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 Prince et joyaux des mers se rencontre.

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Lumina

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MessageSujet: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 10:55

Ou l'emmenait ces gens  ? Qui les avaient payés  ? Comment ont ils fait pour la trouver  ? Combien de temps allait elle encore rester enfermé  ?

Tant de questions sans la moindre réponse lui tournait dans l'esprit, on ne lui avait rien révélé, elle n'avait été que capturé, maîtrisé et enfermé. On la nourrissait deux fois par jour, c'était beaucoup pour des mercenaires, nul doute qu'on leur à demandé de bien s'occuper d'elle, mais qui ? Les jours se succédèrent l'une à l'autre pendant un moment, la seule indication de l'endroit vers lequel elle se dirigeait c'était le fait que la température augmentait. Elle ne voyait rien même pas la lumière du jour, seul la régularité de ces repas lui permettait de se faire une idée et ainsi les jours se succède jusqu'à ce que nous arrivions à un port. Là, enfin ces hommes revernirent pour l'attacher, les mains dans le dos un collier autour du coup relié à une laisse pour la tirer comme une chienne. Elle avait l'habitude de ce genre de traitement, les esclaves étaient souvent attachés à la laisse, mais là elle n'avait aucun maître, elle était juste capturée et visiblement livré comme une marchandise. Elle ne reconnu pas bien ce lieu, mais après quelques minutes à marcher vers ce qui semblait être le palais elle le reconnue. Elle n'avait pas été ici depuis l'époque où elle était encore au service de son maître le capitaine Maelstrom.

En marchant elle observa autour d'elle, cette cité avait tellement changé, elle était devenue plus grande, mais aussi incroyablement plus belle et cela la surprit beaucoup. A sa grande infortune, elle avait eu le malheur de voir uniquement les villes s'enlaidir et non devenir plus belle. C'était ainsi qu'elle s'était mise à voir les choses, ce monde était fait pour devenir plus hideux. Sauf que là ce fut la preuve qu'elle se trompait, sa propreté et le manque de lieu sale et sombre la fit légèrement sourire. Cependant, un coup sur la laisse qui la fit chuter sur le sol la ramena à la réalité, une insulte et deux bras qui la soulevèrent de force la mire sur ses pieds. Le chemin que nous prenions nous mena directement au palais, elle se dit que finalement c'était peut- être pour cela que tout semblait magnifique, normal que le chemin direct menant à ce lieu immense soit bien entretenu. En arrivant dans la salle du trône, il était devenu évident que la personne qui les avaient payés était le maître de se lieu, le prince At-Aswala. Lumina ignorait néanmoins le nom du Prince au pouvoir à présent, elle ne connaissait que leur ancêtre. En tout cas la salle du trône comme le reste de la cité avait elle aussi bien changé, plus grande, plus luxurieuse, comme tout le reste du palais. D'une certaine façon, Lumina appréciait l'ambiance de ce lieu, cependant, la chaleur l'accommodait, elle restait une hybride aquatique et le manque de bain, ainsi que d'eau alors que la chaleur était bien pire que ce qu'elle avait supporté pendant ces cent dernières années. Effectivement, même si elle voulait s'enfuir, elle était certaine qu'elle n'irait pas loin ainsi. Pourtant, son corps ne traduisait en rien ce manque d'hydratation, on aurait pu croire que son corps était incapable de s'enlaidir et seul son esprit ressentait réellement la faiblesse de son corps. Une fois déjà elle était venu ici, mais c'était au côté de son premier maître, à cette époque les gens ignoraient ce qu'elle était et les choses étaient alors bien plus simple. Maintenant on lui voulait plus que du mal, mais elle se retenue de commencer à larmoyer, ce n'était pas la chose à faire, pour le moment rien indiquait quel traitement on allait lui faire subir.

Ils arrivèrent devant le trône et Lumina dans un geste presque de réflexe se mit à genou pour attendre le Prince. On lui avait appris  qu'une esclave n'attendait pas debout, mais à genou, par terre là où  était sa place et seul son maître a le droit de lui autoriser à user de ses jambes pour être la même hauteur que les Hommes. C'est ainsi qu'elle attendit l'arrivée du maître de ce lieu, les mercenaires l'avait observé s'agenouiller et à leur regard elle comprit pourquoi c'était leur chef qui l'avait nourri tout ce temps. Après tout elle ne portait que des vêtements en lambeau qui laissait apparaître quelque parti de son corps qui certes n'était pas les plus intimes, mais suffisamment pour échauffer les hommes et peut- être les pousser à faire ce que le chef jugeait visiblement mal. N'empêche qu'en attendant, Lumina sentit leur regard sur elle, qui ne la quittait presque plus, mais cela ne la dérangea pas du tout. Après tout, elle avait l'habitude d'être ainsi regardé et dans le fond, on lui avait appris  à aimer ces regards lubriques sur elle.
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 10:56

La journée avait été longue. Mais dans le bon sens. Le Marché Doré de Nil Arasin était le mois prochain, et les préparatif étaient déjà entamés. Ce grand marché devait son nom, non pas pour le flot d’or qui y circule, mais parce-que la toute première fois, un soleil doré et puissant accompagnait les nombreux échanges. Cette histoire était assez poétique et donnait un caractère presque transcendant au marché, mais à cette époque, c’était surtout synonyme de très grosses chaleurs, et de reflet sur tout les produits précieux susceptibles de briller. Nettement moins agréable que ce que pourrait le laisser entendre son nom.
Les artisans et commerçants de la cité commençaient déjà à faire l’inventaire de ce qu’ils pouvaient vendre d’ici cet évènement, et ce qu’ils garderaient pour ce dernier. Ce n’était pas uniquement une question de gagner de l’argent. Nombre d’entre eux garderont leurs produits les plus rares et les plus coûteux pour le Marché Doré, même s’ils pensaient pouvoir les vendre avant. L’enjeu était autre: lors de cette semaine, c’était l’occasion de présenter aux nombreux visiteurs, notamment aux grands noms des îles, leurs marchandises les plus fines, les plus coûteuses, et les plus attrayantes, dans le but de se faire remarquer, et d’exporter leur nom. Et c’est dans cette ambiance de richesse et de recherche de ce qui peut impressionner des gens qui ont déjà tout, que le prince Azzan dut visiter ses maîtres-artisans, ainsi que les indépendants. Ce qu’il pu voir aujourd’hui le rendait très optimiste quant à la réussite de l’édition de cette année. Il se montra même généreux envers un jeune souffleur de verre, qui s’attelait à reproduire des pièces frappée du soleil et des trois plumes du blason des at-Aswala. Il en offrit une bourse au prince lorsqu’il passa près de son étal dans une ruelle marchande de la cité. Azzan en fut amusé, et trouva l’idée originale. Il s’engagea à lui fournir un mois de financement pour l’aider à se lancer, et que s’il réussissait à percer lors du Marché Doré, il lui proposerai un patronage.
Le reste de la journée se déroula sans autre épisode spécifique. Ce fut long mais intéressant. Ce genre de préparatif et de spéculation sur la marchandise lui plaisait. Il finit par rentrer au palais, toujours souriant, la bourse en cuir grossier abritant de multiples petites oeuvres qui l’étaient nettement moins, dans la main.

A l’entrée du palais, il croisa un messager qui se dirigea immédiatement vers lui. Ce dernier lui apprit qu’il partait justement en ville pour aller lui remettre un message. Message qui n’était pas écrit, sois disant par prudence. C’est donc de vive voix, dans un murmure un peu familier, que le messager appris au prince qu’un bien qu’il attendait, espérait, depuis bien longtemps: l’esclave immortelle. Et d’un pas un peu plus pressé, essayant de ne pas élargir son sourire plus que de raison et involontairement, il partit en direction de la salle du trône.

Vêtu et paré comme à l’accoutumée, cette fois si, c’est avec de très légères taches de poussières sur le bas de son saroual, du à son empressement assez mal contenu sur le chemin qui séparait l’annonce du message du palais, qu’il entra dans la fastueuse salle qui accueillait les invités de marque. Hormi les gardes, seuls les mercenaires et une jeune femme de dos, et à genoux, se trouvaient dans cette immense espace. Ils étaient face au trône. Lui arrivait cette fois par la grande entrée, revenant directement de la cité.
Il avait retrouvé son allure et son air paisible, serein. Il se dirigea vers le petit groupe. Le chambellan, surpris de l’arrivée aussi rapide du prince après l’envoi du messager, mit une seconde de plus pour annoncer le prince. A ces mots, les mercenaires se retournèrent, et saluèrent plus ou moins correctement le dirigeant de la famille régnante. Ce dernier ne s’en offusqua pas, se doutant qu’ils ne devaient pas régulièrement fréquenter des puissants. Ou tout simplement qu’ils n’aspiraient qu’à repartir rapidement avec leur paiement, vu le temps qu’ils ont passé à traquer l’objet de leur mission. Il leur sourit et leur fit signe, pour ceux qui l’avait fait, de mettre fin à leur révérence, et de se relever.

-Messieurs, je suis heureux de constater le succès de votre mission.

Il fit le tour des hommes, pour se placer devant la femme qui était toujours à genoux. Il la regarda un instant, puis d’une main, prit son menton entre deux doigts, et le lui releva pour l’obliger à le regarder. Il maintint la chose quelques secondes, avant de la relâcher et d’examiner brièvement et de haut le corps de l’hybride. Puis reporta son attention sur le mercenaires.

-Je vois que vous ne l’avez pas abîmé. Toute les conditions ont été respectées. Parfait. Je serai heureux de refaire appel à vous une prochaine fois, soyez en assuré.

Il regarda en direction du chambellan, et fit un élégant geste de la main vers les hommes devant lui.

-Chambellan. Veuillez accompagner ces messieurs auprès du trésorier. Leur contrat s’y trouve et attendait ce moment depuis bien trop longtemps. Qu’on leur donne ce qui leur est dû, et ajoutez y un bonus que vous jugerez juste.

Il leur sourit une dernière fois, et inclina très légèrement la tête, uniquement pour leur signifier qu’il n’attendait plus rien d’eux. Ils auront leur dû, c’était tout ce qui comptait. Leur engagement s’arrêtait là.
Une fois la salle du trône un peu plus épurée, le prince fit un tour entier de sa nouvelle possession. Au passage il prit en main une mèche de cheveux qu’il fit glisser entre ses doigts. D’un unique signe de la main, il congédia tous les gardes en présence. La raison était simple: la mettre dans des dispositions plus agréable, plus intimes. Il termina son tour en face d’elle, et s’adressa à l’hybride sur un ton doux et calme, affichant un sourire rassurant, et un regard direct, bien qu’impénétrable.

-Lève toi et décline ton identité esclave. Je suis le prince Azzan at-Aswala, maître de ces lieux, et ton existence désormais.

Une main tendue s'offrit à elle, comme une invitation à la prendre, une aide davantage élégante qu'autre chose.
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Lumina

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 10:57

Elle demeura au sol, à genou, l'attente fut brève car le prince ne tarda pas à arriver. Elle ne le voyait pas encore, mais son ouï était fine et le silence dans la salle du trône lui permit de savoir exactement où il se trouvait à chaque instant sans avoir à lever les yeux. Puis un homme, probablement le chambellan annonça le prince Azzan at-Aswala, alors cette dynastie vivait toujours encore et sur le moment elle eut un petit tic nerveux. S'il avait mis de gros moyens pour la retrouver alors cela voulait-il dire qu'il savait ? Ses ancêtres lui aurait-il laissé quelque chose qui permettait de l'identifier ? Cependant, malgré une légère peur qui venait de s'insinuer en elle, elle demeura calme d'apparence, un masque, les esclaves savent quand ils doivent le porter et quand ils doivent le retirer. A cette instant, il fallait le porter et faire profil bas, elle allait faire comme à chaque fois et être la seule chose qu'elle pouvait être dans ce monde. Les mercenaires semblaient tenter de faire preuve de respect devant le prince, mais du coin de l'œil elle ne put que souligner la médiocrité de leur geste manquant cruellement de grâce. C'était ainsi, elle était ainsi faite, relevant l'imperfection du monde et des gens qui l'entourent. Elle était parfaite et c'était tout simplement pour cela que sa présence dans ce monde n'était que toléré en tant que femme asservie au fort.

Le prince prit la parole alors qu'il était en train de nous contourner, elle savait que les mercenaires ne devaient probablement pas être la chose qu'il regardait le plus, c'était elle, très certainement et comme elle s'y attendait, il parla du succès de la mission. Elle était bien leur mission, ce n'était pas une grande nouvelle, en fait c'était déjà certain depuis un moment, mais l'entendre était tout de même quelque chose. En fin de compte il finit sa route en face d'elle, la surplombant complètement, elle pouvait sentir son regard clairement sur elle, curieusement, elle avait chaud sur le navire, mais froid depuis son arrivée dans la salle du trône, elle savait que c'était une réaction de son corps pour compenser la chaleur excessive de région. Cependant, sentir le regard d'un puissant sur elle, sentir le regard d'un homme dont elle avait connu l'ancêtre, sentir le regard de ce qui sera certainement son maître à présent... La réchauffa. Il se saisit de son menton à l'aide de deux doigts et la força à relever la tête. C'est sans la moindre résistance qu'il effectua le geste, elle le regarda un bref instant, mais rapidement son regard se baissa, soutenir le regard de son maître ne lui était pas permis et même d'aucun homme de surcroît. A peine avait-elle baissé les yeux qu'il relâcha son menton, les yeux de son maître l'examinaient, elle pouvait le sentir, elle se sentait rougir légèrement, cela l'ennuyait, encore une fois son corps agissait de lui- même. De nombreuse fois les agissements ambiguë de son corps l'avait plongé dans un abîme de peur, de douleur ou voir de perversion. Elle avait été conditionnée si longtemps, son corps qui était capable de faire autant de choses que l'homme ne pouvait comprendre et elle même non plus. Celui-ci avait alors prit des habitudes qu'elle ne pouvait changer malgré elle, le maître aime voir la honte dans les yeux de leur esclave, cela leur donne un sentiment de supériorité qui facilite les choses et son corps faisait alors en sorte d'en donner l'image, une image fausse, mais impossible d'y voir à travers, car le fait de sentir son visage rougir força Lumina à rentrer un peu la tête entre les épaules.

Il continua alors à parler avec les mercenaires, elle écoutait que d'une seule oreille, elle ne devait pas se faire remarquer, être présente mais invisible malgré un corps qui attirait les regards. Entendre que d'une seule oreille pour que la moindre demande à son encontre soit entendu. Cette fois il souligna le fait que je n'était pas abîmé, oui, mais pas à grâce à eux, si elle était en réalité simplement encore en vie c'était grâce à ses capacités. Elle était une hybride aquatique et cet environnement sans y être préparée était d'ordinaire presque à tous les coups mortel. Certes, aucun d'entre eux ne pouvait le savoir, ni même le remarquer et cela surtout car personne n'était entré voir comment elle allait pendant le trajet. Il les fit partir avec le chambellan, elle aurait pu lui dire qu'il ne méritait certainement pas un bonus, mais elle n'était pas abîmée, le contrat était respecté et son petit confort ne valait rien, alors... Pourquoi mettre le prince dans une position qui ne l'enchanterait certainement pas.

Nous étions un peu plus tranquille à présent et comme si cela ne suffisait pas il congédia les gardes, d'ordinaire on aurait pu juger ce geste comme inconscient, mais s'il savait rien que quelques détails sur elle, alors il était certain qu'il savait qu'il n'y avait rien à craindre de moi sur ce sujet. Il lui tournait autour, il devait se délecter de sa nouvelle acquisition, c'était certain, sa main prit une mèche de cheveux, ceci était toujours aussi bleu, léger, long, puis il finit sa marche a nouveau face à elle.

Il prit à nouveau la parole, déjà maintenant les mots qu'il prononçait était comme un océan déchaîné, inutile de lutter contre la tempête, on ne peut que le suivre et espérer qu'il nous emmène vers des eaux calmes. Alors lorsque la main tendue lui fut offerte, elle s'en saisie d'une main douce, elle ne c'était pas appuyé sur la main, elle s'en était saisie pour le geste et uniquement pour cela. Une fois debout comme il l'avait ordonné elle garda les yeux baissé, elle pouvait sentir son regard, un regard de maître sur elle et ne voulant pas le faire attendre, elle déclina son identité comme il l'avait ordonné, son maître comme il l'avait indiqué voulait qu'elle se présente :

- Je m'appelle Lumina... maître...

Elle avait baissé la tête tout en se présentant et la dernière partie avait eu du mal à sortir. Sur le moment Lumina s'en surpris, il était un prince, elle ne savait pas vraiment comment s'adresser à lui, maître lui convenait-il ? Peut- être votre Altesse l'enchantait davantage ? Difficile a dire. En tout cas elle avait laissée le prince garder sa main et la retirerait uniquement s'il le fait lui- même. De ce qu'elle avait pu voir il était plutôt belle homme, le genre de personne à disposer de tout un sanctuaire ou femme devait l'attendre. Elle ne tentait même pas d'imaginer le nombre de personne qui rêvait d'être accroché à lui. Pour le moment elle demeura sage et à sa place. Si le prince avait l'œil, peut être serait il capable de son véritable état, non pas derrière le masque physique qu'elle avait mise en place, mais dans la force de son bras. Il aurait pu voir ses jambes bien trop tremblante malgré la grâce dans les gestes de l'esclave. Nul doute qu'elle avait de l'endurance, elle avait souvent été mise à l'épreuve, mais là son corps lui hurlait, il demandait de l'eau. Il fallait pouvoir voir derrière la perfection de son corps immuable.

Darkturquoise #00CED1


Dernière édition par Lumina le Sam 12 Aoû - 14:22, édité 1 fois
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 14:04

Obéissante. Elle était donc déjà docile. On aurait pu croire que tant de temps à fuir l’aurait changé, lui aurait donné la force, la volonté, de s’émanciper de son statut de manière plus définitive. Sur son île, cette hybride aurait pu vivre libre, à condition qu’elle arrive à subvenir à ses besoins. Et de ce qu’il en savait, le nombre d’années qui les différenciait, était assez important pour lui imputer de nombreux talents. Mais visiblement, elle n’avait rien de ce que l’on pourrait imaginer d’une ancienne esclave. Nulle volonté d’indépendance malgré cette longue cavale. Avait-elle passé plus de temps sous le joug d’un maître qu’en liberté ? Etrangement, c’était le genre de question qui l’intéressait autant que l’apprentissage des secrets dont elle était la détentrice...
Elle était une esclave. Et il allait justifier cela en lui redonnant ce statut qui lui était familier. De nombreuses fois, lorsqu’il repensait à cette chasse qu’il avait commandité, il réfléchissait à la manière dont les choses se passeraient. Désormais, il savait qu’il n’aurait pas à la rendre docile. Quant à la rendre fidèle, il allait devoir creuser la question. Et le temps pour cela, il l’avait.
Elle s’était exécutée sans rechigner, sans attendre. Décidément, elle avait l’habitude d'obéir sans trop réfléchir. Lumina… Ce nom il n’avait fait que le lire ou en entendre parler par ses ascendants. Tel un secret bien gardé par sa famille. Comme un non-dit entre les puissants de ce monde, il savait également que ce secret était également détenu par d’autres. C’était l'apanage des grands de connaître les mystères de ce monde. Mais au-delà de ça, elle s’était montrée honnête. Elle n’avait donc aucunement l’intention de se défier de lui. Chose qu’il gardait en tête pour le moment.
Sa main délicate était froide, sensation étrange au vu du climat de l’île. Mais il s’attendait déjà à quelques surprises de la part de cette hybride. Et il avait hâte d’en découvrir encore davantage. Cependant, dans l’immédiat, il devait avant tout lui présenter sa nouvelle situation. Dans les meilleures conditions possibles. Désormais debout, il pouvait la voir pleinement. Il se recula d’un pas, ne relâchant pas sa main, et la regarda de bas en haut. Son visage était impassible, uniquement marqué par son fameux sourire, ses yeux trahissant néanmoins un certain esprit d’analyse à ce moment précis. Oui, elle était en bon état. Très bon état même. Immaculée, et d’une beauté indéniable. Peut-être que la légende était vraie… Encore une chose qu’il allait devoir vérifier. Mais apparemment, son voyage ne l’avait pas entièrement épargné. Il avait l’impression que ses jambs imploraient silencieusement ce que le haut de son corps tentait de dissimuler. Autre information: elle n’aimait pas dévoiler la moindre faiblesse. Décidément, elle ferait une excellente esclave.
Il finit par délaisser doucement sa main, et élargit très légèrement son sourire.
Se dirigeant vers son trône, il la laissa là debout. Sa démarche n’avait rien de pressée. Une fois devant le royal siège, il se saisit d’un des coussins, et en balança un aux pieds de la femme bleutée. Puis il s’assit enfin et la regarda.

-Et bien Lumina, enchanté de te posséder enfin. Inutile de t’épuiser davantage, la soirée va être longue. Tu es ici au palais at-Aswala, siège de la puissance de l’Île aux Saphirs. Ici, tu es sur un territoire indépendant où le commerce est roi. Bien, maintenant, il est temps de t’expliquer plus en détail ta situation. Qasim !

Un serviteur arriva et s’inclina devant le prince, attendant d’entendre la raison de sa présence. Ce dernier ne quitta pas son esclave des yeux, ne cherchant qu’à analyser le moindre de ses gestes, jugeant les premiers instants avec elle et son comportement envers lui, très révélateur sur la vision qu’elle avait de sa nouvelle condition, et de son vis à vis.

-Va faire préparer une chambre confortable pour cette esclave, et fais moi amener une coupe de vin. Deux même.

Il n’ajouta rien de plus, et d’un signe de la main, fit comprendre au dit Qasim que ses exigences s’arrêtaient là. Une fois le serviteur partit, il s’adressa à nouveau à la frêle créature qui trônait au centre de l’immense salle.

-Comme tu le découvriras, je ne néglige pas mes esclaves. Bien au contraire. Comme tout ce que je possède, j’en prends grand soin. Un produit de bonne qualité se doit d’être entretenu pour conserver toute sa valeur. J’aspire même à embellir chaque chose qui est mienne. Mais ne te méprends pas. Je vais te dire comme à chacun de mes esclaves: tu restes une marchandise. J’attends de toi une obéissance totale. Rien de plus. Nul amour, nul respect, nul crainte. Cela, je les obtiendrai de toi si je l’exige. Sache que tous ceux de ta condition ne peuvent rêver de meilleures conditions d’asservissement que celles que j’aurai à t’offrir. Mais cela dépend uniquement de…

Une servante arriva dans la salle, et déposa un plateau avec deux coupes en argent, incrustées d’un saphir pour chacun d’elle, aux pieds du trône. D’un hochement de tête élégant d’un fin sourire, il remercia la servante, et attendit qu’elle reparte pour terminer sa phrase.

-Mais cela dépend uniquement de toi. De toi et de mon bon vouloir.

Il se saisit d’une coupe, et en huma la surface en fermant brièvement les yeux. Quand il les rouvrit, ses yeux étaient à nouveau posés sur Lumina, comme si même fermés ils ne l’avaient pas quitté.

-Approche Lumina. Viens avec ton coussin. Installe toi en face de moi, et saisis toi de cette coupe.

De son soulier, il donna une unique tape aux pieds du trône. La chose était simple: il la charmerait par sa nouvelle condition, mais ne voulait pas lui donner une fausse idée. Elle restait esclave. Un objet, un outil. Un produit de qualité dont il userait selon son bon vouloir. Il avait déjà des projets pour elle, de grands projets. Mais cela était davantage en rapport avec ce qu’elle savait. Néanmoins, il ne savait pas ce qu’elle valait en tant qu’esclave. Et c’était de cela dont il était question ce soir. Savoir à quoi elle allait bien pouvoir lui servir. Malgré la perfection de ses traits, il ne pouvait se rendre compte de ce qu’elle avait subi entre temps. Durant sa fuite, durant le trajet qui l’avait mené ici… Il ne connaissait même pas ses aptitudes.
N’attendant pas son arrivée, il sirota une première gorgée. Aucun changement d’expression. Son ton n’avait été qu’une douce brise chaude qui se voulait amicale. Son sourire, bien que d’apparence bienveillante, ne se voulait pas rassurant. Il semblait à la fois intime dans sa façon d’être avec elle, qu’inaccessible. Le regard du prince montrait bel et bien qu’il avait bien établit une relation précise entre eux, et que cela n’était nullement sujet à interprétation: il était le maître, et elle était sienne.

-As-tu compris Lumina ?

Et c'est uniquement à ce moment là, que son sourire sembla réellement empreint de bonté. Un sourire généreux et bienveillant, d'où émanait une gentillesse infinie.

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Lumina

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 15:54

Elle l'observa sans relever les yeux, soit soumise, soit à t'as place, tu n'as pas ta place dans ce monde autrement qu'ainsi.

Elle se répétait de telle chose dans son esprit sans arrêt, l'idée de penser qu'elle pouvait être autre chose lui était devenue impensable qu'importe le temps passé à fuir. Au fond d'elle, ses seules souvenirs de joie était lorsqu'elle servait autrui, certes elle ne faisait pas partie de ces esclaves incapables de survivre d'eux- même, là n'était pas du tout la question pour elle, la seule chose qui comptait était simplement de se trouver quelqu'un à qui s'accrocher. Pour un soldat partit à la guerre la maison est synonyme de refuge, de lieux sûr, c'est l'endroit dans lequel ils veulent tous retourner et pour Lumina rien n'était plus vrai. Lumina voyait seulement les choses sous un autre angle, mais la fin était la même, ne pas avoir de maître c'est être à la guerre loin de chez soit, sa zone de confort commence là où son maître peut lui parler, sa maison était son maître. La joie venait alors avec, elle ne peut sourire qu'en sachant que son maître n'est pas loin, elle saura dormir sans faire d'affreux cauchemars lorsqu'elle aura accepté son maître. Cependant, sa maison lui a été enlevée il y a bien longtemps, elle se sent à présent telle un orphelin cherchant un foyer, il en trouvera, mais combien de fois ce foyer sera en fin de compte mauvais ? Souvent, de nombreuses fois jusqu'à trouver le bon, celui qu'on est capable d'adopter. Elle en était là, elle tenait cette main sans forcer et attendait la suite tout en supportant le regard qui l'étudiait. Il finit par rompre le lien et à se diriger vers le trône, la suite, si c'était un vrai maître, elle la connaissait par cœur et en le voyant, lui et le lieu où il vivait, il ne faisait aucun doute qu'il était un vrai maître. Cependant, il restait à savoir si elle serait capable de l'adopter, mais cela pour le moment n'a que peu d'importance, car d'une manière ou d'une autre, désobéir est la pire des choses pour elle et elle ne sera jamais rien d'autre qu'une esclave en face des Hommes.

Il prit quelque chose, Lumina eu du mal à bien voir ce qu'il venait de prendre, le regard ainsi baissé avait son lot de désavantage, mais elle comprit lorsqu'un coussin chuta à ses pieds. Il ne voulait pas qu'elle s'abîme les genoux, savait-il qu'elle tomberait à genou dès qu'elle serait devant lui ? Ou alors avait-il deviné sa faiblesse actuelle ? Difficile à dire et là encore superficiel, car ce qu'elle pouvait retenir, c'est qu'il était attentionné d'une manière ou d'une autre. Elle ne bougea pas de sa place, ça ne lui était même pas venu en tête de chercher à le suivre et cela tout simplement car il ne lui avait pas demandé et qu'elle en avait pas senti le désir émanent de son maître. On pouvait appeler cela de l'empathie, avec le temps elle était devenue plus sensible aux désirs d'autrui qu'au sien, en fait c'est totalement le cas et cela avait déjà poussé son mécanisme de défense à agir de lui- même à de nombreuses reprises. Le serviteur arriva ensuite suite à la demande du prince, il était poli et ne surchargeait pas le jeune homme de travail, il était effectivement attentionné. Elle avait déjà pu voir des personnes demander trois tâches à une seule et même personne. Certes si celui-ci était doué il parvenait à le faire, mais la qualité n'était pas là et elle en était persuadée, il aimait la quantité de son argent, mais tout autant aimait la qualité de ce qu'il possède. Son esprit était en ébullition, ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps, soldat, bourreau, elle en avait connu un nombre incroyable, mais des princes ou des Duc, même pour elle, ce n'était pas une chose habituelle. Cependant, cela ne semblait pas pour autant la décontenancer, bien au contraire, on aurait dit qu'après le départ du serviteur, que Lumina rayonne dans ce genre de lieu. Elle semblait avoir obtenu un second souffle revigorant qui lui permit de faire tenir ses jambes sans trembler. Elle n'avait pas raté la subtilité des ordres donnés par le Prince et maître Azzan, il lui avait fait préparer une chambre, rien que cela était un geste en soit, on aurait pu la lui faire préparer elle- même et cela aurait été normal. De plus, c'était un homme libre qui s'en allait faire préparer sa chambre, ceci était encore un signe. En temps normal, seul l'esclave prépare pour l'esclave, mais elle était de la vieille école, elle savait que la distinction n'était plus aussi présente partout. Pourtant, malgré un manque d'émotion qu'on pouvait traduire sur son visage, suite aux directives donné par le Prince, Lumina sourit légèrement. Son esprit avait été conditionné pour cela, aucun cadeau ou geste de son maître ne pouvait la laisser indifférente, non aucun, que sa soit le plus anodin ou plus incroyable. Par ailleurs il était possible de traduire cette réaction comme une acceptation de ça par de sa condition, hors il n'y avait rien à accepter pour elle, c'était un ainsi voilà tout.

Ce fut ensuite le tour des explications, rien de ce qu'il lui disait était ignoré, cela ne tombait point dans l'oreille d'un sourd, mais le résultat aurait été le même. Tout cela elle le savait, elle se savait si bien qu'elle aurait pu en être le prototype d'essais de cette logique qui était inculquée dans l'esprit des esclaves. Oui, on attendait d'un esclave nul amour, nul respect, nulle crainte, car tout ce que l'on attendait de lui, était sa soumission total et inconditionnel. On pouvait résumer cet état avec deux mots, mais deux mots fort en signification. Mais elle retenait ce qu'il ajouta, les conditions, mais là il faisait erreur, les conditions données aux esclaves semble toujours être bonne aux yeux du maître qui ne fait point dans la cruauté comme lui semblait l'être. Le soucis venait de la vision du monde, l'esclave ne voit pas les choses sous le même angle, une bonne condition pour Lumina n'était pas une belle chambre, c'était être dans celle de son maître. Une bonne condition n'était pas une chambre avec comme chambre voisine celle d'autre esclave afin qu'elle ne se sente pas seule, mais être dans le lit de son maître. Qu'elle soit en train de le servir dans couche ou à le divertir, cela importait peu, elle voulait juste être à ses côtés car seule elle est toujours, hormis auprès de son maître. Oui elle avait été conditionnée pour ne penser qu'à son maître et lui seul.

Une servante déposa un plateau avec deux coupes, elle se surprit de la voir repartir sans servir, mais le prince voulait probablement rester seule avec elle. Son instinct la poussa à presque faire l'erreur d'approcher d'un pas, elle manqua sur le moment presque de perdre l'équilibre. Elle espérait que ce geste demeurait invisible, elle avait voulu le servir, c'était à ces moments là qu'elle voulait s'insulter de tous les noms, mais comme à chaque fois, son esprit était trop concentré sur son maître pour s'occuper plus longtemps d'elle. Enfin il lui demandait se s'approcher, resté ainsi à distance ne la mettait pas des plus à l'aise, curieusement la proximité et une position d'esclave était l'endroit où elle se sentait le mieux. Alors elle s'approcha d'un pas lent, non qu'elle hésitait, mais au moment même où elle voulut bouger elle sentit la faiblesse qui avait envahi tout son corps la prendre. Son visage n'exprimait pas la faiblesse venait à nouveau de se saisir d'elle, mais ses jambes qui demeuraient gracieux ne purent la maintenir droite dans le chemin qu'elle avait prit pour rejoindre le Prince.

