azzan pu voir l’hybride se figer, une peur pointant dans les yeux. L’effet voulu… Mais arrivé au cou, il ne fit que se saisir délicatement du collier avec deux doigts, et tira doucement dessus, uniquement pour l’obliger à se rapprocher. Il amena son visage jusqu’au sien. Ses lèvres se déposèrent sur celles de l’esclave, mais ne s’épanchèrent à aucune attention. Il les laissa un un instant ainsi, avant de s’adresser à nouveau à elle, parlant sans rompre ce contact.

-Ce soir, je veux que tu me fasses oublier cette soirée, et que tu me libères de toute tension. Mais demain ta punition tombera. Cette nuit, je laisserai à ton imagination le soin d’appréhender ta prochaine soirée.

Sur ces mots, il embrassa lentement sa lèvre inférieur, et passa le bout de sa langue là où se trouvait la plaie, qui avait totalement disparue. Puis il éloigna son visage, et éloigna en même temps celui de Lumina. Ses doigts libérèrent le collier, et il se rallongea entièrement à nouveau. Il la regardait en souriant.

-Continue ce que tu faisais.

Ceci dit, sa main alla se perdre sur le devant de la cuisse de la méduse, faisant glisser les bout de ses doigts sur toute la surface.

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Jasmine Sherazade

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Ven 15 Sep - 14:59

Cette soirée la,Jasmine était revenue dans sa chambre triste,elle observa celle-ci qui lui semblait tellement vide et pourtant aucun doute ne régnait. La chambre en elle même était magnifiquement bien décorer et à son seins un magnifique lit baldaquin trônait non loin de celui-ci un peu plus vers son balcon,une magnifique Coiffeuse qui permettait à cette dernière de ce maquillée et coiffée.Adjacent à cette pièce une petite salle de bain ou trônait une magnifique baignoire. Tout dans cet endroit était luxueux au delà de ce que pouvait rêver une simple roturière même sa grande commode dans laquel elle ranger ses vêtements était splendide.
Elle se tenait la perdu dans sa contemplation de sa chambre lorsque la soirée entière se défila devant ses yeux.

Lumina l'avait complètement et totalement rabaisser au yeux d’Azzan.Enfin a ce que Jasmine avait à ce moment-là compris. Comment avait-elle pus faire une tel chose? et qui plus est elle avait utilisé de la confiance à cette dernière pour lui dévoilé son plus grand secret.Elle se remémora alors les avant dernière parole d'Azzan et soupira.

*Je suis allée trop loin après cela il ne voudra surement plus me parler.Oh bon sang pourquoi je me suis confiée à elle*
Elle se rappela aussi que lorsqu'elle l'eut embrasser qu'il l'eu pour réflexe de la repousser.Elle avait comprit à ce geste qu'il était encore trop tôt et était partie a regret. Avait-il un temps soit peut aimé ce baiser..qu'elle avait juger important de lui donner ou n'avait-il pas aimer? Une larmes parla sa joue et elle s'allongea sur son lit.Son esprit alors se tourna en direction de la chambre d'azzan,tout semblait être très silencieux à cet instant bien précis. Jasmine essaya tant bien que mal de trouver le sommeil mais sans succès,elle s'en voulait d'avoir pris sur elle pour protégée une parfaite inconnue d'un châtiment que même les dieux eux même ne pouvaient lui évités.

*Il le sait maintenant,oh bon sang je ne veux tellement pas le perdre et ses lèvres étaient si douce...*

En repassant au baiser qu'elle lui avait donnée avant de partir,Jasmine rougit,elle sècha la larme et serra contre elle un de ses oreillés.

*Je n'avais pas envie de partir,mais j'avais pas le choix...je ne comprends pourquoi elle a le droit de rester auprès de lui alors que moi son amie de toujours j'ai du m'en aller alors qu'il était épuisée...sérieusement pourquoi elle me fais cette effet...J'ai toujours pourtant faite preuve de contrôle face à ses autres esclaves et à ses prétendantes pourquoi face à cette hybride je ne me sens pas en sécurité c'est étrange*

Tant de question parcourait l'esprit de la jeune roturière,elle se souvint alors des paroles de lumina lors de leur visite. *Elle as raison...je n'ai rien a lui offrire.Je ne peux être a lui et lui à moi...oh bon sang...j'ai tout gâcher il aurait mieux fallu que je...garde sa secret encore...qu'ai-je fais!* Elle se mit à pleurer fortement contre l'oreillée étouffant son cri a l'intérieur de celui-ci.