Il ne fallut qu'un bref instant pour qu'elle tombe littéralement à genou devant le Prince, par chance elle avait tout juste eu le temps de poser le coussin afin d'amortir la chute. Elle avait serré les dents autant que possible et la vue du verre de vin qui allait encore davantage la déshydrater lui donna presque des vertiges. Cependant, que ses jambes auraient lâché ou non, elle se serait mise à genou devant son maître. Elle prit finalement la coupe de vin qui avait été préparé pour elle, par respect pour la personne qui l'avait fait venir et car son maître lui avait ordonné de prendre la coupe elle n'hésita point plus d'une seconde pour le faire. Mais cela était suffisant pour être perceptible si on est attentif comme l'est le Prince actuellement. D'ordinaire elle obéissait sans rechigner, cette fois ce fut pas le cas, mais elle ne semblait pas dégoutté du contenu pour autant. Elle huma même discrètement son contenu et fit une petite moue amusante, de celle qui venait de sentir quelque chose d'exquis mais qui ne parvenait plus à avaler quoi que ce soit de plus.

Une fois ceci fait le prince reprit la parole et cette fois il attendait une réponse de ça part, il voulait savoir si elle avait compris. C'était une question facile, s'il avait demandé si elle était d'accord avec tout ce qu'il avait dit elle se serait sentie bien plus mal, après tout, cela demandait beaucoup de réflexion. Hors cette question là était des plus simples et sans même avoir à y réfléchir ses lèvres s'ouvrir tout remontant les yeux jusqu'à ceux de son maître pour y plonger :

- Oui maître.

L'un des plus grands défit de l'esclave, savoir quand son regard doit croiser celui du maître, si elle avait gardé les yeux baissé comme l'on apprend au jeune, il aurait certainement été soit déçue, soit lui aurait demandé de le regarder. Comment elle avait deviné cela ? Eh bien pour elle c'était automatique, mais si elle devait l'expliquer elle dirait simplement que cette question était importante et sa réponse tout autant bien que logique. Si elle avait dit non, ce qui en passant lui était impossible, il aurait fait en sorte qu'elle finisse par dire oui. Mais si elle répond oui sans le regarder, comment pourrait-il mesurer la détermination de l'esclave, cela aurait pu être un mensonge et il n'aurait pu le deviner. Les esclaves ne sont pas doués pour mentir, mais en gardant les yeux baissé il leur ait alors possible de réussir. Là au moins, il n'y avait aucune place au doute, elle avait dit « oui maître » et tout était dans cette phrase et ce qu'il y avait à comprendre un bon marchand et Prince comme lui saurait le lire dans ses yeux. Elle lui était soumise, elle est une esclave et jamais cela ne changerait. Cependant, il y avait ce doute, non pas un doute dans ses convictions, mais un doute en ce qui concerne le Prince lui-même. Elle aussi le jugeait tout comme lui le faisait avec elle.

Elle baissa ensuite les yeux et rapporta la coupe à ses lèvres et en prit une petite gorgée avant de reprendre la parole d'une voix basse, mais d'une grande douceur :

- Merci maître.

Ce merci était faux, mais vrai, elle le remerciait pour l'attention, un cadeau reste un cadeau, qu'il soit bon ou mauvais et dans ce cas si, il était mauvais.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 12 Aoû - 22:20

Visiblement, sa faiblesse allait au-delà de ce qu’il pensait. Il ne bougea pas lorsqu’il la vit s’écrouler devant lui. Finalement, il avait été avisé de lui donner ce coussin. La soirée allait donc être plus compliquée que prévu. Décidément, la visite du palais allait attendre demain. De toute manière, il ne comptait pas faire la visite lui même. Il était fier de ce monument à la gloire et à la richesse de la dynastie at-Aswala, mais avait il autant de temps à perdre ? Il est vrai que cela lui accorderait un temps non négligeable pour converser avec elle, et en apprendre davantage. Mais cela serait négliger son statut, et faire oublier à l’hybride quel était le sien. Quitte à ce qu’elle puisse voir l’immense palais dans ses moindres recoins, autant que cela serve en même temps. Il allait déjà voir jusqu’où va son asservissement. Si elle se montre pleinement docile, et digne de confiance, peut-être qu’elle aura des “droits” spécifiques à sa condition. Bien que “droits” soit un mot bien exagéré. Un esclave n’ayant aucun droit. Même pas celui de mourir. Seul le maître en a le droit.
Azzan avait connu bien des esclaves. Nombre de ces marchandises étaient conscientes de ce qu’elles étaient, mais certaines prenaient cette condition à la légère, prenant les nombreuses largesses du prince comme quelque chose de préférable à la liberté. Pour l’héritier at-Aswala, c’était quelque chose de compréhensible. Echanger sa liberté contre le faste et le confort du palais, était logique pour quelqu’un ne possédant rien. Ni fierté, ni force, ni compétences propres. Des faibles. Des esclaves dans l’âme. Mais elle, était différente. Elle ne semblait pas rechercher du réconfort ou des récompenses. Seules les personnes ayant déjà vu le prince interagir avec ses esclaves pouvaient savoir le traitement qu’il accordait à ces derniers. Elle ne pouvait donc faire semblant. Et il en eut la confirmation lorsqu’elle leva enfin les yeux vers lui.
Son sourire doux et gentil disparu. Comme s’il n’avait jamais existé, comme s’il n’avait été qu’un mirage, une illusion éphémère qui n’avait servit que d’apparat l’espace d’un instant. Désormais, c’était un sourire intrigué qui trônait sur son visage.
Il n’avait rien à faire. Sa soumission semblait déjà totale. C’était un gain de temps non négligeable. Cependant, cela l’obligeait à passer davantage de temps avec elle autrement que pour lui inculquer l’obédience qui lui était dû. Mais avant de savoir s’il allait pouvoir la prendre rapidement sous son service de manière active, il fallait déjà éclaircir quelques points.
Alors qu’il continuait de laisser un fin filet pourpre humecter ses lèvres, ne souhaitant pas s'enivrer, il analysait chaque mouvement, chaque réaction de l’esclave. Et apparemment, boire du vin n’était pas son dada. Bien qu’il n’en fit rien voir, c’était une constatation bien décevante. Bien que quelque chose dans le regard de la femme était empreint d’une certaine… gratitude ? Et bien, voilà un spécimen qui était de nature à tout accepter. Rien d’admirable à cela. Simplement un trait des plus appréciable, et qui faisait d’elle une bonne esclave.
Ses yeux étaient vraiment plaisant à contempler. De par leur beauté, autant que par ce qu’il pouvait y lire. Elle comprenait sa place, et ce qu’elle lui devait. Le but de ce verre était de lui montrer qu’il pouvait être bon sans raison, simplement parce-qu’il le voulait. Chose qu’il ferait également si elle le méritait, si elle encourageait ces élans de bonté. Pour le moment, il était inutile, et surtout mal venu, de lui montrer ce qui attendait une esclave désobéissante. Ils finissaient toujours par faire une erreur justifiant une punition. Tous. Aucun d’entre eux n’étaient parfait. Et tant mieux. Si jamais l’occasion de leur montrer ce qu’ils risquaient ne se présentait jamais, difficile de les maintenir dans cet état de soumission, même latent.
Une fois le lien visuel rompu, il sirota une autre gorgée. Les présentations avaient été faites. Il fallait passer aux choses plus intéressantes. Il reposa son verre.

-Bien. Heureux de l’entendre. Maintenant repose ce verre, et regarde moi. Tu sembles épuisée, et cela n’est pas pour arranger mes affaires. J’espère que ce n’est que physique, car j’ai bien des choses à aborder avec toi, et je n’ai que ce soir à t’accorder. Au-delà, j’y perdrai un temps précieux, surtout en ce moment.

Il se releva et la contourna, ne lui ordonnant même pas de se pousser. Il allait falloir qu’il mette le doigt sur ce qu’elle pouvait endurer, et ce dont elle était capable avant de s’écrouler. Ce soir, il ne pouvait la punir injustement pour quelque chose dont elle n’était pas responsable, et dont il ignorait les limites. Mais une fois que ces connaissances seront établies, elle n’aurait aucune excuse.

-Lève toi Lumina. Remets le coussin sur le trône, et suis moi.

Sa voix était toujours aussi agréable, mais ne laissant nul doute sur la nature des mots employés: des injonctions qui n’attendaient aucune protestation. Aucune défaillance. Elle aurait été une dame, il lui aurait offert son bras pour se déplacer à ses côtés. Il appréciait la compagnie des belles femmes, bien qu’il n’en abusait pas. Mais elle n’était une femme que par essence, mais nullement par statut. Elle ne méritait aucunement cette considération. Ce qu’elle représentait était bien au-dessus de ce qu’était d’autres esclaves bien plus méritants, et avec plus d’ancienneté qu’elle. Azzan marchait au mérite. Et c’est donc avec une certaine frustration qu’il se montrait si indulgent avec elle. Elle ne méritait rien. Absolument rien. Mais elle n’était pas n’importe qui. Il avait l’habitude d’accorder davantage d’attention ou de considération à des nobles ou des puissants nouvellement apparus, des “fils de” qui n’avaient encore rien prouvé. Mais c’était le jeu politique. La diplomatie exigeait ce genre d’exercice, cette bravade à des principes qu’il avait fait sien. Sauf que Lumina était une esclave, une marchandise dont il devait disposer selon son bon vouloir. Mais elle était la plus à même d’être le joyau de sa collection. Sa nature et sa beauté n’attendaient qu’à ce qu’on ajoute d’autres atouts d’ordre plus pratique pour une esclave.
Et c’est sans un regard en arrière qu’il fit quelques pas en direction d’un long couloir parfaitement éclairé. Mais un bruit sourd le fit se retourner. Lorsqu’elle essaya de se relever, elle ne mit pas longtemps à finir à genoux à nouveau. C’était ce qu’il craignait. S’il n’avait pas une telle maîtrise de ses réactions, il aurait sans aucun doute lâché un profond et long soupir. Mais rien n’y paru. Au contraire. Il arbora un sourire presque contrit. Cette contrition pouvait néanmoins être interprété de deux manières: soit c’était dû à une tristesse de voir ce jolie minois s’effondrer devant une faiblesse physique, soit c’était dû au fait que cela compliquait les choses. Il revint donc sur ses pas et lui tendu une main salvatrice.

-Relève toi esclave.

Il lui avait offert un sourire rassurant, et son injonction était douce. Peut-être trop douce. Car visiblement, elle se refusait à prendre sa main. Déjà qu’il n’agissait que rarement ainsi, sauf avec ses esclaves préférées, ce refus il le prit presque pour une insulte. Son sourire s’affina, et son expression devint plus neutre. Il n’y avait aucune hostilité sur son visage, mais la simple disparition de son air affable permanent était déjà signe que quelque chose lui déplaisait. Il avait peut-être misé trop vite sur une obéissance totale de la part de sa nouvelle acquisition.

-Prends cette main Lumina, et suis moi.

“Je ne vais pas me répéter.”. Cela lui démangeait d’ajouter cela. Mais son ton dénué de la moindre émotion était suffisant. Il avait pour habitude de n’offrir au monde qu’un sourire avenant et un air des plus engageant et amical. Jouant là-dessus, un simple contraste, pouvait avoir le même effet qu’une marque de colère ou de mécontentement. Ce genre d’expression lui déplaisait au plus haut point. C’était faire preuve d’un manque de contrôle de soi, mais surtout, cela enlaidissait autant le visage que les paroles passées, présentes, et à venir.
Lorsqu’il vit qu’elle se décida enfin à lui obéir, il afficha à nouveau un sourire un peu plus large. Il lui présenta ensuite son bras afin que cela lui serve d’appui. Décidément, il en vint jusque là pour le côté pratique de la chose. Pour ses premiers instants au palais, il ne comptait pas la laisser aux soins de quelqu’un d’autre. Nul serviteur ou soldat n’auraient à l’approcher. Il comptait dès ce soir créer un lien avec son esclave. Et il ne tenait qu’à lui, et en partie à elle, de le façonner correctement. Il se devait donc de sacrifier une bienséance qui n’était normalement dû qu’à des femmes libres et biens nées. Il remarqua cependant la mine basse et le regard au sol de Lumina. Visiblement, cela ne la mettait pas à l’aise. Parfait. Elle comprenait donc que sa place n’était pas à son bras, et qu’ainsi accompagnée, cela ne faisait pas d’elle quelqu’un au-dessus de sa condition. Une vraie perle parmi les esclaves cette Lumina.

Ils se dirigèrent ainsi d’un pas léger jusqu’aux appartement du prince. Deux gardes à l’entrée le saluèrent d’une révérence précise, qui s’illustrait par un poing sur le coeur, et un abaissement du torse à quarante-cinq degrés, l’autre main sur la garde de l’épée, ou maintenue sur la lance, en fonction du poste. Ici, il était question de lances. L’un d’eux fini par ouvrir la porte avant qu’ils aient eu à le demander. Nul commentaire ou son s’échappa de derrière le casque des hommes de la faction des Ailes Bleues. Et heureusement, car cela aurait gâché cette absence d’élocution qu’il avait mis un point d’honneur à conserver lors de leur traversée du palais.
La porte s’ouvrit sur une une immense salle où le faste rivalisait avec la beauté de la multitude d’étoiles que l’on pouvait directement voir au loin, là où se dessinait une terrasse et un balcon ouvert. Deux arches à gauche et à droite trahissaient la présence de deux autres pièces, faisant partie des appartements du prince. Il émanait une certaine douceur dans cette pièce. Comme si quelque chose d’humide y était perpétuellement présent pour adoucir la chaleur ambiante. C’était en réalité les jardins, qui se trouvaient juste en dessous du balcon. Le micro-climat qu’offrait les jardins du prince permettait une certaine douceur dans la chambre du dirigeant de l’île.

-Bienvenue dans mes quartiers. Quand j’estimerai que tu en es digne, tu y auras un accès privilégié, et pourras y venir même lorsque je n’y serai pas, chose que personne d’autres, même pas ma soeur, la princesse Kiara at-Aswala ne peuvent se permettre. C’est l’apanage de mes esclaves les plus dévoués. Bien entendu, j’entends qu’il y est une raison valable à ta présence en ces lieux. D’ici là, pour ce qui nous préoccupe ce soir, suis moi.

Il abandonna sa proximité, et lui lança un regard lui signifiant qu’elle n’avait pas intérêt à se laisser tomber à nouveau. Et il se dirigea dans la pièce de gauche, là où une grande baignoire attendait. Une odeur exotique mais dont l’origine ne pouvait être que florale se dégageait de l’eau qui n’était que tiède.

-Déshabille toi et entre dans ce bain. Il m’était destiné, mais te voir dans un tel état est une horreur. Ces idiots n’ont même pas cru bon de nettoyer la marchandise avant de la livrer. L’appel de l’or, que veux-tu.

Il parlait plus librement. Peut-être était-ce dû au lieu lui même. C’était plus intime, et il n’avait pas l’habitude d’y faire entrer le protocole. Avec ses esclaves il était également plus libre dans ses expressions. Et là, cela se sentait.
Il s’allongea de tout son long sur le lit. Il prit enfin conscience que son corps était fatigué. Cette journée avait vraiment été harassante. Mais l’excitation de l’arrivée de ce trophée lui avait fait oublié cette faiblesse qu'étaient les limites physiques du corps humain. Il regardait le plafond, laissant entièrement Lumina à sa propre discrétion.

-Une fois que tu seras lavée, tu reviendras ici, que je t’examine à nouveau. Puis tu me laveras.

Sa voix semblait cette fois un peu éloignée, comme si de nombreuses réflexions tournaient en même temps dans son esprit. Il ne la regardait plus. Plus physiquement du moins. Mais son esprit était actuellement partagé entre ce qu’il avait fait dans la journée, et cette nouvelle esclave. Et ce dernier point fini par totalement captivé sa pensée. Pour le moment, elle ne lui donnait aucune raison de lui faire regretter ses élans de générosité. Il appréciait autant cela qu'il le regrettait. Il ne fallait pas qu'elle s'y habitue trop. Enfin. Si cela devait arriver, elle déchanterait rapidement. Tout se mérite lorsque l'on est au service du prince Azzan at-Aswala.

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Dim 13 Aoû - 8:29

Elle avait l'impression de se voir dans un miroir, pas sur le point du statut, mais sur leur réflexion mutuelle, tout comme elle il semblait en constante réflexion. Le maître et l'esclave s'observait, elle cherchait malgré elle à comprendre les pensées qu'il pouvait avoir, apprendre à lire à travers se sourire qui était faux du début à la fin. Elle n'était pas idiote, rien ne le trahissait pourtant, mais c'était probablement là le problème, elle remarqua à ses mimiques du visage qu'il avait compris sa faiblesse, mais devait encore ignorer à quel point. Elle savait que personne ne croyait à son dons sans avoir pu l'observer de ses yeux et pour le moment il n'avait rien remarqué. Cela était probablement préférable, lorsqu'on savait précisément pour son dons, elle finissait en lambeau, toujours plus, toujours plus loin sans se demander si la douleur était la même. Elle pouvait le dire, tristement elle savait qu'importe le temps qui passe, qu'importe l'intensité, la douleur demeurait la même à chaque fois, aucune habitude ne lui était possible sûr de telles choses. Lorsqu'on savait cela on était en droit de se demander comment son premier maître a fait pour pousser le corps de Lumina à agir de lui- même afin d'en faire la perfection qu'elle était aujourd'hui. Lumina avait sa petite idée, cela avait simplement été dû à sa jeunesse, il ne l'avait pas épargnée et cela qu'importe l'âge.

Allait-elle être comme les autres ? Sans nul doute que non, mais allait-elle être aussi bien traité que les autres ? Voilà la question qu'elle se posait, d'habitude on la maltraitait car elle pouvait l'endurer. Cette fois encore cela allait-il être similaire ou justement ce Prince allait se montrer comme aucun maître n'avait su le faire en plusieurs siècles.

Il reprit la parole, mais le ton employé, les mots utilisés, il était agacé, elle ne voulait pas l'agacer davantage, alors elle fera son possible pour tenir le coup. Ses jambes tiendront, elle ne vacillerait pas, elle voulait s'en persuader par la penser. Il lui tournait souvent autour, il la contemplait, beaucoup d'hommes et même femme étaient surprise de sa perfection, elle avait quelque chose d'inexplicable, elle donnait l'impression d'être magique. Mais l'heure n'était pas à l'auto admiration, mais à l'écoute de son maître comme toujours et en chaque instant. Elle se releva comme lui ordonna son maître et déposa le coussin sur le trône. L'idée de lui désobéir ne lui était même pas venu en à l'esprit et c'était probablement pour cela qu'elle eut des vertiges à peine le Prince avait eu le dos tourné. Ses jambes venaient presque de la lâcher, elle ferma les yeux de peur de craquer. Elle ne voulait pas se montrer faible, elle ne voulait pas le gêner encore davantage dans son programme et ne voulait pas le décevoir. Elle le vit avancer et elle serra les dents pour en faire autant.

Cependant, on dit que la volonté est Roi, la volonté fait quatre- vingts pour-cent du travail, mais qu'en est  il lorsque les jambes cesse de bouger ? On ne fait que tomber malgré notre volonté ou notre bon vouloir. Elle se retrouva à nouveau sur les genoux, intérieurement elle se maudissait d'être si faible, mais ses jambes n'en pouvaient plus, passer presque un mois dans une pièce sans bouger, être en manque d'eau lorsque la température est bien haut-dessus de ce qu'on peut supporter. Tout cela rendait la tâche juste surhumaine, son esprit pouvait demeurer aussi forte qu'elle le voulait cela n'y changerait rien, son corps n'a pas eu le temps d'agir sur ses jambes pour lui donner assez de force afin de réussir cette épreuve. Oui pour elle s'en était devenu une épreuve, un défis, comme ces moments ou la vie nous impose un mur et dont il ne tient qu'à nous de se décider de les franchir malgré nos faiblesses. Elle voulait réussir à le suivre malgré ses faiblesses, malgré un corps qui ne devrait même plus fonctionner en l'état. Elle en avait cure, mais alors qu'elle voulue tout donner pour se relever son maître lui tendit la main. D'un côté cela lui serra le cœur, pas de peur, pas de tristesse, mais comme une délicieuse étreinte d'une mère qu'on a attendue toute sa vie. Un geste qui pouvait se traduire de plein de façon différente, mais dont elle désirait en comprendre une volonté simple, celui de lui venir en aide. Elle savait que c'était puérile, elle savait qu'elle devrait la prendre, mais elle ne méritait pas cela, elle n'avait rien fait pour mériter sa gentillesse, jusque là, elle n'avait montré que faiblesse. Cette main tendue, elle ne la méritait pas et elle voulait lui montrer autre chose que de la faiblesse, mais en oublia la règle la plus fondamentale. Ce n'est pas à elle de décider quand elle mérite quelque chose ou non. C'était là une des grandes différences entre le maître et l'esclave. Alors son refus fut prit comme un manquement de ça par. L'ordre fut réitéré, elle releva les yeux vers le Prince et maître et pu y lire sur le contour de ses lèvres le fait qu'il était contrarié. Comme à son habitude son corps agit de lui- même et se saisit de la main tendue. Cette fois, contrairement à la première fois où il avait tendu sa main, elle s'en était réellement servi. Elle en avait besoin pour se relever, ses jambes étaient faibles mais le fait d'avoir à moins les utiliser suffisait pour laisser à son corps une chance de se refaire une petite santé.

Ensemble, Lumina en tenant le bras du prince, lui en marchant à une vitesse acceptable, ils marchèrent dans le silence le long des couloirs du palais. Lentement elle avait su trouver la force de s'appuyer de moins en moins sur le bras du Prince. Lumina demeura silencieuse tout du long, elle observait tout ce qui se trouvait autour d'elle. Elle avait remercié à voix basse le geste du Prince et gardait la tête basse pour lui montrer qu'elle se savait en faute. Mais en même temps, son regard parcourait toutes les directions, pas pour tout mémoriser, mais pour se souvenir. Cet endroit, elle l'avait vu  lorsqu'il était encore en train d'être construit ou du moins en partie. Autant de lieu nouveau, plus beau, refait, une plante qui n'existait pas à l'époque à cet endroit, une odeur, une brise faisant remarquer une fenêtre qui fut mise en place pendant ces deux derniers siècles.

Toutes ses émotions, tous ces souvenirs la troublait, ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu le plaisir de marcher là où son premier maître l'avait emmené. A l'époque déjà elle avait sillonné les couloirs de ce palais accroché au bras de son maître et pour cela, elle ne remercierait jamais assez le Prince. Tant de souvenir ne faisait qu'attiser la blessure que son cœur n'a jamais su soigner, les larmes de joie et de tristesses voulaient émerger, mais elle les retenue. Le Prince avait été jusque là si bon avec elle et elle ne voulait pas le pousser dans ses retranchements, alors... Elle se mua dans le silence.

Sans même s'en rendre compte les portes s'ouvrirent devant elle et le prince. Pendant un moment elle avait hésité à lâcher la main du prince, mais elle ne voulait pas le regretter ou gâcher le geste que celui-ci avait fait pour elle. Cette pièce là, elle ne la connaissait pas, était-elle nouvelle ou ancienne, cela était difficile à dire, bien que sa beauté qui ne laissait aucune pièce dans ses souvenirs rivaliser avec la sienne lui permit de penser qu'elle était pas ancienne. Elle avait gardé la tête baissée jusque là, mais en plus de la beauté de la pièce, c'est une autre chose qui lui arracha un sourire radieux. L'humidité qui rendait la chaleur de cette île des plus supportables, ses sens développé avec le temps lui permirent rapidement de sentir ce qui en était la cause. Elle arrêta sa contemplation mais nullement son sourire lorsque le Prince reprit la parole, brisant de se fait le silence qui avait été mis en place. Il lui expliquait les conditions d'accès à cette pièce, elle n'avait pas grand chose à dire ou faire suite à ces explications à par le suivre comme il l'avait ordonné.

Il lâcha ensuite la main, se fut brusque, sans prévenir ou lui indiquer d'une quelconque manière, mais elle encaissa plutôt bien le choc et elle remarqua le regard qu'il lui avait lancé. Cette fois, aucune chance qu'elle ne faiblisse encore, elle tomberait dans les pommes plutôt que de tomber d'épuisement encore une fois. Ils arrivèrent dans la pièce de gauche ou une délicieuse odeur s'échappait. Elle le reconnue, mais nu pas le temps de se poser plus de questions qu'il lui ordonna de ce déshabiller. Il lui fit aussi de suite remarquer que ce bain lui était destiné à l'origine, mais son aspect lui faisait horreur et suite à ses mots elle baissa la tête comme prise en faute. Elle n'y pouvait rien, mais c'était tout de même une critique et s'en jugea fautive et pour cela elle baissa la tête et l'écouta sans dire un mot. Elle avait pu remarquer le changement depuis qu'ils étaient dans la pièce, ici il semblait plus naturel, il était devenu plus facile de lire en lui. Elle allait mettre cette soirée autant à profil que lui pour elle. S'il voulait l'étudier, il était clair qu'elle en ferait autant le concernant. Il n'était pas encore parti qu'elle commença à se dévêtir, c'était sa façon de montrer qu'elle était obéissante. Cela lui permettra de pouvoir relaxer plus tranquillement, mais elle remarqua en jetant un petit regard dans son dos que son maître qui s'était certes allongé la gardait tout de même à l'œil.

Ses guenilles se retrouvèrent rapidement sur le sol, elle s'en saisie pour le plier et le reposer à nouveau sur le sol car ça n'avait pas sa place sur un meuble. L'odeur la troubla cependant de trop pour qu'elle aille de suite dans l'eau. Cela lui rappelait une chose qu'elle n'arrivait pas à se rappeler, elle suivi l'odeur jusqu'à la fenêtre de la pièce et regarda en contre bas. Cette fois elle en eut les larmes aux yeux, ce jardin, il était si petit à l'époque, tellement minuscule, son maître l'avait emmené avec lui pour en marcher au travers et il avait souligné que celui-ci n'était pas à l'image de At-Aswala. Elle put grâce à celui-ci savoir où ils étaient au niveau du palais, mais surtout elle laissa sortir ce qu'elle gardait sur le cœur. Elle se détourna cependant de cette vue pour aller dans le bain, elle ne voulait pas le faire attendre davantage. Alors se fut discrètement, seule, qu'elle versa ses larmes, tant de choses c'était passé depuis cette époque de douceur et d'amour. Elle espérait que son maître ne remarquerait pas ses pleures, qu'il n'entendrait pas ses gémissements. Elle faisait son plaisir pour le faire en silence et elle était douée pour cela, même si d'habitude, c'était des larmes de douleur physique qu'elle retenait, pas ceci. Elle se lava en même temps que ses larmes coulaient et sans même se rendre compte cette humidité fit son office. Son corps l'absorba et elle était à nouveau comme neuf. Lorsqu'elle se savait propre et elle était du genre minutieuse, elle essuya son visage afin qu'aucune larme ne soit visible. Elle se releva et se concentra pendant un instant. Elle visualisa ses jambes, ceux là devaient être fortes et sûr. Elle visualisa ses yeux, ils devaient être comme toujours, magnifique comme deux astres bleutés indescriptible et ne pas être teinté de la rougeur des larmes. Cela ne prit que quelques secondes et elle sortie du bain.

Elle se concentra sur ce que son maître lui avait dit avant de partir, une fois lavée elle devait revenir pour qu'il puisse l'examiner. D'ordinaire d'autre esclave serait retourné dans le bain pour bien faire attention de n'avoir rien oublié, hors elle n'avait pas besoin de cela, son premier maître ne supportait pas la moindre petite trace, alors qu'elle était sur un navire. Par principe, elle avait toujours mis un point d'honneur de correspondre à cette perfection dont on l'avait affublé. Alors, elle savait être propre cela va sans dire. Il avait ajouté une chose, oui, elle devrait le laver lui ensuite. Cela cependant ne la laissa pas avec la même certitude. Elle était entièrement nue, cela ne la dérangeait pas le moins du monde. Son esprit ne voulait pas être touché par un maître qu'elle n'avait pas encore accepté, mais elle savait que son corps agirait de lui- même pour la soumettre au maître en question. Elle aurait pu prendre avec elle de quoi le laver, hors elle savait que l'inspection pouvait prendre du temps et qu'importe ce qu'elle emporterait d'humide, celui-ci deviendrait inutile le moment venu. Alors elle ne prit rien avec elle, ni ses vêtements, ni quoi que ce soit hormis son courage.

Elle rejoignit le prince, elle commença par pénétrer dans la pièce d'un pas lent, mais pas suffisamment pour que l'on puisse penser qu'elle prenait son temps. D'ordinaire, une femme qui venait de se laver perdrait son maquillage, ses cheveux si pas coiffé bataillerait, hors elle ne se posait pas ce genre de question, elle n'était pas comme les autres, son corps fonctionnait différemment et vu qu'elle avait montré de la faiblesse jusque là, elle a voulu lui montrer de la force. Son esprit contrôlait le corps à un niveau inimaginable pour l'humain, Lumina passa sa main dans les cheveux qui pouvaient tout aussi bien être une rivière de saphir. Celle-ci changea légèrement de nuance, devenant plus clair ou plus sombre en fonction de leur orientation face à la lumière provenant de la fenêtre. Puis elle passa ses mains dans le dos et se baissa pour se retrouver à genou devant le lit.

- Je suis prête pour l'inspection maître.

Elle s'était arrêta à une distance qui permettait de tout voir depuis le lit sans qu'il n'est à bouger. Elle savait qu'elle devrait très certainement s'approcher, mais c'était aussi une façon de lui montrer la robustesse de ses jambes qu'elle venait de retrouver. Ses cheveux quant à eux retombèrent tout seul en place et parfaitement en place comme si elle les avait coiffé à l'instant. Sa peau brillait par endroit, plus particulièrement aux extrémités, elle semblait avoir revit pendant ces quelques minutes où il lui avait laissé se laver. Tout son corps venait de se réveiller et à nouveau plus aucun doute ne pouvait subsister, elle n'était pas humaine, elle était une hybride d'une espèce inconnue. Ses yeux étaient ouverts, mais elle ne regardait pas le Prince directement dans les yeux pour autant, elle regardait le Prince au niveau du torse, juste assez pour voir les mimiques de sa bouche. Elle avait compris que son sourire pouvait traduire des tas de choses. Elle avait prise la positon de l'esclave en attente comme on lui avait appris, les mains dans le dos, le torse mit en valeur, les jambes resserré mais pas de trop et le dos bien droit. Elle s'était mise à disposition du Prince qui n'avait à présent qu'à ordonner sont bon vouloir. Elle demeurait émoustillé par l'odeur et tout ce qui lui rappelait, mais faisait son possible pour le contenir.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Dim 13 Aoû - 14:37

Il était intrigué par son comportement. Elle avait réussi à tenir seule debout sans difficulté, et depuis son arrivée dans la chambre, elle arrivait à se déplacer avec un peu plus d’aisance. Son injonction silencieuse avait été claire, mais cela avait été suffisant ?
Rapidement elle se retrouva nue, et s’occupa de ses affreux lambeaux de tissus qui lui avaient servi de vêtement. Il sourit. Elle pliait elle même ce qui finirait bientôt au feu. Il n’allait pas la laisser déambuler sans atours dans le palais, mais lui ferait apporter de quoi magnifier son physique, et faire la fierté de son maître. Le prince aimait exposer le fait qu’il possédait de belles choses, et Lumina n’y ferait pas exception. Ce qui était plaisant dans son fonctionnement, c’est que tout était fait pour être agréable aux esclaves. Il en prenait soin, leur offrait du confort, parfois de modestes attention de manière inattendue, et les sublimait au besoin. Quel esclave pouvait rester insensible à ces conditions ? Il s’attirait ainsi une loyauté, voir un certain amour de leur part. La beauté de la chose était que c’était rarement pour leur faire plaisir. Il récompensait les méritants, et les esclaves qu’il finissait par affectionner, il est vrai. Mais il cherchait surtout à entretenir des produits de qualité. Ses esclaves personnels étaient triés sur le volet, et il les choisissait lui-même. Et un esclave était le reflet de son maître. Beau, en bonne santé, un sourire sincère, et malgré tout, obéissant, signifiait que le maître avait ce qu’il fallait pour tenir un esclave autrement que par la force, chose qui ne manquait pas d’abîmer ces produits de luxe. Enfin, de luxe était un bien grand mot. Pour Azzan, l’échelle de qualité d’un esclave était infini. Il y existait pour lui autant de qualité différente, que d’esclaves. Et cette hybride si délicate était bien un produit d’exception, il n’en doutait pas.
Son regard ne laissait déjà rien échapper des courbes et des manières de Lumina. Il appréciait ce qu’il voyait, et quel homme serait il si cela n’avait été le cas, mais son esprit à ce moment là était davantage celui du marchand, que celui de l’homme. Il l’observa donc agir, avec une faiblesse moins flagrante.
Elle alla même jusqu’au balcon pour admirer le jardin. Ce qui lui arracha un sourire sincère. C’était sa fierté. Au delà de sa richesse et de son influence, s’il y avait une chose à laquelle il tenait, c’était l’immensité verte en contrebas. Ses appartements étaient assez pour permettre une vision complète sur la multitude de trésors  naturels qui s’y trouvaient. Ca et là on pouvait remarquer quelques silhouettes se mouvoir, uniquement visibles grâce à la multitude de lampion qui offrait une douce lumière aux jardins. Difficile de distinguer l’identité des personnes qui s’y trouvaient, mais il était connu des familiers du palais que de nuit comme de jour, cet eden était entretenu, plante par plante, chacune demandant des soins particuliers, venant de contrées différentes pour la plupart. Mais il n’était pas rare que certains invités se plaisaient à déambuler dans ce paysage paradisiaque nocturne, là où seuls la douce lumière des lampions rivalisait avec le tapis étincelant d’étoiles qui drapait la scène.
Azzan se laissait facilement aller lorsqu’il s’agissait de “son” jardin. Plus d’une fois il s’était surpris à se relâcher un peu quand son trésor était évoqué, ou qu’il sentait que son interlocuteur développait lui aussi un certain attrait pour cela. Mais pour le moment, c’était surtout cette curiosité envers Lumina qui prenait le dessus. L’instant d’avant ses jambes ne répondait que durement, et là, le balcon l’avait appelé et elle avait suivi cet appel. Il plissa légèrement les yeux alors qu’elle se noyait dans la contemplation. Intéressant. Finalement, elle était peut-être faite pour vivre auprès de lui, et pour lui. Et c’est uniquement parce-qu’il était lui même passionné par le jardin, qu’il ne lui tint pas rigueur pour cette initiative personnelle. Mais il prit néanmoins cette curiosité et cet élan de spontanéité pour ce qu’ils étaient: le signe qu’elle était plus à l’aise, qu’elle se sentait… bien ? Mais cette réflexion ne dura pas davantage, elle finit enfin par obéir, et se dirigea vers le bain. Il la regarda un instant avant de replonger dans ses pensées.
Il laissait le délicat bruit de l’eau qui faisait son office sur le corps de l’esclave qui devait surement répondre à ses attentes, rythmer le flux de ses réflexions. Du côté de l’obéissance, il n’avait visiblement aucun soucis à se faire. Elle n’avait aucunement l’air rebelle ou belliqueuse. Son physique avait dû faire tourner bien des tête, et lui même, s’il n’avait ce pragmatisme et ce regard détaché et analytique sur chaque chose, il aurait pu se laisser aller à une contemplation plus approfondie, et un état d’esprit plus obsédant envers cette chose. Mais il côtoyait la beauté sous bien des formes depuis qu’il était petit. Il voyait davantage cette perfection physique comme un tableau unique qui lui était désormais acquis, un bien précieux qu’il ne pourrait garder uniquement que pour lui. Il aimait à se montrer inaccessible, et il pensait déjà en faire de même avec elle. Torturer en exposant l’objet d’un désir sans pouvoir jamais l’atteindre. La convoitise ne l’effrayait pas. Ce n’était sur la raison des hommes qu’il misait, mais sur leur amour propre, et sur l’argent. Ce dernier avait fait de lui l’homme qui était, et lui avait donné sa place dans le monde. Mais il ne permettait que de posséder. Pas de créer de telles choses comme la créature qui se prélassait dans l’eau parfumée non loin.
Il fut tiré de ses pensées par le bruit de quelques gouttes rejoignant leurs congénères. Sans cela, il n’aurait pu entendre la lente démarche de l’esclave sur les chauds tapis colorés qui jonchaient le sol, dans un désordre parfaitement maîtrisé et calculé.
Il se redressa, et s’assit sur le rebord du lit, le temps de la voir approcher. Elle retrouva une position parfaitement docile, ne faisant que confirmer davantage ce qu’il avait déjà noté. Il pourrait donc aller plus vite, une partie du travail ayant déjà été fait par la nature servile de Lumina. Il se releva enfin et la toisa de haut. A nouveau, il prit le menton de la femme bleu entre deux doigts, et lui releva la tête, l’obligeant à le regarder dans les yeux. Les siens étaient perçants. Là où il leur donnait généralement un air rieur, ce n’était désormais plus le cas. D’une légère pression, il accompagna ses doigts qui relevaient plus que de raison le menton, d’un rehaussant de son propre menton, signifiant qu’il souhaitait qu’elle se relève à nouveau. Une fois cela fait, son regard se porta directement sur le bas de son corps. Plus aucun tremblement, plus aucun signe de faiblesse. Il eut un imperceptible froncement de sourcil intrigué. Il savait le bain apte à détendre même un coeur malade, mais à ce point. Elle était presque inapte à tenir d’elle même debout, et là, elle se tenait devant lui sans aucune gêne. Il fit enfin le rapprochement entre de nombreux éléments qui étaient sous ses yeux. Et avec un détail qu’il avait oublié dans ce qu’on lui avait raconté. La chaleur et sa faiblesse, l’eau et sa vitalité retrouvée, la couleur de sa peau nimbée de nuances au gré des bains de lumières qui l’environnaient, comme une légère houle qui s’exprimait sur tout son corps, jusqu’au bout de ses ongles. Une hybride aquatique. Le vin n’était donc pas en faute pour son goût, mais pour ses propriétés inadéquate en raison de l’état de faiblesse déjà présent chez elle. Il se plaisait à ce jeu d’analyse et de découverte. Nul besoin pour le moment de lui poser des questions sur ce qu’elle était. Il n’avait d’ailleurs aucune garantie de la véracité de ses propos, ne sachant jusqu’où allait sa sincérité. Si ce qu’on racontait sur elle était vrai, elle a dû être malmené à bien des reprises, et ne souhaitait sûrement pas renouveler l’expérience. Peut-être espérait elle à chaque nouveau maître que ce dernier ne découvrirait ce mythique trait qui permettrait de lui infliger d’infinis tortures, que cela soit pour tester des limites au-delà de toute imagination, que pour assouvir des pulsions malsaines. Mais il était fier de se savoir loin de ces perversions noyait l’esprit de nombres de ses homonymes masculins. Ses vices étaient… tout autre. Après tout, il était un at-Aswala.
Ces considérations faites, il remonta à nouveau son regard, ne laissant aucune parcelle de son corps à couvert. Il admirait pleinement les délicates courbes de son corps. Il n’était pas insensible à ce que pouvaient offrir pareils charmes et voluptueux atouts charnels, mais il n’y avait rien de lubrique dans son regard, ni d’envieux. Il admirait un magnifique produit, de qualité, rare. L’oeil et le sourire de celui qui savait apprécier des caractéristiques uniques. Azzan se présentait en cet instant comme un expert. Nul besoin de toucher. Il pouvait également voir que les gouttes étaient soit absorbée de manière surnaturelles, soit coulaient avec aisance sur sa peau. Le premier point pouvait être expliqué par l’origine aquatique de l’hybride, et le second par un manque de résistance de son épiderme, preuve d’une douceur et d’une perfection jusqu’au moindre pore de sa peau. Il avait réellement à faire à une esclave inestimable en terme de qualité physique. Mais son examen poussé vit une légère perturbation lorsque ses yeux arrivèrent enfin au niveau de son visage. Ce dernier n’avait rien à envier au reste de son corps, et pouvait envouter par sa simple vision. Là n’était cependant pas ce qui attirait son attention. Ses joues et son regard troublé trahissaient une certaine gêne.Il haussa très légèrement un sourcil, simplement pour marquer le fait qu’il avait bel et bien remarqué cela. Il n’évoqua pas la chose dans l’instant, lui laissant le temps de se faire à l’idée que le sujet pouvait être abordé. Il pourrait lui même terminer cette inspection pour enfin aller profiter de l’eau qui l’attendait. Cependant, cette dernière ne devait plus être limpide. Il aurait soit le choix entre patienter le temps de demander à des serviteurs de changer l’eau, soit d’y aller ainsi. Il aviserai plus tard. Il se remit à tourner autour d’elle, et releva ses cheveux pour examiner sa nuque. Il laissa sa chevelure s’écouler ensuite de ses doigts comme une fine pluie, appréciant à nouveau cette légèreté. Ses doigts dessinèrent le trait de l’échine de Lumina tout du long, jusqu’au cou, à quelque centimètres de sa peau sans pour autant entrer en contact avec. Elle semblait parfaite. Il ne savait plus lui même s’il examinait la perfection de ses traits, ou s’il chassait la moindre imperfection tant il n’en avait vu depuis le début. Il dut se rendre à l’évidence: elle était idyllique. Une véritable muse pour un artiste, un véritable parangon.
Son examen de surface terminé, il la laissa là, sans le moindre mot, et se dirigea vers le bain. La clarté de l’eau brillait à ces yeux de par le fait qu’elle avait déjà été utilisée. Qu’à cela ne tienne. C’était d’ailleurs un bon point, cela lui éviterait d’avoir à attendre. Il porta sa main au liquide et la laissa tremper quelques secondes. Elle était encore tiède. Parfait.

Il revint ensuite vers sa nouvelle esclave. Il resta néanmoins dans son dos, lui épargnant son regard inquisiteur, et son sourire emplit d’une certaine délectation. Il aimait admirer la faiblesse des gens. D’habitude, il le dissimulait, mais devant une esclave, la sienne, il jugeait cela inutile.

-Quelque chose ne va pas Lumina ? Tourne toi.

Il ne pouvait résister au fait de pouvoir la regarder lorsqu’elle s’exprimait. Désormais, il allait s’employer à la rendre plus active, plus bavarde. Il n’aspirait pas en faire un objet d’exposition. Elle sera jugée à sa juste valable, en fonction de ses compétences, de ses atouts, et de ses défauts. Il était temps de la connaître.

-Sois honnête en toute circonstance avec moi. Je suis à l’écoute des besoins de mes esclaves, à conditions que ces derniers sachent faire preuve du discernement nécessaire pour ne m’exposer que les choses que je jugerai digne d’intérêt. Pour le moment, tu ne me connais pas. Pendant que tu m’exposes ce qui te tourmente, déshabilles moi. Tu me narreras ensuite ton voyage depuis ta capture.

Il allait enfin voir ce qu’elle vaut en tant qu’esclave dans l’exercice de ses fonctions. Elle était épurée de la moindre trace de voyage, et était bien plus mise en valeur nue, qu’avec ses guenilles. Il ne lui manquait qu’une tenue décente, mais cela viendrait. C’était à elle de jouer, de se montrer ou non capable d’une tâche simple envers un inconnu, un nouveau maître. Si c’était de la timidité qui l’étreignait en cet instant, elle se montrerait donc moins efficace en cet instant, et demanderait surement un temps apprivoisement. Faute d’apprendre à obéir, il devrait jouer sur un autre apprentissage. Mais surtout, il allait enfin pouvoir admirer son verbe. Lui même adorait la conversation, l’art de parler, l’exposition des idées, contraires ou non. Il avait bien des esclaves capables de manier un phrasé d’exception, et pour les autres, il faisait en sorte qu’ils y arrivent au moins en présence d’autrui. Mais aucun capable d’avoir des idées propres, et de les lui présenter sans avoir peur d’une confrontation.
Mais il allait commencer doucement. Chaque chose en son temps.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Dim 13 Aoû - 17:24

Il ne tarda pas à se lever dès son arrivée, était-il impatient ? Ou était-ce dû tout simplement à son rôle de Prince, elle avait déjà compris que son temps était précieux, cela pouvait aisément expliquer pourquoi il n'avait pas tardé à se lever dès son arrivée. Elle se savait observé depuis le moment où il lui a demandé d'aller se laver, mais ignorait encore ce qu'il avait entendu voir même vue. Cependant, bien qu'elle se savait parfaite, au fond d'elle elle ne pouvait ignorer cette légère tension qui commençait déjà à la troubler. Pourquoi ? Pourquoi son corps réagissait-il ainsi ? Elle l'ignorait, mais elle savait ce qu'il cherchait à faire, elle savait que les maîtres aimaient voir la certitude dans les yeux de leur esclaves, mais lorsqu'il s'agissait d'inspection, elle se devait de craindre le regard de son maître et de se fait, elle commençait à être gêné par ce regard qui l'examinait telle une marchandise. 

Puis son maître lui reprit le menton pour le relever, il était certain qu'il ne la voyait nullement autrement que comme une marchandise, mais c'était mieux ainsi, c'était ce qu'elle était, mais elle appréciait se savoir plus importante aux yeux de son maître. Peut-être qu'un jour, s'il était le bon, saura-t-il lui montrer un peu d'amour. Il la força à croiser son regard, il n'était pas comme avant, il était plus... Perçant, plus dure aussi d'une certaine manière, elle le détourna rapidement, puis revint plonger son regard avant d'en refaire autant, elle était incapable de le soutenir plus de quelques secondes et cela l'intimida davantage que ce qu'elle était déjà. Cependant, son maître semblait souhaiter plus qu'un regard, à la manière dont il releva son propre menton et poussa le sien, elle devina qu'elle devait se relever, c'est alors ce qu'elle fit. Lumina avait appris toute une gamme de position obligatoire à prendre qu'importe la situation, les chances de la voir dans une position sans la moindre arrière pensée était quasiment nul. Elle se releva donc lentement et avec une certaine grâce qui semblait avoir été travaillé bien plus longtemps que le Prince lui- même. Elle avait une manière de faire, une douceur dans ses gestes qui n'avaient rien à voir avec ce que l'on pouvait attendre d'une Princesse. Elle se redressa le dos bien droit, ni les jambes ni le visage ne semblait transformer par cet effort qui pourtant est loin d'être facile à cette vitesse. Elle ne soufra pas du moindre déséquilibre. 

Sans même regarder les yeux de son maître directement, elle était capable de savoir qu'il venait de les froncer, il avait compris quelque chose, mais qu'est-ce que c'était ? Elle réfléchit un instant à la question, avant de finalement laisser tomber, pour le moment elle devait être attentive à ses besoins et non s'adonner à des questions. Cependant, Lumina se rassura légèrement de le voir capable de comprendre autant de choses qu'avec le regard et sans même en venir à la toucher plus que cela. Elle pouvait sentir le regard de son maître parcourant son corps aussi surement qu'elle aurait pu le faire s'il la touchait. Il était là, il examinait le moindre plie, cherchait un défaut comme l'avait fait tant de fois ses autres maîtres, hors il avait été le premier à le faire sans la toucher. D'ordinaire, le maître aimait toucher tout en examinant et cela pour simplement habituer l'esclave à être manipulé. 

Enfin son regard arriva à nouveau à auteur de son visage, elle se savait rougir, cette idée la troubla encore davantage, car elle savait qu'il le verrait à présent. La gêne, cette gêne était la première étape qui provoquait la décadence des gens de son entourage. Cela donnait aux gens envie de pousser plus loin, de la voir rougir davantage et cela finissait irrémédiablement en coucherie ou pire. Elle s'y attendait déjà, fermant les yeux par réflexe alors qu'elle savait que le fait de ne pas le voir rendrait seulement le touché encore plus intense... Elle demeura quelque instant ainsi, les yeux fermés, elle attendait une main inquisitrice qui viendrait se saisir de sa poitrine où si celui-ci avait un tempérament très dominant, directement fouiller dans le plie de ses lèvres intimes. Hors rien ne se passa, on ne la toucha pas et le Prince continua sa route, continuant de la contourner pour finir derrière elle. Lumina eut presque un soupire trop prononcé suite à cela, ça lui avait échappé, mais clairement il y avait du soulagement dans se soupire et non de l'ennui. D'une certaine façon elle appréciât le fait que cette vérification demeurait ce qu'il avait dit et non plus que cela. Il évalua ses cheveux, là- dessus elle n'avait aucune crainte, à par celle que lui obligeait son corps, mais mis à par cela, elle se savait parfaite  là -dessus. Elle le sentait si proche, mais se savait si loin de cette caresse qu'elle en était arrivée à désirer, le sentir parcourir son corps de cette façon l'envoûta presque, mais elle demeura droite en tant qu'esclave, ses désirs ne valait rien. Cependant, elle se savait très emphatique et au fond d'elle, elle espérait que se désir soit partagé par son maître, cela n'avait rien à voir avec un désir charnel, elle voulait se savoir désiré par son maître, car elle était là pour cela. 

Puis le contact fut rompu, il s'éloigna en la laissant là, elle ne bougea pas du tout, ses bras toujours encore dans le dos, les jambes légèrement écarté qui laissait une vue et un chemin ouvert à son maître. Son regard demeurait droit dans fixant un point inconnu contre le mur en face d'elle, en même temps ses sens étaient à l'affut, entre l'odeur du jardin qu'elle qualifiait à présent de paradis, sa peau en éveil, attendant le moindre contact, mais qui se soulageait grâce à la caresse du vent et la douceur de l'humidité ambiante. Mais ne la quitta pas longtemps et cela à son grand soulagement, elle avait été seule suffisamment longtemps sur le navire et la présence de son maître, même si elle ne le connaissait pas encore, la rassurait. Après tout, on est jamais aussi bien que chez soit et cela était bien le cas pour Lumina. Mais malgré cela, elle gardait cette boule dans le creux de ses reins qui la troublaient au plus au point à mesure que la soirée avance. Cette fois il s'adressa à elle directement, mais demeurait dans son dos, cependant, cela ne durerait pas, car il voulait qu'elle lui fasse face et dans tout cela, il lui fit remarquer qu'il avait très bien reconnu cette gêne dans son regard. Comment pouvait-elle être sûr rien qu'avec ces quelques mots ? Elle n'en savait rien du pourquoi, mais elle savait qu'il avait remarqué ? 

Elle se tourna lentement vers lui le regard bas, comme si elle venait d'être prise en faute, discrètement elle se mordilla la lèvre inférieure de honte. Elle n'osa pas croiser son regard à nouveau et heureusement, elle n'avait pas à le faire sans son autorisation, mais il voulait des explications, il avait certainement sa petite idée, mais la découverte visuelle était terminé pour le moment. Elle comprit qu'il voulait maintenant découvrir comment elle se comportait avec la langue, si elle était cultivée ou non et cela confirma que les informations qu'il détenait sur elle était probablement limitée. Là encore, ce qu'il lui expliqua n'avait rien d'inédit, c'était des choses assez normal pour un maître qui se voulait un minimum attentionné, mais l'entendre était toujours rassurant, cependant elle se raidit lorsqu'il lui demanda de raconter son voyage depuis sa capture. Mais elle avait le temps de réfléchir à ce que lui dire en ce qui concerne le voyage, pour le moment, il voulait qu'elle déshabille et lui explique se qu'il pouvait bien la troubler depuis tout à l'heure. 

Elle commença donc par se placer bien en face de son maître, elle jeta un coup d’œil sur la tenu sans le cacher puis commença à le dévêtir tout en racontant son récit :

- Vous voulez savoir ce qui me tourmente... Eh bien, si vous parlez de la gêne dont je suis victime je ne saurais vous dire pourquoi elle est présente, on a simplement habitué mon corps a agir de cette façon en certaine circonstance et celui-ci n'oublie jamais rien...

Elle retira pour commencer les bijoux, elle le fit avec soin et des gestes lents pour qu'il puisse suivre ses mouvements, elle se savait nouvelle et encore sujette à des doutes de la par de son maître et ne voulait pas qu'il se sente obligé de rester sur ses gardes. Lorsqu'elle s'approcha de la main de son maître, elle remarqua une bague orné d'un saphir, elle adorait cette couleur, quoi de plus normal, mais le fait qu'elle soit métallique la troubla un instant et elle coupa son récit :

- Puis-je maître ?

Elle avait désigné la bague du bout du doigt, mais elle faisait peut- être erreur en pensant que celui-ci pouvait avoir une signification particulière, en tout cas pas au point de lui interdire d'y toucher. Elle déposa le tout à l'endroit qui convenait le mieux, les bijoux sur un meuble en évidence si rien ne semblait adapté à leur rangement. Elle ne refusait pas le contact, ses doigts glissaient sur la peau du Prince sans la moindre hésitation, elle savait que le moindre geste du genre était un nouveau signe de faiblesse, voir de refus. Elle détacha ensuite les attaches, comme la ceinture et se saisie non sans un regard vers son maître, afin de savoir si elle faisait bien d'y toucher. Elle prit alors le cimeterre en main délicatement et doucement pour le reposer lui aussi en hauteur. Après tout, une arme ne devait pas se trouver sur le sol. Puis une fois les attaches retirées elle passa dans le dos du Prince non sans lui lancer un petit sourire, une sorte de vengeance pour avoir fait pareille pendant tout se temps, il n'y avait là rien de provoquant, mais simplement un signe pour lui montrer qu'elle savait exactement ce qu'elle faisait malgré le fait qu'elle parle en même temps. 

- Vous avez probablement déjà vue une esclave craindre le moment ou le maître relève la voix, cela est similaire chez les animaux, c'est un réflexe naturel du corps et vous pouvez déceler cette crainte chez une esclave libéré depuis une trentaine d'année si vous avez l'oeil... Et je sais que mon maître a l'oeil.
 
Elle savait que donner une telle explication était inutile et même que cela pouvait le froisser, mais elle avait compris qu'il voulait qu'elle parle. De ce fait elle le faisait ce qu'il voulait et en passant, lui lançait un compliment. une fois dans son dos elle passa ses bras autour de la taille de son maître et les fient remonter le long de son torse jusqu'au cole pour ouvrir et ainsi faire glisser la toge le long de son corps. Elle avait pris soin de suivre avec ses mains dans son sciage comme pour satisfaire le corps de son maître de plus qu'un simple vêtement en train d'être retiré. Elle avait marqué une pause dans ses explications, après tout elle avait terminé, mais la suite, elle la connaissait et se devait de la raconter :

- On m'a trouvé sur un navire qui quittait l'île de Kermis, là où se déroulait la fête du passeur, vos mercenaires se sont montrés efficace dans leur chasse...

Elle ferma les yeux un bref instant, elle était à nouveau en face de son maître qui pouvait lire sur son visage tout ce qu'il voulait. La réalitée d'être une proie lui était clairement connu, mais même si elle semblait clairement l'accepter, cela semblait surtout dur à exprimer à cause des souvenirs qui y étaient rattachés. Elle en profita pour se saisir de la main de son maître et Prince, elle était douce et montrait son attention au détail. Elle le dirigea vers le bain et voulu l'aider à y entrer, lui offrant donc sa main pour l'équilibre. Curieusement elle lui souriait en se montrant très humble, il y avait un signe à comprendre devant cette marque d'attention, signe qui était certainement lié à la fois où il l'aida à marcher. Elle savait qu'elle avait à le faire avec ou sans cette aide qu'il lui avait donné, mais pensait qu'il était assez malin pour comprendre que le vrai cadeau était son sourire. Elle avait reprit de suite son récit une fois installé, elle ne l'avait pas suivi de suite dans le bain, elle ne le ferait que s'il l'ordonnait et cela n'aurait pas été sans gêne. Elle se plaça alors derrière lui, apportant une serviette qu'elle plia en cylindre pour le placer comme coussin ou repose tête pour son maître. Elle avais fait attention de bien dégager les cheveux du Prince afin de s'en occuper soigneusement, les longs cheveux demandaient un entretien approprié après-tout. 

- Ils m'ont trouvé et sans chercher vraiment à me faire venir de mon plein gré me traînèrent de force jusqu'au pont où je pu voir le capitaine recevoir quelques piécettes. Ils avaient probablement raison d'agir ainsi, je me serai certainement enfuit en sautant du navire s'ils avaient pas agit ainsi, ils ont retenu leur erreur. Il y a un mois de cela je leur avais fait le coup sur un autre navire et ils avaient alors perdu ma trace...

Elle savait bien que ce qu'elle disait montrait clairement qu'elle est là nullement de son plaint gré, mais il avait demandé la vérité et c'est ce qu'elle fit. Elle continua son récit en lissant les cheveux de son maître, les mouillants à l'aide de ses mains, les savonnant avec soin et une certaine maîtrise, il était clair qu'elle savait exactement ce qu'elle faisait :

- La suite ne vous plaira guère maître, je préfère vous prévenir, ces messieurs mon ensuite laissé dans une cage à peine plus grande que l'armoire d'une domestique pendant plusieurs semaines. Enfin, c'est ce que j'ai pu compter au rythme des repas, leur chef semblait craindre qu'on me fasse du mal, alors il était le seul à me nourrir et il semblait lui-même me craindre, alors n'entra jamais dans ce qui me servait de cage. La suite... Je pense que vous la connaissez déjà, mon corps c'est affaiblie suite à ce traitement et le manque d'observation de leur par. 

Elle s'arrêta là, il aurait pu voir qu'elle aurait voulu rajouter quelque chose, mais cela elle semblait croire que c'était déplacé à la vu de son regard légèrement fuyant. Elle semblait avoir terminé son récit et continua de s'occuper des cheveux de son maître, sans nul doute allait-elle encore s'occuper du reste du corps dès que cela aurait-été fait.

Darkturquoise #00CED1
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Azzan at-Aswala

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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Lun 14 Aoû - 13:18

Ses faiblesses n’étaient donc pas uniquement physiques. Et la perfection n’avait touché que son physique. Il pouvait envie discerner dans son comportement et ses réactions quelques failles. Des failles qui n’étaient pas de celles que l’on puni. mais de celles que l’on observe dans le but d’y trouver quelque chose de plus profond. Bien qu’agréable à regarder, à contempler jusqu’à ce que l’ennui nous surprenne, la perfection rendait les choses fades et banales autour. Jusqu’à ce que la nature même de l’objet de ce don divin perde de sa grâce aux yeux des mortels, et qu’on en oublie tout ce qui fait cet objet. C’était ce qui guettait Lumina. Son physique la déshumanisait, et aurait fini par faire elle uniquement une oeuvre d’art que l’on aurait considéré autrement que pour ses atours, et non pour ce qu’elle était au fond d’elle. Ce qui passait donc pour des erreurs aux yeux des profanes qui ne peuvent voir au delà, étaient aux yeux du prince comme de subtils signes qu’elle était aussi une femme, et non uniquement un objet dénué d’esprit et d’émotions.

Le regard fuyant, cette timidité qui n’avait aucun lieu d’être… Puis elle ferma les yeux. Il se demanda un instant pour quelle raison elle agissait ainsi, mais ne s’y attarda pas trop. Une “vieille” esclave devait avoir ses manies. Enfin, les manies qui lui avait été inculquées, avaient été façonnées, par ses maîtres. Il n’était déjà plus chose inconnue qu’elle pratiquait le regard indirect. Nombre d’esclaves avaient peur ou avaient été éduqués pour ne pas regarder le maître dans les yeux, chose qui pourrait être interprétée pour un défi, une provocation, ou comme le fait que l’esclave se croit au même niveau que le maître. D’autres encore voyaient la chose autrement. Comme une marque de respect, de dévoilement de soi. Azzan, lui, préférait la première option en public, mais la deuxième en privé. Il aimait qu’un esclave se montre entièrement à “nu”. Il aimait savoir, connaître. Et un esclave n’avait pour lui, nullement le droit de lui refuser l’accès à ses moindres pensées. Lorsqu’il exigeait de savoir, il s’attendait être écouté. Il lui apprendrai à soutenir son regard lorsqu’ils seraient tous les deux. Le regard mentait rarement. Mais il s’attendait à tout venant de sa part.
Et en cet instant, elle se livrait déjà bien plus. Ce soupir ne lui avait pas échappé. Il ne l’avait pas lui même dressé, il ne pouvait encore déchiffrer toutes ses réactions. Mais celle ci était au premier abord déplacé. Placé dans son dos, il avait ouvert la bouche, mais ne dit rien. Ce soir, elle s’exprimait. Il la laisserait faire. Elle ne dépassait pour le moment aucune limite, et ne semblait pas assez idiote pour exprimer un sentiment de déplaisir. Ce ne pouvait être qu’un soupir d’aise. Ils étaient dans deux configurations différentes. Il n’agissait que par nécessité, alors qu’elle semblait presque prendre plaisir à cet exercice. Ou alors était ce une habitude pour elle, et c’était banal pour elle. Il parierai davantage sur cette deuxième explication. Elle savait se tenir comme il fallait, facilitant l’examen. Ses injonctions connaissaient des réponse favorables, et lorsque cela était fait, c’était bien fait.

Elle se tourna donc vers lui, et là encore, elle avait ce regard fuyant, accompagné d’une légère moue, où il découvrit une canine anormalement pointu pincer sa lèvre inférieur. Cette petite caractéristique ne le laissa pas indifférent. Il en apprécia même grandement la vue. Ceux sont ces petites choses qui font la différence physiquement entre telle ou telle beauté. Mais cette timidité fut de courte durée, et cette vision disparut tout aussi vite.
Elle commença enfin à agir.

Il l’écoutait, en ne détaillant qu’à moitié ses actions. Le prince regardait ce qu’elle faisait, mais ne relevait aucune faute. Il n’avait rien à redire. L’inquiétude quant aux compétences de Lumina en tant qu’esclave n’étaient déjà pas bien présentes, mais avaient désormais totalement disparu. Elle savait ce qu’elle faisait. Nul besoin de l’éduquer. Ces années de cavale n’avaient en rien entamé sa vie de servitude. Et si la légende disait vraie, cette dernière avait été très longue.

C’était donc un conditionnement physique qu’elle avait subit. Le déclencheur devait être le regard des hommes ou des femmes lorsqu’elle se trouvait nue. Le sexe. Le désir. Tels étaient donc les finalités de cette réaction. Et elle ne semblait avoir aucun contrôle là dessus. Cette information était intéressante. Il ne désira pas commenter davantage. C’était inutile. Elle avait servi d’objet sexuel, et son ou ses maîtres l’avaient entraîné à se montrer involontairement désirable. Malin, car cela enlevait la nécessité de donner un ordre, le corps agissant seul, donnant ainsi plus de spontanéité, de naturel. Bien qu’apprendre qu’elle avait eu cette fonction ne l’étonna guère, car avec un corps pareil le contraire aurait été impensable, il pu voir qu’elle avait un contrôle limité sur elle même, alors qu’en tant que maître, il pourrait façonner cette chair qui ne demandait que cela.