-AHRHHHHRRRRRMMMPFFFF

Elle ne prit pas le temps de ce changer ni rien la peine et la fatigue prirent lentement le dessus.*Tu as fais ce que tu pouvais,jasmine.Il reviendras par lui même te cherché pour t'en parler tu verra il te la promis* Elle s'endormit ainsi allongé de tout son long encore habillée le chagrin et la fatigue l'avait remporter pour se soir.
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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Sam 16 Sep - 12:36

Lumina remarqua rapidement que ce qu'elle venait de se faire pour s'empêcher de parler fut pas forcément comprit de la bonne manière. Mais elle n'allait pas tenter d'expliquer, cela était inutile et elle ne s'était pas retenue de parler pour finalement l'ouvrir plus que nécessaire.

Elle écouta ce qu'il lui dit, elle hocha la tête sans pour autant quitter son regard, dans ce geste il y avait quelque chose de mignon. La belle esclave ne souhaitait vraiment pas se faire disputer par son maître et lorsqu'elle vit les lèvres de son maître changer d'expression pour devenir plus agréable. Lumina sur le moment laissa échapper un large sourire heureuse, chose qu'elle retira pas, mais elle baissa la tête rapidement en remarquant ce qu'elle venait de faire. Ses joues rosirent davantage, comme une jeune fille amoureuse d'un homme trop bon pour elle, sauf que là ce n'était pas de l'amour, mais plutôt un soulagement. Cependant, même-là, cela n'avait rien à voir avec la punition qui commençait à prendre un peu de distance, mais simplement la joie de voir à nouveau le sourire de son maître. Lumina était une esclave aimante, le genre fidèle à en mourir si on lui donnait l'opportunité de tisser ce lien. Alors revoir son sourire sur ses lèvres étaient comme une libération et un soulagement. Puis son maître rapprocha les mains de sa gorge, sur le moment Lumina eut peur, qu'allait-il faire ? L'espace d'un instant elle pensait s'être fourvoyé sur les attentions de son maître, mais elle reprit son calme rapidement et demeura immobile. Elle se mit comme en pause, arrêtant même de respirer, mais ne fermait pas pour autant les yeux, les maîtres aiment lires dans les yeux la peur et son maître actuel le prince, appréciait par-dessus tout contempler les yeux. Alors malgré le doute concernant ses attentions, elle les garda ouvertes sans pour autant avoir le courage de le regarder dans les yeux. Puis finalement se sont deux doigts qui se posèrent sur son collier, sur le moment elle fut soulagé, mais n'eut pas vraiment le temps de se poser plus de questions qu'elle commençait à être tiré vers lui. Son maître aurait pu simplement lui ordonner d'approcher, mais il semblait vouloir imposer certaine chose de manière plus physique, donc bien sûr, elle n'opposa pas le moindre résistance.

Lentement, mais sûrement, son visage s'approchait de celui du Prince et finalement, ses lèvres s'accrochèrent à ceux de son maître. Mais il ne fit rien de plus, pas sur le moment, dans le doute, Lumina ne prit aucune initiative et elle avait bien raison de rester passive sur le coup. Son maître prit alors la parole. Son maître lui révéla quand elle sera punie, d'une certaine manière, la dit punition commençait déjà et il en était pleinement conscient. Cependant, Lumina soupçonnait une autre raison derrière cette idée, elle y voyait une sorte de test. Elle devait libérer son maître de sa tension, lui faire oublier cette soirée qui avait mal débuté. Pourtant son imagination la travaillerait en même temps, peut-être voulait-il voir ce qu'elle ferait tout en sachant la punition qui finirait par lui tomber dessus le lendemain.