Nulle hésitation dans ses gestes, ses doigts parcourant son corps pour achever la besogne donnée. Seule un regard en sa direction au moment de retirer sa ceinture marqua un point de rupture avec le reste. Mais il ne répondit, il ne fit que la regarder. Il avait donné un ordre. Et la nudité devait être une chose qu’elle connaissait bien. C’était une esclave. Elle comprit visiblement, car elle termina ce qu’elle avait commencé.
Il avait appris depuis petit à être imperméable à toute flatterie et à toute tentative de charme. Ce qui lui permettait d’être maître de lui en des circonstances comme celle ci. Un bon marchand ne peut se permettre de faire preuve d’une faiblesse aussi primitive. Surtout venant de la part d’une esclave, il n’y avait aucune difficulté. Elle faisait son office, comme l’avaient fait bien d’autres auparavant. Mais la nouveauté et ces galbes grignotaient une partie de cette maîtrise. Le contact physique conservait toujours cette force sur le corps, que l’esprit ne pouvait toujours contenir. Il voyait enfin le corps de Lumina comme celui d’une femme, et non d’un objet.

Un sourire. Tiens, cela était inédit. Elle lui souriait directement, avant de disparaître dans son dos. Elle prenait enfin ses aises, et marquait son territoire dans l’esprit du prince. Elle n’avait d’objet que le statut. Mais elle parlait, s’exprimant verbalement et physiquement, sans aide ou sans qu’il la guide. Elle se prenait enfin en main dans ses fonctions, et agissait plus naturellement. Tout ce qu’il attendait, c’est qu’elle prenne ses marques, afin de savoir à quoi s’attendre. Les choses avançaient.
Même lorsqu’elle exposait son récit, elle parlait avec plus de facilité, la rendant plus intéressante aux yeux du prince. Certains esclaves qu’il possédait n’était pas capable de naturellement s’exprimer ainsi. Il leur fallait des ordres précis pour qu’ils se livrent à un exercice verbale poussé. Leurs fonctions en étaient donc adaptées.
Là où le récit continuait, le travail de l’esclave en faisait de même. Ses doigts fins suivaient le mouvement des vêtements qu’elle ôtait petit à petit. La sensation était agréable, ajoutant cette tâche banale un contact qui cassait enfin cette distance physique qu’il avait maintenu.

La surprise fut cependant de la voir prendre l’initiative de le mener jusqu’à la baignoire. Elle prenait la liberté de décider où s’arrêtait sa tâche, et où débutait la prochaine. Lui en tenir rigueur sèchement casserait cette dynamique qu’il avait installer. Il s’était promis d’être… tolérant, pour le premier soir. Mais cela ne signifiait pas tout laisser passer.
Il se libéra donc de sa main, et nu comme n’importe quel homme, il ne la regarda pas. Il se dirigea donc sans aide vers le bassin d’eau, et y entra. Il restait silencieux, toujours plus ou moins attentif au récit, n’y trouvant pour l’instant rien d’intéressant. Seule chose qui fit oublier cet écart, fut ce sourire. Un nouveau. Il finirait par s’y habituer. Ce sourire était agréable, doux, et il ornait à merveille ce visage angélique, le magnifiant davantage.
Alors qu’il apprécia l’expérience et la prévenance de Lumina quand elle appliqua cet appuie textile pour son confort au niveau de sa nuque, il décida enfin par briser le court du récit d’un soupire d’aise, fermant les yeux. Il était pleinement allongé, et n’écoutait pendant les secondes à suivre que des bribes de mots. Un court instant, il en oubliait qu’il “essayait” une nouvelle esclave, le bain commençant à laver la fatigue de la journée, et le savoir faire de cette esclave était tel qu’il en avait oublié qu’elle était nouvelle. Mais il finit par rouvrir les yeux, et lui offrit son oreille à nouveau. Alors que ses cheveux faisaient l’objet d’une attention toute particulière, l’histoire devenait intéressante. Surtout le point de vu de l’esclave. La tête en arrière, il regardait le visage de l’esclave, lui montrant une fois de plus qu’elle n’était jamais à l’abri ce soir d’être regardé. Mais plus comme une marchandise cette fois. Il la regardait comme une personne. Une personne qui avait l’attention de son interlocuteur, et dont les propos intéressaient. Comptaient.
Azzan n’était pas de ceux qui jugent l’esprit des hommes libres supérieur à celui d’un esclave.Pour lui, nombre de maîtres devraient écouter les sagesses de leurs esclaves, qui n’osent pourtant s’exprimer. Un tort. Une fois que la confiance et la loyauté sont établis, un esclave pouvait faire un bon conseiller, ou au moins offrir un oeil neuf sur une situation. Bien entendu, cela n’était pas à la portée de tout esclave.

Il l’avait laissé finir, ayant été bien plus attentif vers la fin. Il laissa un silence flotter pendant une minute. Pas par besoin de réflexion, mais uniquement parce-qu’il souhaitait profiter un peu du bain. Puis il brisa le silence.

-Bien que mes ordres aient été clairs, je ne m’attendais à ce que tu sois traité comme tu l’es et le seras à l’avenir. Tu n’avais d’importance pour eux que celle que je t’avais donné à leur yeux, et qui se mesurait à hauteur de la récompense promise. Qui, malgré son extravagance, n’est rien comparé à l’importance réelle que tu revêts à mes yeux. Et de ce que je sais, tu ne risquais pas de me revenir en mauvaise état, marquée.

La fin de sa phrase avait un air un peu plus intrigant, conservant son sourire. Première accroche de ce côté, il ne voulait pas pousser trop loin. Cette simple évocation l’amusa intérieurement. Elle commençait déjà à lui plaire. Tant de singularités. Un être unique, digne d’un prince de la famille at-Aswala.

-Avant de continuer ton histoire et d’exposer les non-dits, va me chercher une coupe de vin. Et sers t’en une si tu te sens capable de profiter tout en prenant soin de moi. Tu trouveras une carafe et des coupes sur la table de la terrasse. Ne sois pas longue.

Il était détendu. Ell avait beau être esclave, elle restait une compagnie agréable, qui savait dans l’ensemble rester à sa place, et se montrait efficace. Et voulait lui montrer qu’il appréciait pour le moment ce qu’elle offrait comme prestation. Comme il l’avait dit, il récompensait quand on le méritait. Mais cette fois, la générosité était poussée uniquement parce-qu’il était lui-même dans de bonnes dispositions. Tout lui avait sourit aujourd’hui.
Il attendra qu’elle revienne, fermant les yeux en attendant.

-Continue.

Son corps réagissait imperceptiblement à cette situation. La tiédeur de l’eau, le corps magnifique de l’esclave non loin, mais surtout, cette sensation de victoire, de réussite que lui avait apporté cette lucrative journée, amenèrent un léger flux sanguin dans le bas du corps, gonflait légèrement ce qui exprimait visuellement son plaisir.
Là où l’homme primaire des basses couches ne s’excitait qu’en voyant l’ombre d’un téton, lui, il lui en fallait plus. Il était un at-Aswala. Il était fait pour succès.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Lun 14 Aoû - 15:40

Tant de choses se passait, elle était assez bien là, lentement son corps lui permettait de mieux supporter cette gêne ou alors était-ce car son maître avait fermé les yeux afin de profiter du bain. Le fait de le voir ainsi baisser ça garde lui fit plaisir, elle y voyait un signe de confiance et un cadeau pour elle. Qu'est ce qu'un esclave peut-il rêver de mieux qu'un maître qui a confiance en elle. Elle appréciait cela, mais savait aussi que ceci était normal, elle inspirait cela chez ses maîtres, pourquoi et comment cela elle l'ignorait. Les choses allait-elle se passer différemment cette fois ? Ca en avait tout l'air, il ne semblait pas savoir grand- chose sur elle, peut être la voulait-elle simplement car elle était convoitée sans savoir réellement plus de choses la concernant ? Dans tous les cas, elle commençait à penser que cet endroit n'était peut-être pas si mal. Elle s'était un peu montré cavalière en lui proposant sa main, mais ce n'était pas bien grave, elle saurait à présent que ce n'est plus à faire sans sa permission. En y repensant, elle remarquait aussi qu'elle se laissait un peu aller, mais dans le fond elle savait qu'avant qu'elle le soit vraiment, il y aurait des mois. Elle avait donc terminé son récit et les cheveux du Prince était sur le point d'être finalisé lorsque son Maître brisa le silence dans le-quel il s'était muré depuis qu'il lui avait demandé de raconter son histoire. Plutôt il avait déjà commencé à la troubler lorsque ses yeux c'était rouverts sur elle, de suite sa gêne lui revint, pas suffisamment pour la gêner dans sa tâche, mais juste assez pour être présente et visible sur ses jours. 


​Les mots employés avaient comblé Lumina du tout au tout, elle avait de l'importance à ses yeux, il la voulait tellement qu'il dépensa une grande quantité d'or pour elle, qu'est ce qu'elle pouvait rêver de plus de la par de son maître. Absolument rien, on lui avait tellement inculqué à être reconnaissante de chaque compliment à son égard que sur le moment elle en rougie clairement. C'était parfait, oui parfait, jusqu'au moment où il annonça qu'elle ne risquait pas vraiment de revenir en mauvais état. Lumina se figea presque sur le moment les yeux écarquillé par le souvenir de mois entier tapit dans le noir. Avait-elle été encore une fois aveugle, elle avait déjà souffert et on lui avait tendu une main chaleureuse qu'elle s'empressa de prendre. Cependant, à l'époque cela n'était qu'une illusion, une tromperie pour l'amener à trahir la confiance de son maître. Elle put presque sentir ce que son corps c'était vu infligé pendant toutes ces années, tout cela se passa à une vitesse folle. Puis cette vision de cauchemars dont elle était prisonnière fut brisée par la voix du Prince. Son visage était parvenu à rester de marbre, mais ses yeux venaient surement de révéler une terrible la terrible peur qui venait de se saisir d'elle. Elle cligna des yeux et elle sembla avoir fait face, mais ce n'était qu'un masque, quelque chose de faux pour dissimuler la terreur qui venait de nouer son ventre et qui lui faisait presque claquer des jambes. Mais cette peur n'était pas un traumatisme, c'était un mécanisme de défense, un signe comme quoi elle devait remonter ça garde et ne surtout pas la baisser, elle était en territoire ennemi. Elle n'était pas là en tant qu'esclave, elle était un sujet d'étude, c'est juste que pour le moment, il voulait connaître son esprit avant son corps. 


Elle écouta ce que le Prince lui dit, depuis qu'elle était sortie de sa torpeur elle se montrait à nouveau parfaitement elle-même, du moins visuellement. Elle nota certaine chose qui ne trompait pas "les non-dits" il voulait donc parler de secret, comme sa régénération, s'il en était persuadé, il ne perdrait probablement plus son temps à discuter et passerait au chose sérieuse. Lumina inclina légèrement la tête tout en répondant à son maître :


- Oui maître, j'y vais de ce pas.


Elle s'en alla chercher la carafe comme demandé et des coupes de sur la table de la terrasse. Elle regardait le jardin, elle voulu y croire, mais son instinct lui hurlait de fuir, elle savait qu'elle ne pouvait lui faire de mal, son bras en était incapable et s'il lui ordonnait de ne pas bouger s'il comprenait ses attentions elle ne bougerait pas. Elle y pouvait rien, chaque ordre de ses maîtres étaient tel un coup de fouet et résonnait dans son esprit de façon à empêcher toute volonté de résister. Elle y était soumise corps et âme, mais le dernier ordre de son maître, lui ordonnant de vivre, les mots de son défunt maître lui résonnait dans les oreilles au point de lui en faire perdre l'esprit.


"Vie ! Pour toujours et à jamais ne quitte jamais ce monde ! Rien ne t'attend de l'autre côté de la mer infinie les gens comme toi on leur place nulle par, mais ce monde t'as accepté"


La voix de son maître, aussi clair que le jour de ou tout cela était arrivé, son esprit l'avait enregistré dans ses gènes ne lui autorisant pas à oublier les paroles prononcées ce jour- là. La fuite par la fenêtre la tentait, mais elle se savait sur une île, une île bien contrôlé et en plus dans le palais, elle ne pourrait fuir là maintenant. Même s'il semblait avoir baissé ça garde, nul doute qu'il devait au moins se douter de ce qu'elle pensait là actuellement devant ce balcon. Elle savait l'arme du prince non loin, mais à peine y avait-elle pensé que cette idée la dégoutta, non, elle devait se montrer docile, pour le moment en tout cas. Elle s'en retourna auprès de son maître ajoutant une excuse toute faite pour le temps que cela lui avait prit :


- Excusez- moi mon maître, votre jardin m'avais à nouveau étourdit dans ma tâche.


Elle avait remarqué que ce jardin tenait à coeur le Prince et n'étant pas vraiment un mensonge, elle savait que cela pouvait passer. Elle se dépêcha de servir la coupe du Prince et lui tendit en se baissant le regard bas. Elle avait procédé ainsi autant pour éviter son regard que pour la forme, cela se faisait beaucoup à une époque de présenter les choses à son maîtres en se baissant. D'un autre côté elle se rendit compte que de tel comportement ne pouvait que le conforter dans ce qu'il semblait déjà savoir sur elle. Elle prit alors un morceau de tissu trempa dans l'eau et le savon avant de débuter un massage des épaules tout en le lavant à cet endroit. Elle n'avait pas commencé là par hasard, elle voulait demeurer hors de sa vue au maximum, cherchant à reprendre au mieux son masque pour pouvoir discuter sans flancher :


- Je ne vois pas de quel non-dits vous parlez m... Maître...


Merde ! Lumina serra les dents autant qu'elle le put pour tenter de garder un visage neutre sans se rendre compte qu'elle faisait une belle erreur depuis un moment. Elle qui avait été souriante y a de ça quelques minutes, avait à présent un visage plus neutre et elle était même fichue bafouiller au moment de moment de prononcer le mot le plus important, celui que l'esclave devait prononcer avec le coeur. Ses mains avaient une telle expertise qu'elles continuèrent sans même qu'elle est besoin d'y prêter le moindre attention et puis elle réalisa la triste vérité qu'elle avait fini par oublier pendant ces années de cavale. Son corps ne lui permettrait pas de tromper son maître, il ne la laissera pas jouer l'esclave pour mieux fuir, ça lui était impossible. Elle était ainsi faite, elle ne pouvait résister à sa nature servile, elle était une esclave dans l'âme. Elle arrêta tout ce qu'elle faisait, déposa le morceau de tissu mouillé sur le rebord du bain proche de la main de son maître comme pour lui donner de quoi la frapper sans même avoir à bouger. Puis elle alla se mettre à genou à côté du bain, son corps ne tremblait pas, mais les couleurs dont elle était l'hôte semblait devenir plus terne, telle une mer dont le soleil venait d'être dissimulé par les nuages. Elle prit la parole sans la permission, ne continuant pas son histoire comme il lui avait demandé, mais d'une voix dont on pouvait entendre la peur résonner elle lui murmura la question qui lui brûlait les lèvres et la terrorisait :


​- Si je suis celle que vous savez... Allez-vous me torturer ?


Elle ne baissa pas les yeux, elle le regardait, elle ne pleurait pas, mais elle suppliait du regard que la réponse soit négative. Elle se savait clairement en faute, complètement, mais de par ce geste elle voulait aussi lui montrer qu'elle respectait les paroles de son maître. Il lui avait dit que si quelque chose la tracassait et qu'elle estimait que cela pouvait intéresser son maître, elle se devait alors de le dire. Tout son corps était en attente, elle savait que la punition pour son manquement tomberait qu'importe la réponse qu'elle recevrait, mais il lui était impossible d'agir autrement. Dès le moment où il révéla cette information, elle ne pouvait plus agir normalement, son corps lui interdisait. En soit cela représentait la plus grande preuve de sincérité possible. Elle était incapable de trahir, qu'elle aime ou déteste son maître, cela n'entrait pas en vigueur, seule cette vérité indéniable était certaine. 


La preuve est le premier signe de l'intelligence.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Lun 14 Aoû - 17:44

Il remarqua à nouveau cette gêne. Décidément, ce conditionnement était très fort chez elle. Ce n’était pas l’excitation qui lui titillait l’esprit à cette vision, mais ce constat lui annonçait qu’il pourrait lui aussi s’amuser à laisser son empreinte dans la nature profonde de cette esclave. Il était de ceux qui aime laisser leur marque, triompher, et montrer leur ascendant sur autrui. Cet exercice serait des plus plaisant, et il s’en réjouissait d’avance.
Cette gêne l’amusait désormais. Combien d’hommes ont dû souffrir de cet aguichichant réflexe physique sans pouvoir assouvir la moindre pulsion, selon les bons vouloir du maître. Mais il y voyait une douce torture à double sens. Car Lumina ne semblait pas plus à l’aise avec la réaction de son propre corps. Qu’en était il vis à vis de la réaction des hommes ?

Ce postulat et ce questionnement ne l’empêchèrent pas de profiter pleinement de la vue de l’esclave. Et il vit à nouveau ce sourire. Nettement plus discret, mais qui apportait ce qu’il fallait de beauté. Il serait tellement tentant de lui ordonner de sourire en permanence. Mais comme forcer le désir, forcer une réaction émotionnelle abîmerait cette dernière. Le sourire des at-Aswala était désormais inscrit dans leur gêne, dans leur tradition familiale presque, depuis Azzani Aswala, il y a de cela presque un millénaire. Et il avait appris à déceler un faux sourire d’un vrai. Un atout en diplomatie et dans le commerce, mais une malédiction en privé. Il n’en ferait donc rien, appréciant ce charme naturel qu’elle apportait d’elle même à son visage. Elle alliait l’utile à l’agréable. Les compétences avec une vision envoûtante. Mais elle ne cessait de dévoiler des failles…



Les mots qu’il avait employé, cette petite évocation, apportèrent au prince ce qu’il avait souhaité: une réaction vive. Il ne pu lui même dire si c’était celle qu’il attendait ou non. Il attendait de cette dernière des révélations, des informations sur supplementaires sur elle. Le langage du corps permettant de jouer à “devine ce que je cache” sans avoir besoin de réponse orale.

La peur.

Elle était peinte sur son visage, dans ses yeux. Sa cavale… Y avait il un lien avec ce don ? C’était logique, et il l’avait déjà envisagé. Une créature aussi servile ne pouvait s’émanciper et brutaliser sa propre nature qu’à cause d’une peur viscérale. Elle semblait avoir une maîtrise encore plus imparfaite de son corps. Elle lui dévoilait ses émotions sans retenu. Voilà pourquoi il aimait voir ses esclaves dans les yeux. Les yeux ne peuvent mentir.
Il avait appuyé sur un point sensible. Mais ce dernier aurait été abordé à un moment ou un autre. Très bien, alors l’abcès serait crevé ce soir. Malgré le soin qu’il apportait à ses esclaves, et cet intérêt indéniable pour sa nouvelle acquisition, ce qu’il aspirait à faire trôner à ses côtés, comme un trophé que l’on porte à son cou pour montrer sa supériorité, il ne pourrait ce soir la laisser entièrement en roue libre. Les émotions ont de puissant ce que le passé leur à donné de matière à travailler, à ressasser. Et un passé, elle en avait un long. Azzan savait bien que seul son conditionnement à l’asservissement et à la maîtrise de soit permettait à l’hybride se ne pas sombrer. Une vie aussi longue dans une condition d’esclave, avec un don qui était autant une bénédiction qu’une malédiction, aurait poussé nombre de mortels dans la folie. Mais elle n’était pas mortelle. Et pas n’importe qui non plus. Il en était conscient, et c’était ce qui faisait son attrait. Ca, et ce qu’elle savait…

Elle fit comme ci rien ne s’était passé, comme si aucune de ses réactions n’avaient existées. Il laissa faire. Après tout, elle annonçait qu’elle allait s’exécuter. Pourquoi pas. Avec une coupe de vin, cela donnerait peut-être une tout autre dimension à sa vision, et aux réactions de l’esclave. Il était également curieux de voir si elle allait se prendre une coupe. Cette fois, elle n’aurait plus d’excuse pour ne apprécier le vin. Mais surtout, là, il lui laissait un choix, qui dépendait à la fois ce qu’elle jugeait de ses propres compétences, mais également de son propre désir à elle. En avait-elle d’ailleurs ?

Il restait là, les yeux ouverts. Elle était plus longue que prévu. Que préparait elle ? Il n’avait pas vraiment peur qu’elle agite la moindre arme devant lui. Il avait appris à le manier et avait acquis certains réflexes. Et quant à la force, rien à craindre de ce côté là non plus. Néanmoins, ce qu’il pouvait redouter, c’était que durant son existence, elle ait appris à manier le cimeterre, et qu’elle cachait ce talent. Lui même n’était pas un bretteur d’exception. Il était bon grâce aux compétences de son maître d’arme, mais son entraînement devenu irrégulier depuis la mort de son père l’avait un peu éloigné d’une expertise martiale. Il n’était pas né pour être guerrier. Mais elle… Son existence aurait eu vingt fois le temps, peut-être même cent fois, de devenir une maîtresse dans l’art guerrier. Non… C’était idiot. Son existence semblait avoir été dédiée à servir. Et sur la quantité de maître qu’elle dut avoir, il doutait que nombre d’entre eux l’aurait laissé manier à sa guise des lames. Mais que faisait elle donc ? L’agacement rivalisait avec sa curiosité. Il allait l’appeler, lorsqu’elle réapparu. Avant même qu’il ait à lui demander ce qu’elle faisait, elle répondit.
Et la réponse lui convint l’espace de quelques secondes. Il se rendit compte sa propre idiotie lorsqu’il s’agissait de son jardin. Mais si tel était bien le cas, il ne pouvait lui en vouloir de se noyer dans cette exquise contemplation… Et voilà qu’il recommençait. Il la regarda. Elle ne portait nul arme, et de toute manière, rien pour en dissimuler une. La précédente réaction n’avait elle laissé aucune trace ?
Il reçut la coupe en lui accordant un élégant sourire, et l’huma avant d’en sirota une fine gorgée. Il se laissa ensuite aller aux massages. Fermant à nouveau ses yeux, il pensait cet épisode éteint. Il comptait bien le raviver à nouveau, mais ce fut elle qui le fit. Et de la pire des manière.

Elle lui avait mentit.

Elle ne voyait pas de quoi il parlait ? Son sourire d’aise disparu, d’abord progressivement, avant de se terminer subitement. Les yeux encore clos, il marqua le silence. Sa respiration semblait parfaitement maîtrisé. Encore un fois, il suffisait d’un simple contraste de ses expression pour qu’il émane de lui un sentiment fort. Et là, c’était une certaine froideur qui se dégageait de lui. Son corps tout entier l’exprimait. Aucun mouvement, rien de spontané. Même ses épaules ne se laissaient plus aller. Ce bégaiement ne rendait la chose que plus flagrante. Il pensait pourtant avoir été clair sur la sincérité. Il avait exigé, elle avait désobéit. Il avait demandé, elle avait mentit. Et la peur ne pouvait être une excuse en cet instant. Il s’était montré bon avec elle. Il lui avait fait comprendre qu’il “savait”, pour son don. Et pourtant, il lui avait toujours rien fait. Alors qu’il aurait été aisé de simplement l’emmener dans une salle sombre et tester ces théories. Non, il avait continué de la considérer comme une esclave, son esclave, et lui avait même proposé un verre. Quelle déception. Elle avait surement fait trop bonne impression. Il avait trop miser sur elle. Ce qui aggrava cet affront.
Il était immobile. Il rouvrit un oeil, sentant qu’elle arrêtait ce qu’elle faisait. ll la suivit du regard. Un regard totalement dénué d’émotions. Même pas froid ni réprobateur. Il n’aimait pas exprimer la colère. Ceux qui le connaissaient, savaient que simplement lui retirer son sourire était signe de contrariété. Pour le meilleur.

Il jeta un oeil sur le tissus qu’elle déposa à côté de sa main, celle qui tenait actuellement le verre, mais ne la regarda pas elle. Il reposa à nouveau sa tête contre le cylindre de tissus qui soulageait sa nuque, et bu une gorgée. Il écoutait néanmoins ce qu’elle avait à dire. Il laissa encore une fois un silence, et bu une deuxième gorgée, avant de trancher.

-Apporte moi mon cimeterre.

Il ne la regardait pas. Le prince parlait normalement, calmement. Rien à voir avec la voix douce, enrobante, voir rassurante et amicale qu’il lui avait offert jusque là. Non. Il lui refusait même ce lien visuel qu’il avait pris soin de garder auparavant, autant par curiosité que par plaisir. En cet instant, elle était redevenu cette marchandise qu’il avait fait ramener en son palais.

-Apporte moi mon cimeterre, et entaille toi profondément la main.

Il ne jouait plus. Azzan avait compris que son regard sur elle, que l’attention personnelle qu’il lui apportait faisait sa joie. Ou du moins c’était ce qu’il en avait déduit. Il la punirait en lui privant de cette joie. Il ne daignera même pas faire ce test lui-même.
Non, il ne la torturerait pas. Il n’aimait pas punir. Ce qu’il aimait, c’était être obéit.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mar 15 Aoû - 10:41

Elle put le sentir, sa l'avait transcendé, il était fâché et cela ne faisait que commencer depuis le moment ou son sourire disparu. Ce n'était que le début, qu'avait-elle fait ? Avait-elle paniqué sans raison ? Il est vrai qu'il s'était montré bon avec elle, il n'y avait pas de raison de réagir ainsi, Lumina cherchait ou était l'erreur, son esprit complètement en effervescence compris que son erreur était dans le mensonge. Elle avait beau se mettre à genou, c'était trop tard, elle ne c'était même pas excusé de lui avoir menti, elle n'avait pensé qu'à elle, à sa peur plutôt qu'à son maître. Intérieurement elle se maudissait de sa réaction, une réaction stupide qui n'avait fait qu'empirer les choses plutôt que les améliorer. Même lorsqu'elle fut à genou, le regard vide de son maître eu l'effet d'un fouet, non... Il était pire encore et elle savait que c'était mérité. Son corps la puni sévèrement d'un tel échec, pourquoi agissait-il ainsi avec elle, cela elle en savait rien, pourquoi refusait-il de la laissé mourir ou même de demeurer blessé et en plus de cela, pourquoi la punissait il en lui infligeant cette douleur à cause d'un simple regard sans émotion. Le Prince avait d'ordinaire un regard avenant, gentil, il ne l'avait pas regardé tel un objet à torturer, mais il avait demandé qu'on la traite bien. Il avait fait préparer une chambre pour Lumina, alors pourquoi lui demander si une salle sombre l'attendait, tout cela n'était qu'une réaction stupide à une peur lié à son don. Chercher à fuir la réalitée l'entourant était inutile, tôt ou tard le Prince l'aurait de toute façon découverte, son corps lui aurait pas permis de le cacher bien longtemps de toute façon. Elle s'était en fait trahisse depuis bien longtemps, elle s'en rendit compte, dans sa volonté de lui être serviable, elle s'était régénéré les jambes. Elle avait beau avoir reçue à nouveau de l'eau, de là à être sur pied en quelques minutes. Son regard était dénoué de sentiment pour elle lui était bien que douloureux, mérité.


Il laissa le silence planer suite à sa question stupide, elle ne s'y était pas attendu, c'était la première fois qu'elle renouait avec un maître depuis cet événement. Elle avait laissé trop de temps, y pouvait-elle vraiment quelque chose ? Bien sûr que non, à partir de là on ne lui voulait plus que du mal, mais ce monde était le seul qui voulait d'elle et elle se devait de retrouver la confiance de son maître à présent. Elle se rendit compte de par cette expérience désastreuse de son manque de méfiance, son passé a cette fois causée du tort au lieu de l'aider à être parfaite. Venait-elle d'atteindre un nouveau point dans son existence ? Elle était traumatisée, cette peur qui lui avait jusque là permis de deviner une situation à risque venait de la mettre en faut et rendre la situation plus dangereuse. Que devait-elle faire dans ce cas pour éviter que cela se reproduise ? Si sa peur n'était plus assez fiable, peut-être qu'elle devrait tenter de se fier à sa mémoire comme pour les tâches en général. Le Prince semblait toujours apprécier le coussin qu'elle avait fait avec les serviettes, ceci était une preuve que son expérience pouvait lui servir aussi à déceler une situation dangereuse. Son corps était si spécial, chercher à le cacher était une insulte envers son maître et même envers tous ses maîtres. Elle était le joyaux des mers, l'esclave immortel, elle avait vue plus de choses que les Princes, elle avait vue l'évolution de l'homme à travers les âges, elle savait qu'un jour les hybrides comme elle seront comme les humains. La liberté serait apporté à ses êtres, mais le voulait-elle au moins ? De toute façon ce qu'elle voulait n'avait pas d'importance, ce qu'elle voulait était ce que son maître désirait, elle veut être serviable, elle veut être parfaite comme on lui avait enseigné à l'être et surtout... Elle voulait respecter sa promesse, elle ne lui avait pas répondu le jour ou tout chamboula, mais l'ordre de son maître même perdu par les âges ne pouvaient être oubliés, elle se devait de vivre dans ce monde et ce monde ne pouvait l'accepter qu'ainsi. 


Lumina patienta en silence, sur son visage dont les yeux perlaient de larmes étaient tristes et pleins de remord, il était clair qu'elle s'en voulait. Elle était là et à la fois loin, cela était clairement visible, elle cherchait les raisons qui l'avaient poussé à agir ainsi, mais elle rouvrit les yeux avant que le Prince reprenne la parole. On pouvait y lire une certaine résolution dans le regard qui arrêta de laisser des larmes en gâcher la beauté. Elle était résolue à faire mieux que ce qu'elle avait fait jusque là. Lorsque le Prince et maître reprit finalement la parole elle s'exécuta cette fois sans la moindre hésitation, pas une seule seconde. Elle ne c'était pas levé rapidement pour autant, ne voulant pas se montrer pressé, mais simplement elle aura écouté à la baguette. Son maître la regardait pas, mais cela ne changeait rien, elle se montrera des plus obéissantes et attentionné pour se faire pardonner... Non... Elle le serait que son maître la pardonne ou pas et bien après. 


Lumina se dirigea donc vers la pièce d'à côté prenant le cimeterre dans la main, les armes l'effrayaient, mais pourquoi devait-elle les craindre ? Ses maîtres lui avaient toujours interdit et elle devina à présent pourquoi, si elle pouvait devenir si parfaite en tant qu'esclave grâce au temps qu'elle avait à vivre. Qu'en était-il du reste, si elle apprenait les armes peut-être qu'elle deviendrait capable de vaincre avec le temps les meilleurs, mais ceci ne l'intéressait pas, si son maître le désirait, alors sa l'intéressera. Son maître voulait à présent une preuve de ce qu'elle était, les raisons n'avaient que peu d'importance, ce qu'elle est lui importait, alors elle le ferait malgré la douleur... En fait, elle avait peur de vivre à nouveau dans le noir, non pas de la douleur, mais d'être à nouveau rejetée par ses maîtres, c'était de ça qu'elle avait peur et ce qu'elle était attire les gens. Se n'était donc pas une raison d'être effrayé, elle n'aimait pas la douleur, cherchait à l'éviter, mais seulement car c'était dans sa nature, son  corps lui ordonnait de la fuir, mais aussi de l'accepter lorsque son maître en juge nécessaire. Dans ce cadre-ci, il voulait la voir saigner, mais par-dessus tout, il voulait voir comment son corps agirait. 