Alors que son esprit cherchait un instant à analyser le tout, elle sentit les lèvres de son maître bouger et finalement l'embrasser. Finalement sa langue passa sur lèvre inférieure et puis la repoussa lentement. Son visage était devenu souriant, mais curieusement, elle entendit à peine les quelques mots qui s'en étaient suivis. La caresses délicate sur sa cuisse ne fut qu'une aide à se plonger dans un lointain souvenir. Il lui rappelait tant son premier maître, son seul vrai maître avant lui, sa façon de parler, ses caresses et son sourire. Cependant, le tableau fut noircie par la vision d'horreur de la mort de se même maître. Celui-ci l'avait ramené dans une barque en pleine bataille, alors que l'œil de l'océan s'ouvrait devant eux. Son regard vit un voile couvrir ses yeux, à nouveau ce moment de nostalgie la prenait et la plongeait dans le silence. Lumina sur sa barque, s'éloignant peu à peu du théâtre de la bataille, voyant son maître hurler ses ordres priant les dieux de déchaîner les océans sur ses ennemies. Elle baissa un instant les yeux de tristesses, puis les relevas et sourit à son maître. Elle était revenue au présent, le poids du passé restera lourd, jusqu'à ce que le poids du futur le surpasse. Mais elle en était pas encore là, son maître avait demandé de lui changer les idées et de le libérer de toutes les tensions qu'il pouvait avoir.

Lumina rapprocha ses mains de l'endroit qui pointait le plus vers elle et c'était nul doute la verge de son maître. Elle passa ses mains sur toute la longueur de celle-ci, commençant un délicieux massage expert. Elle se focalisa sur les zones les plus sensibles, le gland qu'elle engloutie sous de multitudes de caresses et ses bourses qu'elle massa du bout des doigts. Lumina s'allongea épaule contre le torse du Prince, elle s'était laissée chuter en douceur contre lui et cela laissait présager une idée dissimulée. Son maître ne sembla pas contre sa réaction, la caresse sur le côté de son épaule du pouce en était un signe révélateur. Lumina quant à elle écouta les battements de cœur de son maître s'accélérer au fil de ses caresses. Le tout était comme une berceuse, quelque chose qui la préparait à ce qu'elle voulait faire ensuite. Ce n'était pas pour elle, mais elle ne voulait pas flancher en le faisant et donc après un petit moment, alors que la verge de son maître était des plus en forme, Lumina se déplaça. Elle se tourna légèrement, se retrouvant à nouveau en face de son maître, elle était sur ses genoux, tenant d'une main la virilité de son maître et de l'autre maintenant son équilibre. Elle plongea ses yeux dans le regard de son maître. Cherchant un signe de désaccords et dommage, c'est ce qu'elle reçut, un sourire avant qu'il ne secoue la tête négativement ajoutant même :

- Tu ne le mérite pas.

Sur le moment, Lumina n'avait pas imaginé que son maître refuserait, elle s'assit en arrière et visiblement, ne savait plus ou se mettre tant la gêne venait de la prendre. Qu'on lui refuse quelque chose était une chose, mais qu'on lui refuse de cette manière et surtout cela. A sa réaction ce n'était pas une chose qui arrivait très souvent et cela la secoua sur le coup. Lumina ne trouva rien d'autre à faire sur le moment que s'excuser :

- Pardonnez-moi maître... Je...

Elle ne comprenait plus, qu'on n'est pas envie, qu'on est autre chose à faire, qu'on lui fasse bien des choses oui, mais jusqu'à maintenant pour elle une punition avait toujours été claire et l'on ne repoussait jamais son effort de donner sa virginité. Elle arrêta complètement ce qu'elle faisait et plaça ses mains contre son visage de honte. Là elle se sentit mal, totalement en tort et savait que ce qu'elle faisait là ne l'enfonçait qu'encore plus. Lumina voyait en l'acte sexuel, surtout lorsqu'il venait de sa propre initiative un acte sensible et aimant. Le voir repoussé et surtout de cette façon était comme lui dire qu'on ne l'appréciait plus. Chose qu'elle n'avait pas pour habitude, surtout lorsque le contraire était d'actualité il y a encore peu de temps. Sur le moment, elle détestait Jasmine pour l'avoir mise dans cette situation.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Quand le silence est brisé, les masques tombes   Dim 17 Sep - 14:05