​Lumina revint alors avec le Cimeterre en main, elle le portait à deux mains tel un présent et se mit à genou à côté du bain sans prononcer un mot. On ne lui avait pas demandé de parler ou d'expliquer, on lui avait demandé de faire une tâche qui consistait à s'ouvrir la main avec cette arme et elle devina qu'il voulait bien voir sa main. Lumina dégaina légèrement la lame, pas entièrement, nul doute qu'elle soit bien affutée, alors ce qu'elle dégaina était bien suffisant. Elle plaça sa main contre le coupant de la lame et tout en regardant son maître s'ouvrit la main jusqu'au sang. Elle avait mal, elle souffrait du manque d'affection dans le regard de son maître et à présent elle souffrait en s'ouvrant la main profondément. Elle n'avait pas détourné les yeux afin qu'il puisse voir ses pensées en le faisant. Elle avait mal, elle ressentait la douleur comme n'importe qui, il n'y avait aucune différence entre elle et son maître sur ce point. Elle avait pris avec elle un morceau de tissu qu'elle passa sur la lame pour qu'elle ne soit pas tâchée de son sang et la rengaina avant de tendre sa main vers son maître. Sa main était immaculé de sang, on pouvait déceler l'endroit où la blessure était infligée, elle n'y était pas allée de main morte, mais pourtant, elle n'avait même pas gémi, ce n'était pas sa résistance naturelle à la douleur qui en était la cause, là c'était l'expérience, la capacité à retenir un cri de douleur. 


​Lumina quant à elle pouvait savoir exactement ou en était la blessure, mais savait que déjà maintenant le sang c'était arrêté de couler, l'intérieur de la blessure était déjà en train d'être soigné. Elle sentit son maître faire tomber de l'eau sur le sang qui recouvrait sa blessure, ainsi elle fut dévoilée aux yeux de son Maître. Il lui était donc possible de voir que le sang ne coulait plus, l'intérieur de l'ouverture était encore rouge, mais lentement une membrane comme celle d'une chenille qui crée un cocon apparue et recouvrit la plaie ouverte. Elle était lisse et solide malgré une certaine souplesse, c'était probablement une substance propre à son corps, tout aussi unique qu'elle l'était. Celle-ci avait une couleur proche de celle de sa peau et finalement, comme si les yeux de son Maître si était habitué, la différence entre cette membrane et la peau de Lumina n'était plus possible. Elle sentit son doigt a l'intérieur de sa paume, cette nouvelle peau, bien que non différente du reste était cependant plus sensible. Sans même qu'elle s'en rende compte, ses joues étaient à nouveau légèrement rose, la gêne lui était revenue, signe qu'en réalité elle avait confiance dans le Prince. Sentir son doigt passer sur sa nouvelle peau était une sensation qui s'approchait de celle qu'elle sentirait s'il l'avait fait sur une zone érogène. Elle en eu des frissons qui la firent de suite rougir et curieusement serrer les cuisses. Elle resta donc ainsi le temps qu'il voudra, sans bouger, observant sa main avec des yeux troublés et attendant un signe de pardon de la par de son maître. 


Ses lèvres étaient serrées, mais cela n'était que pour étouffer le moindre son qu'elle pourrait faire, elle avait envie de supplier son maître de l'excuser pour son manque de foi, mais le silence est d'or.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mar 15 Aoû - 14:24

Il n’y avait plus qu’une chose qui l’intéressait en cet instant, c’était la vérification de ce fameux don dont on octroyait la possession à cette femme bleue.
La présentation sommaire de ce qu’il attendait d’elle avait été fait. Il s’était lui même présenté comme un maître attentionné même si exigeant. Il avait pu constater nombre de qualités chez l’esclave. Il aurait pu continuer ainsi, mais il fallait qu’il marque le coup. Désormais, il fallait revenir sur des considérations plus terre à terre. Cette caractéristique unique ne présentait soi que bien peu d’intérêt d’un point de vu pratique. Certes, il ne risquait pas de la perdre bêtement dans un accident, ou de maladie, et avec l’âge, elle resterait la même, toujours aussi jeune et belle. Mais c’était surtout le fait que ce don soit unique qui l’intéressait. C’était ce trait qui ajoutait de la valeur. Tout bon marchand sait cela. Et s’il constatait que cette légende n’était pas de celle qui ne sont faites que pour faire rêver, mais que l’immortalité et ses secrets se trouvaient juste à côté, en sa possession, c’était tout autre chose.
L’immortalité. Voilà une chose qui en ferait rêver plus d’un. Le prince cependant ne savait quoi en penser. Et s’il trouvait en elle ce qui la rendait ainsi ? Et s’il parvenait à découvrir le secret de la vie éternelle ? Des questions tout à fait légitime lorsqu’on était à deux doigts d’ouvrir un coffret contenant des promesses infinies. Mais il repensait à l’histoire de sa famille. Cette dynastie prospère qui s’était enrichie au fil des générations. Enfant après enfant. Lui-même avait rêvé très tôt de prendre la tête de la famille. Si sa vie ne craignait plus les affres du temps, ni la menace d’une lame, il règnerait sans fin. Et qu’en serait-il de sa descendance ? Il les priverait de leur destin. Chaque premier fils né dans la famille at-Aswala était voué à diriger cette dernière. Cela avait toujours été ainsi. Mais d’un autre côté… Il pourrait toujours s’effacer du pouvoir lorsqu’il jugera son fils apte à prendre sa place, et ainsi le conseiller, lui à ses fils. Mais cela serait miser sur une clairvoyance objective, sur un renoncement au pouvoir que même le plus sage des hommes hésiterait à mettre en pratique. Azzan avait une très haute opinion de lui, et aurait forcément du mal à juger son fils plus apte que lui à régner. Quel cruel dilemme… Lui qui s’était toujours persuadé qu’il ne recherchait cette hybride que pour ses informations sur le légendaire trésor du capitaine Maelstrom, et pour sa valeur unique, sans prix. Mais il se posait trop de questions en cet instant. Il lui fallait redescendre et revenir au présent. Il ne savait pas encore si elle possédait ce don, s’il était possible de l’acquérir, et si même il en avait envie.

Faisant tourner le vin dans son verre, et y buvant une gorgée, il constata un vide. La présence de Lumina avait disparu. Perdu dans ses pensées, il ne l’avait même pas vu partir. Ou alors, il l’avait constaté, puis oublié. Il commettait là une erreur. Il se laissait aller. Peut-être était-ce cette esclave dont il n’émanait aucune hostilité, voir même un certain apaisement, qui le rendait si calme et confiant. Elle devait être parti exécuter son ordre.

Il expira un peu plus fort. Du coin de l’oeil, il avait pu observer des points brillants se déplacer lentement sur les joues de Lumina. C’était désormais la tristesse qui devait perler sur son visage. Lorsqu’il était en privé, il faisait preuve d’une empathie qui était inexistante lorsqu’il était en publique. Ne sachant à quoi s’attendre avec cette esclave, il avait pris soin de revêtir le rôle de prince en privé. Mais cet état s’était estompé au fur et à mesure de la confrontation. Mais même malgré cela, c’était surtout avec le prisme princier qu’il voyait les choses à ce moment là.
En temps normal, il considérerait cela comme un échec. Une esclave malheureuse. C’était moins efficace, ça donnait moins de coeur à l’ouvrage. Et c’était désagréable à voir. Bien que la tristesse pouvait se draper d’une certaine beauté, il y a de ces tristesses que l’on aime pas voir. Mais il jugea celle ci légitime. Oui, car la tristesse qu’il acceptait sans aucun soucis, c’était celle qui naît d’une punition. C’était une marque de réussite. Il avait touché juste. Une sanction méritée qui ne nécessitait pas d’abîmer l’esclave. Il avait trouvé comme la punir. A chaque esclave son point faible.

Une deuxième gorgée. Il regardait le liquide pourpre, pensant à celui qui coulerait bientôt. Oui, il n’envisageait même pas qu’elle désobéisse. Pour lui, c’était désormais limpide. Il la tenait. Cette pensée avait été la bienvenue, car enfin il revit la gracieuse silhouette de son esclave revenir, un trésor martial entre les mains. Entre les mains d’un autre, il lui aurait fait remarqué qu’il fallait y faire attention, l’arme à elle seule plus cher que n’importe lequel de ses esclaves. Mais avec elle, cette déclaration aurait été fausse. Lumina valait bien plus que cela.
Il prit soin de ne l’apercevoir que du coin de l’oeil. L’éclat de l’arme et des multiples pierres qui étaient incrustées dans la garde ne permirent aucune hésitation quant à sa présence entre les mains de l’hybride. Et lorsque l’éclat de la lame fit son apparition, il sentit son coeur battre un peu plus vite. Désarmé, dans son bain avec uniquement une coupe de vin, beaucoup d’hommes auraient vu leur coeur battre de peur en voyant un de leur esclave dégainer une arme devant eux. Mais pas lui. La pensée d’une attaque envers sa personne ne l’avait même pas effleuré. Son coeur battait dans la seule attente de ce qu’il allait découvrir… ou non.
Son regard se déporta un peu plus vers Lumina. Il ne pouvait voir ce qu’il avait dans les yeux de cette dernière, étant pleinement absorbé par ce qu’il espérait voir. Il était rivé vers la main. Vers la lame qui s’en approchait. Sur le sang qui coulait.

Au début, il regardait la main, attendant qu’il se passe quelque chose. Il ne nota qu’à peine a prévenance de Lumina pour la lame. Cela ne fit que lui arracher une demande physique. Il ouvrit la paume de sa main, lui ordonnant par la même de venir y déposer l’objet de son attention. Lorsqu’elle approcha son bras, il ne la laissa pas terminer, qu’il se saisit du poignet, avec une étrange délicatesse. Comme il l’aurait fait avec une dame, une personne que l’on considère. Inconsciemment, il redonnait de la valeur à la “jeune” femme, et non plus uniquement à l’esclave.
Le sang qui coulait juste avant se tarit rapidement. Ou n’était-ce qu’une impression ? De son autre main, il versa doucement un peu d’eau au creux de la main de Lumina, et essuya ce qu’il restait de sang avec son pouce, déplaçant sa main sous la sienne.
Il l’avait vu. L’entaille était bien là. C’était comme si elle s’était refermée d’elle même. Enfin non. Elle s’était refermée d’elle même ! Ses propres yeux avaient admiré ce procédé qui n’était lui non plus pas dénué d’une certaine beauté, d’une certaine finesse. Son pouce continuait de caresser la surface de ce qui était quelques secondes plus tôt une ouverture indéniable. Puis il appuya dessus. Il n’avait pas rêvé, et cela avait bien eu lieu. Il n’y avait plus rien maintenant. C’était bien elle, et les légendes étaient vraies. Et voilà, c’était fait. Si son don était réel, alors le trésor du Maelstrom devait également l’être, et elle était surement la clé pour l’obtenir. Son esprit bouillonnait. L’excitation, la réflexion, la fascination… Il ferma à nouveau les yeux, puis sourit. Un sourire sincère. Il s’était reprit.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, c’était sur Lumina. Il la regardait à nouveau dans les yeux. Ses lèvres s’affinèrent, allégeant son sourire, n’en restait pas moins présent. Elle avait à nouveau cette teinte légèrement rosée, qui ne lui accordait désormais qu’un certain charme aux yeux du prince. Il déposa un léger baiser dans la main de Lumina, puis la relâcha lentement. Il reposa à nouveau sa tête, fermant à nouveau les yeux.
Il ne savait s’il s’était montré trop sévère envers cette créature qui aurait pu faire bien pire que mentir sous l’effet de la peur. Cette erreur il l’avait souligné. Elle s’était jusque là montré honnête, et digne de confiance. Peut-être était-ce à lui de lui montrer une ultime fois qu’elle pouvait avoir confiance et se sentir en sécurité… Il ne s’était jamais autant posé de questions pour un esclave, ne s’était jamais autant remis en question, et encore moins d’efforts. Ses réactions étaient au final à l’image de ce qu’il avait en face. Après tout, s’adapter était signe d’intelligence. Il partirait donc du principe qu’elle avait comprit son erreur. Mais elle n’aurait plus d’excuses.

-Termine de me laver puis prends ton verre et rejoins moi.

Il avait parlé avec la même douceur que précédemment. Il ne pouvait cependant s’empêcher de se demander si sa miséricorde si rapide n’avait pas été influencée par ce qu’il venait de voir. Mais qu’importe. Les choses étaient ainsi, et il ne comptait pas terminer cette journée sur une note déplaisante.
Il laissa reprendre sa tâche, et continua.

-Tu es bien celle que je pense. Et tu savais de quoi je parlais. Tu m’as délibérément menti, alors que j’ai été clair sur la sincérité. Je passerai pour cette fois, comprenant ta peur. Mais ça sera la seule et unique fois. Pour répondre à ta question, non, je ne te torturerai pas. Et je ne compte pas te faire de mal non plus, à moins que tu le mérites. Ce qui signifie, que si tu es irréprochable, tu n’auras jamais rien à craindre.

Il soupira d’aise. Il était à nouveau calme. Azzan at-Aswala avait continué de contribuer à la gloire de la dynastie. Cette fois, pas uniquement de manière publique, mais il avait déniché un trésor très convoité.

-Je gage que tu es consciente de ta propre valeur aux yeux de ceux qui savent ce dont tu es capable. Je préfère y voir un atout supplémentaire à tout ce que tu as déjà comme qualité. Ce don unique fait de toi un trésor qui ne mérite aucune valeur, car tu es au-delà de ça. Comprends-tu ? Tu as tout ce qu’il faut pour être le joyau qui trônera à mes côtés, qui marquera mon règne à la tête de cet empire pour les générations qui me suivront. Il ne te manque qu’une chose pour cela: le mérite.

Sur la fin, il s’était montré un peu moins doux, comme s’il donnait davantage de gravité à sa phrase au fur et à mesure que les mots sortaient. Il ne cherchait qu’à l’encourager, à lui montrer la voie de ce qui pourrait être la chance de sa vie. Il la pensait capable. Ou alors, il se voilait inconsciemment la face, n’osant imagine si elle devenait une déception. Il devrait finir par la considérer comme un simple objet. Une carte au trésor. Un cobaye. Cette pensée l’assombrit quelque peu, mais il n’en laissa rien voir.

-Je sais être généreux et bienveillant. Mais je supporte mal être déçu Lumina. Et tu supporteras très mal ma déception également.

La délicatesse avec laquelle il le dit, pouvait laisser un doute sur le fait que cela soit une menace ou non. Il ne pouvait décemment la laisser rêver de ce qu’il lui faisait miroiter, sans lui faire comprendre que c’était pas qu’une option.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mer 16 Aoû - 10:34

Quoi penser, que faire, sans s'en rendre compte il se montrait d'une grande douceur avec elle, chaque caresse sur cette zone nouvellement apparue eu l'effet courant d'air froid en plein désert. Un frisson délicieux lui parcourait tout le corps la poussant à serrer les cuisses par réflexe. Puis ce fut le bouquet final, un baisé dans le creux de sa main, sur l'endroit exact où elle saignait il y a encore peut-être une minute. Lumina entra la tête légèrement entre ses épaules, les joues légèrement rose elle n'osait plus regarder le prince de honte. Elle avait horreur de cette réaction de gamine qu'elle pouvait avoir des fois, mais son corps lui refusait d'agir autrement tant qu'elle n'avait pas pleinement accepté le Prince comme son vrai maître. Elle le considérait comme son maître, mais pour qu'elle le vois comme le "vrai" c'était une tout autre affaire, il y en avait eu qu'un seul en plusieurs siècles après tout. Cependant, lorsqu'elle vit son sourire revenir rien que pour elle, ces traits dévoilaient qu'il était stupéfait, mais c'était différent de ce qu'elle avait souvent vue, il y avait une forme d'admiration et il s'était à nouveau détendu. Sur le moment elle osa le regarder dans les yeux malgré sa honte, il était... Beau comme un ange et elle ne parlait pas de son physique, mais à l'intérieur elle ne sentit malgré la découverte de son don aucune brutalité, aucune envie de violence, seulement... Une forme de joie et comme un miroir, cette joie se reflétât sur le visage de Lumina. 


Elle écouta tout ce que son maître avait à lui dire tout en se remettant à la tâche, il répondit à sa question précédente, là- dessus malgré un petit, très petit soupire de soulagement il n'y avait rien de bien étonnant, cela elle l'avait comprise rien qu'au comportement du Prince. Il lui donna quelque indication qui allait de pair, en effet elle savait qu'elle devrait demeurer droites comme esclave si elle voulait ne pas être puni, là- dessus rien de bien surprenant. L'entendre soupirer fut un signe qu'il reprenait son aise auprès d'elle et la fit sourire davantage que ce qu'elle faisait déjà sans même s'en rendre compte. La suite fut pour le peu déconcertant, elle avait déjà entendu ces mêmes mots, mais c'était à une époque très différente, à cette époque elle ne connaissait pas le sentiment de malheur, elle n'était qu'heureuse en chaque instant, car elle l'avait lui, son maître, le vrai. Ces mots dévoilèrent sur son visage et dans ses yeux un sentiment de nostalgie, elle ne l'avait pas encore montré aussi clairement, c'était là un signe qu'elle dissimulait moins ses sentiments, ses émotions, un signe de sincérité en soit. Elle l'écoutait avec attention, mais tout cela semblait l'envoyer loin dans le passé, un lointain passé plus loin que ce que l'être humain peut imaginer. Les mots de son prince et maître la touchèrent au bon endroit, s'il voulait la motiver c'était réussi, s'il voulait marquer le coup c'était réussi et rien de plus que de petites larmes telle des diamants était ses aveux, la preuve de la percée de ses mots jusqu'à son coeur. Lumina qui s'était placée sur le côté de la baignoire pour se saisir de la main de son maître et commencer à la laver finit par hocher de la tête. Un sourire aux lèvres, des yeux voilés de larmes, des larmes de joies, mais dont on pouvait sentir une certaine tristesse, une tristesse pour le passé qui ne saurait être effacé. 


La peau de Lumina firent disparaître les traces de larmes sur son visage, ses yeux s'étaient perdus dans la nostalgie, revoyant certaine scène qui c'était déroulé de la même manière que celle-ci vécu en ce moment même. Elle effectuait son travail avec une perfection extrême et une attention digne d'un prince et même de plus. Il y avait une douceur infinie dans ses gestes, mais aussi un énorme savoir faire, malgré la tendresse dans ses gestes le travail était fait. S'il y avait la moindre trace avant son passage, elle n'était plus dès le moment ou faisait son office. Lumina passa ensuite dans le dos de son maître, son visage se retrouva juste à côté de celle du prince et lentement il put sentir les mains de Lumina glisser tout le long de son torse jusqu'au nombril. La démarche employée était des plus sensuelles, nul doute qu'on lui est enseigné à agir ainsi et il était vrai que c'était très grisant. Elle avait une certaine chaleur, une délicieuse chaleur enivrante et aphrodisiaque. Cependant, d'une curieuse manière elle savait ce qu'elle faisait et sa façon de faire avait aussi un excellent effet relaxant. Puis elle changea de position à nouveau après avoir passé un peu de temps à s'occuper de son torse. Elle s'était attaquée à l'autre bras et pour finir elle en avait tout autant avec les jambes de son maître.


Lumina était resté à chaque fois assez éloigné du membre qui commençait à palpiter. Lorsqu'elle s'était attaquée aux jambes elle était persuadée avoir réveillé  la bête, elle savait que ça arriverait, c'était le cas à chaque fois qu'elle lavait quelqu'un, même si elle ne se rendait pas compte que sa manière de faire en était grandement la cause. Jamais l'on c'était plaint de sa façon de faire et pour bien des raisons qui étaient très compréhensibles, qui n'aimerait pas être lavé ainsi ? Elle demeura ensuite quelques instants hésitantes debout à côté du bain, son visage rougissant de plus en plus, mais jamais son visage ne prit vraiment une teinte rouge, elle demeurait au pire légèrement rose. Elle fit une petite grimace en fermant les yeux, ce n'était pas du dégoût, mais plus un manque de courage dû à la gêne que son corps la forçait à avoir. Cependant, avec le temps cette gêne devenait quelque chose de rassurant, c'était un signe qu'elle y voyait un certain privilège à ainsi s'occuper de son maître. Sa nudité en soit n'était pas vraiment la raison de sa gêne, c'était tout ce que cela représentait pour elle, après tout on ne voulait voir ainsi qu'une personne qu'on désirait. Après avoir eu cette petite grimace dû à la gêne, elle passa par- dessus les contours de la baignoire, elle avait été prévenante en se servant une coupe de vin qu'elle déposa à porter de main et vérifia que la coupe de son maître était encore assez pleine avant de s'asseoir, dans tel cas elle l'aura remplit. 


Une fois assise dans le bain, elle demeura seulement un bref instant sans rien faire, elle s'y était visiblement préparée lorsqu'elle était à côté du bain. Elle s'était assise pile entre les jambes du Prince, à genou comme toujours elle repassa ses mains sur le haut des cuisses tout en gardant le regard fuyant et bas. Elle continuait visiblement de laver son maître, elle avait retardé le plus longtemps possible le moment fatidique. Tout du long, malgré la qualité de son travail​ indéniable, elle semblait demeurer dans un souvenir nostalgique par moment. Cela pouvait se lire sur son visage. Lumina termina son travail en tentant de ne surtout pas voir le visage de son maître pour ne pas provoquer une réaction de son corps qu'elle regretterait. Elle sortie à ce moment-là de ses demis songes et tout en se mordillant légèrement la lèvre en y pensant elle finit par lâcher le morceau : 


- Vous ressemblez à mon premier maître... Pas physiquement, mais vos manières, surtout dans le langage et dans votre... Façon de me décrire maître.


Comme à chaque fois elle ponctuait la fin de ses prises de paroles par le mot "maître" cela était comme un rite pour elle. Mais pourquoi avait-elle dit cela ? Etait-ce car c'était ce qui la troublait depuis avant ? Ou alors c'était une façon d'esquiver et de retarder quelque chose ? Voir les deux ? Elle demeura ensuite silencieuse, les mains sous l'eau visiblement dans le dos comme elle le faisait à chaque fois qu'elle n'avait plus rien à faire. Curieusement, en maintenant ainsi le regard baissé, on pouvait avoir l'impression qu'elle regardait justement le seul endroit qu'elle n'avait pas encore lavé et dont elle tentait de retarder l'échéance. Lumina ne pouvait oublier toutes les fois ou cette dernière étape c'était soldé par sa prise forcée dans le bain. On ne lisait aucune peur chez Lumina, c'était plus de l’appréhension, elle ne connaissait pas assez bien son maître, c'était indéniable et à cela on pouvait aussi lire autre chose. Il était certain que d'une manière ou d'une autre, elle en avait envie, mais deviner les désirs de Lumina était compliqué, car faire la différence entre ses propres désires ou ceux qui lui sont imposés par son corps rendait la tâche impossible. Dans ce cas précis, pouvait-on lire en elle le désir de coucher avec son maître ou alors était-ce le désir d'Azzan qui poussa le corps de Lumina à réagir ainsi ?
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mer 16 Aoû - 15:13

Là où au départ il redoutait qu’elle ne soit qu’une esclave silencieuse, inexpressive, et brisée par la vie et les nombreux maîtres qu’elle eût, il voyait désormais un florilège d’expressions. Ce qu’il avait auparavant prit pour une coquille vide, se révélait être très bavarde, et son coeur, bien plus accessible qu’au premier abord. Bien entendu, il ne s’agissait pas de paroles. Mais de son corps. Ce corps qui non satisfait de sa beauté, se présentait également comme une toile qui dépeignait les émotions de l’hybride. Cela avait quelque chose de fascinant, et le prince ne sembla pas indifférent à cette nouvelle découverte.
Ses réactions émotionnelles étaient vives et fluctuantes. Il avait pu voir la peur, puis la tristesse, et maintenant la joie. Une franchise corporelle des plus appréciables pour un maître. Lui qui aimait miser sur le regard pour empêcher ses esclaves de lui mentir, avec Lumina les choses allaient être bien plus simples. Son corps parlait pour elle, et il ne mentait pas. Décidément, elle ne cessait de le surprendre. Agréablement.
Elle soutenait même son regard. Etait-ce par envie ? Pour lui faire plaisir ? Ou tout simplement avait-elle réussi à passer outre sa manie de baisser instinctivement les yeux ? Elle finirait bien par retenir le désir d’Azzan de ne jamais fuir le regard de ce dernier en privé.

Les yeux fermés, il ne pu assister aux conséquences de ses mots. Il profitait pleinement du travail de Lumina. Cela ressemblait même de multiples attentions, toutes plus agréables les unes que les autres. Elle était douée, et savait ce qu’elle faisait.
Lorsqu’elle déroula ses bras le long de son torse, le prince pu sentir une odeur florale qu’il avait lui même choisi non loin de sa joue. Les yeux toujours fermés, il tourna légèrement son visage vers l’origine de cette légère effluve, jusqu’à faire entrer en contact une partie de son nez et de ses lèvres avec la joue parfumée. Habitué et féru de botanique, il avait développé au fil des années un odorat plus poussé. Surtout lorsqu’il s’agissait de fleur qu’il avait lui même choisi. Il aimait varier le parfum qui accompagnait ses ablutions, et là, il avait reconnu la fascinante odeur de plumeria. Suite à ce contact, il ne tourna pas davantage la tête et huma cette odeur. Oui, c’était bien ça. Sa peau n’était pourtant pas humide, mais elle conservait ce parfum. Intéressant.
Mais ce constat réalisé, son visage retrouva sa place précédente, alors que ces gestes, qui ressemblaient nettement plus à des caresses, alourdirent sa respiration sans qu’il s’en aperçoive, son torse se soulevant lentement mais avec plus d’amplitude. Son pouce caressait la surface argentée de la coupe, extériorisant ainsi de manière calme et mesurée ce qui naissait en lui.
Il appréciait de plus en plus le contact de Lumina. Etait-ce ce qu’elle était ? Ce qu’elle représentait ? Ce qu’elle faisait ? Surement un peu de ce qu’elle représentait, et beaucoup de ce qu’elle faisait…
Entre ses jambes, le symbole de sa virilité continuait lentement son ascension, se gonflait d’envie petit à petit. Les yeux toujours clos, le sourire toujours aux lèvres, il ne semblait en rien dérangé par la réaction de son corps, qu’il trouvait parfaitement normale. Après tout, c’était une esclave.
Ce qu’il ressentait il ne l’avait pas prévu. Cela l’éloignait lentement de ce qu’il avait souhaité aborder ce soir avec elle, brouillant sa concentration au profit de d’autres pensées. Il fallait qu’il se reprenne.

Lorsque que ces bras tentateurs le quittèrent, il attendait la suite, en profitant pour porter la coupe à ses lèvres. La vie d’un prince était ainsi faite que les plaisirs se conjuguaient et s’entremêlaient à n’importe quel moment. Mais l’attente fut légèrement plus longue que ce à quoi il s’attendait. Il finit enfin par ouvrir les yeux. Il retrouva l’objet de son attention pour la soirée debout, à côté de la baignoire, les joues toujours rosées. Cette couleur s’était-elle définitivement installée sur son visage ? Cette teinte conservait son charme, mais il se posait désormais la question de savoir si elle continuerait d’être gêné en sa présence encore longtemps. Et cette grimace… C’était nouveau. Elle en arrivait à un point plus important dans ses réactions.
Le sourire du prince s’élargit davantage. Il commençait désormais à s’amuser. Cette curieuse créature ne cessait de le divertir sans même s’en rendre compte. Il prenait plaisir à sa compagnie, alors qu’il avait simplement envisagé de la tester, de l’évaluer, ou de corriger les imperfections qu’il s’attendait à trouver. Ne souhaitant pas l’épargner en cet instant, il maintint son regard sur elle, apportant une fois de plus le vin à ses lèvres. Il resta là, silencieux, la contemplant de manière presque appuyée. Il était flagrant qu’il le faisait délibérément, s’en délectant totalement de sa réaction.
Mais elle n’avait pas oublié les ordres donnés. Elle avait pensé au verre de vin. Là encore, il était intrigué. Il se demandait si c’était réellement à cause de l’ordre, ou si c’est parce-qu’elle avait envie de ce verre de vin. La question des envies de sa nouvelle esclave risquait de le tarauder également à l’avenir. Déjà, s’il pouvait la punir par le simple manque de considération, c’était qu’elle avait des sentiments, et qu’elle devait avoir des souhaits. Il continuerait de creuser cette interrogation.

Il continua de la regarder alors qu’elle se plaça entre ses jambes, et là, sans qu’elle le touche, son torse se bomba, une unique fois, sans qu’elle ait à le toucher. Son corps n’avait pas oublié son excitation précédente, et cette dernière se rappela à lui directement lorsqu’elle poursuivit avec le haut de ses cuisses, se rapprochant du centre de son désir. Alors qu’il prenait plaisir, autant à s’imaginer ce contact qui ne venait pas, qu’à regarder les réactions de Lumina, pourtant si experte et sûre d’elle dans ses moindres gestes, il pu voir autre chose encore. De la nostalgie. Le visage du prince n’exprima aucune émotion particulière à ce moment là. Allait-il voir toute sa palette d’émotion ce soir ? Il en manquait une. Une émotion primitive et qui n’avait pas sa place chez un esclave. La colère.
Il n’allait pas lâcher son nouveau divertissement, alors il se redressa très légèrement, le temps de relever le menton de Lumina, afin qu’il puisse la voir à nouveau dans les yeux. Il appréciait cette douce torture. A sa façon d’agir, il savait qu’elle n’avait nullement besoin de ses yeux pour terminer correctement sa tâche.

Mais le plus surprenant arrivait. Une autre information. Information qu’elle lui donnait fois délibérément, et qui pourtant représentait énormément. Énormément de richesse notamment. Il espérait vraiment qu’elle parlait du capitaine Maelstrom. Peut-être en saurait-il plus. Et au-delà de cela, en quoi il lui ressemblait vraiment. Et quels étaient ses rapports avec Lumina. Tant de questions encore une fois. Lui qui avait l’ennui en horreur, il trouvait toujours plus d’intérêt à la jeune femme qui se trouvait devant lui.
Cette fois, tout son corps s’était calmé. Au moment où elle resta assise, à attendre le visage à nouveau plongé vers le bas, il revêtait à nouveau le prince du masque, mais avec cette fois, une véritable sincérité dans le sourire. Mais son regard était avide. Avide de connaissances.

-Tu ne finalises pas ta tâche Lumina ?

Il bu une gorgée. Il se délectait de ce moment et il vibrait intérieurement.

-Finis ce que tu as commencé. Et fais le bien…

A la fin de sa phrase, le ton était enrobant, et ne laissait que peu de place à l’interprétation. Son désir allumé, il ne laisserait pas la frustration l’envahir. Le privilège des grands. Le privilège des maîtres. Avoir la moindre satisfaction à portée de main lorsque le corps l’exigeait.
Alors qu’il attendait qu’elle réponde à ses ordres, qu’ils puissent se concentrer davantage, il posa enfin une question qu’elle avait fait naître, sur un ton ne cachant pas son intérêt.

-Parles moi un peu de ton premier maître. Qui est-il, l’aimais-tu, que faisait-il… N’hésite pas à me parler ce qui peut TE tenir à coeur.

Il lui offrait l’occasion de s’exprimer librement, sans jugement d’utilité ou non de sa part. Azzan cherchait par là à la connaître, elle, et surtout ce que elle jugeait utile, ce qui pouvait être important pour elle. Après tout, lorsque l’on connaît le coeur d’une personne, on l’a presque entièrement en son pouvoir, au sein de son essence même...
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mer 16 Aoû - 17:33

Lumina n'en revenait pas de n'avoir rien trouvé d'autre à balancer que ça ! Non mais quelle cruche elle pouvait être... Sur le moment elle tira une petite grimace suite à la réaction du Prince. Cependant, celle-ci lui donnait un air des plus mignonnes, comme si elle reconnaissait ouvertement s'être fait prendre la main dans le sac. Puis son maître semblait s'amuser de sa gêne, mais c'était un peu de la triche, elle ne pouvait rien y faire contre cela, c'est son corps qui lui imposait de telle réaction et non elle qui les voulaient. Son maître avait visiblement prit comme petit jeu de lui relever le menton pour la pousser à soutenir son regard, il devait savoir que c'est une chose qui n'est pas permise aux esclaves normalement. Elle se répétait ça, mais elle savait très bien qu'au final chaque maître à ses manies, la sienne était visiblement le changement radical de volonté dans l'intimitée, car elle était persuadée qu'elle n'avait pas intérêt à soutenir son regard a l'extérieur de ces murs. D'un autre côté elle eut l'occasion de constater qu'il semblait aimer les odeurs et de plus est, de les deviner rien qu'à l'odeur. L'idée de lui faire plaisir en lui essayant de trouver des parfums toujours différent afin de lui faire renifler lui plus sur le moment. Puis elle secoua légèrement le visage de gauche à droite, mais qu'est ce qu'elle pouvait bien avoir dans la tête, elle prenait trop son aise, même si elle était certaine que ça lui plairait, comment allait-elle faire pour trouver des parfums ?

Non mais tu plaisantes !? Elle ne put s'empêcher de se dire cela sur le coup, elle commençait déjà à faire ça, à chercher mille et une façon de lui plaire, l'idée qu'il puisse ressembler à son premier maître lui fit tourner la tête et tomber plus d'une barrière. Elle hocha légèrement la tête comme pour accepter de se concentrer pour le moment sur ce qu'elle faisait et non sur d'hypothétiques idées farfelus. 


En attendant, bien qu'elle s'y était attendu, elle remarqua plus d'un signe annonciateur d'un bain mouvementé sur la fin. Puis la question, alors qu'il s'était un peu redressé, sur le moment elle se dit que c'était pour pouvoir mieux l'observer et peut- être même, avoir les mains baladeuses. Oui cela aussi elle connaissait. En tout cas avec une certaine subtilité son maître lui "rappela" qu'elle n'avait pas finalisé le tout, comme précisé, ses plans qui tombaient à l'eau se lisait plus que clairement sur son visage. Cependant, comme si cela ne suffisait pas il en rajouta, stipulant qu'elle devait bien le faire, bah voyons... On pouvait s'attendre à lire de résiliation sur son visage, hors Lumina se mit à sourire, non pas gêné, mais simplement comme pour souligner que son maître sera toujours plus malin qu'elle. Il avait lu en elle comme dans un livre et s'en était amusé, d'une certaine manière elle était aussi contente qu'il s'en amuse. Son corps a toujours eu tendance à dévoiler ce qu'elle n'arrivait pas à faire et cela était justement une des choses qui permettaient de la rendre moins parfaites ou comme son premier maître lui répétait, permettait justement d'être la perfection. 


Alors qu'elle se saisissait de la coupe qu'elle s'était préparée pour elle, le prince reprit la parole pour ajouter une chose. Cette chose n'était pas des moindres, il voulait en savoir plus sur son premier maître, heureusement il ne parlait pas de son trésor mais simplement de sa relation avec lui et qui il était. Elle eut à nouveau l'espace d'un instant ce regard nostalgique avant de boire une petite gorgée de vin, elle sourit légèrement, visiblement il était à son goût, puis elle le reposa. Elle fit glisser ses mains le long de son propre corps, les passants sur sa poitrine, puis sur son visage en ne manquant pas de faire légèrement rebondir ses seins au moment où elle quitta leur contact et finit par ramener tous ses cheveux en arrière. Une chose était certaine, elle savait mettre en valeur son corps, dans le sciage de ses mains l'espace d'un instant on aurait presque eu l'impression que sa peau brillait légèrement et il fallait le dire, si c'était pour ramener ses cheveux en arrière, ni ce geste était utile et de toute façon ses cheveux étaient déjà en place ! Cependant, ce geste ne semblait pas du tout destiné à inspirer une quelconque envie à son maître, ce n'était là qu'un geste naturel qu'on lui avait appris au fil des années. De ce côté- là par contre, il était évident qu'on lui a dit de faire cela dans un seul but, en voyant ça cela était évident qu'elle ne devait pas sortir souvent indemne d'une situation similaire. Puis ses mains plongèrent sous l'eau, elles commencèrent par remonter le long des cuisses, le geste était lent, comme si elle cherchait à faire monter la pression du future contact. Pour le moment aucun mot ne sortit de sa bouche, mais elle semblait avoir clairement compris et ne montrait aucun signe comme quoi elle cherchait à faire oublier la question, non la raison était bien plus simple, Lumina ne voulait pas le déconcentrer, elle savait qu'un homme avait du mal à faire fonctionner correctement son cerveau au moment d'entrée en contact avec leur atout. Pour la suite, cela dépendait de la force d'esprit du maître en question. Ses mains arrivèrent finalement à l'embranchement, elle n'hésita pas  le moindre instant et se saisit de la virilité de son maître d'une main, tendit que l'autre alla se faufiler un peu plus bas. Lumina n'avait pas de bras faible ou moins habile que l'autre, chaque parcelle de son corps lui étaient familières et aisé d'utiliser à son plein potentiel. Aussi chaque main s'attela à sa tâche avec adresse, elle caressait avec tendresse la parcelle la plus fragile de l'épiderme de son maître, prêtant attention à jouer avec adresse avec ceci. Son autre main coulissait sur toute la longueur avec aisance, sa peau étant dans l'eau encore plus douce que ce qu'elle était au sec, la tâche était des plus simples. Elle étira la peau en arrière cherchant à dévoiler entièrement le gland et ainsi passer le doigt à la base de celui-ci et ainsi faire attention qu'aucune partie ne soit oubliée. Elle effectua le tout avec une précision et une facilitée déconcertante, elle ne semblait pas du tout avoir besoin de voir ce qu'elle faisait pour bien le faire. On pouvait mettre cela sur le compte de l'expérience ou peut être même sur des facultés cognitives supérieurs à la normal. 


​Pendant tout le procédé Lumina avait observé le Prince dans les yeux, ne cherchant pas à baiser le regard, cette fois c'était bien différent des fois précédentes, elle semblait moins honteuse ou gêné, mais belle et bien excité à sa manière. Lumina semblait pourtant plus chercher à lire dans son maître qu'à l'observer simplement. Cependant, ce n'était pas la seule chose qu'elle fit pendant ce temps, une fois le premier contact passé Lumina se décida de prendre la parole : 


- Mon premier Maître est bien celui auquel vous avez pensé, j'imagine que si vous saviez pour ma faculté, vous deviez savoir cela. 


​Pas une seule fois elle ne quitta des yeux le prince, du moins pour le moment.


- Le Capitaine Gregor Maetsröm, il fut mon premier maître et d'une certaine manière... Mon père. Il me trouva dans une région dont j'ignore le nom, c'était avant que les Furry soit officiellement découvert, il s'était perdu en mer et avait finis par trouver l'île qu'on appelle Vamélia de nos jours. Il n'était pas entré dans les détails de ma naissance, mais il n'était pas mon père de sang, lui est mort, comme ma mère, je sais juste qu'il a accepté de me prendre et de fuir en regardant ma mère se faire tuer par les Furry. 


On aurait pu penser que parler de cela pourrait faire remonter de l'amertume envers les Furry, cependant ça ne semblait pas être le cas, sa mère n'était personne pour elle. Mais il était clair que parler du Capitaine était une tout autre affaire, sa voix semblait différente, comme si elle contait une histoire devant un feu, les yeux plongés dans un passé lointain. 


​- Il m'a tout appris, il me protégea du monde qui n'était pas près pour moi et qui ne le sera jamais, l’immortalité n'existe pas dans ce monde... C'est que je n'en fais pas parti alors.


Il était évident que pour elle ce monde n'était pas le sien, qu'elle n'en faisait pas parti, qu'elle n'était que... Toléré. 


- C'est grâce à vous maître... C'est grâce aux maîtres que j'ai le droit de rester, autrement on ne me tolérerait pas, c'est ce que j'ai appris et je pense qu'il avait raison. Je vous ai comparé à lui parce que... Parce que pour lui j'étais aussi un joyaux, il disait souvent que  le déposséder de son or n'était pas bien grave, vu que sont plus grand et beau bijou c'était moi. Ce qui raconte que c'était un pirate se trompe, il était un Corsaire honnête, mais il commençait à faire de l'ombre à des personnes méprisables. Alors, ils ont fait de lui un pirate... Et tout a dérapé depuis. Il était tout ce que je connaissais et tout ce qui m'importait... J'étais la seule barque...


L'on pouvait voir que tout cela la touchait beaucoup, elle aimait clairement son maître, pas comme un amant, c'était autre chose, à sa façon c'était plus que ça. Pendant ce temps elle avait continuée sa tâche, se concentrant plus les côtés au niveau de la taille et des fesses. Malgré l'importance visible pour elle de ce qu'elle racontait, elle ne s'était pas laissé aller à pleurer, pourtant, il était évident que dans d'autre circonstance y penser l'aurait fait fondre en larme. Le temps avait peut-être fait son effet, augmentant sa résistance émotionnelle lorsqu'elle pensait à lui, elle semblait capable d'aussi dissimuler ses émotions si elle le voulait. Ce qui cependant, ne trompait pas, c'était la douceur qu'elle avait mise à la tâche, elle avait été de plus en plus lente dans son travail, mais pas pour autant moins efficace. Ce qu'on ne pouvait lire dans ses yeux à ce moment précis,  se lisait dans ses gestes, comme si elle aimait son maître, que sa soit son premier ou son dernier. 
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Mer 16 Aoû - 21:27

Cette soirée prenait une tout autre dimension. Elle ne se déroulait pas vraiment comme il l’avait prévu. Mais comment prévoir une soirée à découvrir et dompter un esclave immortelle unique et convoitée par les plus grands ? Au final, il ne faisait que la découvrir. La dompter était inutile. Il commençait même à retirer le masque du prince. Bien qu’il était différent en public qu’en privé, il comptait uniquement lui montrer ce à quoi elle devait s’attendre avec son nouveau maître. C’était plus ou moins réussi, mais il était déjà aussi familier qu’avec ses autres esclaves. Ces derniers étaient les seuls à avoir le privilège de pouvoir admirer Azzan, et non le prince, en privé. Mais il se sentait bien. Et la raison était simple.
Lumina semblait avoir oublié son statut d’esclave. Bien qu’elle continuait de répondre à ses attentes, elle agissait davantage comme une femme, que comme une créature servile. Elle laissait libre cours à ses émotions, les exprimant librement sans honte ni calcul, grimaçant, secouant la tête,... Il ne savait pas ce qu’elle avait dans la tête, mais devinait sans difficulté qu’elle était déjà plus à l’aise. C’était vraiment agréable.
Azzan savait apprécier les conversations poussées, l’apprentissage, la découverte. Et cette esclave était une mine de ces merveilles subtiles. Jamais il n’avait considéré un esclave comme un simple morceau de chair bon qu’à accomplir des besognes définies. Mais elle, elle était au-dessus de ça. Aussi servile que libre dans son comportement. Ce changement avait été un peu déroutant à certains moments. Mais cela semblait désormais naturelle. Cependant, Azzan n’oubliait pas qu’elle était esclave. Sa possession. Sa précieuse possession. Même s’il savait déjà qu’il en prendrait grand soin, loin de tout ce qu’une simple esclave pouvait imaginer, il n’aspirait pas à lui faire oublier sa place. A cet instant, il craignait que sa fascination pour cette acquisition amoindrisse sa vigilance.

Suite à son injonction, qui était aussi clair que pouvait l’être un sous-entendu donné à un esclave habitué à ce genre de chose, il apprécia cette flatterie silencieuse qu’il pu voir dans les yeux de Lumina. Il hocha doucement la tête en unique réponse. La flatterie il savait l’apprécier pour ce qu’elle représentait d’un puissant à un autre. C’était à la fois une marque de respect, que de considération qui signifiait qu’il y avait une volonté de se plier à certaines concessions, ou simplement à faciliter des échanges, preuve d’intérêt. Mais lorsqu’il s’agissait de personne de moindre rang, il ne les acceptait ou ne rendait qu’un simple sourire. Il était parfaitement conscient de ce qu’il valait. Il n’en avait pas besoin. Et s’il percevait un compliment comme une tentative pour l’amadouer, il prenait la chose avec un certain dédain. Mais il sentait bien que venant de sa part, c’était simplement un moyen de montrer une certaine aisance à son maître. Elle se permettait de choisir, de cibler, ses compliments. Et voilà qu’elle se faisait plaisir, buvant une gorgée de vin, sans même avoir terminé sa tâche, comme il le lui avait dit. Il fronça légèrement les sourcils. Il n’avait pas un air réprobateur, mais un air observateur. Il continuait de l’apprivoiser.

Elle jouait désormais de son corps. Ses gestes sensuels mettant en valeur chaque recoin visible aux yeux du prince, n’eurent qu’un effet prévisible. Il la contemplait, ostensiblement. A ses yeux, elle jouait la carte de la séduction, la trouvant aguicheuse. Un mince filet pourpre passa à nouveau ses lèvres, puis il laissa pendouiller son bras hors de la baignoire, tenant la coupe par les bords, du bout des doigts. Etait-ce une provocation ?
Il ne se posa pas plus longtemps la question. Elle finit enfin par reprendre la raison de sa présence dans le bain. Plus ou moins. Sentant ses mains remonter, et n’ayant cette fois aucun doute sur la cible finale, il la regardait, et cette fois, ce regard était un échange. Et cela amplifia les sensations. Ce n’était pas physique. C’était ce contraste, ce regard qu’elle osait enfin soutenir d’elle même, alors qu’elle s'apprêtait à libérer son corps de quelques tensions. Et c’est tête reposée en arrière et les yeux fermés, qu’il recueillit ses attentions, avec un léger sourire. Elle avait pu voir dans ses yeux qu’il avait désirer ce contact, qu’il l’attendait, et… qu’il l’exigeait. Ce désir n’était que partiellement le sien. C’était son corps qui le réclamait plus que tout. Son attrait pour Lumina n’était pas en faute. Au contraire. Il était en cet instant bien trop intéressé par elle et par ce qu’elle avait à dire pour s’intéresser pleinement à son corps. Il ne souhaitait qu’une chose: qu’elle le soulage. Qu’il reprenne, justement, sa pleine concentration. Ce qui arriva.

Elle avait son écoute la plus absolue. Il buvait ses mots, et retenait chacun d’eux. Et à nouveau, il oubliait Lumina au profit de ses propos. Tout s’imbriquait parfaitement. La réussite était totale. Il n’avait plus qu’à s’armer de patience, et à continuer de l’apprivoiser.
Entre temps, il avait rouvert les yeux. Il se rendit compte que sa main libre avait répondu aux gestes de l’hybride, en lui offrant une unique caresse sur sa joue. Il savait désormais que ces petites attentions avaient de l’effet sur elle. Le tout était de ne pas en abuser, qu’elle ne se complaisent pas dans ce trop plein de considération, qui n’était pas le commun de l’esclave.
Cette fois, les yeux d’Azzan offraient une autre vision. Alors que les mains de Lumina quittaient son entrejambe pour glisser vers l’extérieur, le prince avait fermé tout accès à ses émotions via ce canal, alors qu’il plongeait au plus profond du regard de son esclave. Il était flagrant qu’il essayait d’associer les paroles de cette dernière, à ses émotions. Et ce qu’il vit l’intéressa, et de manière personnelle. Elle était visiblement capable de s’attacher profondément à un maître. Et de ce qu’elle avait dit, il était vrai que son comportement depuis le début ressemblait étrangement à celui du capitaine Maelstrom. Etait-ce la clé pour atteindre son trésor ? Il se serait bien vu manipulateur à jouer ce rôle, mais il n’en était rien. C’était inutile. Il avait agit comme il l’aurait fait naturellement. Peut-être avait-elle raison. Sur certains points.

Il ressentait ses sentiments à travers ses gestes. Une fois encore, son corps parlait pour elle. Cela apportait une certaine poésie à la scène. Cependant, un corps n’oublie pas, et se rappelle rapidement à l’esprit. La frustration.

-Reprends tes caresses précédentes.

Son ton était un peu lointain, désignant distraitement l'emplacement de son entre cuisse. Il ne savait même pas si elle comprendrait cette injonction, et lui même ne l’avait dit que pour calmer le harcèlement de son corps. Il était pensif, et essayait de se concentrer sur la masse d’informations qu’il avait reçu. Il ne s’agissait pas de négociation. Il avait juste à cueillir petit à petit en ne donnant rien de plus que ce qu’il faisait déjà. Mais étrangement, la chose semblait délicate.

-Tu aimais donc ton maître. T’a t’il apprit à l’aimer, ou as-tu fini par l’aimer par toi même ? Sois franche: à ton avis, pourquoi agissait-il ainsi avec toi ? Par amour également ?

L’avis de Lumina l’intéressait réellement. Savait-elle vraiment juger des sentiments ou des considérations de ses maîtres ? Restait-il une parcelle d’elle qui lui appartenait encore ?

-Tu es douée Lumina, en tant qu’esclave. Tu es à la hauteur de ce que j’attendais de toi, et même mieux. Et j’aime cette perfection qui te colle à la peau. Néanmoins, la perfection perdrait son sens si les défauts n’existaient pas pour lui donner toute sa valeur. Penses-tu être parfaite ?

Ceci dit, il s’allongea un peu plus dans l’eau, son bassin se rapprochant de Lumina, alors que son regard retrouvait une certaines intrigues en leur sein. Un sourcil légèrement arqué et un léger sourire aux lèvres, il l’encouragea à s’engager, autant physiquement, qu’oralement.
Il ne masquait nullement son intérêt sur ce que pensait et ressentait Lumina. Par réel intérêt pour elle, ou pour d'autres raisons, la question pouvait se poser. Autant pour lui que pour elle.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Jeu 17 Aoû - 10:29

Elle s'y était attendu, un homme restait un homme et dans le fond, se savait pas si différente sur le sujet. En quelques caresses elle devenait dépendante, en quelques mots elle était conquise et en un regard elle ne répondait plus de rien. Alors, l'entendre demander, non ordonner de continuer ne lui sembla finalement que normal. Comment un maître d'esprit comme lui pouvait-il réfléchir avec une telle excitation physique, c'était son devoirs de le soulager de cette tension dont elle était finalement la responsable. Elle remarquait le dilemme de son maître la concernant, il ne voulait pas lui donner de faux espoirs, elle le savait, ce regard, cette expression invisible et ses réactions... Elle les connaissait, il ne pouvait pas lui dissimuler ce qu'elle avait vu pendant des années. Son premier maître l'avait eu plusieurs fois, plein de fois en fait. Il voulait aussi qu'elle continue, qu'elle continue de parler de sa relation avec son premier maître, quel maître voulait connaître la vie de son esclave ? Certes elle n'était pas comme les autres, mais le jalousait-il ? Ou cela pouvait-il arriver ? Elle se rappelait avoir déjà été frappé pour avoir donné cette impression, mais ce n'est pas ce qu'elle voulait. Son maître est son maître, il est tout pour elle, alors certes le premier, c'est le premier, celui qu'elle a effectivement le plus aimé. En fait c'était le seul qu'elle avait réellement aimé, mais son cœur avait appris à souffrir avec le temps. Sa question ne manquait pas de subtilité, l'avait-il appris à l'aimer ? Ou était-ce elle qui en était arrivée là ? Le maître est le maître, d'autre émotion le concernant était pas utile, car dans les deux cas il représentait ce qu'elle chérissait le plus au monde. Mais accepter cette idée voulait dire qu'une par d'elle est encore là, pour Lumina elle était ce que son maître voulait qu'elle soit, la vraie Lumina n'existe pas, il n'y en a pas, elle vit à travers son maître, elle vie pour son maître, elle ne vie que grâce à lui.

Sur le moment, elle trouva le Prince plus bavard que d'habitude, d'ordinaire s'il parlait c'était pour demander quelque chose ou l'expliquer, mais là il la motivait et même... La complimentait. Elle était mieux que ce qu'il avait imaginé, il aimait sa perfection, mais voulait aussi savoir ce qu'elle signifiait pour elle, enfin, c'est ainsi qu'elle traduisit sa question. Elle en arriva à se demander si elle était importante pour lui, si elle l'était et non ce qu'elle représentait. Quelque chose se cachait-il sous tout cela ? Sous ce regard intrigué mais qui ne masquait pas aussi bien qu'il le voudrait certaine de ses pensées. L'esclave développe une seconde nature qui lui permet de survivre s'il est doué et elle l'était. Elle le sentit aussi glisser vers elle et avait clairement compris qu'elle se devait de jouer franc jeu avec lui, autant sur ses émotions que ses souvenirs.

Elle ramena ses mains sur la tige de chaire tendu de son maître, d'une poussée elle s'assura qu'il était à son maximum avant de passer tout autour du gland. Elle semblait parfaitement savoir ce que les hommes aimaient, les points plus sensibles que d'autre et pour le moment elle s'attarda sur le bout. Finalement, se fut la paume de la main qui enlaça cette partie si sensible, de sa douceur elle le caressa et de son autre main elle reproduisait des mouvements de va et viens. Elle savait masser et que sa soit a usage érotique ou non visiblement. Elle descendit après un moment de sur ses genoux pour s'asseoir sur les fesses, déposant ses jambes le long du corps de son maître et les faisant passer par-dessus les cuisses du Prince. Elle vint ensuite se saisir de la coupe de vin du Prince avec une grande douceur, ayant relâché l'étreinte sans pour autant avoir cessé les vas et vient. Elle déposa la coupe sur le rebord de la baignoire et ramena cette dite main dans l'eau. Elle fit les mouvements au ralentit, dans son regard elle lui indiquait que c'était pour lui, pour son propre confort. Elle regarda l'autre main en lançant ensuite un sourire au Prince, comme pour lui demander d'en faire de même avec celle-ci étant hors de porter de sa seule main libre. Une fois ceci fait elle s'approcha encore du prince avec son bassin pour finalement entrer en contact avec celui-ci. Elle plaça la virilité de son maître contre son ventre tout en se mordillant la lèvre, visiblement une délicieuse envie venait elle aussi de la prendre, mais elle demeura calme et posé. Elle se servi de son corps comme d'un support et continua ses caresses. Tout du long, sans vraiment s'arrêter elle répondit aux questions du Prince. Elle avait pris le temps de réfléchir à ce qu'elle allait dire, elle prenait le tout très au sérieux. Si son maître montrait l'envie de boire, alors elle aura osé un petit impair des plus agréables, elle aura prit la coupe du Prince et aura prise une gorgée, mais sans l'avaler. Puis elle se sera penchée usant de sa souplesse pour embrasser son maître, mais lui transmettra le délicieux breuvage pourpre dans sa bouche. Bien sûr, elle aura effectué les gestes avec une grande délicatesse et aura un clairement un visage démontrant qu'elle comprenait l'ampleur de la liberté qu'elle venait de prendre. Elle aura même ajouté une fois ceci fait, prenant le temps avant de continuer son récit, de s'excuser, que le geste fut bien ou mal reçut par son maître. « Je m'excuse maître » Elle continua ensuite ses gestes en douceur.

Pendant ce temps elle avait fini par se lancer dans les réponses qu'attendaient son maître :

- C'est difficile à dire maître, tous mes sentiments ne m'appartiennent pas, la peur est mienne, mais mon amour sera toujours vôtre. Que sa soit maître Maelstrom où vous maître Azzan At-Aswala. Mais si je devais dire comment c'est arrivé, je dirais que c'était notre choix, une esclave à pour choix de faire ce qu'elle fait pour survivre ou pour éviter la douleur et quelques fois un sentiment d'amour pour son maître peut en émerger. En ce qui me concerne, votre question ne convient pas vraiment à ce que je vais dire, mais je sens que c'est ceci que vous voulez savoir maître. Je suis pas humaine, je suis pas une Furry, mais je me suis jamais vue comme une Hybride, les autres esclaves ne sont pas comme moi. Je sais que ce que je suis est unique et mon maître à fait en sorte que tout de moi soit à la mesure de ce que je représente. Je ne suis peut-être pas parfaite, mais je pense être ce qui s'en approche le plus lorsqu'il s'agit d'esclave. Je pense donc que je l'ai aimé, mais c'était ainsi parce qu'il m'aimait. Je serai toujours aussi parfaite qu'il soit possible aux yeux de mon maître véritable...

Sur le moment elle eut un petit tic nerveux, comme si elle venait de remarquer avoir dit une chose des plus bizarre....

- Ce que j'appelle maître véritable est compliqué, j'ai connu trop de maître pour pouvoir les mettre tous dans le même panier. Vous même maître, vous n'aimeriez pas être vue comme un maître de plus, sachez que vous ne l'êtes pas. Je suis consciente de ce que vous m'offrez et peut-être même plus si vous m'excusez de penser mieux savoir une chose que vous. J'ai vu ce jardin lorsqu'il n'existait même pas, lorsqu'il n'y avait pour ainsi dire presque rien. Des forêts sont déjà devenus des villes pour moi. Vous êtes une dynastie qui a su perdurer, si j'ai une chance d'avoir à nouveau une maison... Un maître qui ne veut pas simplement savoir comment je fonctionne, je... Je vous aimerais.

Elle ne savait pas comment l'exprimer, ni même comment l'expliquer clairement, comment expliquer une définition d'un sentiment différent de celui connu par la personne concernée. Elle l'aimerait comme une esclave peut aimer, une fidélité sans limite... Puis elle réalisa que le meilleur moyen de lui expliquer, était de lui en donner une preuve, une mesure.

- Maître... Je garde un secret, peut-être que vous savez déjà très bien de quel secret je parle... Mais sachez qu'on m'a torturé pour l'apprendre, qu'on a voulu m'offrir des terres pour l'obtenir et je ne l'ai pas révélé en plus de deux cents ans. C'est mon seul souhait à moi, la seule chose qui vient de Lumina, je veux juste avoir un maître qui veut de Lumina et non pas d'un maître qui veut la seule chose que je ne peux donner, car cela me demande de trahir la promesse que j'ai fait à un de mes maîtres. Excusez-moi je parle trop et je n'ai pas à avoir de souhait, mais pour répondre à votre question sur la perfection je pense que ce sentiment en fait partie. Sans se souhait je me rapprocherais des hybrides esclaves pour une raison plutôt ignoble. Je suis pas devenu une esclave, je suis une esclave et cela à toujours été et le sera toujours, qu'importe les lois, les volontés des gens qui changent chaque siècle ou décennies. Maître... Me permettez vous de vous appartenir pour l'éternité corps et âme ?

Elle ne c'était pas arrêté une seule fois dans le massage qu'elle effectuait pour libérer le Prince de sa tension. Lumina semblait un peu perdu, mais curieusement sûr d'elle, elle savait avoir complètement poussé la réflexion trop loin et elle n'avait pas à demander une telle chose, s'il répondait qu'elle lui appartenait déjà... Alors c'est qu'il n'aurait rien compris à tout ce qu'elle venait de dire et scellera probablement pour longtemps certaine chose, mais elle devait demander, c'était comme une promesse de mariage à la façon esclave Lumina.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Ven 18 Aoû - 13:45

Il fermit à nouveau les yeux. Elle reprit sa nouvelle tâche, qui n’avait rien à voir avec une question de propreté. Il se détendit sur l’instant, de par le savoir faire de l’esclave, mais aussi parce-qu’il savait qu’il allait pouvoir reprendre correctement le flux de ses pensées. Du moins c’est ce qu’il avait espéré, mais suite aux premières attentions, son souffle commença par s’alourdir à nouveau, et son bassin eut un léger mouvement instinctif vers l’avant. Il ne sembla pas prendre ce geste en compte, profitant de ces caresses en silence. Il expirait plus fortement par le nez, audible uniquement entre les légers bruits de goutte d’eau. Il en oublia le reste à ce moment là, mais rouvrit les yeux lorsqu’il sentit les mouvements dans l’eau. Il amena sa coupe jusqu’à son visage durant l’opération, mais il n’eut pas le temps de boire une gorgée, qu’il la vit s’éloigner, emportée par une délicate main bleutée. Il fronça les sourcils. Elle prenait de grosses libertés, et cela allait crescendo. Comme un rappel inconscient de son corps pour le raisonner par anticipation, il se rendit compte qu’un doux contact était désormais posé sur ses cuisses. Après tout, elle apportait quelque chose qui lui manquait. Il ne possédait que des esclaves qui obéissaient et ne prenaient aucune initiative. Lumina, malgré ses airs serviles et cette absence de volonté qui pouvait paraître, savait comment faire plaisir à son maître, sans qu’il ait besoin d’émettre d’ordres. Une esclave d’exception. Une carte aux trésors. La représentation de l’immortalité.
Il défronça les sourcils et sourit à la place. Elle n’avait rien fait de mal. Pas encore.

Elle allait visiblement jusqu’à lui dire quoi. Cette fois, il haussa les sourcils, un peu surpris. Mais il joua le jeu. Il déposa donc ses mains sur les cuisses de son esclave. Elles avaient la même douceur qu’il s’était imaginé en l’observant précédemment. Elles incitaient aux caresses, et il ne se garda pas de lui en apporter. Il fit glisser ses mains sur toute la surface une fois, comme s’il essayait une première fois d’évaluer pleinement les choses au toucher. Puis il se mit à les caresser distraitement de manière aérienne, du bout des doigts. C’était un juste retour des choses qu’il lui apportait, mais également une manière pour lui de ne pas appuyer les caresses, et pousser davantage l’excitation qu’elle avait fait naître. Mais elle n’arrangea pas les choses, en collant davantage son bassin contre le sien. Cette fois, il maîtrisa un peu plus son corps. Enfin, dans une moindre mesure. Ce dernier releva le sien de manière lente et presque imperceptible, pour le rabaisser lentement. Il sentit le contact du ventre de l’hybride, et la reprise de ses attentions. Il inspira profondément, et fut à nouveau totalement détendu. Il était presque entièrement allongé, la nuque toujours posée sur le coussin improvisé, mais les yeux ouverts, rivé sur le plafond. Il laissait ce trésor de chair s’occuper de lui, le libérant de cette frustration qui avoit poind. Mais il vit du coin de l’oeil qu’il buvait une gorgée de ce vin qu’elle lui avait reprit. Il n’eut pas le temps de se demander quelle réaction serait la plus appropriée pour cette provocation bien trop prématurée pour une nouvelle esclave, qu’elle se mouva à nouveau,et il la sentit s’approcher. Sauf que ce fut cette fois son visage qui se rapprochait lentement. Elle prenait ses aises bien vite, surtout après ce qu’elle venait de faire. Il oublia ce petit outrage pour voir son esprit se questionner sur le goût des lèvres qui s’avançaient et qui ne laissaient au fur et à mesure aucun doute quant à la destination de ces dernières. La réponse ne tarda pas à arriver. Et… ce fut le goût du vin. Finalement, elle n’avait pas fauté. Cette révélation lui permit d’apprécier encore davantage cette liberté qu’elle s’était accordée. Il accepta ce liquide avec délectation, réveillant par la même un léger gonflement de son membre à ce moment là. Il attendit qu’elle rompt le contact, pour cette fois conserver son regard sur elle. Il s’attendait à ce qu’elle arbore à nouveau ce teint rosé, mais il n’en fut rien. En lieu et place de commentaire corporel, elle s’excusa. Il lui offrit un fin sourire, pour lui montrer qu’il acceptait ses excuses. Il ne répondrait rien. Elle s’était en effet permis de plus en plus de choses, et malgré le fait que chacune de ses attentions avaient été des plus appréciées, il ne cautionnerait pas ouvertement une montée en puissance de ce comportement, mais il ne le punirait pas non plus. Bien que l’esprit d’initiative qui offrait un plus chez certains esclaves était grandement affectionné par Azzan, il attendait également de voir jusqu’où elle irait, et sera prêt à la corriger quand cela dépassera les limites de l’agréable et du correct.