Après l’avoir libéré de son baiser, il la sentit glisser ailleurs. Une introspection, un souvenir, il n’en savait rien. Mais il se doutait que ses mots précédents avaient dû faire leur chemin. Il la savait coutumière des punitions. Une esclave ayant autant vécu, ayant connu autant de maîtres, devait trouver cela normal d’être punie suite à une erreur. Peut-être même, sans aucune raison. Peut-être était elle entrain d’imaginer déjà les punitions que le prince était capable d’infliger. Ce dernier se demandait si elle avait connu d’autres maîtres comme lui. Mais cet instant qu’elle s’était accordée, il ne le lui reprocherait pas. Cela aurait été l’accabler. La priver simplement de penser à autre chose que ce dont son maître voulait n’aurait été qu’un signe qu’il lui voulait personnellement, et qu’il n’attendait d’elle qu’elle ne soit qu’un simple objet vide. Ce qui n’était pas le cas.

Malgré un instant de flottement, elle finit par à nouveau arborer un sourire. Une telle vision était des plus agréables. Cela éloignait encore davantage les épisodes précédents. Les effaçant pour un court instant, ne laissant que des visages afficher un air satisfait. Et cela fût entièrement justifié pour le prince, son esclave commençant à éprouver ses talents sur sa virilité. Une fois de plus, son corps se détendit entièrement, laissant uniquement le bout de son membre palpiter entre les doigts de l’hybride, envieux d’avoir encore et toujours plus d’attention. Son esprit se vidait petit à petit, le laissant glisser au dehors de cette baignoire, afin que tout son corps soit en éveil et réceptif aux caresses de Lumina.Le savoir faire de cette dernière facilitait les choses. Il ne pensait plus à rien d’autre qu’à ce moment agréable avec la jeune femme bleutée. Il l’accepta avec un fin sourire contre lui, et alla déposer sa main sur le côté de son épaule, le lui caressant du pouce, profitant de la douceur de sa peau. Son efficacité réussissait à la rattraper, mettant nettement plus en valeur ses compétences et ce qu’elle pouvait lui apporter, et amoindrissant ses erreurs qui au fur et à mesure du massage intime, se montraient nettement moins graves, presque désuètes. Mais son corps et ses sens ayant prit le dessus, cette façon de voir était tout à fait normale. Il profita de cette envoûtante proximité, jusqu’à ce qu’il la sentit se déplacer. Il la regarda faire, n’attendant que la suite, ne présageant aucune faute. Et en effet elle n’en commit aucune.

Elle ne partait pas, mais se replaça tout simplement sur ses genoux, ne lâchant pas la verge du prince. A sa position, et au regard interrogateur, il devina ce qu’elle comptait faire. Un hochement de tête, un simple signe d’assentiment. Cela aurait été plus facile, et plus agréable pour tous les deux. Mais les caresses d’Azzan, au-delà de son propre plaisir de pouvoir laisser sa main parcourir une surface aussi douce, et de l’effet produit sur son propre corps, il avait aussi voulu éveiller l’envie de l’esclave. Dans le but de la priver de toute satisfaction de ce côté là ce soir. Une sanction qu’il jugeait marquante sur le moment, mais qui ne laisserait qu’un désagréable et frustrant souvenir à l’esclave. D’ici là, pour ce soir, il l’userait de d’autres manières. Il la savait dotée de nombreux talents.

D’un large sourire, et d’une phrase explicite, il lui refusa d’aller réfugier son membre en elle. Mais la réaction de Lumina ne fut pas celle qu’il aurait pensé. D’ailleurs, il n’aurait jamais imaginé une telle réaction. Visiblement, ce refus la troubla fortement. Au point qu’elle arrêta sa besogne, la seule chose qui l’éloignait petit à petit de sanctions futurs, et qui contentait son maître. Elle allait même faire l’erreur de ne plus continuer l’objet de son ordre précédent. Après une excuse maladroite, elle mit son visage entre ses mains. Que cherchait elle ? Etait-ce voulu ? Un prémice à quelque chose dont il ne s’attendait pas ? Ou encore une scène qui ferait à nouveau couler le plaisir qui commençait pourtant à poindre. Sur le moment, Azzan préférait de mettre de côté cette dernière option, sentant déjà par anticipation la frustration venir. Ce n’était absolument pas ce qui était prévu. Il avait sûrement surestimé l’importance de sa servilité sur ses propres besoins et émotions. Allait-il devoir se montrer sévère, et négliger la raison de sa prise de risque ? Ou devoir sacrifier ses propres besoin du moment pour repartir dans des discussions qui, qu’importe l’intérêt, ne contenterait en rien ses demandes physiques qu’ils avaient tous deux mis en exergue. Le choix n’allait peut-être pas se faire tout de suite…

Son sourire s’effaça à nouveau, chose qui arrivait bien trop souvent ce soir là. Son torse se souleva lourdement et lentement, réfrénant une frustration et un mécontentement qu’il ne souhaitait pas caché, au contraire.