Puis elle commença enfin à répondre à ses questions. Sa tension sexuelle étant soulagée de manière passive par les mains expertes de Lumina, il était comme prévu à nouveau en pleine possession de ses moyens. Il aimait être pleinement concentré lorsqu’il abordait des choses commerciales, ou des choses qui lui importait personnellement.
Elle avait donc des sentiments. Mais des sentiments qui s’imposaient à elle. Pas forcément par ses maîtres, mais par la force des choses, et de manière pas entièrement naturelle et pure. Son état, sa condition, et sa situation, décidaient pour elle en matière de sentiment. Avait-elle aimé le capitaine Maelstrom par la condition qu’il lui apportait, ou simplement parce-qu’il l’aimait en retour ? Si le deuxième point était le bon, cela signifiait qu’elle ne ressentait les choses que par mimétisme. Par reconnaissance peut-être.
Mais le couplet d’après ralentit sa respiration. Elle se permettait donc de… d’essayer de guider Azzan vis à vis de son comportement et de sa considération envers elle. Elle lui donnerait donc de l’amour seulement s’il la voyait autrement que comme un objet qui a beaucoup à lui apporter ? Bien sûr qu’il savait ce qu’il y avait à savoir quant aux apports de Lumina. Et il ne l’oubliait pas. Ce n’était pas son but final, mais il comptait bien finir par avoir accès à ce trésor. C’était un des trois points qu’il allait essayer de développer au fur et à mesure. Essayait-elle d’imposer des conditions ? Son discours avait été intéressant, car il pouvait connaître son point de vu sur la chose. Elle avait donc bien une vision propre quant à sa condition et à sa relation à son maître. Il pouvait désormais entièrement comprendre sa position, et savait ce qu’elle attendait d’un maître. Mais il déprécia grandement qu’elle lui dise quoi faire pour avoir son amour.
Il la laissa finir, jusqu’à sa fameuse question. Sa légitimité était discutable. Son corps lui appartenait déjà. Elle était à lui depuis qu’il avait posé les yeux sur elle. Quant à son âme… Le fait qu’elle énonce cette deuxième chose signifiait qu’elle considérait qu’il y avait encore quelque chose chez elle qui lui appartenait. Il avait donc la réponse à une question qu’il se posait depuis un moment. Il y avait bien encore une Lumina au-delà de l’esclave. Une Lumina qui voulait faire ses propres choix. Et ce choix était celui de son “véritable “ maître. C’était donc pour cela cette précision qu’elle avait grand soin de détailler.
Il apprenait à la connaître, et à appréhender son fonctionnement, et cela se passait selon ses désirs. Il ne pouvait lui tenir rigueur d’aucun propos. Elle n’avait fait qu’obéir, et offert ses pensées et sa réflexion à son nouveau maître. A cet instant, sa main gauche se réveilla, et prit doucement la cuisse qui subissait ses caresses, à pleine main. Il en avait oublié que sa coupe n’y était plus, et son attention lui avait fait oublié ce détail, qui n’en était plus un, maintenant qu’il cherchait à détendre son palais.

Il en oublia les points négatifs qu’il avait relevé, et soupira. La gravité des paroles de Lumina ne lui échappa. Cela avait une certaines importances pour elle, et il cherchait en mesurer toute l’ampleur. Elle lui demandait quelque chose qu’il lui avait déjà “accordé” de manière tacite.
Il la regarda dans les yeux, lui montrant qu’il la prenait au sérieux, et voulant donner du poids aux mots qui suivront. Il cessa même de caresser les cuisses de l’hybride, afin qu’elle se concentre pleinement.

-Commence par me redonner de quoi adoucir mon palais.

Il ne donna aucune précision quant à la manière dont cela devait être fait, notamment parce-qu’il s’en fichait. Ce n’était absolument pas important.

-Tu es une esclave Lumina. Tu n’as aucun droit ici, sauf ceux que je te donne. Ta vie n’a aucune valeur aux yeux du monde, comme tu l’as si justement énoncé. Mais tu détiens des choses que tout mortel te jalouserait: l’immortalité, et la connaissance de l’emplacement d’un trésor immense. Oui, je sais aussi cela. Il me serait aisé de t’enfermer, de te torturer, et de t’ouvrir le corps, afin de chercher et d’expérimenter tout ce qu’il est possible pour t’arracher le secret de ton corps et son éternelle jouvence. Et pour le deuxième, il me suffirait de te charmer petit à petit, essayant d’apprivoiser ton âme pour un jour tenter d’obtenir ces informations, pour ensuite te jeter, comme l’on jette une carte au trésor après avoir découvert ce qu’elle recelait.

Ses mots avaient été crus, violents, cherchant à lui montrer que cette vie pouvait exister, que ces possibilités étaient plausibles, qu’il y avait pensé.

-Mais tu es là, dans ce bain, à boire du vin et à t’exprimer librement, à agir librement, comme une femme que l’on considère. Tu as déjà obtenu bien plus que le commun des esclaves. Je ne vais même pas te mentir. Bien que ton immortalité ne m’intéresse que pour ce qu’elle t’offre de valeur et de beauté, la richesse du légendaire capitaine Maelstrom m’intéresse elle par contre. Je suis un prince marchand, et un tel trésor ne peut s’émanciper de ma convoitise. Néanmoins, de ce que tu me dis, tu te juges toi même comme ayant plus de valeur en taisant ce secret qu’en le révélant. De l’argent et des trésors, j’en ai. Mais toi, tu es unique, et représente un trésor à part entière. Si je dois me résoudre à renoncer à ce trésor, pour que tu restes ainsi, voir plus, alors j’y renoncerai.

Il marqua une pause, l’observant. Cela faisait peut-être beaucoup à analyser pour elle. Enfin, analyser, c’est que lui ferait, jugeant cela plus important qu’autre chose, mais il pensait qu’elle, devait surtout encaisser. On ne parlait pas de la manière dont il fallait disposer des couverts, ou de ses plans quant à ses potentielles activités futures au palais.

-Quant à m’appartenir, c’était déjà fait. Ton corps m’appartient, et je n’attends aucune contestation à ce sujet. Cela nuirait grandement à l’image que tu m’as montré de toi jusque là. Cependant, je viens d’apprendre que tu avais une âme sous cette servilité que tu as tant mis en avant. Et c’est une chose que je considère qu’on ne peut obtenir par aucun moyen. Sauf si on l’offre. J’ai bien compris l’importance que revêt pour toi le fait de choisir un maître tout particulier. Tu es une esclave, et il est vrai qu’on ne considère jamais l’opinion ou les envies des gens de ton statut. Mais ce n’est pas le cas pour moi. Je suis un prince, mais c'est sans aucune gêne que j’admets être flatté que tu veuilles te livrer entièrement à moi. Un maître aime obtenir, et se savoir propriétaire par la force des choses, mais il est toujours agréable, bien que peu l’admette, que l’esclave avoue se plaire sincèrement avec lui, et choisir d’être lui pour ce qu’il est. Alors j’accepte que tu m’appartiennes pleinement jusqu’à mon dernier souffle, de toute ton âme, et pas uniquement par ma seule volonté. Et même plus. Si tu te montres à la hauteur de ce que je pense de toi, alors tu seras réellement mon joyau. Ma réussite, et ce qui marquera mon existence au sein de la dynastie at-Aswala pour les générations futures. Tu seras donc mon héritages pour les princes qui suivront. Un éminent trésor des at-Aswala.

Ses doigts reprirent leurs égards envers les cuisses de la jeune femme. Il accompagnait ses paroles de douceur, qu’il lui accordait pour assister ses dernières paroles.

-Quant à mon amour, tu ne l’as pas. Il se gagne avec le temps. J’aime ce que tu représentes, et ce que tu m’as montré de toi. Et je ne parle pas uniquement de ton corps et de ton expérience d’esclave, mais aussi de ce que tu exprimes. Tu me plais bien Lumina. Continue ainsi, et je t’accorderai naturellement cet amour que ton bien aimé Maelstrom avait pour toi.

Trop peu de maître comprendrait Azzan dans cette fonction. Il ne savait pas lui même d’où lui venait cette vision ou cette pratique de l’esclavagisme qu’il avait. Peut-être était-ce son côté marchand. Il savait apprécier la rareté des choses, ainsi que la diversité. Il n’aimait pas que chaque chose se ressemble. Et il accordait une importance toute particulière à des choses qui n’aurait été aux yeux de beaucoup qu’un élément de valeur, sans plus. Mais cela, il ne pouvait l’exprimer ou le présenter ainsi en public.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 19 Aoû - 12:56

Elle avait pris tant de risques, tant de choses venait d'être dit et fait. Il aurait été en droit de la punir, il était en droit de le faire à chaque instant et autant qu'il le voulait, elle était une esclave, un objet là pour satisfaire le moindre de ses désirs. Pourtant, elle lui proposait des choses, prenait des initiatives, des libertés comme lorsqu'elle lui prit son verre sachant qu'un autre maître aurait pu la frapper de suite pour un tel geste. Chaque geste qu'elle avait commise avec son Prince et maître pouvait se solder par une punition toujours plus grave. Pourtant, il en fit rien, il lui répondit d'un sourire, il caressa délicieusement ses cuisses, geste qui en passant réussi à la faire frissonner, oh grand oui s'il voulait augmenter l'ardeur de Lumina il était sur la bonne voie. Cependant, elle fit comme à chaque fois, elle s'oublia pour ne penser qu'à son maître, son corps lui, réagit à chaque attention de son maître pour elle, lui procurant des bouffés de chaleur et subtilement une très légère coulé qui avait commencé par lui nouer le ventre se déversa depuis sont entre cuisse. Elle retint un gémissement en se mordillant la lèvre, mais cela ne fit que montrer au grand jour qu'au final elle était des plus excités par ce qui se passait en ce moment même.

Mais rien dans son discourt et explication ne fut troublée par les attentions de son maître, elle gardait le cape, son esprit demeurait fort malgré son envie de devenir la chose de son maître. Elle avait envie de faire passer les caresses qu'elle donnait à son maître en véritable bouffé de plaisir, ne libérant ainsi plus la tension de son maître, mais la rendant insupportable afin qu'il la domine entièrement et la soulage de sa propre tension. Mais elle en fit rien, son envie était secondaire, seul celui de son maître était important.

Pendant qu'elle lui faisait sa demande, elle voyait bien le dilemme qu'elle suscitait à son maître. Elle avait prit des libertés considérables et en était clairement consciente. Mais se savoir à nouveau pleinement à un maître était la chose qu'elle attendait depuis des siècles, si elle devait prendre le martinet pour l'obtenir elle en redemanderait dans ce cas. Elle attendait sa réponse, mais pour le moment elle comprit rapidement que c'était ses propres besoin qui primait et c'était toujours le cas de toute façon. Elle n'attendit pas la fin sa demande, qu'elle avait déjà le vin en bouche. Elle aurait pu se dire que c'était justement une des libertés qui pouvaient la condamner au fouet, mais elle savait qu'il aimait cela et dans le font, n'était-ce pas une preuve en soit qu'elle se voyait telle un objet, comme son objet ? Elle prenait la place du verre, un simple outil qu'elle pouvait copier et qui lui permettait de satisfaire son maître et même de lui apporter plus que l'aurait fait cet objet. Elle pouvait se donner elle, ses lèvres devaient être bien plus agréables que celui du verre froid. Elle lui apporta donc son vin lors d'un délicieux contact entre leurs lèvres. Elle s'était montrée sensuelle, d'une certaine façon envoûtante, on aurait pu dire qu'elle tente de le séduire, mais c'était clairement le cas, mais ce n'était pas pour l'influencer, non, comme si un aussi grand marchand allait se faire avoir par un geste si simple dans le fond. Non, elle voulait se montrer envoûtante car elle savait que ça ne marcherait pas, mais le plaisir y serait. Aucun homme, qu'il soit grand ou petit, puissant ou faible apprécierait de voir une femme, qu'elle soit esclave ou libre vouloir le tenter. Elle n'embrumerait pas son esprit avec ses lèvres alors que ses mains soulageaient la tension de son maître d'une façon des plus habiles.

Elle revint à sa place et il lui rappela la vérité dans tout ce qu'il y a de plus cruelle. Oui il pouvait la faire attacher et torturer aussi longtemps qu'il le souhaitait, mais cela avait déjà été tenté et échoué. Oui il pouvait l'ouvrir en deux pour découvrir comment elle fonctionne, mais tout cela elle connaissait déjà. Alors on aurait pu se dire que ces mots ne lui feraient aucun effet, mais c'était tout le contraire, à chaque phrase le prince pouvait lire une certaine nostalgie dans le regard de Lumina. Ce regard il avait déjà pu le voir, une vision de terreur, elle craignait cela, elle le craignait tant car elle savait ce que cela faisait, voulait-elle subir à nouveau un tel sort ? Non, bien sûr que non, mais à par son corps qui se mit à trembler légèrement, elle ne changea rien de plus dans son comportement. Les caresses délicates de son maître avait disparue, rendant les mots de son maître encore plus terrible, elle put ainsi se sentir abandonner par ce simple geste qui était l'absence de l'attention qu'il lui avait apportée jusque là. Il la regardait droit dans les yeux, il put y lire cette nostalgie de la terreur comme précisé, mais aussi cette volonté de ne pas y croire, elle ne voulait pas croire qu'il lui ferait cela, non qu'il ne le fasse pas. Cependant, tant tout cela, que sa soit la torture, les expériences, le fait qu'il sache pour le trésor, rien de tout cela ne lui fit un effet aussi lourd que celui de l'abandon. N'être au final qu'une carte qui mènerait à un trésor et comme celle-ci être jeté une fois découvert. Non elle ne voulait pas être une carte, elle voulait qu'on la voit non... Non... Elle voulait que lui la voit comme étant le trésor et non la carte. C'était son vœux, celui d'être accepté comme est et non utilisé pour ce qu'elle sait d'un maître aujourd'hui mort. Elle vivait, malgré sa servitude, malgré que la vie n'a jamais été tendre avec elle, c'était elle qui était en vie, c'était elle qui était en face du Pricne et elle voulait être l'objet de sa convoitise et non un moyen de l'acquérir. Oui... Oui elle était égoïste, elle voulait être aimé, c'était un crime pour personne à partir du moment que la place de chacun est respecté et elle ne voulait rien changer, elle voulait juste se donner pleinement et être prise pleinement.

Il lui rappela alors sa condition, oui elle était dans ce bain avec lui, oui elle parlait librement et oui elle obtenait plus que n'importe quelle esclave. Mais ce confort en s'en fichait, de parler librement elle s'en fichait, s'il voulait qu'elle soit muette comme une tombe alors elle le serait, s'il désirait qu'elle soit qu'une moins que rien elle le ferait pour son maître. Oui elle comprenait que le trésor était important et que vue qui était le Prince il aurait été logique que ce trésor soit plus important qu'un seul objet, ce trésor en avait beaucoup des objets de grandes valeurs, mais elle en faisait partie, ce trésor irait avec elle. Elle était ce trésor, ce n'était pas elle qui le croyait, elle l'avait ignoré pendant des années, c'est son maître, le propriétaire du dit trésor qui lui avait expliqué cela. C'était elle le trésor absolue, le joyau le plus cher à son cœur, la clé, mais aussi le cœur de ce trésor tant convoité. Ce qu'elle voulait c'était lui appartenir corps et âme, rien d'autre.

Ensuite ce qu'elle voulait vraiment entendre fut prononcé, il renoncerait au trésor si cela voulait dire qu'elle serait sienne. Elle oublia la nostalgie pour se concentrer sur le moment présent, ses yeux telles joyaux devenait les mères de perle magnifique qui se mirent à couler délicatement le long de ses joues. Elle n'avait aucun mal à analyser, en fait elle s'en fichait d'analyser, il aurait pu lui mentir si aisément à ce moment-là au vue de ses émotions qui débordaient à présent. Elle devait encaisser la nouvelle et elle le fit d'une manière si libre, comme si des dizaines de diamant venaient d'être libéré de leur montagne, écrasé depuis des siècles et même millénaire jusqu'à obtenir cette beauté tant convoité. Ces diamants furent libéré de leur mère, les yeux de Lumina pour montrer sa joie d'entendre qu'enfin on lui donnait de la valeur, une vraie valeur.

Il ne s'arrêta pas là, il continua de parler après une courte pause, mais pour elle, le temps c'était comme figé pendant une heure entière, le temps qu'il lui fallait pour encaisser le choc de l'annonce. Une chose était sûre, lorsqu'elle sera dans sa chambre, seul, elle chuterait et pleurera toute la nuit sa joie. Mais pour le moment, elle reprit tant bien que mal ses esprits, son corps quant à lui avait continué tous ces gestes à l'égard de son maître machinalement. Il semblait quant à lui avoir compris totalement ce qu'elle voulait lui expliquer, il avait tout compris, parfaitement compris pour le bonheur de Lumina. Il voulait faire d'elle exactement ce qu'elle avait toujours espéré. Devenir un héritage, ainsi savoir que sa maison ne changerait pas avec le temps, toujours le sang du maître qui lui avait offert cette nouvelle vie coulerait dans celui qu'elle servira avec le même amour que pour son premier maître. Elle se dit qu'elle venait de renaître auprès d'un nouveau maître, il y avait celui qui lui donna la vie et qui la façonna. Et à présent il y avait aussi celui qui la soigna de tous les maux que les siècles lui avaient infligé.

L'attention de son maître lui était à nouveau donnée, ses caresses l'apaisait tout comme il l'enflammait, ce curieux mélange était un délice pour Lumina. Elle était son trésor et il était son maître, son maître véritable. Il lui révéla qu'elle n'avait pas son amour, mais qu'elle pouvait le gagner et c'est pour elle tout ce qui importe après toutes les révélations qu'il venait de lui annoncer. Elle se ferait aimer par son maître, pas un amour comme celui d'un couple qui en venait à se marier, non, le mariage était ce qui venait d'arriver si on devait comparer. Elle voulait que son maître l'aime, l'affectionne, mais cela était incomparable. Jamais elle ne serait libre, jamais elle ne serait noble, tout ce qu'elle voulait, c'était lui appartenir corps et âme et c'est ce qu'il voulait aussi. Alors elle se donnerait totalement à son maître, qu'il lui donne la douleur ou le plaisir, cela n'avait pas d'importance, tant que son amour était présent. Tant qu'il tenait à elle et tant qu'il restera un maître, car Lumina ne voulait pas d'un amant.

A présent Lumina retenait son corps, elle se retenait de l'enlacer avec fougue, se contentant de prononcer quelques mots en réponse à peine audible :

- Merci... Merci, merci maître, merci...

Elle ne répétait que le même mot, y ajoutait de temps à autre un second pour montrer qu'elle restait à sa place, mais les tremblements léger que son corps lui infligeait traduisait son envie de l'embrasser tant elle voulait le remercier. S'ils avaient été en dehors du bain, elle se serait jetée à ses pieds pour les couvrir de baiser et ainsi lui montrer sa reconnaissance. Mais ainsi posé, dans une telle situation, elle ne pouvait que le remercier sans avoir à demander l'autorisation de faire davantage. De par cette retenue elle lui montrait connaître sa place, là où une amante aurait pu s'accrocher à son coup pour lui montrer son amour, elle ne pouvait que resté passive et le remercier pour ces mots à son encontre. Cette envie de reconnaissance pour son maître fit ressurgir son envie et développa un désir puissant à son égard. Les caresses qu'elle donnait à son maître devenait plus sensuelles, elle ne cherchait plus à l'apaiser, mais à lui montrer son désir pour lui et sa volonté de lui montrer à quel point elle voulait se donner à son maître. Elle lui appartenait, déjà depuis le tout début, mais là, elle voulait lui appartenir et ne le trahirait pas, même si elle se sentait trahit. Son corps traduisait le désir qu'elle avait, lui laissant comme toujours rien dissimuler, la pointe de ses seins étaient devenue dure et arrogant. Son regard voilé par le désir et remplit de promesse d'abandon à son maître. Elle n'avait aucune trace de larme, sa peau ayant tout absorbé, sa beauté toujours encore parfaitement intact et même peut être encore plus désirable. Elle avait envie de demander à son maître de la baptiser comme on baptise une esclave. Mais à quoi bon utiliser des mots lorsque tout ton corps le fait pour toi, elle attendait la suite, tous les désirs de son maître sont les siens et elle fera les quatre volontés de son maître avec joie.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Sam 19 Aoû - 18:59

Nulle surprise à voir encore le corps bleuté s’exprimer avec aisance, comme aucun autre corps mortel ne le ferait. Elle semblait dotée d’une certaine sensibilité physique, car il vit une vive réaction sur le visage de Lumina lorsqu’il se mit à la caresser distraitement. A son sourire, il était visible que cela l’amusa. Soit c’était la situation et leur échange verbal qui jouait autant, soit, il en fallait bien peu pour faire naître le désir en elle. Cette petite observation ne fut qu’une brève distraction qu’il garda néanmoins en tête. La fébrilité d’une esclave pouvait toujours être mise à profit.
Son corps n’était plus aux aboies pour réclamer une libération qui n’était clairement pas désiré par le prince. L’esclave réussissait à lui apporter ce qu’il fallait de plaisir pour subvenir aux besoins charnels actuellement désirés, sans pour autant solliciter davantage une ardeur supplémentaire. Elle lui permettait de continuer ses réflexions sans être perturbé, répondant pleinement à son souhait, sans qu’il ait eu à l’exprimer. Ce savoir faire était des plus apprécié, il ne l'oublierai pas, notant et prenant en compte chaque compétence dont elle faisait preuve depuis son arrivée. Surtout qu’au vu des réclamations de son propre corps à elle, il ne doutait pas que l’exercice devait être quelque peu difficile, ou alors demandait une volonté de fer. Peut-être que cette légère morsure à la lèvre était là pour extérioriser ce trop plein afin qu’il ne se reporte pas sur les caresses qu’elle lui procurait.
Elle ne tarda pas cependant à exécuter une autre de ses demandes. Bien que demande n’était qu’un doux euphémisme, lorsqu’un maître parlait à son esclave, même lorsque le ton employé n’était pas impératif. L’injonction allait de soi sans qu’il y ait besoin de l’exprimer comme tel. Il la vit à nouveau prendre le délicieux breuvage en bouche, pour venir à nouveau le lui porter en bouche. Mais il distingua la nette différence avec la première fois. Cette fois, elle offrait un autre spectacle. A l’image de ce qu’il aurait pu attendre d’une femme ayant une envie naissante au creux des reins, elle se mouva sensuellement, comme une femme cherchant à séduire un homme, déclarant par les mouvements du corps, des choses que la langue ne peut pleinement et correctement exprimer. C’est donc un sourire délicat aux lèvres, qu’il s’empara du vin, et s’amusa à lui pincer la lèvre inférieure avec les siennes avant qu’elle ne marque à nouveau une certaine distance. une fine récompense à cette agréable attention dont il finirait sûrement par prendre l’habitude en privé. Mais c’était également pour lui montrer qu’il était conscient de son état, sans pour autant y répondre plus que cela. Il y avait tellement à voir, et il ne lui avait demandé de le rejoindre pour telle distraction. Et il ne comptait pas y répondre.
Il eut un instant de flottement, regardant son membre contre le ventre de l’hybride, se demandant si elle allait lui faire regretter cette attention par des caresses plus prononcées. Il savait que bien des hommes se seraient déjà précipités dans les bras d’une femme comme elle, surtout en sachant qu’elle leur était complètement acquise, et prête à satisfaire le moindre de leurs désirs. Mais il avait d’autres considérations, et un sens des priorités qui ne souffrirait pas de bas instincts.
C’est donc sans être en proie à des pulsions perturbatrices, qu’il lui déclama ce fameux discours. Il se devait de mettre les choses au clair. Il était le maître, et n’avait aucune raison de mentir à son esclave.
Il observait chacune de ses réactions. Et elles ne tardèrent pas à poindre. Alors qu’il lui racontait tout ce qui pouvait lui arriver s’il était de ces maîtres qui n’auraient cherché que ce qu’elle avait à offrir, et non ce qu’elle était. Et il pu à nouveau voir cette peur viscérale qu’il avait admiré plus tôt. Ainsi qu’une nostalgie qui lui fit l’effet d’un aveu par rapport à son histoire. Elle avait donc déjà vécu tout ceci. Elle savait ce que cela ferait, et ne semblait pourtant pas insensible à cette déclaration. A cette flagrante peur sur son visage, nul doute que ce qu’il lui dépeignait lui ferait revivre un cauchemar, et que ce serait donc une punition de choix. Il savait adapter ses sanctions en fonction des esclaves. Mais les châtiments corporels n’étaient pas ce qu’il préférait. Cela abimait trop les esclaves, et dépréciait leur valeur. Comme si l’on crachait à chaque fois sur un magnifique tableau.Cependant, elle, ne souffrirait d’aucune marque… Non. Il n’allait pas commencer avec elle. Bien que cette idée ne pouvait être définitivement écartée.
Il passa sa langue dans son palais lorsqu’il marqua la pause. Il souhaitait à nouveau du vin. Son palais en réclamait à nouveau, mais étrangement, ses lèvres semblaient se joindre à cette envie. Il mit cela de côté. Ses propos avaient bien plus d’importance en cet instant que cette légère envie.

Mais son discours prit un nouveau tournant, et c’est là également qu’il attendait une de ses vives réactions dont elle avait le secret. Et quelle réaction. Des larmes ? Cela lui tenait tant à coeur d’être autant considéré par son maître ? Avait-elle tant besoin de son amour ?
Il ne sembla pas réagir cette fois à l’apparition des larmes. Elle exprimait sa joie d’une manière très brute. Lui qui maniait ses propres émotions avec une certaine subtilité, peut-être trop subtile et n’est pas assez naturel dans ce domaine. Même dans le privé, son côté princier l’influençait grandement. Il avait été conditionné ainsi. Il savait donc apprécier la franchise des émotions de Lumina, sans pour autant leur apporter la considération qu’il devrait. Il accueillit donc ces larmes avec un simple sourire. Après tout, elle ne faisait qu’exprimer la joie, qui était logique quand on sait qu’elle avait la considération et les largesses d’un maître, tel qu’aucun esclave n’aurait même pu en rêver.

Alors qu’elle se perdait en remerciements, il remarqua une réaction encore plus vive naître en elle. Totalement physique, et plus forte. Leur proximité, et l’expression de ses mains sur son membre lui transmirent toute la fébrilité qui s’emparait d’elle. Le visage d’Azzan restait souriant, alors que ce dernier pensait afficher un froncement de sourcil.
Il ressentait clairement un changement dans ses caresses sur sa virilité, qui obligea une réaction instinctive de son bassin vers l’avant. Elle pu même sentir des palpitations au creux de ses mains, tellement une pointe d’excitation venait d'apparaître. Était-ce ses attentions plus poussées qui le firent réagir ainsi ? Ou une communication d’un corps à l’autre ? Ou bien la vue… Sa poitrine appelait à être prise à partie pour être l’objet d’attentions toute particulières également. Son regard ne manqua pas de s’y attarder, sa concentration ayant clairement été mise à mal. Il reposa sa tête en arrière un bref instant, en profitant, se disant qu’il allait se laisser aller… Jusqu’à ce qu’il se reprenne. Elle avait allumé quelque chose qu’il allait être dur d’éteindre, mais il ne pouvait se permettre de perdre du terrain. Elle savait communiquer son désir, et il se demandait si c’était délibéré ou non. Lui qui pensait qu’elle saurait se tenir pour le laisser terminer, jusqu’à ce qu’il exprime le moindre désir envers elle, il s’était trompé. Il n’arrivait même plus à savoir s’il allait le lui reprocher ou non.

Il tendit sa main vers sa coupe, ne lâchant pas Lumina du regard. Les caresses sur les cuisses se calmèrent, bien que celle restante restait posée dessus. Seul son pouce ne pouvait s’empêcher de temps en temps, sans prévenir, exécuter une légère caresse. Sa respiration était nettement marquée par les effets de l’excitation. Son corps à lui ne mentait plus non plus quant à ce qu’il souhaitait. Mais sa tête se battait. Finalement, il ne pouvait laisser cela.

-Repasse moi la coupe. Il me faut encore voir certaines choses avec toi.

Sa voix était également teintée de cette fièvre qu’il essayait de calmer tant bien que mal. Et tant qu’elle continuait, cela lui était impossible. Si elle ne s’arrêtait pas, il devrait attendre de satisfaire ses pulsions avant de reprendre. Même certaines images commençaient à défiler dans son esprit.
Sa phrase et sa réclamation du verre était un subtil rappel à l’ordre. Pourquoi ne lui ordonnait-il pas clairement de calmer ses ardeurs ? Pourquoi prenait-il le risque qu’elle n’y voit là qu’une simple demande la libérant de l’usage de ses lèvres ? Après tout, il était un homme. La fatigue de cette journée était la délicieuse complice de son corps dans son projet de rivaliser avec sa volonté.

-Ne me remercie pas Lumina. Je n’agis pas sous le coup de l’émotion. Je t’offre ma considération car j’estime que tu la mérites. J’aspire toujours à sublimer ce que je touche, et à offrir ce qu’il faut aux plus méritants, ou ce qu’il est juste d’accorder. Bien que j’ai déjà pu voir… de nombreux talents flagrants chez toi, j’aimerais en savoir plus sur tes compétences. Dis moi ce que tu es capable de faire. De ce que tu me diras, je choisirai la place et les tâches qui te conviendront le mieux. J’attends de toi une liste complète, mais surtout honnête. Je n’attends aucun choix de ta part quant à ce que tu me décriras.

Il allait voir si elle allait essayer d’influencer son poste avec ce qu’elle lui dirait. Cela serait logique, et il attendait de voir si elle en était capable. Si elle lui cachait des choses, elle le paierait. Mais il en saurait plus sur elle au passage. Et il finirait par s’en rendre compte. Ce qu’il n’allait pas lui dire pour l’instant, c’est que ses fonctions auraient obligatoirement un rapport avec lui. Il ne la laissera jamais loin de lui.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Dim 20 Aoû - 12:39

Elle ne faisait que répondre à ses désirs, il le voulait, son maître le voulait, il n'y avait rien de mal. Par de petits gestes d'affection il lui avait transmit cette envie, une envie qui avait commencé à germer lorsqu'elle était rentrés dans le bain, mais qu'elle dissimula avec une grande expertise. Cependant, les caresses sur ses cuisses ont réveillé un besoin plus pressant et plus lourd dans le creux de ses reins. Puis elle lui donna le vin à travers un baisé qui était dans le font, plus sensuelle qu'elle l'aurait voulus, mais où était le mal à ça ? Nulle part, c'est donc avec délice qu'elle sentit sa lèvre inférieure prisonnière l'espace d'un instant des lèvres de son maître.

Sa reconnaissance pour son maître la poussa à faire des choses qu'il ne lui avait pas autorisés, mais le voile de désires qui venait de se saisir d'elle lui fit oublier qu'elle ne devait que l'aider à se concentrer et non le faire craquer. Elle sentait effectivement son maître craquer, tant dans ses gestes, dans son regard, ses petites attentions et même elle aurait crue qu'il se laissait aller. C'est ce qu'il fit l'espace d'un instant, pendant ce bref instant elle accentuait réellement ses caresses, mais il revint à lui, il revint. Elle le voyait luter contre le plaisir, contre la douceur qu'elle lui donnait, mais il ne voulait pas, pas maintenant ou avait-il pas envie d'elle ? Non bien sûr que non, Lumina le savait, en quelques secondes elle aurait pu abattre toutes les barrières de son maître, il ne lui aurait fallut qu'un geste. Elle se serait baissée pour rendre hommage à son maître et à ce magnifique membre bien propre et qui ne demandait que cela. Elle regardait les lèvres de son maître avec un important désir, elle savait qu'il ne tarderait pas à avoir envie de vin et elle se ferait une joie de lui donner. Cette fois elle aurait été des plus sensuelles, des envoûteuses comme une tentatrice envoyée par le démon. Sauf que là elle ne voulait que répondre au désir de son maître, c'était le sien et c'est cela qui échauffa le propre désir de Lumina.

Puis il fit sa demande, il voulait du vin, elle se faisait une joie de lui donner, mais c'était la coupe qu'il désirait et il voulait encore voir certaine chose avec elle. Un sentiment de gêne le prit de suite, elle s'était méprise ? Non son désir était bien là, pourquoi son maître se retenait, c'était inutile, elle était là pour cela, elle serait toujours là demain et le jour d'après. Mais son maître faisait partie de ces gens qu'on a un plan et qui ne veulent pas en sortir. Lumina souligna cette maîtrise, son corps appelait des caresses toujours plus distingué, mais son esprit demeurait fort dans l'adversité et la tentation qu'elle n'aidait plus à soulager et même entretenait. Il était en plein dilemme interne, elle sentait le conflit dans son esprit, sinon il aurait été plus clair que cela. Elle lui apporta sa coupe relâchant la virilité de son maître le temps de lui la remplir à nouveau et de lui apporter. Elle savait que la frustration ne tarderait pas à montrer son visage, mais savait aussi que cela signerait la fin de la discutions. La frustration était un bon moyen de faire plier un homme, elle qui était esclave avait appris à le faire, la survie certainement, c'était nécessaire à bien des reprises pour se sortir de certaines situations. Elle avait juste à attendre quelques instants et son maître aurait trahis sa volonté de lui-même sans qu'elle n'est rien à faire, mais même s'il n'arriverait pas à lui en porter rigueur, peut être même qu'il ne comprendrait pas qu'elle l'est faite exprès. Elle, Lumina le saurait, elle saura avoir fait plier son maître et pas n'importe lequel, c'était son maître véritable, qu'elle venait de choisir et d'être acceptée. Voulait-elle commencer tout cela en trahissant la confiance de son maître ? Non elle ne le voulait pas et à cause de cela elle dévoila l'une de ses compétences. Elle reprit les caresses, mais plus doux, moins sensuelle, mais juste ce qu'il fallait pour entretenir le désir afin de garder la frustration loin derrière, mais insuffisant pour faire monter la tension. Elle sourit à son maître, comme pour lui dire que oui, elle avait compris, elle savait et qu'elle ne lui ferait pas ça. Être un esclave n'était pas un travail, ce n'était pas un moment à passer, certaine heure du jour ou de la nuit. Être une esclave était une vie, une façon de vivre, on ne vit plus pour soit, nos désires ne sont plus les nôtres, on ne vit que pour son maître, on le désire et rien ne peut l'entacher. A peine elle venait de reprendre le rythme que son regard se porta pour presque la première fois vers la virilité de son maître. Si cette virilité était une lame, elle était le fourreau et elle était si proche en plus, d'un geste elle serait transpercée. Elle eut envie l'espace d'un instant de se frotter un peu à lui, mais cela ne l'aiderait sûrement pas à se contrôler, ni l'un ni l'autre et de toute façon, elle n'avait pas à se soulager sans l'autorisation de son maître. Elle se mordilla à nouveau la lèvre inférieure afin de calmer et gérer son ardeur sans la reporter sur ses mouvements. Elle contrôlait plutôt bien ses désirs, ce qu'elle avait fait plutôt n'était qu'une réponse aux désires de son maître, mais ses désirs étaient mélangés, une lutte interne à laquelle elle n'avait pas à participer autrement qu'en l'aidant à faire ce qu'il lui avait demandé plus tôt.

Elle écouta donc la demande de son maître, il voulait en savoir plus sur ce qu'elle pouvait faire et à cet instant ses yeux devenaient ronds, non pas de peur, mais à cause de l'énormité qu'il venait de demander. Lumina eu un sourire gêné par cette réaction trop vive à son goût, mais contrôler son désir tout en le maintenant à une dose respectable demandait déjà en soit de la concentration et une telle demande ne se fait pas tous les jours. Elle répondit rapidement à sa demande tout en ayant apprécié les compliments qu'il lui avait faits au passage :

- Maître... J'ai à mon actif plusieurs siècles, si je devais énumérer toutes les choses que je sais faire j'en aurais pour la nuit et le lendemain. Je vais essayer de les résumer sans entrer dans les détails, votre temps est précieux comme vous me l'avez fait remarquer.

Elle sombra dans le silence quelques secondes avant de reprendre la parole :

- Je sais me tenir et être invisible dans un entretien commercial tout en me montrant ce qu'il faut pour que l'on m'admire... Maître Maelstrom le faisait souvent. Je sais écrire sans faute et à ma connaissance parler toutes les langues possibles pour une espèce humanoïde. Je ne sais pas me battre, mais je peux entretenir l'équipement sans mal. J'ai une mémoire qui dépasse celle des humains, probablement à cause de mon âge et d'autre chose compliquée. Pour faire simple les tâches ménagères et courantes me sont connus. Je suis aussi excellente pour ce qui s'applique au sexe ou le divertissement. Je chante plutôt bien, mais j'ai des lacunes à améliorer, je joue du piano et du violon.

Elle reprit le temps de réfléchir, elle aurait voulu faire ça plus construit, mais ne le pouvait pas, sa mémoire était remplit de choses qu'elle pouvait faire et bien qu'elle soit plutôt bien organisée, il y a avait simplement plein de choses :

- J'ai de bonne connaissance en botanique, j'ai eu des cours de peinture il y a une quarantaine d'années et mon corps se souvient toujours de tout. J'apprends très vite et mes réflexes ne s'oublient pas... Je me soigne de toute blessure, même si... Même si on devait me couper un bras...

Une légère pensée à remontant à la fois ou ça lui était arrivé, Lumina faisait souvent mine de ne pas vraiment comprendre comment tout cela marchait, mais en réalité elle avait compris il y a bien longtemps. Mais dire à un maître qu'elle sait comment fonctionne une chose qu'il ne comprendra probablement jamais vraiment ne se faisait pas :

- Il y a certainement des choses que j'ignore encore, mais je pense que tous les sujets ou presque me son connu. Il me manque cependant pour certain juste de la pratique ou doivent être approfondi.

Elle était passée sur le sujet de sa régénération en coup de vent, c'était mieux ainsi, mais en parler lui rappela qu'elle devait elle aussi lui demander quelque chose, alors elle le regarda un peu d'un air qui traduisait son envie. Regard vite remarqué et répondu. Elle s'empressa alors de dire ce qu'elle voulait lui demander :

- Maître la question que je vais vous poser vous semblera sûrement bizarre, mais sachez qu'elle veut dire ce que je dis. Vous savez que je suis immortel, mais ignorez comment cela se passe, je ne suis pas vraiment immortel, mais je rajeunis à volonté et c'est aussi ainsi que me soigne de choses grave. Ceci peut se produire contre mon gré si les blessures deviennent un danger pour ma vie. Pendant ce temps-là je suis recouvert dans un cocon et il devient difficile de m'en faire sortir avant que le procédé ne soit terminé. Donc... Est-ce que mon maître me souhaiterait plus jeune physiquement que ce que je suis actuellement ?

Sa façon de demander traduisait qu'elle avait déjà demandé cela plus d'une fois et elle était très sérieuse dans ce qu'elle disait. Pendant ce temps elle n'avait pas arrêté une seule fois les caresses qu'elle donnait à son maître, mais elle se maîtrisait cette fois, aucun impair à signaler. Elle avait prit soin de maintenir le désir sans le satisfaire, mais ne le laissait pas non plus partir. Elle serait les cuisses pour tenter d'arrêter le petit écoulement qui trahissait son désir, un geste naturel tout en frottant légèrement ses cuisses l'une contre l'autre cherchant à calmer légèrement cette tension sexuelle. Cependant, elle fit son possible pour le faire le moins souvent possible et se fut le cas, une esclave n'a pas à se satisfaire d'elle même sans l'avale de son maître.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Dim 20 Aoû - 18:37

La bonne réponse fut donnée. D’un sourire, accompagné de mouvements plus sobres mais suffisants, elle lui fit comprendre qu’elle avait compris. Mais ce que lui y voyait également, c’était du respect, et une preuve supplémentaire de sa soumission. Il ne doutait pas du désir de son esclave à ce moment là. Elle le lui avait fait ressentir, et avait faillit se laisser aller. Mais s’oublia, comprenant qu’il ne désirait pas aller plus loin, contrairement à ce que son corps pouvait raconter.
Le sourire d’Azzan resta égal, mais il hocha la tête en sa direction, la regardant droit dans les yeux. Si elle avait forcé la chose, elle aurait obtenu gain de cause. Le corps du prince se serait laissé allé, et aurait pris le dessus. Il aurait tout fait pour se libérer de tout ce désir, et pour la combler, par simple orgueil personnel. Il aurait fini par ne plus penser à rien d’autre, et en oublier ce qu’il comptait aborder avec elle, notamment ce qu’il jugeait des plus important: lui trouver une fonction. Il ne comptait pas l’émanciper de toute tâche à cause de ce qu’elle représentait. Oui, elle serait privilégiée. Oui, elle ne resterait jamais bien loin de lui. Et oui, elle ne risquait rien. Du moins rien de grave, tant qu’elle serait à son service. Mais cela aurait été du gâchis de ne pas profiter de ses compétences d’esclaves, et de lui faire oublier quel était son statut. Et cet oubli suite à une pression volontaire de l’hybride aurait été sévèrement puni. Dans l’intimité, un maître se laissait aller à un relâchement qui pouvait laisser entrevoir quelques failles exploitables, dont celles communes à tout homme. Un esclave ayant accès à l’intimité de son propriétaire, pouvait en profiter. Et un bon esclave, celui dont on apprécie les services, savait qu’il ne devait pas en profiter. Sans en payer ensuite les conséquences. Et c’était ce à quoi avait échappé Lumina.

Il capta le regard de Lumina sur l’objet de ses attentions, et son sourire s’élargit. Sa torture n’en était que plus agréable à regarder. N’étant pas d’un sadisme flagrant, il aimait exercer sa domination et être obéi. Surtout qu’il ne s’attend à aucune autre réaction de la part de ceux qui lui doivent cette obéissance. Inutile de la remercier ou de la récompenser pour quelque chose qu’elle se devait de faire, de par sa condition servile.

Cependant, il fronça très légèrement ses sourcils, et affina son sourire lorsque les yeux de Lumina s'agrandirent, comme si la question la surprenait. Il n’avait pas jugé cela comme exubérant ou idiot. Ne comprenant pas sa réaction, il se dit que là, elle s’exprimait “un peu trop”. Mais comme si elle avait anticipé une telle pensée, elle s’empressa de répondre.
C’était donc la quantité de choses qui avait poussé son visage à parler une fois de plus de manière très naturelle. Et sans réfléchir. Mais pour Azzan, qu’importe la quantité, il avait justement libéré toute la nuit, et sa matinée au cas où la première rencontre s’étendrait. Seuls lui importaient ces informations pratiques. Une fois que les choses seraient mis en place, il prévoierait sûrement des activités moins utiles, et plus plaisantes. A cette seule réflexion, son corps se rappela à lui de manière sourde, faisait à nouveau palpiter son membre. Mais rien d’assez perturbant pour gâcher son écoute.
Sa coupe à nouveau à la main, il bu une fine gorgée, sentant à ce moment là qu’il n’avait depuis le début eu aucune envie de vin. Son esprit avait juste créé cette diversion pour lui faire oublier d’autres envies, et le pousser à chercher une autre façon de combler ses sens. Il ne pu s’empêcher d’admirer sa propre volonté. Toute ces années avaient fait de lui exactement ce qu’on pouvait espérer d’un homme ne devait jamais rien lâcher.
Son auto-congratulation intérieure ne fut rompu que par le début de la liste des compétences de sa compagne d’ablution. Et en effet, c’était impressionnant. Bien que peu surprenant. Comme elle l’avait fait remarquer, les siècles apportent leur lots d’expériences qui façonnent même les statues les plus immaculées et les plus délaissées par des mains mortelles.
Il retint toute les informations, n’en oubliant aucune, et semblant entièrement concentré sur ce qu’elle énonçait. Là, même ses pulsions charnelles ne pouvaient avoir aucune emprise sur lui. On pouvait aisément voir son intérêt, car même ses pouces, pour les quelques caresses qu’ils procuraient, le faisaient de manière nettement plus lente.

Elle avait donc ce qu’il faut pour se tenir en société, et se présenter. Ce qui était assez ironique, c’était le fait qu’elle avait tout pour être une femme de la haute, voir une princesse. Depuis son statut d’esclave, elle présentait un tableau impression de qualités toute plus intéressantes les unes que les autres. Mais elle avait aussi tout ce qu’il fallait pour servir de divertissement de chair, afin de satisfaire absolument tous les sens.

L’écoute du prince avait été marquée d’abord par un regard soutenu pour elle, puis vers la fin, un regard au plafond, s’étant davantage allongé dans le bain. L’air pensif, il caressa le bord frigide de sa coupe d’argent. Il y avait tellement de possibilités… Tellement que la question même de restreindre ou de donner une fonction précise à Lumina lui semblait être absurde. Il savait déjà qu’il la voulait autant que possible auprès de lui, pour l’exposer aux yeux de ses éminents hôtes, de le servir en toute circonstance, mais surtout, pour la garder à l’oeil. Plaisante à regarder, cela ajoutait également à un adoucissement de ses tâches quotidiennes.
Après un instant, il reporta son regard sur elle, se disant que cela allait l’aider à trouver une réponse, mais il remarqua à son air, que l’hybride voulait s’exprimer. A cette demande silencieuse, il se doutait que cela n’avait donc aucun rapport avec sa question. Une demande ? Une plainte ? Il hocha la tête.

-Je t’écoute.

Cette fois, c’était à lui de voir son corps s’exprimer sans qu’il l’ait voulu. Il haussa les sourcils, puis les fronça, comme s’il se demandait s’il avait bien compris. Mais il ne doutait pas de ses facultés, et se mit à analyser ces nouvelles informations. Il mit donc un moment avant de répondre.
Rajeunir ? Donc son corps ne faisait pas que retrouver la même forme qu’importe les blessures ou les dégradations physiques. Il pouvait se moduler selon sa volonté. La demande en soi, bien que curieuse, fut appréciée. C’était une considération supplémentaire, mais surtout la preuve qu’elle avait confiance. Car cette fois, elle ne lui prouvait pas une caractéristique dont il se doutait, mais lui apportait généreusement un détail dont il n’avait aucune idée. Ne réfléchissant pas davantage aux conséquences, et son esprit étant pleinement concentré et amadoué par cette révélation, il reprit la caresses aérienne du bout des doigts de sa main libre, sur la cuisse douce et bleutée de l’hybride.
Un léger sourire intrigant était désormais présent sur son visage, et il bu une gorgée un peu moins modérée.

-Plus jeune dis tu…

Il la contempla en détail, n’épargnant aucune partie de son corps, se demandant si cette éventualité pouvait être concrétisée. Bien qu’il la trouvait parfaite, la perspective d’un corps mieux sculpté le fascina. Ou était-ce peut-être simplement le fait que cela soit possible. Il était curieux, oui. Et voir un tel phénomène, unique, était donc un privilège que peu, voir personne, ne pouvait se vanter actuellement. Et étrangement, ce spectacle ne pouvait être offert que par une esclave. Et la sienne.

-Je n’insulterai pas mes propres yeux en demandant quelque chose de différent, espérant trouver plus agréable. Quant à l’âge que tu peux paraître… J’ai toujours préféré les femmes dont les corps était généreusement marqué par le développement de la sexualité. Et le tien ne fait qu’en annoncer l’aube, de manière exquise. Néanmoins, j’aspire à te voir exercer ce don bientôt. J’aimerai voir cela de mes propres yeux.

Ces mots dits, il n’avait cependant pas arrêté sa contemplation, laissant ses yeux dérivés d’eux mêmes, sans lubricité aucune, comme si l’on regardait une oeuvre d’art. Mais il finit par se rendre compte de ce qui se jouait sous son nez, entre les cuisses de son esclave. Et une fois de plus, cela réveilla des instincts plus primitifs. Décidément, cette communication charnelle n’allait pas l’épargner. Bien que ne l’ayant pas prévu pour ce soir, il serait obligé de disposer du corps de Lumina plus tôt qu’il ne l’avait pensé. Il lui fallait donc achever ce pourquoi il s’était retenu tout du long.

Il releva le regard. Nul reproche dedans, seul un air presque malicieux, et un soupçon d’excitation renaissante pouvait s’y trouver. Il bu une gorgée, avant de reposer lui-même la coupe sur le bord de la baignoire. Il posa à nouveau sa main sur l’autre cuisses, et les deux parcouraient désormais toute la longueur de la cuisses de leurs caresses, glissant par moment vers l’intérieur.

-Quant à savoir ce que tu feras de tes journées, ce sera simple: tu seras entièrement à ma disposition. Tu seras mon esclave personnelle. Tu seras présente à mon levé, comme à mon coucher, sauf lorsque j’exprimerai le besoin de ne pas te voir. Dès demain tu apprendras à préparer ce qu’il me faut porter, et me faciliter la tâche, afin de m’accorder plus de temps pour ce qui m’attendra ensuite. Tu me laveras, et me divertiras lorsque j’en exprimerai la demande. Lors de mes rendez-vous, tu ne te montreras pas. Tu seras dans l’ombre à attendre la moindre de mes injonctions. Et dans la salle du trône, tu seras nettement en retrait. Nul doute que ta beauté attirera les regards des plus faibles d’esprits, qui ne pourront se concentrer sur l’essentiel et la raison de leur visite. Ta tâche en somme, est de me suivre en permanence, dans l’ombre, sauf ordre contraire. Tu conserveras les yeux baissées en public, mais en privé tu me regarderas en face. Même si cela est sans doute inutile, je tiens à te rappeler que ton avis n’intéresse que moi, et quand je le sollicite. Je ne veux pas t’entendre en dehors. Une fois que le sommeil m’étreint, tu pourras regagner ta chambre, à moins que je n’ai besoin de toi pour me soulager et m’accorder certains plaisirs. Tu ne pourras faire d’impair quant à l’heure de ta mise à disposition dans ma chambre le lendemain, car je me lève une heure avant le soleil, tous les jours. As-tu comprit ?

Inutile de lui demander son avis ni si cela lui plaisait. Sur ces points là, ce qu’elle en pensait n’avait aucune valeur. Elle ferait ce qu’il lui demanderait.
Il resta pensif ensuite quelques secondes. Avait-il terminé d’aborder tous sujets pratiques ? Ou en avait-il oublié ? Si c’était le cas, c’était sûrement la rigidité presque douloureuse de sa virilité en était la cause. Car même ces caresses ne lui suffisaient plus.

Il arrêta de jouer de ses mains sur les cuisses de la jeune femme, pour les empoigner, et la faire glisser davantage vers lui. Il n’était plus question de ménagement. Cette fois, son esprit était raccord avec son corps. Il la désirait. Et l’aurait. Ce dernier point n’étant déjà plus soumis à aucun doute depuis un moment. Il augmenta un peu sa prise sur la chair voluptueuse de son esclave, comme une expression plus naturelle cette fois, de sa pensée.

-Maintenant, termine ce que tu as commencé.

Cette phrase était une injonction, clair, nette. Mais enrobée d’un ton plus suave, trahissant l’homme qui était derrière le prince. Il replia légèrement les genoux qui se trouvaient sous les jambes de Lumina, obligeant son corps à glisser vers lui. Il remonta ses mains pour se saisir de ses hanches, et approcha son visage du sien, en la regardant dans les yeux, un fin sourire sur le visage. Il arborait le visage de celui qui se délectait d’avance de la suite des évènements. De celui qui n’avait aucun doute sur l’issue, comme s’il l’avait lui-même décidé, comme s’il était le grand gagnant. Ce qui en pratique était le cas. Mais il se mentirait à lui même s’il se disait que c’était uniquement de son fait. Les actions de Lumina avaient contribuées à cette issue. Elle l’avait poussé à donner cette ordre. Dans certain côté, elle avait été autant maîtresse qu’esclave, régissant et manipulant les envies de son maîtres. Mais c’était fini, il ne cherchait plus à trouver un défaut pour la punir, pour lui faire comprendre qu’il était toujours à l’affût de lui montrer qu’au moindre faux mouvement elle pouvait le payer. C’était trop tard. Il aspirait à totalement autre chose.

-Libère nous.

Sur ces mots, il brisa subitement cette proximité, et se rallongea, la nuque posée sur le coussin de fortune, un large sourire sur les lèvres. De cet ordre très simple, il lui avait fait comprendre que cette fois, il était autant à l’écoute de ses besoins, que des siens. Mais dans son comportement, il lui offrait uniquement la vision du maître qui n’attend qu’à être satisfait, sans la moindre considération de ce que désirait l’esclave. D’habitude, avec les autres esclaves, il ordonnait simplement qu’on le soulage. Et lorsqu’il souhaitait s’emparer de leur corps et abuser leur écrin, il l’exprimait tout aussi clairement. Mais il se plaisait à donner à Lumina des choix, ds dilemmes, souhaitant la connaître à travers cela. Bien qu’auparavant ce petit jeu était également mis en scène dans le but la piéger, et de trouver ses failles, cette fois, nul piège. Qu’importe la manière qu’elle aurait d’aborder les choses, il n’attendait qu’une chose: la délivrance. Mais il n’ignorait pas l’excitation dont elle avait fait preuve depuis un moment. Saurait-elle se montrer humble et exposer à son maître la vision d’une esclave capable d’endurer les pires tortures dans l’unique but de montrer sa résistance ? Ou profiterait-elle de cette liberté dans ses paroles pour faire ce qu’il lui plait ?
C’était cette double interrogation qui tournait dans la tête du prince alors qu’il plaça ses deux mains derrières sa tête, abandonnant les cuisses de Lumina.
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MessageSujet: Re: Prince et joyaux des mers se rencontre.   Lun 21 Aoû - 14:09

Elle le sentait, Lumina avait évité les foudres de son maître en choisissant de faire ce que sa nature lui ordonnait de faire. Pour elle, c'était simplement le bon choix, le choix juste, le choix qu'elle n'avait pas en réalité, l'esclave ne devrait pas voir en cela un choix, mais un fait dont on ne devait pas douter.

A son sourire, elle devina facilement que malgré la torture que cela pouvait représenter, il finirait sûrement par flancher tout de même. Mais cela lui apporta une chose dont elle ignorait encore, il aimait la voir voir souffrir, peut être pas de douleur, mais il aimait voir ses esclaves souffrir en suivant ses ordres. Un plaisir cruel, mais que dans le fond, elle pouvait imaginer plaisant, être écouté même dans la souffrance est une belle marque d'obéissance et c'est ce qu'elle faisait.

Elle lui avait donc délivré plein d'information en vrac, elle avait pourtant tenté de donner de la forme à tout cela, mais sans vrai succès. Elle remarqua l'esprit de son maître s'égarer, il réfléchissait, effectivement, elle savait que lui donner une fonction précise devait-être compliqué dans ces circonstances. De plus, sa question ne fit qu'ajouter probablement une nouvelle chose à devoir assimiler. Lumina se demandait si cela ne faisait pas trop de choses, elle se savait unique, son expérience bien supérieurs aux autres esclaves. Cependant, avec ce geste elle lui montrait s'être abandonné à lui, lui faire confiance en lui parlant de choses inconnues qu'il ne se serait probablement pas douté. Le prince reprit ses caresses, cela était enivrant et rendait la tâche de Lumina encore plus compliquée, elle faisait en sorte de ne pas accentuer les caresses qu'elle donnait à son maître, mais ainsi, c'est elle qui réclamait plus de caresse, mais ce n'est que le silence qu'elle répondue, car elle n'avait rien à demander ou réclamer. Son corps fit donc silence, se fouettant l'esprit pour demeurer au pas, continuant de ce mordiller la lèvre inférieure, elle finit par laisser sortir un long et délicieux soupire, celui-ci était nullement de l'ennui, mais que le signe que les caresses de son maître étaient bien reçus.

Lumina remarqua un changement suite à la révélation qu'elle venait de lui faire, quelque chose venait de germer dans l'esprit de son maître. Il contemplait son corps en entier, il n'avait aucun sadisme comme beaucoup d'hommes l'avait eu avant lui, mais elle savait que ça ne tarderait pas, elle l'avait dans la peau, tout chez elle avait été conditionné pour instaurer le vice dans l'esprit de ses maîtres, même le plus gentil, le plus noble, finirait par développer se besoin de la dominer. C'était ce qu'elle avait conclu avec le temps qui passe. Ce regard lui plaisait et la fit mouiller encore davantage, elle était un objet, son objet, son bijou qu'il contemplait face au soleil, son tableau qu'il contemplait dans l'ombre son esclave qu'il possédait à l'ombre ou à la lumière aucun ne fait la différence. Elle aimait cela, appartenir, être désiré, les rougeurs sur ses joues revinrent alors qu'elle détournait les yeux de honte par les sensations que son corps la poussait à avoir.

Puis elle sentit ce regard tant reçu lui tomber dessus, son maître la voulait, par réflexe elle ouvra légèrement la bouche, à peine, cela suffisait tout juste à apercevoir ses deux canines et cette langue rose et si doux derrière. Les mains de son maître se firent d'un coup plus pressante, un léger frisson la parcourra de suite et ses cuisses se resserrèrent. Cependant, au plus les caresses s'approchaient et glissaient vers l'intérieur, plus elle ouvrait à nouveau le compas de ses cuisses comme une invitation à soulager Lumina de démon appelé désir.

Son maître lui expliqua alors son travail, ce qu'il attendait d'elle, sa place à ses côtés et toutes ses petites choses qu'elle avait besoin de savoir sur ces tâches. Le tout alors que son désir grimpait à mesure que les caresses de son maître continuaient. Il lui demanda si elle avait compris, bien sûr qu'elle avait compris, elle hocha de la tête tout en lui répondant :

- Oui maître, j'ai comprit..

Il aimait tant la tourmenter, autant psychologiquement que physiquement, mais c'était tout le temps à sa manière, puis un nouveau silence, elle continuait les caresses pendant ce temps, mais qu'importe ce qu'elle faisait la virilité de son maître ne se calmait pas, il était là près à combattre. Elle n'avait nul doute sur la suite des événements, mais se demandait comment cela allait se passer, allait-il la renverser complètement et la posséder de tout son être. Ou allait-il lui demander de tout faire, voir les deux, rien n'était moins certain. Cela ne serait pas pour la déranger et ni l'un ni l'autre ne la tentait moins, son seul désire était d'être soulagé par cette envie dévorante. Lumina aimait cette excitation, ce signe qu'elle désirait son maître, il lui embrumait le cerveau, mais n'était jamais assez puissant pour la pousser à commettre l'impair. Puis il prit ses cuisses à pleine main, oh oui il la voulait, Lumina se sentit glisser en avant vers son maître, la virilité passa sur toute la longueur de sa propre intimité, la faisant frissonner. Ses mains montraient de plus en plus de leur force, cette sensation d'être incapable de reculer fit bouillonner son corps, elle avait envie qu'il continue, qu'il arrête de jouer avec elle et qu'il la soulage. Tout dans leur corps respectif montrait qu'ils désiraient autant l'un que l'autre. Elle se retrouva donc assise sur le bassin de son maître, la verge juste derrière, elle contemplait le regarde de son maître. Elle le désirait et lui montrait tout en gardant cette gêne sur les joues.

Puis, alors qu'il était si proche, qu'elle espérait le voir l'embrasser de lui-même, la prendre, sentir la virilité de son maître glisser en elle et la soulager de tous ses désirs... Il lui demanda de les libérer, à sa façon de s'allonger ensuite elle savait qu'il la laisserait faire, d'un côté elle aurait pu se servir de son maître pour se soulager en passant. Mais Lumina en était incapable, un esclave n'a droit au plaisir que lorsque son maître le lui ordonne clairement. Oui, souvent elle avait été battue pour cela, son corps était sensible, car jeune, son corps rajeunissait et donc certaine partie comme la peau était recréée. Son esprit demeurait adulte, mais son corps était celui d'un bébé, chaque caresse était quelque chose de nouveau. De plus, elle savait que si elle se laissait aller au plaisir dans un bain, rapidement le sang de sa virginité disparue viendrait souiller le corps de son maître qui était à présent vierge de toute impureté.

Son maître abandonna le corps de Lumina, même ses mains arrêtèrent de lui donner ce plaisir qu'elle appréciait. Une petite moue sur son visage révélant son désir qu'elle tentait de refouler, mais elle se devait d'agir rapidement, elle n'avait pas à faire attendre son maître et bien que l'envie de le fâcher pour qu'il la punisse lui est venu, elle en ferait rien. La raison était assez logique, il savait qu'elle en avait envie et la punirait sûrement par l'abstinence. Alors elle se focalisa sur le plaisir de son maître, ne pensait qu'à lui, de toute façon elle n'avait d'autre choix, souiller le bain était pas une option. Lumina voulu alors lui montrer une autre faculté de son corps et elle sourit à son maître comme pour lui montrer qu'elle allait lui donner ce qu'il voulait. Elle recula et en passant laissa la verge de son maître à nouveau glisser sur son intimité ce qui la fit gémir sur un ton très léger. Bon dieu qu'est ce qu'elle avait envie, mais elle continua son chemin jusqu'à se retrouver à nouveau entre les jambes de son maître. Puis un regard, lourd de sens, ses mains se placèrent d'abord sur les hanches pour avoir une bonne prise. Finalement Lumina plongea sous l'eau après avoir prit une longue bouffé d'air. Nul doute possible sur le lieu qu'elle vise qu'elle atteindra en donnant un délicieux baisé.

Elle commença en apportant une multitude de baiser sur le bout de la verge, ils étaient minuscules, cherchant à le réveiller totalement, mais aussi à accroître la tentation. Faire cela à son maître est normalement interdit, lorsqu'il ordonne on agit et on ne joue pas. Mais elle le fit finalement que pendant cinq secondes tout au plus. Son maître eu à peine le temps de sentir la frustration poindre le bout de son nez que cette fois elle prit l'immensité de la virilité de son maître en bouche. Elle le laissa glisser tout en entier jusqu'à ce que ses lèvres puissent toucher la base de la verge. Puis elle recula et l'une de ses mains vint se saisir de la base pour appliquer un va et vient plus rapide que les fois précédentes. Lumina quant à elle engloba le bout de la verge pour tenter de l'aspirer comme une ventouse tout en jouant de la langue, sa délicieuse et douce langue qui s'amusa à glisser sur les contour du gland si sensible. Les cuisses de Lumina s'écartèrent pour se bloquer au fond du bain et ainsi pouvoir se servir de son autre main sur les petites balles qui semblait s'être retenu un peu trop longtemps. Elle les massa entre ses doigts alors qu'elle transformait la virilité de son maître en sucette tout en continuant d'appliquer les va et vient. Quelques fois sa langue se pressait contre le bout de celle-ci comme si elle voulait y écarter l'orifice, puis elle retournait à son travail pourléchant tout ce qui était prisonnier des lèvres de la belle Lumina.

Elle qui se montrait si timide, si réservé ne l'est pas vraiment, tout cela fait partie d'un conditionnement qui la pousse à agir ainsi, car dans le fond, cela devait plaire à son maître. Mais elle change en fonction des envies de son maître, en public comment se comportera-telle ? Sera-t-elle timide comme elle l'était jusque là ? Audacieuse comme elle a déjà pu le montrer ? Tant de possibilité que le deviner devenait impossible, le seul moyen de le faire devenait finalement d'imaginer le meilleur de ce qu'on pouvait attendre d'elle. Durant qu'elle se consacrait entièrement au désir de son maître, son désir à elle étais mit à l'écart, mais toujours présent, cela ne faisait que donner plus de vie à une Lumina désireuse de plaire à son maître.
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