-J’espère que tu as une bonne raison pour réagir ainsi Lumina. Car cette punition est bien douce comparée à ce que tu aurais pu subir avec un autre maître.

Sa voix n’était en rien froide, ni tranchante. Assez neutre, voir presque légèrement encourageante. Il posa même à nouveau une main sur la cuisse de l’esclave. On aurait dit qu’il la comprenait, qu’il était prêt à être aux petits soins pour elle. Mais si elle ouvrait les yeux, elle verrait sur son visage quelque chose de contradictoire. Au final, il souhaitait simplement faciliter les aveux, les accélérer. Il avait assez donné dans la soirée dans le tragique et les récits dramatiques. Sa patience était de nouveau mise à l’épreuve.

Il saurait se souvenir de cette soirée. La veille, l’esclave avait réussi à combler son maître, annonçant à ce dernier de nombreuses années de satisfactions,voir un lien que lui même n’aurait jamais pensé développer avec une esclave. Le fait qu’elle soit unique, son expérience, et son esprit, faisait qu’elle aurait pu avoir une place plus importante auprès de lui, au-delà de l’esclave, au-delà du trésor. Un être unique qui ne le serait plus pour ce qu’elle est au regard de tous, de ce qu’elle représente, mais un être unique, un lien sans nom, auprès du prince. Non, plutôt d’Azzan. Sa sphère privée étant réduite, il s’était déjà posé la question de l’y voir, développant une intimité qui ne se limitait pas à une servilité ou à des rapports charnels. Car il s’était imaginé qu’elle comprenait aisément ses propos, ses réactions, et sa pensée. Et surtout, ses besoins. Mais ce soir avait été l’inverse de la veille. Il avait l’impression d’être au service de son esclave et de son amie. Qu’il devait les rassurer, s’occuper d’elles et de leurs besoins. Pour Jasmine, il l’avait très souvent fait, de part leur profonde amitié. Mais Lumina… Le lendemain de son arrivée elle multipliait les fautes. Ses compétences certaines compenseraient elles ses bévues ? Au final, il la connaissait que depuis peu. L’aperçu du premier soir était peut-être faussé. Mais il divaguait surement. Il poussait trop loin la réflexion, soumis à la frustration. Oui, ce n’était que le deuxième jour, il devait lui laisser sa chance. Il avait déjà gagné un temps phénoménale à ne pas la dresser, à ne pas lui apprendre à se comporter en bonne esclave personnelle d’un prince. Après tout, elle s’était comporté à maints reprise comme un petit animal. La peur et la honte avaient plus d’une fois marqués son visage.

Il s’adoucit petit à petit, et sa main offrit une unique caresse sur la cuisse de la méduse. Il se retrouvait dans la même configuration que la veille. Son esprit avait repris le dessus, mais son corps ne voulait rester ainsi. Une frustration interne qui s’accentuait.

-Découvre ton visage. Parle franchement, et ne me fais pas regretter ma tolérance et ma bienveillance à ton égard.

Peut-être s’était-il montré trop permissif, trop généreux avec elle. C’était la première fois qu’il s’était montré aussi prévenant avec une esclave le jour de son arrivée, et il l’avait déjà couvert d’une considération et d’attentions que bien d’autres n’avaient encore jamais eu depuis qu’ils le servent. Une erreur ? Il le saurait bien assez tôt. Malgré tout, il espérait que la raison de cette faute soit plus profonde qu’un simple caprice devant la punition. Car si ce n’était pas le cas, elle serait belle et bien une esclave comme les autres au fond d’elle.
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Quand le silence est brisé, les masques tombes

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